La Bible de La Sauve-Majeure

La Bible de La Sauve-Majeure est un manuscrit précieux et connu en Gironde. Malgré ce nom, le manuscrit n’a pas été créé à l’abbaye de La Sauve-Majeure !

Bible de La Sauve-Majeure, entre 1070 et 1090, Bordeaux, BM, ms. 1-2

 

 

 

 

 

 

 

 

Origine

En réalité, sa réalisation a débuté dans un lieu célèbre… l’abbaye du Mont-Saint-Michel, en Normandie, lieu de pèlerinage important qui comportait un scriptorium (atelier de copie des manuscrits) très actif.

 

 

L’abbaye du Mont-Saint-Michel

La bibliothèque, disparue, était considérable : près de 800 manuscrits, ce qui est énorme au Moyen Âge.

Vue extraite du film Le Nom de la rose, 1986, de Jean-Jacques Annaud d’après l’œuvre d’Umberto Eco

Le scriptorium a produit de nombreux ouvrages reconnaissables à leurs initiales enluminées inspirées des îles britanniques et du nord de la France : tracé géométrique des lettres, entrelacs et feuillages, têtes de chiens et de lions, masques de dragons et animaux merveilleux, couleurs rouge, bleue et verte. La nature est largement représentée, tout comme sur les chapiteaux romans sculptés à la même période en Europe.

Manuscrit du Mont-Saint-Michel, lettre E, Avranches, BM, ms. 59, XIe siècle

Manuscrit du Mont-Saint-Michel, lettre S, Avranches, BM, ms. 59, XIe siècle

Manuscrit du Mont-Saint-Michel, lettre F, Avranches, BM, ms. 90, XIe siècle

Aujourd’hui, les manuscrits du Mont-Saint-Michel sont conservés au Scriptorial de la ville d’Avranches.

La Bible de La Sauve-Majeure

La Bible de La Sauve-Majeure daterait de la fin du XIe siècle. Cette grande dimension indique qu’elle était destinée à être déposée sur un lutrin pour une lecture à haute voix dans l’abbaye.

Le texte est en latin, présenté sur deux colonnes. L’écriture se rapproche de la caroline, avec quelques onciales.

Elle est reliée en deux volumes de 53×36 cm, chacun formés de 404 feuillets de parchemin, soit 808 pages. Pour un tel travail, il a fallu plusieurs copistes qui ont ensuite assemblé leurs productions.

Chaque monastère avait un style particulier qui permet de retrouver l’origine des manuscrits. L’écriture et les initiales sont les mêmes que celles réalisées au Mont-Saint-Michel à la même époque, il n’y a pas de doute !

Ainsi, les spécialistes de l’écriture (paléographes) et de l’enluminure ont montré que la bible avait été copiée entièrement au Mont-Saint-Michel entre 1070 et 1090 mais décorée seulement en partie sur place. En effet, les couleurs de certaines initiales sont plus chaudes, plus vives et sont caractéristiques du sud de la France.

De plus, certaines initiales ne sont pas caractéristiques du Mont-Saint-Michel :

Lettre V formée par un dragon et le prophète Michée

La forme de certaines lettrines est donnée par les personnages, ce qui est très différent des autres. L’influence est poitevine. L’artiste qui les a réalisées a peut-être été formé près de Poitiers avant de se rendre au Mont-Saint-Michel.

Enfin, certaines initiales sont inachevées, ce qui montre que la décoration du manuscrit a été arrêtée à un moment donné.

Toutes ces initiales marquent le début des parties du texte de la Bible et permettent de se repérer dans l’ouvrage. L’utilisation d’initiales pour découper le texte et leur décoration se développent au XIe siècle, à l’époque romane.

L’initiale V marque le début du livre d’Isaïe : « Incipit Liber Isaia P[ro]p(heta] / Visio Isaie… » : « Début du livre du prophète Isaïe / La vision d’Isaïe… »

La Bible en Gironde

Comment est-elle arrivée à La Sauve ? Cela reste sans réponse.

Avant de se trouver en Gironde, on retrouve sa trace à la fin du XIe siècle à l’abbaye Saint-Sauveur de Redon en Ille-et-Vilaine. Elle est parfois nommée « Bible de Redon ».

Comment le sait-on ? Ce sont les inventaires des abbayes qui permettent aux spécialistes d’en savoir plus, mais aussi les ajouts dans le manuscrit : au folio 259v, un texte présente une bulle (acte juridique) du pape Grégoire VII en faveur d’Almodus, abbé de Redon ainsi qu’un extrait d’un ancien cartulaire de Redon.

Ensuite, elle passe à une autre abbaye de l’ouest de la France entre 1090 et 1100.

Puis, elle arrive à l’abbaye de La Sauve-Majeure, en Gironde. Pourquoi ? Comment ? Où a-t-elle été continuée ? Son histoire est floue. Il semblerait que l’artiste qui ait continué les initiales soit celui qui l’a emmenée à La Sauve. Les manuscrits pouvaient circuler comme modèles, travaux à terminer, cadeaux entre abbayes ou comme objets appartenant à des moines ou abbés voyageant.

La Bible se trouvait dans les collections de l’abbaye de La Sauve-Majeure au moment de la Révolution où elle est déposée au château de Cadillac avec d’autres ouvrages provenant de l’abbaye et d’autres établissement religieux. Elle rejoint la bibliothèque de Bordeaux un peu plus tard et peut être visionnée en entier sur le site Manuscrits médiévaux d’Aquitaine. La reliure actuelle date des années 50.

Le manuscrit est incomplet, il manque plusieurs parties du texte biblique. Son histoire a été mouvementée !

 

La bibliothèque de Bordeaux conserve un autre ouvrage, cette fois-ci copié à l’abbaye de La Sauve-Majeure : il s’agit du cartulaire, texte recensant les possessions de l’abbaye de 1079 à 1356.  L’ouvrage permet de suivre le développement de l’abbaye.

Bibliographie

Hélène de Bellaigue, « Bible de La Sauve-Majeure, Bible de Redon », dans Les entretiens de La Sauve-Majeure, Acte du colloque organisé par l’association Les Grandes heures de l’abbaye de la Sauve-Majeure, juillet 1997 et 1999, Editions de l’Entre-deux-Mers, 2000, p. 19-22.

Bibliothèque virtuelle du Mont-Saint-Michel

Manuscrits médiévaux d’Aquitaine

Scriptorial d’Avranches

L’atelier enluminure

Pour accompagner les activités autour du parcours pédagogique Jardins et Patrimoine, un atelier a été conçu à voir ici et à retrouver dans les documents fournis aux enseignants inscrits. Pour plus de précisions, n’hésitez pas à nous contacter.

 

 

Le bestiaire des élèves de Coutras

Nous débutons l’année 2019 avec les productions des élèves de l’IME Jean Elien Jambon de Coutras, qui ont choisi l’atelier Bestiaire. 

Les élèves ont produit le texte suivant en dicté à l’adulte. Il a été tapé à l’ordinateur par Victoria.

Au Moyen Âge on ne connaissait pas bien les animaux qui venaient de loin. On les dessinait bizarrement un peu comme des monstres. Nous, la classe de l’IME de Coutras, nous avons essayé de faire des  monstres. On vous explique comment on a fait.

Laëtitia

Dylan

 

Bryan : J’ai choisi une tête de panthère, le corps de cheval, une queue de coq, une queue de panthère.

 

Gwendoline : J’ai choisi un œil de cochon, une queue de sirène, un pied de cheval, une queue de loup, une nageoire de sirène. Il s’appelle dranichesico.

 

Syréna

Victoria

 

Théo : J’ai choisi 5 animaux : La tête d’aigle Une crête de coq Une queue de cochon Des cornes de bouc Un pied de cheval.

 

Julien : J’ai choisi une tête de dragon, les pattes de canard, une tête de chat, une queue de cochon et j’ai donné le nom de dracachaco. Dra= dragon Ca= canard Cha= chat Co= cochon

 

Jessy

Le jardin

En 2018, notre projet Jardin et patrimoine migre vers l’abbaye de La Sauve-Majeure, avec de nouveaux partenaires :

Depuis 2013, les Amis de l’abbaye de La Sauve-Majeure ont mis en place et entretiennent un jardin d’inspiration médiévale du XIe siècle, en partenariat avec la Maison Familiale Rurale et le Syndicat viticole de l’Entre-deux-Mers.

Les plantes sont réparties en usages principaux : plantes médicinales, potagères, aromatiques, textiles et tinctoriales, ornementales. On y trouve de la bardane, de l’armoise, de la bourrache, des pois chiches et de la roquette, de la garance des teinturiers, des chardons à foulon, du concombre, du lin, de l’hysope, de l’hellebore, de la bétoine, du fenouil, de la lavande, et de nombreuses autres plantes utilisées dans les abbayes médiévales. La visée du jardin n’est pas esthétique mais utilitaire, comme il a dû l’être dès le XIe siècle, au moment de la fondation de l’abbaye.

L’enclos des plantes textiles et tinctoriales

La sauge, aromatique mais surtout médicinale aux multiples vertus !

Le lin, plante textile

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2018, on compte plus de 60 plantes et le jardin continue d’évoluer !

Les potagères

Le chardon à foulon, pour carder la laine

Vous trouverez sur ce blog et sur le site des Amis de l’abbaye (rubriques Jardin médiéval et Fiches plantes) de nombreuses informations sur les plantes médiévales.

L’abbaye de La Sauve-Majeure

Léo Drouyn, Album de la Grande-Sauve, 1851

Historique 

L’abbaye de La Sauve-Majeure doit son nom à la forêt – la sylva major– dans laquelle Gérard de Corbie, bénéficiant du soutien du duc d’Aquitaine (Guillaume VIII), implanta en 1079 une communauté monastique (bénédictins). L’abbaye jouit rapidement d’un grand prestige confirmé par le nombre de ses prieurés – 76 au moment de la canonisation du fondateur – en 1197. Désormais en ruines, l’abbaye conserve toutefois de remarquables vestiges médiévaux et modernes. Elle est classée monument historique depuis 1920.

L’abbaye a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

Léo Drouyn, Album de la Grande-Sauve, 1851

 

L’architecture de l’abbaye

Les ruines actuelles sont celles de l’abbatiale élevée dans la première moitié du XIIe siècle. Cet édifice possède un chevet à cinq chapelles échelonnées, plan souvent en usage dans l’architecture monastique du XIIe siècle, mais recevant là une ampleur jamais adoptée en Bordelais. Quant aux parties de la nef encore en élévation, elles montrent que l’on avait choisi d’élever une large nef flanquée de bas-côtés voûtés d’arêtes. Sur le vaisseau central, on lança des voûtes d’ogives qui marquent l’adoption dans la région, autour des années 1150, du voûtement gothique.

Vue du clocher

Au début du XIIIe siècle, de nouveaux travaux permirent l’installation du grand clocher octogonal.

L’achèvement de ces travaux suscita une nouvelle consécration en 1231, dont on garde trace dans le monument par la présence de disques sculptés aux effigies des apôtres. Cette période a également dû être marquée par une grande entreprise de rénovation des bâtiments conventuels comme en témoignent les vestiges du XIIIe siècle conservés in situ ou dans le musée lapidaire.

Vue satellite Geoportail

Sculpture

Dans le chœur et le bas-côté sud subsistent de remarquables chapiteaux romans. Ceux des parties basses du chœur présentent des thèmes bibliques et des scènes de combats. Parmi ces dernières, une grande corbeille située à la retombée de l’arcature séparant le chœur de l’absidiole nord présente notamment un homme luttant contre un lion, un centaure et un sagittaire et un combat d’aspics et de basilics.

Dans l’absidiole nord est représenté le Péché originel et en face, deux robustes lions dévorant un homme, probable pécheur soumis aux châtiments de l’enfer. Au sud voisinent notamment les thèmes de Daniel dans la fosse aux lions, Samson et le lion, ou la Tentation du Christ.

Le chapiteau de la Décollation de saint Jean-Baptiste, dans le bas-côté sud, représente la danse de Salomé, la décollation proprement dite, et la remise de la tête de Jean-Baptiste à Hérode.

Les bâtiments conventuels :

Sur la partie sud, les bâtiments conventuels en ruines rappellent la vie quotidienne des moines bénédictins. Autour du cloître s’articulaient les différents espaces : salle capitulaire (salle de réunion du chapitre, tous les matins) et dortoir aujourd’hui disparu, réfectoire, cellier.

Vue sur le cloître et le réfectoire depuis le clocher

Vestige de la salle capitulaire voûtée

Arcade du réfectoire

Bibliographie :

BRUTAILS (J.A.), Les vieilles églises de la Gironde, Bordeaux 1912.

COUZY (H.), Les chapiteaux de La Sauve-Majeure, Bulletin Monumental 1968.

GARDELLES (J.), L’abbaye de La Sauve-Majeure, Congrès archéologique de France Bordelais et Bazadais, 1990.

LACOSTE (J.), La sculpture romane de La Sauve-Majeure et ses origines, :L’Entre-Deux-Mers et son identité  L’abbaye de La Sauve-Majeure de sa fondation à nos jours, Actes du cinquième colloque Entre-deux-Mers tenu à la Sauve-Majeure 9-17 septembre 1995, éditions du C.L.E.M. 1996.

Nombreux articles historiques importants dans :L’Entre-Deux-Mers et son identité  L’abbaye de La Sauve-Majeure de sa fondation à nos jours, Actes du cinquième colloque Entre-deux-Mers tenu à la Sauve-Majeure 9-17 septembre 1995, éditions du C.L.E.M. 1996.

 

 

L’abbaye est gérée par le Centre des monuments nationaux.

Pour en savoir plus, rdv sur le site dédié abbaye-la-sauve-majeure.fr

 

Le livre numérique sur les plantes des CM1-CM2 de Lormont

Cette année, dans le cadre du projet « Jardins et patrimoine », les CM1-CM2 de Lormont ont réalisé un livre numérique pour nous présenter leurs recherches ! Des questions sont posées sur les plantes et la réponse est donnée par… André Le Nôtre en personne, personnifié par les élèves. Allez vite voir en suivant ce lien !

Découvrir leur travail

 

Lettrines, jardin et herbiers-vitraux des CE1-CE2 de Sadirac

Les CE1-CE2 de Sadirac sont fiers de vous présenter leur travail de l’année, avec de belles lettrines enluminées, exposées devant l’épeautre en pleine fleur semé par leur soins.

Ils ont également réalisé un herbier vitrail, une création originale exécutée à partir de feuilles de saule et d’érable, disposées en regard de vitraux médiévaux.

Bravo à eux pour ces belles réalisations !



Archibald – document pédagogique Jardins et Patrimoine

La classe des CM1 de Rauzan nous fournit une nouvelle ressource. Il s’agit d’un document pédagogique visant à préparer la sortie à Sallebruneau.

Les élèves doivent aider le moine hospitalier Archibald à rejoindre la commanderie pour ensuite poursuivre sa route.

Ainsi, Archibald nous a en quelque sorte accompagné tout au long de la visite !

Pour le télécharger, c’est par ici >> Archibald

La teinture végétale des CM1 de Rauzan

Les CM1 de l’école de Rauzan nous partagent leur expérience de la teinture végétale, merci à eux pour cet article !

Pour télécharger l’article, par ici >> teinture végétale

LES CM1 DÉCOUVRENT LA TEINTURE VÉGÉTALE ET LES EMPREINTES DE FEUILLES

UNE TEINTURE TRES ANCIENNE

Au Moyen Âge, on teignait les vêtements avec des plantes, des fleurs, des arbres. En classe, nous avons créé des teintures végétales comme à l’époque! Nous avons fabriqué du rouge avec de la garance et du jaune avec des pelures d’oignon. LEWIS et COLE

Mais on peut aussi utiliser des feuilles de vigne (jaune), la peau d’avocat (marron), la cerise (violet), le thé (marron)… AXEL

PREPARATION DES TISSUS AVANT TEINTURE

Utiliser du coton. Pour teindre du coton avec ces teintures végétales, il faut : faire chauffer et refroidir pendant une nuit les tissus trempés dans de l’eau et des galles de chêne.

La galle. La galle est une boule qui se forme autour des œufs pondus par des papillons dans le chêne. À l’intérieur, il y a tout ce qu’il faut pour que la larve grandisse. ZYAD

Quand les papillons sont assez grands, ils s’envolent. MATTHIAS

L’arbre fabrique cette galle pour se protéger. AURELIEN

La galle contient beaucoup de tanin, indispensable à la fixation de la teinture.

L’alun. Ensuite, il faut tremper le coton dans un bain d’Alun bien chaud. Ce travail de préparation du tissu dure deux jours. Ensuite, on fait sécher le coton. On est prêts pour teindre ! PAUL et JULIETTE

TEINTURE TIE AND DYE

Avec notre carré de coton, nous avons fait du Tie and Dye.

Pour faire un trait, il faut plier le tissu comme un éventail et on bloque avec un élastique. Si tu mets des épingles, ça fera des pointillés. Pour faire un petit soleil, il faut mettre un caillou entouré d’un élastique bien serré et pour créer un grand soleil, il faut faire pareil et rajouter un autre élastique. MANU et SASHA

FINALISATION DE LA TEINTURE

Ensuite, on a plongé nos tissus dans la marmite avec la garance ou les peaux d’oignon. On est partis en forêt pour ramener des feuilles à l’école. CHAHID

Les marmites ont chauffé pendant au moins une heure. L’eau était bien chaude ! JOSEPHINE

BALADE EN FORET ET COLLECTE DE FEUILLES

Lors de notre balade, nous avons collecté des feuilles de six espèces d’arbres : l’érable, le marronnier, le cornouiller, le chêne, le noyer et le frêne. Nous avons aussi ramassé des fruits (noix, marron) pour le plaisir ! AURELIEN, LISE et MATTHIAS

Nous avons appris que la sève des arbres descend en hiver et remonte au printemps.  Si la sève restait dans l’arbre en hiver, elle gèlerait, se transformerait en glaçons et tuerait l’arbre. Avec la sève de l’érable, on fabrique du sirop d’érable que l’on peut mettre sur les pancakes. Nina nous en a fait goûter. C’est très sucré ! ETAN et IMANE

Tour de magie. Avec la feuille de cornouiller, c’est magique ! Quand on la déchire dou-ce-ment, la sève transparente, un peu élastique, tient l’autre partie de la feuille. Essayez de faire ce tour aux parents ou aux enfants ! LALY, KALANNA et CHARLY

EMPREINTES DE FEUILLES SUR COTON

On tape ! A notre retour à l’école avec nos feuilles, nous les avons utilisées pour faire des empreintes. Voici les étapes à suivre. Matériel : un tapis, une pierre de granit, un tissu de protection pour support. Ensuite nous plaçons nos feuilles à l’envers et posons notre tissu dessus. Nous tapons dessus avec un maillet afin que la sève trace la feuille sur le coton. Certains ont tellement tapé que la feuille est restée collée ! AXEL, LOLIA, NINA et ZOE M.

On baigne ! Après avoir imprimé les feuilles sur nos tissus, on les a trempés dans trois bassines. La première contenait du fer. La deuxième du savon de Marseille et la troisième de l’eau claire. On devait les laisser 30 secondes dans chaque bain. Pour finir, on les a essorés et faits sécher sur un fil. NINA, ZOÉ M, CORENTIN, ZOÉ R et SYLIA

BILANS DE NOS RÉALISATIONS

On a obtenu de très jolis résultats ! Mathilde nous a appris plein de choses. ZOÉ M

Quand on a vu les résultats, tout le monde a dit « Ouahouh ! » C’était magique ! ZOÉ R

J’ai trouvé ça génial de faire de la teinture rouge ! KARL

Les enfants sont ensuite revenus chez eux avec leurs tissus teintés et décorés. Ceux-ci peuvent passer à la machine sans crainte de perdre leurs couleurs.

Vous avez désormais les recettes pour tenter l’expérience chez vous! Merci Mathilde Guignard !

Mme JULIENNE