Enquête de sociologie au collège

Cette année 2018-2019, nous avons réalisé une enquête sur les relations entre les adultes et les élèves au collège des Chartreux avec une classe de 4e. En effet, M. Lacascade, docteur en sociologie, a entrepris depuis 2017 un travail  sur notre collège.

Trois élèves sont venues présenter le résultats de nos recherches à l’assemblée des professeurs début juillet.

Une école juste ou juste une école ?

Une enquête réalisée par les élèves de 4ème B du Collège Chartreux (2018-2019) pilotée par Marion Breuzet et Yves Lacascade (l’analyse ci-après relevant de la seule responsabilité de ce dernier).

  1. Le questionnaire

Titre : Une école juste ou juste une école ?

Entourer la mention correspondante ou répondre par des phrases.

Es-tu : en 6è en 4è ?

Garçon Fille ?

1. Est-ce que tu dirais que tes relations avec les adultes en général (dans le collège et hors du collège) sont :

Très bonnes Bonnes Assez bonnes

Mauvaises Très mauvaises

2. Pourquoi ? Donne quelques exemples.

3. Te sens-tu suffisamment respecté.e par les adultes (dans le collège et hors du collège) ?

4. Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?

5. Te sens-tu davantage respecté.e par les adultes chez toi ou au collège ?

6. Pourquoi ?

7. Est-ce qu’il y des situations dans lesquelles tu n’as pas pu dire ce que tu pensais à un adulte?

8. Raconte une de ces situations.

9. Dirais-tu que tes relations avec les adultes au collège sont :

Très bonnes Bonnes Assez bonnes

Mauvaises Très mauvaises

10. Pourquoi ? Donne quelques exemples.

11. Considères-tu que les adolescents sont traités avec justice par les adultes au collège ?

12. Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?

13. Donne un exemple d’une situation qui t’a semblé injuste.

14. Penses-tu que tous les élèves sont traités de manière égale au collège ?

15. Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?

16. Qu’est-ce qui pourrait selon toi améliorer les relations entre adolescents et adultes au collège ?

 

  1. Analyse des réponses

À l’enquête que nous avons réalisée, 88 élèves ont répondu : 60 de 6ème et 28 de 4ème.

Pour la restitution des résultats de cette enquête, nous nous sommes concentrés sur la seconde partie du questionnaire qui porte sur les relations entre adolescents et adultes au collège, la première partie portant, elle, sur les relations entre adolescents et adultes en général.

  1. Qualité des relations entre adolescents et adultes au collège

Sur les 88 élèves de 6ème et de 4ème ayant répondu, 84 % (75) jugent les relations avec les adultes du collège plutôt bonnes voire très bonnes. 9% (8) jugent celles-ci mauvaises voire très mauvaises et 7 % (5) ne savent pas ou n’ont pas répondu.

Parmi les élèves de 6ème ayant répondu au questionnaire, 93 % jugent les relations avec les adultes du collège bonnes voire très bonnes contre seulement 66 % des élèves de 4ème.

Parmi ces mêmes élèves de 6ème, 5% jugent ces relations mauvaises voire très mauvaises contre 17% des élèves de 4ème.

Le degré de « satisfaction » des élèves quant aux relations qu’ils entretiennent avec les adultes du collège est donc nettement plus faible chez les élèves plus âgés. Pour expliquer ce constat, plusieurs hypothèses complémentaires peuvent être émises selon nous :

– Plus les élèves sont âgés plus leur attente est forte à l’égard des adultes, les élèves de 6ème ayant plus de difficultés et de réticences que les élèves de 4ème à apprécier la qualité de leurs relations avec ces derniers. Apprécier négativement la relation avec les adultes suppose en effet de se distancier à l’égard de celle-ci, exercice ou travail auquel les 6èmes ont peut-être de plus grandes difficultés à se risquer.

– Le « niveau d’exigence » des élèves à l’égard des adultes s’accroit avec leur montée en âge et leur degré de connaissance du fonctionnement du collège et de ses rouages. Les 4èmes sont plus exigeants car moins « naïfs » que les 6èmes.

 

– Au cours des trois premières années de scolarité au collège, les relations entre certains élèves et certains adultes du collège ont pu progressivement et durablement se dégrader et s’enkyster, d’où l’appréciation négative portée par les premiers sur les relations qu’ils entretiennent avec les seconds.

 

  1. Le sentiment de justice

À la question « Considères-tu que les adolescents sont traités avec justice par les adultes au collège ? », 34% de l’ensemble des enquêtés répondent oui, et 41%, non, oui et non, ou pas trop, le restant n’ayant pas répondu ou ne sachant pas.

Si l’on détaille par niveau, on constate que l’écart est de nouveau important entre les 6èmes et les 4èmes : 47% des élèves de 6ème répondent oui à cette question contre seulement 7% de ceux de 4ème. À cette même question, les 4èmes sont par ailleurs 53 % à répondre non, oui et non, ou pas trop, alors qu’ils ne sont que 35 % chez les 6èmes.

Le « sentiment d’injustice » à l’égard des adultes est donc majoritaire chez les 4èmes, minoritaire, chez les 6èmes et il progresse fortement entre ces deux classes (+ 40%). Quels motifs sont invoqués par les élèves pour expliquer la présence chez eux de ce sentiment ?

– Le motif le plus invoqué par l’ensemble des élèves interrogés est celui des punitions qui sont considérées soit comme injustifiées (avec parfois erreur sur la personne sanctionnée) ou non méritées car collectives (20 occurrences pour ces deux items), soit tout simplement trop nombreuses, trop systématiques, ou trop sévères (10 occurrences).

– Les élèves de 6ème semblent particulièrement sensibles aux inégalités de traitement dont les collégiens peuvent faire l’objet selon leur âge, notamment de la part du personnel de la vie scolaire : ils constatent que les relations sont plus familières et plus détendues entre celui-ci et les élèves des classes supérieures (4ème, 3ème) et vivent parfois cette situation comme une injustice : leurs aînés auraient acquis des droits dont eux-mêmes ne peuvent se prévaloir.

 

– La troisième source d’injustice relevée par les élèves tient au manque de crédit accordé, en général, par les adultes, aux récits qu’ils leur présentent : les élèves se plaignent de ne pas être crus par les adultes, d’être trop systématiquement soupçonnés de ne pas dire la vérité, la confiance accordée par les adultes à l’élève étant indexée à la qualité de son comportement à leur égard et variant donc fortement selon les élèves. Ce qui entraîne, par surcroit, une inégalité de traitement d’un élève à un autre ou d’une situation à une autre (8 occurrences).

 

– Enfin, certains élèves se plaignent de l’inégalité globale de traitement entre adolescents et adultes et des privilèges dont jouissent ces derniers (avoir le droit d’être en retard, ne pas avoir à reconnaître ses torts…). Ce qu’ils interrogent, c’est également le bienfondé de l’inégalité de position entre adultes et adolescents au collège avec parfois des formulations telles que « ils se croient au-dessus de nous » (deux occurrences).

 

Certains élèves se disent cependant globalement satisfaits de la façon dont ils sont traités. On relève ainsi des commentaires tels que « les profs sont super sympas, ils nous écoutent, ils nous expliquent », « il n’y a pas de discrimination, pas de racisme » ou encore « je respecte les adultes et ils me respectent. Ils s’occupent bien des élèves », « les profs et les surveillants sont très respectueux des élèves ». Compte tenu de l’objectif principal de l’enquête (relever et analyser l’éventuel sentiment d’injustice présent chez les élèves), il n’est guère étonnant que les critiques exprimées dans le détail à l’égard des adultes soient plus souvent négatives que positives.

Globalement, il semble que la perception du juste et de l’injuste s’affine avec l’âge sans que la possibilité d’être entendu sur cette question ne s’accroisse, elle, réellement. D’où un (certain) déséquilibre.

Visite à l’assemblée nationale à Paris

Le voyage à Paris s’est déroulé en 6 parties : le départ, le parc des tuileries, la visite de l’assemblée nationale, le repas, l’observation du débat à l’assemblée, le jardin des plantes.

Au début on a été obligé de se lever très tôt (4h30). Puis nous avons pris le train qui a démarré à 6h. Dès que nous sommes arrivés à Paris, on est allé au jardin des Tuileries. Puis nous sommes allés à l’assemblée nationale où il y a eu beaucoup d’attente pour rentrer.

Nous avons regardé un film qui explique le fonctionnement de l’assemblée nationale.

On a vu plusieurs salles :

– La salle des 4 colonnes

– Le salon Delacroix : c’est la salle où siégeait le roi Louis-Philippe. Dans cette salle se trouvait la fameuse fresque qui représentait l’océan. C’est Delacroix qui a peint cette salle.

– La salle des réunions : c’est une salle où les lois sont préparées par les députés.

– La salle des pas perdus, on l’appelle comme ça parce que les journalistes attendent les députés et autres politiciens en faisant beaucoup de pas. C’est assez drôle !

– Le salon Pujol et ses dessins qui font illusion d’optique. Dans cette salle se trouve une fresque avec écrit « loi salique ». Elle interdisait aux femmes d’accéder au pouvoir (les reines notamment). Les femmes n’ont eu le droit de vote qu’en 1944 en France !

– La bibliothèque de l’assemblée nationale est l’une des plus célèbre de France. Delacroix a mis 8 ans à peindre ses murs.

Ensuite nous sommes allés dans l’hémicycle. Le matin nous l’avons visité vide. Il y a un banc pour les ministres. On voit des illustrations des pouvoirs, ou de l’abolition de la peine de mort. L’après midi, nous avons assisté aux « questions au gouvernement ». Nous avons écouté Edouard Philippe et plusieurs députés. On a du rester neutres et silencieux tout le long des questions au gouvernement. Nous sommes restés 45 minutes, après nous sommes allés au jardin des plantes.

Un petit groupe n’a pas pu rentrer à l’assemblée nationale.

Le matin en route pour le musée d’Orsay ils ont vu l’Assemblée nationale, le musée du Louvre, et les jardins des tuileries dans lequel on a mangé à midi.

Dans le musée d’Orsay, ils ont vu beaucoup de tableaux des peintres célèbres et des sculptures qui occupaient le milieu du musée au 1er étage. Le musée était une gare qui est devenue un musée en 1986. Il contient aussi une salle des fêtes et un somptueux hôtel.

Bilan : Les élèves ont aimé la sortie à Paris «C’était très intéressant de voir une séance avec les députés », écrit Samuel. « C’était la meilleure journée de ma vie ! » écrit Brayan. Le débat entre les partis (gauche et droite) était parfois un peu violent comme l’ont dit certains élèves. « L’extrême droite était très agitée et les députés intervenaient comme ils le voulaient en parlant sans avoir forcément la parole », explique Kamelia. « On a été content aussi d’avoir du temps libre un peu pour pouvoir nous promener dans Paris. »

On a aussi pu voir des personnes « importantes » comme Jean-Luc Mélanchon ou Edouard Philippe. On a aussi vu Marine Le Pen. Le sujet des débats était les gilets jaunes, on pouvait s’y attendre…

La classe de 4èC et quelques élèves de 4èB

Sources des images : site de l’assemblée nationale ou wikipédia

Questions à Mme Rancon-Bouzon, députée

Pour préparer le départ à Paris de la 4èC en vue de visiter l’assemblée nationale, Mme Rancon-Bouzon, députée de la circonscription du collège, est venue nous expliquer son travail.

Questions sur son engagement

  • Samuel : Pourquoi êtes vous de ce parti, que pouvez-vous en dire ? Quelles sont les revendications du parti de gauche et celles de droite ? Sur quels points contredites vous toujours vos adversaires ?

Mme R.-B. : Je suis du parti En Marche car j’y ai retrouvé mes sensibilités et mes idées. Si le programme devait changer alors je quitterais ce parti.

  • Swana : Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Mme R.-B. : A l’origine je travaillais dans une entreprise. Puis je me suis dit qu’il me manquait une vraie vocation. Je me suis présentée aux élections et je les ai gagnées.

  • Selma : Est-ce que vous avez déjà rencontré M. Macron ?

Mme R.-B. : Oui 4 ou 5 fois, quand il réunissait les députés à Versailles par exemple.

Questions sur le déroulement des débats

  • Edita : Est-ce qu’il y un vote blanc à l’assemblée ?

Mme R.-B. : Oui, Bien sûr.

  • Fadi : Vous référez-vous à certains articles du code pénal/civil ?

Mme R.-B. : Oui, car l’on doit respecter ces textes quand on vote une loi.

  • Ilona : De quel sujet vont parler les députés le 19 mars lorsque nous allons assister aux questions au gouvernement ?

Mme R.-B. : Les sujets qui vont être abordés sont très divers, il peut y avoir le sujet des gilets jaunes, ou d’autres sujets mais ils ne savent pas vraiment les sujets à l’avance.

Questions sur les institutions

  • Violette : Comment se passe les élections des députés ?

Mme R.-B. : Les élections se passent comme pour les élections présidentielles, les députés se présentent et les citoyens doivent voter. Ceux qui reçoivent le plus de votes sont élus.

  • Léna : Est-ce que le président de l’assemblé national reste le même ? Au bout de combien de temps change-t-il ? De combien est son mandat ? Est-il renouvelable ? Peut il y mettre fin lui-même ?

Mme R.-B. : Non, il y a un mandat et il peut y mettre un terme lui-même. Son mandat dure 5 ans comme celui du président de la République.

Classe de Mme Breuzet

Femmes et éducation aux Comores

Moroni est une ville qui est la capitale des Îles des Comores située plus particulièrement à Nguazidja ( Grande Comore ).

Les chansons , la nourriture , les paysages , la religion et les études sont essentielles dans ce lieu . Cette ville n’est pas beaucoup peuplée mais très visitée, beaucoup de touristes viennent surtout voir la mer et parfois pour d’autres raisons.

La nourriture comme le Catchafucha , Couscouma , Maélé na dzywa , Donace, etc, est faite malheureusement que par des femmes . Avant, certaines femmes étaient obligées de quitter l’école très tôt pour s’occuper de leurs maisons, de leurs familles et de la nourriture, c’était comme si elles étaient préparées à être une femme au foyer.

Mais maintenant ce n’est plus la même chose. Les femmes ont le droit de continuer leurs études et de ne pas être une femme au foyer. Beaucoup plus de femmes continuent leurs études et partent dans diverses pays pour continuer parce qu’il n’y a pas d’université.

Cependant, il n’y a pas que les femmes qui arrêtent leurs études, les hommes aussi. Au début de la scolarité au CP, il y a 92,4 % d’élèves inscrits puis au fil du temps le pourcentage diminue jusqu’à 32,9% d’élèves en terminal. On observe aussi que la scolarisation est moindre pour les ruraux ( par rapport aux urbains ) et pour les filles (par rapport aux garçons) .

On identifie aussi des chances inférieures pour les enfants résidant dans l’île de Ndzuwani en comparaison de celles des enfants résidant dans l’une ou l’autre des deux autres îles ( Nguazidja et Mwali ).

Naïma Saïd Issilamou, 2019

Sources : connaissances personnelle, rapport sur le système éducatif comorien 2012

Photo prise en1992 par ma famille.

Raymond Bérenger 1er de Barcelone

Je suis un descendant des anciens rois d’Espagne et comtes de Barcelone.

Raymond Bérenger 1er est né en 1023 et est mort en 1076. Il était comte de Barcelone. Il succéda à son père en 1035 à l’âge de 12 ans. Il était à la tête des comtés de Barcelone et de Gérone. Il étendit son territoire jusqu’à Carcassonne et le Razès, qui étaient situés au sud du royaume de France. Raimond Bérenger combat même les royaumes musulmans de taïfas. Après ces combats, il reçut les titres de «Hispagnae subjugator» (le conquérant de l’Espagne) et de «Propugnator et murus christiani populi» (protecteur et rempart du peuple chrétien).

A la mort de son père, Raymond Bérenger 1er de Barcelone est âgé de 12 ans. Son père partagea ses terres entre ses fils. Raimond hérita lui des comtés de Barcelone et de Gérone. En attendant d’être majeur, c’était sa grand mère Ermessande de Carcassone qui gouvernait l’ensemble des terres.

Une fois que Raymond Bérenger fût majeur, sa grand-mère refusa de le laisser gouverner et ils entrèrent en guerre.

En 1052, il enlèva Almodis de le marche et l’épousa. Avec elle, il eut deux enfants : Bérenger-Raimond II de Barcelone et Raimond-Bérenger II de Barcelone.

Les tombeaux de Raimond-Bérenger 1er et de Almodis de la marche sont actuellement dans la cathédrale St-Eulalie de Barcelone.

Léo Bérenguer,  inspiré de l’article Raymond Berenger Ier de wikipédia,  2018

Source de l’image: article « Raymond Bérenger Ier » de wikipédia

Le bon gouvernement pour Jean-Jacques Rousseau

L’extrait analysé:

« J’aurais voulu naître dans un pays où le souverain et le peuple ne pussent avoir qu’un seul et même intérêt,  afin que tous les mouvements de la machine ne tendissent jamais qu’au bonheur commun; ce qui ne pouvant se faire à moins que le peuple et le souverain ne soient une même personne, il s’ensuit que j’aurais voulu naître sous un gouvernement démocratique (…). J’aurais voulu vivre et mourir libre (…). J’aurais donc voulu que personne dans l’Etat n’eût pu se dire au-dessus de la Loi (…). Car quelle que puisse être la constitution d’un gouvernement, s’il s’y trouve un seul homme qui ne soit pas soumis à la Loi (…), il est impossible (…) que l’Etat soit bien gouverné. » Jean-Jacques Rousseau.

François ZEBOULOUN, 2019

La révolution industrielle

Problématique : Quelles sont les origines de la révolution industrielle ?

  • Les Révolutions industrielles du XIXème siècle

Elles se caractérisent par le passage d’une société à dominante agricole et artisanale à une société commerciale et industrielle dont l’idéologie est technicienne et rationaliste. Ainsi elle est fille des Lumières mais pas seulement.

  • L’ère de la vapeur et du charbon

En Angleterre, à la fin du XVIIIème siècle, on assiste aux débuts de l’industrialisation (qui s’étant au reste de l’Europe vers 1850) : en un siècle les hommes passent du travail manuel à des pratiques industrielles où interviennent des machines qui les aident et accompagnent leur travail.

Le charbon est l’énergie de cette première industrialisation, il alimente notamment la machine à vapeur, perfectionnée par James Watt (en 1769), qui devient le moteur qui actionne d’autres machines : on peut ainsi produire plus à moindre coût.

Trois grands secteurs se développent alors rapidement : l’industrie textile, avec Joseph-Marie Jacquard qui perfectionne le métier à tisser et élabore une machine programmable (en 1801), la sidérurgie ( la fabrication de l’acier), avec le développement des transports (chemin de fer, navire à vapeur…) .

Durant cette première révolution il y a la création du vaccin contre la variole en 1796 par le médecin Edward Jenner et près de 50 ans plus tard la création du vaccin contre la rage par le chimiste, Louis Pasteur. Une « industrie pharmaceutique » a alors pû se développer.

  • Les nouvelles énergies

La seconde industrialisation, à partir de 1880, repose sur l’utilisation de deux nouvelles énergies :

  1. l’électricité (grâce à Thomas Edison et son ampoule électrique à incandescence), qui permet l’éclairage des villes, la création de nouveaux moyens de communication comme le télégraphe (de Morse) et le téléphone (de Bell, 1875) qui modifient les relations et la mise en exploitation des tramways et métros.

Son transport, grâce aux lignes à haute tension (1891), en fait une nouvelle source d’énergie pour l’industrie.

  1. le pétrole, avec la mise au point du moteur à explosion (1880), marque les débuts de la construction automobile et de l’aéronautique.

Au même moment, les découvertes scientifiques permettent de développer l’industrie chimique.

  • L’usine, un nouveau bâtiment

Un nouveau paysage gagne peu à peu l’Europe. La taille des machines et la nécessité de regrouper de nombreux travailleurs imposent un nouveau cadre de travail : l’usine.

Les usines vont apparaître dans toute l’Europe et vont être au cœur des nouvelles villes-usines et donner naissance à des Pays noirs (comme le Pays de Galle, le Nord de la France et les « Bassins houillers » de l’Est) .

  • De nouveau rapports :

Les découvertes industrielles (voir le film de Charlie Chaplin: Les temps modernes, de 1936) ont modifié le rapport entre « patrons » et « ouvriers » les « modes de production », importés des États Unis à l’Europe, par Frederick Taylor (taylorisme) et Henry Ford (fordisme) : mettent fin aux usages et à l’organisation individualiste (libéralisme) et artisanal.

Taylor, lui, préconise une spécialisation des tâches : il y a ceux qui pensent les processus de travail, les patrons et ingénieurs et ceux qui les exécutent, les ouvriers. Il apporte l’idée du « one best way » : standardisation et chronométrage des tâches simplifiées (les gestes sont décomposés au maximum) pour les ouvriers, afin de minimiser leurs mouvements et définir une cadence de travail.

Henry Ford (début du XXe siècle) développe le travail à la chaîne dans le secteur automobile, en installant un tapis roulant qui achemine les pièces vers les ouvriers spécialisés, ce qui leur évite des déplacements inutiles.

Cette nouvelle organisation du travail n’est pas sans conséquence sur les travailleurs, en Europe, Karl Marx la décrit comme conduisant les prolétaires à la misère. L’ouvrier n’est plus qu’un maillon d’une chaîne de production : « C’est une simple machine à produire la richesse pour autrui, écrasé physiquement et abrutie intellectuellement. »

 

  • L’industrialisation encore un sujet d’actualité : un troisième révolution industrielle ?

Elle commence dans le dernier tiers du XXème siècle et début du XXIème, cette révolution correspond à une nouvelle étape dans l’histoire des sciences et des techniques. Elle se caractérise principalement par :

  1. l’utilisation l’énergie nucléaire ;
  2. le développement de l’électronique et de l’informatique qui rendent possibles la production de matériels miniaturisés et l’automatisation poussée de la production et la multiplication des produits de synthèse,
  3. le développement des technologies spatiales et celui des biotechnologies.

Cette troisième révolution industrielle a d’abord concerné les États-Unis, le Japon et les pays de l’Union européenne puis s’est ouverte au monde. Internet en est le symbole emblématique au début du XXIème.

 

  • Réponse à la problématique: « Quelles sont les origines de la Révolution industrielle ? »

La plus part des historiens sont de l’avis que la révolution industrielle est l’aboutissement des Lumières et qu’elle a commencé en Angleterre.

Le débat sur les origines de la révolution industrielle, est un débat qui partage de nombreux historiens et économistes du monde entier.

Il commença en 1997 avec Bairoch (historien économiste) jusqu’en 2001 avec Maddison (historien économiste), et n’a fait que progresser au fur et à mesure que le cas de la Grande-Bretagne était replacé dans une perspective comparative plus large.

Pour Bairoch, la révolution agricole est la base de la révolution industrielle, mais il y a débat là-dessus. On peut donc imaginer que la révolution industrielle commence vers 1750. Mais l’appellation « révolution industrielle » est bien plus tardive (le terme « révolution » n’est pas utilisé avant 1789).

Alors, aurait-elle pu éclore dans un autre foyer industriel que celui de l’Europe des Lumières, ou plus tôt encore au sein de ce continent qui, dès le Moyen Âge, démontre sa capacité d’innovation ? D’autres civilisations, telle la Chine, longtemps la plus avancée de toutes, n’auraient-elles pas pu devenir le berceau de l’industrie moderne avant même l’éveil de l’Europe ?

  • Avis personnel :

    Le siècle des Lumières est le « triomphe de la Raison » sur « les croyances religieuses ». Ouvert au progrès scientifique en tout domaine, il suscita des découvertes qui ont « heurté » les croyances religieuses : l’origine de la Terre et le système où elle évolue (Giordano Bruno est condamné par l’Église et brûlé au bucher…), l’humain (Théorie de l’Évolution , contraire aux règles religieuses) . Libéré des préceptes des croyances illogique, l’homme progressa dans l’acquisition des connaissances et « osa » se confronter aux « déterminismes naturels »: l’esprit du Siècle des Lumières lui fit « dépasser » le « mur du son », inventer des « machines volantes » (qui n’existaient que dans les contes populaires), et , par la génétique (découverte de l’ADN), aborde la Santé humaine par la science et connaissance des « causes » des maladies…Toutes les découvertes ne furent, certes pas bénéfiques à l’humanité: l’utilisation guerrière de l’énergie nucléaire a donné des crimes contre l’humanité (Hiroshima,Nagasaki), mais comme l’écrivait Einstein, dont les travaux ont permis la fabrication de la « bombe atomique »: « La découverte des réactions nucléaires en chaîne n’a pas plus de conséquences catastrophiques que la découverte des allumettes… », tout dépend de ce que l’on en fait ; et il ajoute par ailleurs, « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire… » (dans son livre « Comment je vois le Monde »1949). Notons que cette énergie nucléaire a de nombreuses applications: radio-thérapie ; production relativement « propre » d’électricité…

 

Sources :

Hyba Sedeki

Compte-rendu de la vidéo «Euroméditerranée 1995-2015 »

Euroméditerranée est le plus grand projet de rénovation urbaine d’Europe. 480 hectares de la ville de Marseille repensés. Il a fallu 20 ans pour mettre en place ce projet qui est aujourd’hui une réussite mondiale. Marseille s’est développée autour du vieux port Xxè siècle. La rue Impériale (rue de la République) a été creusée au moment ou on installait la Joliette pour lier les deux ports commerciaux de Marseille, « Le Vieux port » et « le port de la Joliette ». En moins d’un siècle la population passe de 150 000 à 900 000 habitants. Cette zone est au cœur du développement industriel de la ville. Mais après la 2nde guerre mondiale, tout bascule, la France perd son Empire et ses colonies et la Joliette ses bateaux, donc l’activité des ports diminue. En 1966, le président de Gaulle propose à cinq villes de France, dont Marseille, de se constituer en communauté urbaine, mais Gaston Defferre (le maire de Marseille) refuse. Marseille perd 150 000 habitants, 50 000 emplois et affiche un taux de chomage de 22 %.

 

En 1980, le maire de Marseille, Mr Vigouroux, s’interroge sur comment transformer le port et adapter à l’urbanisation tous ses docks, ses hangars délaissés par les industriels. On s’aperçoit que le projet est trop ambitieux financièrement pour la ville de Marseille. Mais les choses s’accélèrent en 1995, l’Union-Européenne invite les pays d’Afrique du Nord à Barcelone, pour faire un partenariat d’échange entre le Nord et le Sud, afin de rénover la zone portuaire. Pour ranimer le port de Marseille, Les entreprises privées investissent 3 euros pour un investissement de l’Etat d’1 euro.

Le projet « Euro-med », concerne le port de la Joliette, la gare Saint-Charles et la porte d’Aix. Euroméditerranée est un projet d’aménagement urbain mais surtout une opération stratégique pour rendre à Marseille sa place sur la scène du commerce international. 750 millions d’euros sont mis à disposions pour les travaux. Pour apaiser les choses chaque opération et avancée sont médiatisées et fêtées, comme celle du hangar G3 détruit pour la rénovation de la Joliette. Les premiers bâtiments rénovés sont les docks, qui deviennent le symbole du projet. Pour sa part l’arrivée du TGV à Marseille développe le tourisme.

20 ans après Euroméditerranée a permis de construire : 6 écoles, 1 hôpital, 1 musée national, 2 gymnases, 1 tramway, 7 espaces verts, 40 hectares d’espaces publics…

En 2007 l’État décide d’ajouter 169 hectares à la zone, Euroméditerranée 2. En 2009 le projet reçoit le label d’éco-cité, grâce à des idées audacieuses. 14 hectares d’espaces verts réaménagés autour d’une rivière et une cité totalement autonome en électricité. Avec déjà plus de 3 milliards d’euros injectés dans la ville et plus de 20 000 emplois créés, Euroméditerranée a totalement changé la ville et s’arrêtera en 2025. En 2015 au salon de l’immobilier (le MIPIM) Euroméditerranée à reçu le prix du meilleur projet d’urbanisation.

SEDEKI Hyba 4A

Source: vidéo « Euroméditerranée – 1995-2015 20 ans d’avance »