Chapitre 11 : L’Union européenne, un nouveau territoire de référence et d’appartenance

Géographie

A recopier dans le cahier. Pour le 18/06 pour les 3eC et les 3eG

*** Comment s’est construit l’UE ? Comment s’organisent les espaces de l’UE ?

I- L’Union européenne, une union à géométrie variable

Comment s’est construite l’Union européenne ? De quels espaces est-elle constituées ?

Organisation supranationale : organisation qui regroupe plusieurs Etats, qui se place au dessus de ces Etats et qui possèdent des institutions propres.

Economie de marché : système économique dans lequel les marchandises sont produites et échangées librement (par des entreprises et où les Etats interviennent peu).

La géopolitique actuelle est notamment marquée par la présence de l’Union Européenne. Depuis le traité de Maastricht en 1992, l’Union européenne remplace la CEE (Communauté Economique Européenne, fondée par le traité de Rome en 1957). Par le traité de Maastricht, l’UE se dote d’institutions communes (Parlement européen…), créé la citoyenneté européenne, prévoit la mise en œuvre d’une politique étrangère et de sécurité commune et établit le projet de création de la zone euro. Ainsi, l’UE n’est donc pas uniquement une zone de libre-échange mais une véritable organisation supranationale qui joue un rôle économique important et tente de jouer un rôle diplomatique et politique mondial. Elle est unique en son genre.

L’UE regroupe en 2020 27 Etats membres. Fondée en 1957 par le traité de Rome, la CEE n’a cessé de s’agrandir. D’abord limitée aux pays d’Europe de l’Ouest et du Sud, elle s’est élargie depuis 2004 aux Etats d’Europe orientale. La démocratie, la défense des droits de l’homme et l’adhésion à l’économie de marché sont des valeurs essentielles défendues par l’UE et qui conditionnent une nouvelle adhésion.

L’UE est donc un immense marché commun où les marchandises, les services et les capitaux circulent librement sans droits de douanes ni contrôles. Elle est dirigée par différentes institutions (voir le chapitre 8 pour le fonctionnement du Parlement européen) situées au « centre » de l’UE.

Lespace Schengen regroupe 22 pays de l’UE et 4 pays associés (Norvège, Suisse, Islande, Liechtenstein). Dans cet espace les hommes et les femmes peuvent se déplacer librement. L’UE a mis en place l’euro (monnaie commune adoptée par le traité de Maastricht en 1992, il est mis en place en 2002) partagé par 17 membres, et aussi des politiques qui concernent des domaines variés comme l’agriculture (PAC), Erasmus (étudiant), Natura 2000 (environnement)….

Mais la construction est loin d’être complète : l’élargissement de l’UE est parfois remis en question (des pays veulent en sortir : le Royaume-Uni est sorti de l’UE après avoir voté le Brexit) notamment par des partisans d’un « approfondissement » de l’UE.***

Fiche cartes des différents espaces de l’Union européenne

II- Les régions transfrontalières : des régions d’appartenance à l’Union européenne

Pourquoi la coopération transfrontalière est-elle un atout pour la Grande Région ?

Fiches sur la Grande Région

A recopier dans le cahier. Pour le 26/06 pour les 3eC et les 3eG

*** Les régions transfrontalières montrent cette volonté de s’unir et de coopérer pour réduire les inégalités entre les territoires par des aménagement financés par l’Union européenne. Ainsi, le sentiment d’appartenance à l’Union européenne y est plus fort. C’est le cas dans la Grande Région avec une coopération transfrontalière active.

Région transfrontalière: structure administrative de coopération transfrontalière entre des territoires de plusieurs Etats membres.***

A recopier dans le cahier. Pour le 03/07 pour les 3eC et les 3eG

*** III- Contrastes et diversité de l’Union européenne

Quels sont les différents contrastes en sein des espaces de l’Union européenne ?

            Il existe d’importantes inégalités. Les Etats de l’Europe du Nord-Ouest sont les plus riches et les plus développées. L’Allemagne, la France et l’Italie produisent les 2/3 du PIB de l’UE. Les Etats d’Europe centrale et orientale (anciens communistes) font face à de grandes difficultés économiques. Les Etats du Sud sont dans une situation intermédiaire.

            Les contrastes sont aussi présents entre les régions de l’UE. Les régions urbaines (Londres, Paris, Berlin…) font parties des régions les plus riches. L’Europe Rhénane et la mégalopole européenne (= vaste région urbaine qui s’étend du sud-est du Royaume-Uni au Nord de l’Italie qui concentre de de nombreuses métropoles, activités économiques et fonctions de commandement) sont aussi des régions très riches. A l’inverse les régions rurales et isolées sont moins bien intégrées. De plus les banlieues des grandes métropoles restent aussi à l’écart des richesses.

            L’UE tente de réduire les inégalités en apportant des aides financières aux régions les plus pauvres ;(FEDER : Fonds européen de développement régional). Ces aides sont réparties dans divers secteurs comme l’industrie, l’agriculture, le transport, les nouvelles technologies.*** 


Fiche de révision

Je sais localiser et situer :

  • les Etats de l’UE et leur capitale
  • les villes où siègent les institutions de l’UE
  • les pays de la zone euro et de l’espace Schengen
  • les principales métropoles européennes
  • la mégalopole européenne

Je sais raconter :

  • les grandes étapes de la construction européenne (traité de Rome, de Maastricht, élargissement vers l’Est…)

Je sais décrire et identifier

  • une forme de contraste entre différents espaces de l’UE (contraste de richesse…)
  • Une région transfrontalière : la Grande Région

Chapitre 10. Le Monde d’après la Seconde Guerre mondiale : la Guerre froide et la décolonisation

Histoire

Comment s’organise le Monde de la fin de la Seconde guerre mondiale jusqu’en 1991 ?

I- Un monde bipolaire au temps de la Guerre froide (1947-1991)

Pourquoi et comment le monde se divise-t-il en deux blocs au lendemain de la seconde guerre mondiale ?

A- Qu’est-ce que la Guerre froide ?

Quels sont les principaux enjeux de la Guerre froide ?

Fiche schéma définition de la Guerre froide

B- Berlin et Cuba : des crises pendant la Guerre froide

En quoi les crises de Berlin et la crise de Cuba sont-elles représentatives de affrontement entre les deux blocs pendant la Guerre froide ?

Fiches crises de Berlin et de Cuba

A recopier dans le cahier. Pour le 05 juin pour les 3eC et 3eG

*** C- La fin de la Guerre froide

Dans les années 1985, l’URSS connaît une crise économique importante et peine à se mesurer aux Etats-Unis.

En 1989, alors que les communistes perdent les élections en Pologne et en Hongrie, le mur de Berlin est détruit le 9 novembre 1989. L’effet de contagion soulève une vague libératrice : en Europe de l’Est, les régimes communistes s’effondrent les uns après les autres (doc3p117). En 1990, l’Allemagne se réunifie. Ces pays font le choix d’adhérer aux valeurs démocratiques et libérales et se tournent progressivement vers l’UE.

En 1991, l’URSS s’effondre. 15 républiques soviétiques proclament les unes après les autres leur indépendance (ex : Ukraine, Lituanie, Kazakhstan…). Gorbatchev (qui dirige alors l’URSS) démissionne alors que son pays est en pleine dislocation, l’URSS n’existe plus. La Guerre froide est définitivement terminée.

II- Indépendance et construction de nouveaux Etats : la décolonisation

Comment les colonies obtiennent-elles leur indépendance ? A quels défis ces nouveaux Etats font-ils face ?

A- La guerre d’indépendance d’Algérie (1954-1962) ***

Comment la guerre d’indépendance de l’Algérie s’est-elle déroulée ? En quoi est-elle révélatrice des décolonisations des années 50-60 ?

Fiches guerre d’indépendance d’Algérie

B- De colonies à de nouveaux Etats : la naissance du Tiers Monde

Comment les colonies deviennent-elles des Etats indépendants après 1945 ?

A recopier dans le cahier. Pour le 11 juin pour les 3eC et 3eG

*** Colonie : un territoire occupé, administré et exploité par un pays étrangers

Décolonisation : processus d’indépendance des colonies vis-à-vis des métropoles

Etat souverain : Etat possédant une population, un territoire propre, un gouvernement établi et bénéficiant de la reconnaissance mondiale. ***

Fiches décolonisation


Fiche de révision

Je connais et je sais utiliser les repères suivants :

  • le mur de Berlin : 1961-1989

  • la carte des blocs au moment de la Guerre froide

  • la principale phase de la décolonisation : 1947-1962

Je sais raconter :

  • les crise de Berlin et la crise de Cuba en montrant qu’elle résulte de la Guerre froide

  • la manière dont une colonie comme l’Algérie devient un Etat souverain (sa décolonisation donc)

Je sais expliquer :

  • ce qu’est la Guerre froide

  • le processus de décolonisation et la formation du Tiers–Monde

Je maîtrise le vocabulaire clef du cours :

  • guerre froide

  • décolonisation

  • colonie

  • Etat souverain

Chapitre 9 : La Seconde guerre mondiale en France

Histoire

Comment la France -son régime politique et sa population- traverse-t-elle la Seconde guerre mondiale ?

Lors de ce chapitre, vous avez commencé par faire un escape game numérique OU vous avez réalisé des études de documents plus classiques.

Pour faire ou refaire l’escape game, c’est ici !

A recopier dans le cahier pour le 11 mai pour les 3eC et les 3eG

*** I- L’effondrement de la IIIe République : la défaite de 1940 et le régime de Vichy

Comment la IIIe République s’effondre-t-elle en 1940 ?

Fiche sur la défaite de 1940 et le régime de Vichy si vous n’avez pas fait l’escape game.

En mai 1940, l’Allemagne envahit la France, à sa grande surprise, par la Belgique. Grâce à ses chars et son aviation militaire efficace, l’armée allemande avance rapidement dans le territoire français : c’est la Blitzkrieg (la « guerre éclair »). Ainsi, des civils français sont contraints de fuir ; ils partent sur les routes avec peu d’affaires et au risque de leur vie (bombardements) vers le Sud, au plus loin des zones de combat ; c’est « l’exode ».

Le 14 juin 1940, Paris est occupée. Le gouvernement français doit donc prendre une décision : continuer les combats ou se rendre. Le 17 juin, le maréchal Pétain devenu chef du gouvernement et héros de Verdun (1GM) demande l’armistice à l’Allemagne alors que le général De Gaulle, parti pour l’Angleterre, demande quant à lui aux Français de le rejoindre pour continuer le combat dans une allocution à la BBC le 18 juin.

L’armistice est, finalement, signé le 22 juin 1940 à Rethondes. Ses conditions prévoient l’annexion de l’Alsace-Moselle et l’occupation de la moitié nord du territoire français par l’Allemagne (la zone occupée ou la zone Nord). Pétain installe donc son gouvernement dans la « zone libre » (dans la moitié sud du territoire français) et place sa capitale à Vichy. Il fait voter des actes constitutionnels qui lui donne tous les pouvoirs : une dictature est mise en place. La démocratie est suspendue, c’est la fin de la IIIe République.

En quoi Vichy et sa politique de Révolution Nationale sont-ils incompatibles avec les valeurs de la République ?

Pétain fonde à Vichy un nouvel Etat français, un régime dictatorial, antirépublicain, antidémocratique. Il propose avec son gouvernement une « Révolution nationale » basée sur des valeurs opposées à celles de la République : c’est un régime autoritaire et antisémite dont la devise est « travail, famille, patrie ».

Après la rencontre de Montoire (octobre 1940), Pétain engage la France dans la voie de la collaboration d’Etat avec l’Allemagne. L’Etat français se met au service de l’Occupant, des policiers français raflent les juifs qui sont livrés aux nazis (ex : rafle du Vel d’Hiv 16-17 juillet 1942, 76 000 juifs déportés par la France). De plus, le STO (Service de Travail Obligatoire) est mis en place, obligeant des milliers de jeunes Français à aller travailler en Allemagne.

Rafle : arrestation massive de personnes

II- La Résistance, des résistances en France : le maintient de l’idéal républicain

Comment s’organisent les mouvements de résistances en France ? Comment la défense des valeurs républicaines se maintient-elle au sein de la Résistance ?

Fiche sur la Résistance si vous n’avez pas fait l’escape game.

La France libre (= la Résistance extérieure)

Dès le mois de juin 1940, le général De Gaulle refuse la défaite et veut poursuivre la lutte aux côtés du Royame-Uni. Il lance un appel à la BBC le 18 juin 1940 et constitue les FFL (Forces Françaises Libres). Pendant l’été 1940, les soldats des FFL sont peu nombreux. Leur effectif finit par atteindre 260000 soldats. De nombreuses colonies françaises se rallient à la France Libre. Les FFL participent aux combats aux côtés des Alliés, notamment aux débarquements d’Italie en 1943, ainsi qu’aux combats de la Libération après le débarquement en Normandie en juin 1944 ainsi qu’à l’invasion de l’Allemagne en 1945.

La Résistance intérieure

Dès l’été 1940, certains Français refusent de subir l’occupation et le régime de Vichy. Ils constituent des réseaux et des mouvements de résistance. En 1940, ils sont très eu nombreux. Quelques événements vont grossir leurs rangs : l’entrée en guerre de l’URSS en 1941 aux côtés des Alliés pousse les communistes à rejoindre la Résistance ; en 1942, les premières rafles antisémites accroissent les rangs de la Résistance et en 1943, l’établissement du STO (Service du Travail Obligatoire) pousse des jeunes hommes qui refusent d’aller travailler en Allemagne à rejoindre la Résistance. Ces résistants sont divisés en de nombreux groupes (réseaux, mouvements et maquis), souvent politiquement opposés, ce qui rend limitée l’efficacité de leurs actions (distribution de journaux dénonçant Vichy et les nazis, sabotage des moyens de communication, lutte armée…).

Maquis : région isolée et difficilement accessible (généralement montagneuse ou boisée) où se réfugient des résistants pour échapper à l’occupant et y organiser la lutte clandestine, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

L’unification des résistances

De Gaulle veut unifier la Résistance autour de lui. En 1942, de Gaulle charge Jean Moulin dit Rex d’unir les différents mouvements de la résistance intérieure. En 1943, Jean Moulin parvient à réunir clandestinement les délégués de chaque mouvement de la résistance intérieure en un Conseil National de la Résistance (CNR) qui adopte un programme commun qui défend des idées démocratiques et républicaines. Cette coordination rend plus efficaces les actions entreprises par les mouvements, réseaux de résistance et les maquis. Progressivement les deux résistances s’unifient donc autour de De Gaulle.

La participation de la Résistance à la Libération de la France.

Les résistants (les FFL tout comme les résistants de l’intérieur dont les maquisards participent à la libération de la France. A la suite des débarquements de Normandie (6 juin 1944) et de Provence (15 août 1944), la France est libérée. De Gaulle obtient des Alliés, que la 2eme DB (Division de Blindés des FFL) du général Leclerc entre en premier dans Paris le 24 août 1944. Cette entrée symbolique est une manière de montrer la participation active des résistants français à la libération du pays. Elle est importante : elle permet à de Gaulle de justifier la formation d’un gouvernement français une fois le pays libre, car les Etats-Unis comptaient occuper la France. ***

A recopier dans le cahier pour le 15 mai pour les 3eC et les 3eG

*** III- Après la Libération, la refondation républicaine

Comment la France renoue-t-elle avec l’idéal républicain et parvient-elle à triompher de Vichy ?

Une fois Paris libérée le Gouvernement provisoire de la République (le GPR, formé des différents représentants de la Résistance dont de De Gaulle) s’installe au pouvoir : la République est rétablie et entame de nombreuses réformes inspirées du programme du CNR. Ces réformes sont ensuite reprises dans la constitution de la Ive République, adoptée par référendum en octobre 1946.***

Fiche sur les mesures prises à la Libération.


Fiche de révision

Je connais et je sais utiliser les repères suivants :

  • appel du général de Gaulle : 18 juin 1940

  • régime de Vichy : 1940-1944

  • fondation du Conseil National de la Résistance (CNR) par Jean Moulin : 1943

  • libération de la France, rétablissement de la République (la IVe), droit de vote des femmes, Sécurité sociale : 1944-1945

Je sais raconter et expliquer :

  • la défaite française de 1940 et ses conséquences, l’armistice et la fin de la IIIe République

  • la vie d’un mouvement de la Résistance (Libération-sud) en montrant les valeurs républicaines auxquelles les résistants sont attachés.

Je sais décrire :

  • quelques aspects du régime de Vichy, révélateurs de son idéologie

  • les principales mesures prises à la Libération (droit de vote des femmes etc)

Je sais expliquer :

  • l’organisation de la Résistance (FFL et résistances intérieures)

Chapitre 8 : La vie démocratique de la Ve République

EMC

Démocratie : régime politique où le peuple est souverain (=il détient le pouvoir), où les trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) sont séparés et où chacun détient des droits et des libertés individuels.

I- La vie politique

Comment fonctionne le régime démocratique de la Ve République ? Comment un citoyen peut-il s’impliquer dans la vie politique de la France ?

DM n°1 sur la vie politique de la démocratie française.

A- Les institutions de l’Etat

voir exercices 1 à 4 du DM1

Pouvoir législatif: pouvoir de faire, de voter les lois.

Pouvoir exécutif : pouvoir de faire appliquer les lois, de gouverner.

La séparation des pouvoirs garantie de la démocratie. Les pouvoirs centraux de l’Etat sont constitués par :

  • le pouvoir exécutif :

    • le président de la République : il est élu au suffrage universel direct (depuis 1962) pour cinq ans (depuis 2000), il nomme le gouvernement, dirige la diplomatie et est chef des armées ; il peut dissoudre l’Assemblée nationale et prendre les pleins pouvoirs en cas de crises graves
    • le gouvernement : il est dirigé par le Premier Ministre et est composé de Ministres et Secrétaires d’Etat ; il est nommé par le Président de la République ; il est chargé de conduire la politique nationale ; il est responsable devant le Parlement ; il propose des lois ; ils nomme les préfets, recteurs d’académie…

La Ve République est donc un régime semi-présidentiel.

  • le pouvoir législatif:

    • le parlement : il est composé de deux chambres, l’Assemblée nationale et le Sénat. Les députés et les sénateurs, modifient, débattent (navette parlementaire) puis adoptent ou rejettent les textes de lois proposés. Les députés sont élus tous les cinq ans au suffrage universel direct. Les sénateurs sont élus pour six ans au suffrage universel indirect.

Tous sont contrôlés par des conseils indépendants : Conseil constitutionnel, Conseil d’Etat, Cour des comptes.

Schéma institutions de la Ve République

B- Les collectivités territoriales et l’Union européenne : d’autres acteurs de la vie politique française

voir exercices 5 et 6 du DM1

Collectivités territoriales : des structures administratives françaises, distinctes de l’administration de l’État, qui doivent prendre en charge les intérêts de la population d’un territoire précis (région, départements, communes, communautés).

A l’échelle locale, avec la politique de décentralisation (1ère loi en 1982), l’Etat a transféré des pouvoirs aux collectivités territoriales : régions, départements, communes, communautés.

La France appartient à l’Union européenne (mise en place à partir de 1957 et regroupant aujourd’hui 28 Etats). Le Parlement européen est composé de députés élus au suffrage universel direct pour cinq ans. Il est un organe législatif de l’Union et vote donc des lois directives pour les Etats de l’UE. Ces directives européennes doivent être adaptées dans la loi des Etats de l’UE. Les lois françaises doivent donc se faire dans le cadre de ces directives. En cas de non respect, la France peut être condamné à des pénalités par la Cour de justice de l’UE.

C- La participation à la vie politique

voir exercice 7 du DM1

Référendum : Vote qui permet à l’ensemble des citoyens d’approuver ou de rejeter une mesure proposée par le pouvoir exécutif.

Le citoyen participe à la vie politique et donc démocratique de la France en défendant ses idées notamment dans les partis politiques (ex : PS, LR, LREM, FI…).

Les partis politiques permettent aux citoyens de se regrouper et de s’organiser pour mieux s’exprimer et pour agir. Leur nombre est la garantie du pluralisme politique et de la liberté d’opinion. Les partis politiques se regroupent en deux grandes familles : la gauche et la droite.

Les citoyens peuvent être candidats aux élections : si ils sont élus, ils deviennent des représentants du peuple et participent au gouvernement (de l’Etat, de la région, du département, de la commune ou de l’UE) .

Les citoyens, car ils détiennent la souveraineté nationale, peuvent également être consultés par référendum.

En démocratie, grâce aux libertés individuelles, on peut agir de multiples façons : participations aux activités d’une association, bénévolat, manifestation, pétition…

II- La vie sociale

Comment les citoyens, en dehors de la vie politique, s’organisent-ils pour défendre leurs idées ou leurs intérêts ?

DM n°2 sur la vie sociale et le rôle des médias dans la Ve République

Voir exercice1 du DM2

Appartenir à un syndicat est un droit fondamental depuis la loi de 1884. Un syndicat est une organisation qui défend les intérêts et les droits des salariés. Les principales confédérations syndicales en France sont : la CFDT, la CGT, la FO, la CGC … Les syndicats négocient pour chaque profession les conditions de travail (salaires, règles de sécurité, congés). Ce sont les conventions collectives. Avec les employeurs, ils gèrent la sécurité sociale, l’assurance chômage, les prud’hommes (tribunaux chargés de faire respecter le droit du travail). Dans chaque entreprise, il existe des délégués syndicaux qui représentent les salariés de l’entreprise. Quand les négociations sont difficiles, on utilise d’autres méthodes comme les grèves et les manifestations (ex : les salariés menacés par des licenciements).

Depuis la loi de 1901, les citoyens peuvent créer une association (= un groupe de personnes qui veut agir avec un but commun). Pour faire fonctionner les associations ont recours à des bénévoles (personnes travaillant gratuitement).

III- La vie médiatique

Quelle est la place des médias dans la vie démocratique ? Les médias influencent-ils l’opinion publique ? Sont-ils son reflet ?

Voir exercice2 du DM2

Les médias sont la télévision, la presse, la radio, Internet. La liberté et le pluralisme des médias sont garantis par la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Ce pluralisme s’exprime à travers la diversité des titres (Le Monde, Ouest France, L’Express) mais aussi celle des supports. Avec les évolutions technologiques, la quantité d’informations en circulation a considérablement augmenté. Les médias permettent d’informer l’opinion publique et de la mobiliser (très rapidement sur l’Internet). Cependant, il faut être vigilant car certaines des informations diffusées peuvent être fausses

Les sondages permettent de mesurer l’opinion publique. Ils sont effectués principalement dans le domaine de la vie politique mais également dans les domaines de la vie économique et sociale. La commission des sondages est chargée par l’Etat de veiller à l’objectivité des sondages publiés. Les sondages sont réalisés selon des méthodes statistiques et permettent d’essayer de connaître ce que pense la population à un moment précis. Un échantillon représentatif de la population est interrogé, puis les sondeurs tentent de réduire les marges d’erreur. Cependant, les sondages sont à prendre avec précaution car leurs résultats dépendent de la façon dont ils ont été conçus et ne sont valables qu’au moment de leur réalisation.

Chapitre 7 : Les espaces à faible densité français

Géographie

Densité : nombre d’habitants dans un espace d’un kilomètre carré (km2)

Un espace à faible densité : un espace où la densité est inférieure à 30 habitants/km2

Quelles sont les dynamiques des espaces à faible densité français ?

I- Etudes de cas : le Cantal, la Champagne, le Périgord et le massif de la Vanoise, des espaces à faible densité aux dynamiques variées

Comment fonctionne chacun de ces espaces à faible densité ? Quelles dynamiques suivent-ils ?

A recopier dans le cahier. Pour le 03 avril pour les 3eC et 3eG

*** Contraintes naturelles : ensemble des éléments naturels qui font obstacle à l’installation humaine dans un lieu.

Désertification: abandon d’un espace par ses habitants.

Enclavement : isolement d’un espace d’accès difficile.

Acteur : personne ou ensemble de personne qui agissent sur un espace par leurs décisions et leur mode de vie.

Tourisme vert : forme de tourisme rural plus centré sur la découverte de la nature et plus respectueuse de l’environnement.

Patrimoine : ensemble de sites historiques et naturels, des monuments hérités du passé.

Parc national et parc naturel régional : espace où la faune et la flore sont préservées grâce à une réglementation rigoureuse des activités humaines.

Conflit d’usage : opposition entre différents acteurs autour de l’utilisation d’un espace ou d’une ressource.

Néo-ruraux : population urbaine qui s’installe dans l’espace rural.

Zone de revitalisation rurale (ZRR) : territoire rural qui rencontre des difficultés économiques aidés par l’État : les entreprises qui y sont implantées peuvent bénéficier d’avantages fiscaux, notamment lors de leur création.***

Fiches d’une des quatre études de cas + votre rédaction

Fiche correction des bilans des quatre études de cas

II-Les espaces à faible densité français : entre contraintes et atouts

Quels sont les contraintes et les atouts des espaces à faible densité en France ?

Fiches sur le contraintes et les atouts des espaces à faible densité

A recopier dans le cahier. Pour le 24 avril pour les 3eC et 3eG

*** Les espaces de faible densité sont ceux dont la densité ne dépasse pas 30 habitants au km2 : ils représentent 42% du territoire français pour seulement 6.5% de la population. Les espaces « désertifiés » sont ceux dont la densité ne dépasse pas 10 habitants au km2 (surtout dans la « diagonale du vide »). Ces espaces renvoient aux espaces ruraux, éloignés ou non des villes, mais aussi aux espaces de montagne.

Marqués par l’exode rural ; ces espaces sont souvent enclavés du fait de contraintes naturelles (relief, conditions bioclimatiques) et d’un éloignement des réseaux de communication. Dans beaucoup de ces espaces, l’accès aux services publics de proximité (poste, commerces…), aux soins (« déserts médicaux ») et aux loisirs sont difficiles.

L’agriculture assure le dynamisme de certains de ces espaces ruraux : les régions de céréaliculture fortement intégrées à la mondialisation ou les régions ou les activités agricoles ont une forte valeur ajoutée (viticulture, ou régions d’AOC).

Le tourisme surtout a permis de revitaliser ces espaces : le tourisme vert s’est développé en même temps que la création de nombreux parcs naturels (nationaux ou régionaux). Les régions de montagne bénéficient de l’attrait pour les sports d’hiver mais aussi pour de nouvelles activités d’été (parapente, VTT…).

Ainsi, certains espaces de faible densité sont redevenus attractifs depuis une vingtaine d’années : de nouveaux habitants s’y installent (néo ruraux). Les acteurs publics soutiennent cette dynamique par des politiques d’aides (ZRR).

Cependant, la diversité des activités dans ces espaces entraînent souvent des conflits d’usage entre les différents acteurs.***

Croquis de synthèse


Fiche de révision.

Je sais situer et localiser :

  • Les espaces à faible densité étudiés en classe : le Cantal, la Champagne, le Périgord et le massif de la Vanoise

  • Les espaces à faible densité : la « diagonale du vide », les massifs montagneux…

Je sais décrire et expliquer :

  • Les points communs entre tous les espaces à faible densité : espaces ruraux…

  • Les difficultés de certains de ces espaces : vieillissement de la population, déserts médicaux, enclavement…

  • Les atouts de certains de ces espaces : tourisme, environnement…

  • Les nouvelles dynamiques de certains de ces espaces : arrivée de néo-ruraux, attraction des espaces plus au Sud, conflits d’usage…

Je sais réaliser un croquis sur :

  • Les espaces à faible densité

Je maîtrise le vocabulaire :

  • espace à faible densité

  • acteur

  • ZRR

  • Conflit d’usage

  • Patrimoine

  • Parcs naturels

  • Néo-ruraux

  • contraintes naturelles

  • enclavement

  • tourisme vert

  • patrimoine

Chapitre 6 : La seconde guerre mondiale (1939-1945) : une guerre d’anéantissement

Histoire

guerre d’anéantissement : une guerre où il y a une véritable volonté détruire définitivement ces adversaires réels ou supposés.

Deux camps principaux s’affrontent :

Pays de l’Axe : Allemagne (Hitler) + Italie (Mussolini) + Japon

Pays alliés : RU (Churchill= 1er ministre), USA (Roosevelt) et URSS (Staline)

En quoi la Seconde Guerre mondiale est-elle une guerre d’anéantissement ?

I- Un affrontement aux dimensions planétaires

Quels sont les temps forts de la seconde guerre mondiale sur les deux principaux espaces de combats ?

Fiche le déroulement de la 2GM avec la frise chronologique

Corrigez votre frise chronologique grâce à celle ci-dessous. Pour le lundi 23 mars pour les 3eG. Les 3eC vous le ferrez lorsque je pourrais vous rendre votre frise (vous pouvez néanmoins imprimer la correction pour la mettre dans votre cahier)

II- Une guerre d’anéantissement aux enjeux idéologiques et nationaux

En quoi la Seconde guerre mondiale est-elle une guerre d’anéantissement qui mobilise toutes les forces matérielles et morales des peuples ?

Fiche bataille de Stalingrad

A recopier dans le cahier pour le vendredi 27 janvier pour les 3eC et les 3eG

*** Durant la Seconde Guerre mondiale, les affrontements atteignent un degré de violence sans précédent, Les armes utilisées (blindés, fusées, bombe atomique qui fait 140 000 victimes sur le coup à Hiroshima …) ont pour objectif d’anéantir l’ennemi. Avec environ 60 millions de victimes, c’est le conflit le plus meurtrier de l’histoire. La Pologne, l’Allemagne et l’URSS perdant de 10 à 20% de leur population. Par ailleurs, la part des victimes civiles (60% des victimes)est bien plus élevée que lors des guerres précédentes, les bombardements de villes comme Londres (septembre à décembre 1940) ou Dresde (13-14 février 1945) sont extrêmement meurtriers. Cette violence et cette volonté d’anéantissement s’appuient sur un affrontement idéologique (propagande) les Alliés défendant la démocratie et la liberté, les Nazis dénoncent le « complot juif » et s’appuient sur l’idée de la supériorité de la race aryenne sur les Slaves notamment.***

III- Une guerre d’extermination poussée jusqu’au génocide

Comment l’Allemagne nazie a-t-elle exterminé des populations pendant la deuxième guerre mondiale ? Comment s’est déroulé le génocide des Juifs et des Tziganes ?

Fiche génocide des Juifs et des Tziganes

A recopier dans le cahier pour le vendredi 27 janvier pour les 3eC et les 3eG

*** génocide: extermination systématique d’un peuple pour des raisons religieuses, idéologiques ou culturelles programmée et organisée par un Etat.

L’idéologie raciste et antisémite des Nazis a donc entraîné une véritable extermination (pensée et très organisée) de certaines populations. Si les Slaves, les opposants politiques , les homosexuels… en ont été victimes, ce sont les Juifs et les Tziganes qui ont été le plus touchés : on parle de génocide des Juifs et des Tziganes. Ce génocide est appelé Shoah par les Juifs (= catastrophe en hébreu). Au total, près de 6 millions de Juifs (=3/5 des Juifs d’Europe) et plus de 200 000 Tziganes (=1/3 des Tziganes d’Europe) ont été exterminés. ***


Fiche de révisions

Je connais et je sais utiliser les repères suivants :

  • la seconde guerre mondiale : 1939-1945

  • la libération des camps d’extermination : 1945

  • fin de la seconde guerre mondiale : 8 mai 1945

  • bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki : août 1945

Je connais et je sais raconter

  • les grandes étapes de la guerre sur l’espace européen et l’espace pacifique

Je sais décrire et explique :

  • les enjeux idéologiques de la guerre (nazisme, communisme, démocratie)

  • la mobilisation de toutes les forces matérielles et morales à travers l’exemple de la bataille de Stalingrad

  • la violence et la volonté d’anéantissement des forces en présence à travers la bataille de Stalingrad.

  • le processus d’extermination en m’appuyant sur des exemples (action des Einsatzgruppen, camps d’extermination…)

Je maîtrise le vocabulaire clef du cours :

  • guerre d’anéantissement

  • ghetto // Einsatzgruppen // camps de concentration / d’extermination

  • génocide // Shoah