La révolution industrielle

Problématique : Quelles sont les origines de la révolution industrielle ?

  • Les Révolutions industrielles du XIXème siècle

Elles se caractérisent par le passage d’une société à dominante agricole et artisanale à une société commerciale et industrielle dont l’idéologie est technicienne et rationaliste. Ainsi elle est fille des Lumières mais pas seulement.

  • L’ère de la vapeur et du charbon

En Angleterre, à la fin du XVIIIème siècle, on assiste aux débuts de l’industrialisation (qui s’étant au reste de l’Europe vers 1850) : en un siècle les hommes passent du travail manuel à des pratiques industrielles où interviennent des machines qui les aident et accompagnent leur travail.

Le charbon est l’énergie de cette première industrialisation, il alimente notamment la machine à vapeur, perfectionnée par James Watt (en 1769), qui devient le moteur qui actionne d’autres machines : on peut ainsi produire plus à moindre coût.

Trois grands secteurs se développent alors rapidement : l’industrie textile, avec Joseph-Marie Jacquard qui perfectionne le métier à tisser et élabore une machine programmable (en 1801), la sidérurgie ( la fabrication de l’acier), avec le développement des transports (chemin de fer, navire à vapeur…) .

Durant cette première révolution il y a la création du vaccin contre la variole en 1796 par le médecin Edward Jenner et près de 50 ans plus tard la création du vaccin contre la rage par le chimiste, Louis Pasteur. Une « industrie pharmaceutique » a alors pû se développer.

  • Les nouvelles énergies

La seconde industrialisation, à partir de 1880, repose sur l’utilisation de deux nouvelles énergies :

  1. l’électricité (grâce à Thomas Edison et son ampoule électrique à incandescence), qui permet l’éclairage des villes, la création de nouveaux moyens de communication comme le télégraphe (de Morse) et le téléphone (de Bell, 1875) qui modifient les relations et la mise en exploitation des tramways et métros.

Son transport, grâce aux lignes à haute tension (1891), en fait une nouvelle source d’énergie pour l’industrie.

  1. le pétrole, avec la mise au point du moteur à explosion (1880), marque les débuts de la construction automobile et de l’aéronautique.

Au même moment, les découvertes scientifiques permettent de développer l’industrie chimique.

  • L’usine, un nouveau bâtiment

Un nouveau paysage gagne peu à peu l’Europe. La taille des machines et la nécessité de regrouper de nombreux travailleurs imposent un nouveau cadre de travail : l’usine.

Les usines vont apparaître dans toute l’Europe et vont être au cœur des nouvelles villes-usines et donner naissance à des Pays noirs (comme le Pays de Galle, le Nord de la France et les « Bassins houillers » de l’Est) .

  • De nouveau rapports :

Les découvertes industrielles (voir le film de Charlie Chaplin: Les temps modernes, de 1936) ont modifié le rapport entre « patrons » et « ouvriers » les « modes de production », importés des États Unis à l’Europe, par Frederick Taylor (taylorisme) et Henry Ford (fordisme) : mettent fin aux usages et à l’organisation individualiste (libéralisme) et artisanal.

Taylor, lui, préconise une spécialisation des tâches : il y a ceux qui pensent les processus de travail, les patrons et ingénieurs et ceux qui les exécutent, les ouvriers. Il apporte l’idée du « one best way » : standardisation et chronométrage des tâches simplifiées (les gestes sont décomposés au maximum) pour les ouvriers, afin de minimiser leurs mouvements et définir une cadence de travail.

Henry Ford (début du XXe siècle) développe le travail à la chaîne dans le secteur automobile, en installant un tapis roulant qui achemine les pièces vers les ouvriers spécialisés, ce qui leur évite des déplacements inutiles.

Cette nouvelle organisation du travail n’est pas sans conséquence sur les travailleurs, en Europe, Karl Marx la décrit comme conduisant les prolétaires à la misère. L’ouvrier n’est plus qu’un maillon d’une chaîne de production : « C’est une simple machine à produire la richesse pour autrui, écrasé physiquement et abrutie intellectuellement. »

 

  • L’industrialisation encore un sujet d’actualité : un troisième révolution industrielle ?

Elle commence dans le dernier tiers du XXème siècle et début du XXIème, cette révolution correspond à une nouvelle étape dans l’histoire des sciences et des techniques. Elle se caractérise principalement par :

  1. l’utilisation l’énergie nucléaire ;
  2. le développement de l’électronique et de l’informatique qui rendent possibles la production de matériels miniaturisés et l’automatisation poussée de la production et la multiplication des produits de synthèse,
  3. le développement des technologies spatiales et celui des biotechnologies.

Cette troisième révolution industrielle a d’abord concerné les États-Unis, le Japon et les pays de l’Union européenne puis s’est ouverte au monde. Internet en est le symbole emblématique au début du XXIème.

 

  • Réponse à la problématique: « Quelles sont les origines de la Révolution industrielle ? »

La plus part des historiens sont de l’avis que la révolution industrielle est l’aboutissement des Lumières et qu’elle a commencé en Angleterre.

Le débat sur les origines de la révolution industrielle, est un débat qui partage de nombreux historiens et économistes du monde entier.

Il commença en 1997 avec Bairoch (historien économiste) jusqu’en 2001 avec Maddison (historien économiste), et n’a fait que progresser au fur et à mesure que le cas de la Grande-Bretagne était replacé dans une perspective comparative plus large.

Pour Bairoch, la révolution agricole est la base de la révolution industrielle, mais il y a débat là-dessus. On peut donc imaginer que la révolution industrielle commence vers 1750. Mais l’appellation « révolution industrielle » est bien plus tardive (le terme « révolution » n’est pas utilisé avant 1789).

Alors, aurait-elle pu éclore dans un autre foyer industriel que celui de l’Europe des Lumières, ou plus tôt encore au sein de ce continent qui, dès le Moyen Âge, démontre sa capacité d’innovation ? D’autres civilisations, telle la Chine, longtemps la plus avancée de toutes, n’auraient-elles pas pu devenir le berceau de l’industrie moderne avant même l’éveil de l’Europe ?

  • Avis personnel :

    Le siècle des Lumières est le « triomphe de la Raison » sur « les croyances religieuses ». Ouvert au progrès scientifique en tout domaine, il suscita des découvertes qui ont « heurté » les croyances religieuses : l’origine de la Terre et le système où elle évolue (Giordano Bruno est condamné par l’Église et brûlé au bucher…), l’humain (Théorie de l’Évolution , contraire aux règles religieuses) . Libéré des préceptes des croyances illogique, l’homme progressa dans l’acquisition des connaissances et « osa » se confronter aux « déterminismes naturels »: l’esprit du Siècle des Lumières lui fit « dépasser » le « mur du son », inventer des « machines volantes » (qui n’existaient que dans les contes populaires), et , par la génétique (découverte de l’ADN), aborde la Santé humaine par la science et connaissance des « causes » des maladies…Toutes les découvertes ne furent, certes pas bénéfiques à l’humanité: l’utilisation guerrière de l’énergie nucléaire a donné des crimes contre l’humanité (Hiroshima,Nagasaki), mais comme l’écrivait Einstein, dont les travaux ont permis la fabrication de la « bombe atomique »: « La découverte des réactions nucléaires en chaîne n’a pas plus de conséquences catastrophiques que la découverte des allumettes… », tout dépend de ce que l’on en fait ; et il ajoute par ailleurs, « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire… » (dans son livre « Comment je vois le Monde »1949). Notons que cette énergie nucléaire a de nombreuses applications: radio-thérapie ; production relativement « propre » d’électricité…

 

Sources :

Hyba Sedeki

Compte-rendu de la vidéo «Euroméditerranée 1995-2015 »

Euroméditerranée est le plus grand projet de rénovation urbaine d’Europe. 480 hectares de la ville de Marseille repensés. Il a fallu 20 ans pour mettre en place ce projet qui est aujourd’hui une réussite mondiale. Marseille s’est développée autour du vieux port Xxè siècle. La rue Impériale (rue de la République) a été creusée au moment ou on installait la Joliette pour lier les deux ports commerciaux de Marseille, « Le Vieux port » et « le port de la Joliette ». En moins d’un siècle la population passe de 150 000 à 900 000 habitants. Cette zone est au cœur du développement industriel de la ville. Mais après la 2nde guerre mondiale, tout bascule, la France perd son Empire et ses colonies et la Joliette ses bateaux, donc l’activité des ports diminue. En 1966, le président de Gaulle propose à cinq villes de France, dont Marseille, de se constituer en communauté urbaine, mais Gaston Defferre (le maire de Marseille) refuse. Marseille perd 150 000 habitants, 50 000 emplois et affiche un taux de chomage de 22 %.

 

En 1980, le maire de Marseille, Mr Vigouroux, s’interroge sur comment transformer le port et adapter à l’urbanisation tous ses docks, ses hangars délaissés par les industriels. On s’aperçoit que le projet est trop ambitieux financièrement pour la ville de Marseille. Mais les choses s’accélèrent en 1995, l’Union-Européenne invite les pays d’Afrique du Nord à Barcelone, pour faire un partenariat d’échange entre le Nord et le Sud, afin de rénover la zone portuaire. Pour ranimer le port de Marseille, Les entreprises privées investissent 3 euros pour un investissement de l’Etat d’1 euro.

Le projet « Euro-med », concerne le port de la Joliette, la gare Saint-Charles et la porte d’Aix. Euroméditerranée est un projet d’aménagement urbain mais surtout une opération stratégique pour rendre à Marseille sa place sur la scène du commerce international. 750 millions d’euros sont mis à disposions pour les travaux. Pour apaiser les choses chaque opération et avancée sont médiatisées et fêtées, comme celle du hangar G3 détruit pour la rénovation de la Joliette. Les premiers bâtiments rénovés sont les docks, qui deviennent le symbole du projet. Pour sa part l’arrivée du TGV à Marseille développe le tourisme.

20 ans après Euroméditerranée a permis de construire : 6 écoles, 1 hôpital, 1 musée national, 2 gymnases, 1 tramway, 7 espaces verts, 40 hectares d’espaces publics…

En 2007 l’État décide d’ajouter 169 hectares à la zone, Euroméditerranée 2. En 2009 le projet reçoit le label d’éco-cité, grâce à des idées audacieuses. 14 hectares d’espaces verts réaménagés autour d’une rivière et une cité totalement autonome en électricité. Avec déjà plus de 3 milliards d’euros injectés dans la ville et plus de 20 000 emplois créés, Euroméditerranée a totalement changé la ville et s’arrêtera en 2025. En 2015 au salon de l’immobilier (le MIPIM) Euroméditerranée à reçu le prix du meilleur projet d’urbanisation.

SEDEKI Hyba 4A

Source: vidéo « Euroméditerranée – 1995-2015 20 ans d’avance »