Chapitre 10. Le Monde d’après la seconde guerre mondiale : la Guerre froide et la décolonisation

Histoire

Comment s’organise le Monde de la fin de la Seconde guerre mondiale jusqu’en 1991 ?

I- Un monde bipolaire au temps de la Guerre froide (1947-1991)

Pourquoi et comment le monde se divise-t-il en deux blocs au lendemain de la seconde guerre mondiale ?

A- Qu’est-ce que la Guerre froide ?

Quels sont les principaux enjeux de la Guerre froide ?

Fiche schéma définition de la Guerre froide

B- Berlin et Cuba : des crises pendant la Guerre froide

En quoi les crises de Berlin et la crise de Cuba sont-elles représentatives de affrontement entre les deux blocs pendant la Guerre froide ?

Fiches crises de Berlin et de Cuba

Chapitre 8 : L’affirmation de l’Etat monarchique dans le royaume des Capétiens et des Valois (XIIe-XVe s.)

Histoire

A recopier dans le cahier. Pour le 11/05 pour les 5eD et pour le XXX pour les 5eG

*** Monarchie : régime politique dans lequel le pouvoir est exercé par une seule personne, le plus souvent par un roi.

Etat : pays ayant un territoire délimité par des frontières et organisé par un pouvoir construit.

Dynastie : suite plus ou moins longue de rois ou d’empereur appartenant à la même famille. Au Moyen Age, le royaume de France est dirigé par deux dynasties, les Capétiens puis les Valois.

En 987, Hugues Capet devient roi de France et fonde la dynastie capétienne. Mais lui et ses successeurs ont peu de pouvoir en dehors du domaine royal.

Domaine royal : territoire qui appartient au roi, sur lequel il exerce directement son pouvoir.

Comment le pouvoir royal s’est-il affirmé puis renforcé entre le XIe et le XVe siècle  ?

I- Des premiers Capétiens à l’affirmation d’une autorité royale, souveraine et sacrée (XIe-XIIIe s) ***

Comment les rois de France affirment-ils leur autorité à partir du milieu du XIIe s et comment cela aboutit-il à la construction d’un Etat au XIIIe s ?

Fiches sur la bataille de Bouvines

Corriger et compléter votre rédaction à partir du texte suivant. Pour le lundi 18 mai pour les 5eD et pour le 02 juin pour les 5eG

         *** Au début du règne de Philippe-Auguste, le roi de France contrôle mal le royaume de France : son domaine royal centré sur Paris est relativement petit et le reste du royaume est au main de grands seigneurs. Près de la moitié du territoire français appartient d’ailleurs au roi d’Angle, Jean.

         En 1204, sous prétexte que le roi d’Angleterre refuse de lui rendre hommage pour ses seigneuries françaises, Philippe Auguste chasse les Anglais du royaume de France. Jean, roi d’Angleterre est donc privé de ses possessions françaises (c’est pour cela qu’on l’appela Jean-sans-terre). Mécontent, Jean s’allie avec l’empereur du Saint-Empire romain germanique et des seigneurs français de Nord de la France, le comte de Flandres et le comte de Boulogne. Ces deux seigneurs trahissent donc le roi de France puisque ce sont normalement ses vassaux et lui doivent obéissance. Cette coalition attaque la France en 1214 à la fois dans le Poitou et à Bouvines pour diviser son armée.

         La bataille de Bouvines se déroule le dimanche 27 Juillet 1214 près de Bouvines dans le comté de Flandre dans le Nord de la France. Les troupes françaises sont attaquées par l’armée coalisée (composée de soldats germaniques et flamands car les Anglais combattent dans le Poitou) par surprise un dimanche, journée où normalement les combats n’ont pas lieu au Moyen Age (c’est la « trêve de Dieu » puisque le dimanche est un jour sacré pour le chrétiens). Au début de la bataille, les soldats germaniques et flamands dominent les combats et l’armée française est en difficulté. Philippe-Auguste est mis à terre et évite de peu d’être tué par le comte de Boulogne. Le roi de France ne doit son salut qu’à l’intervention in extremis de ses chevaliers. Puis, une faille dans les rangs de la coalition facilite une percée française et renverse le sens de la bataille : la majeure partie de l’arrière garde germanique et flamande voyant ses premières lignes se replier, fuit en débandade. L’armée de Philippe Auguste encercle le reste de la coalition et remporte la bataille.

         Par ailleurs, elle capture de nombreux ennemis, notamment les comtes de Flandres et de Boulogne, les vassaux du roi de France qui l’ont trahit. L’empereur Othon échappe, quant à lui, de justesse aux chevaliers français. Afin d’être libérés les traites doivent payer une rançon conséquente et sont échangés contre leur fils ou leur neveu (qui restent donc auprès du roi de France). Ces mesures permettent à Philippe-Auguste de s’enrichir et de s’assurer que ses vassaux ne le trahiront plus. De plus, le roi de France fait détruire toutes les forteresses des comtés de Flandres et de Boulogne. Ici, Philippe-Auguste agit avec fermeté mais il fait également preuve de clémence car aux petits seigneurs qui l’ont trahi, il ne leur demande que de lui prêter à nouveau hommage et renouveler leurs vœux de fidélité et d’obéissance.

         Ainsi, grâce à la bataille de Bouvines mais aussi à ses victoires dans le Poitou contre les Anglais, le roi de France affirme davantage son autorité et reprend énormément de fiefs au roi d’Angleterre. En 1224, à la fin du règne de Philippe-Auguste, les Anglais ne possèdent plus en France que la Guyenne. Par ailleurs, la bataille de Bouvines a également permis au roi de France d’affirmer son pouvoir auprès de ses vassaux : les grands seigneurs lui obéissent désormais plus et craignent d’avantage de le trahir.***

Fiche sur l’affirmation de l’autorité royale

A recopier dans le cahier. Pour le 25 mai pour les 5eD et pour le XXX pour les 5eG

*** A partir du milieu du XIIe s, les rois tentent d’affirmer leur pouvoir notamment en menant des guerres (ex pour le royaume de France de la bataille de Bouvines, 1214) et en obligeant les grands seigneurs à leur rendre l’hommage et à respecter leur serment.

Les rois de France (ex : Philippe-Auguste, Louis IX, Philippe IV) imposent alors progressivement leur autorité en agrandissant le domaine royal, en renforçant l’administration (baillis et sénéchaux) et en sacralisant la personne du roi (sacre dans la cathédrale de Reims).

A la fin du règne de Philippe IV Le Bel, le système féodal a laissé place à un système monarchique  : un Etat est créé.***

II- L’affirmation d’un Etat  : entre crises et reconstruction (XIV-XVe s)

Quelles crises connaît le royaume de France aux XIV-XVe s et comment s’en sort-il grandi ?

Fiches crises et reconstruction du royaume de France

Chapitre 9 : La Seconde guerre mondiale en France

Histoire

Comment la France -son régime politique et sa population- traverse-t-elle la Seconde guerre mondiale ?

Lors de ce chapitre, vous avez commencé par faire un escape game numérique OU vous avez réalisé des études de documents plus classiques.

Pour faire ou refaire l’escape game, c’est ici !

A recopier dans le cahier pour le 11 mai pour les 3eC et les 3eG

*** I- L’effondrement de la IIIe République : la défaite de 1940 et le régime de Vichy

Comment la IIIe République s’effondre-t-elle en 1940 ?

Fiche sur la défaite de 1940 et le régime de Vichy si vous n’avez pas fait l’escape game.

En mai 1940, l’Allemagne envahit la France, à sa grande surprise, par la Belgique. Grâce à ses chars et son aviation militaire efficace, l’armée allemande avance rapidement dans le territoire français : c’est la Blitzkrieg (la « guerre éclair »). Ainsi, des civils français sont contraints de fuir ; ils partent sur les routes avec peu d’affaires et au risque de leur vie (bombardements) vers le Sud, au plus loin des zones de combat ; c’est « l’exode ».

Le 14 juin 1940, Paris est occupée. Le gouvernement français doit donc prendre une décision : continuer les combats ou se rendre. Le 17 juin, le maréchal Pétain devenu chef du gouvernement et héros de Verdun (1GM) demande l’armistice à l’Allemagne alors que le général De Gaulle, parti pour l’Angleterre, demande quant à lui aux Français de le rejoindre pour continuer le combat dans une allocution à la BBC le 18 juin.

L’armistice est, finalement, signé le 22 juin 1940 à Rethondes. Ses conditions prévoient l’annexion de l’Alsace-Moselle et l’occupation de la moitié nord du territoire français par l’Allemagne (la zone occupée ou la zone Nord). Pétain installe donc son gouvernement dans la « zone libre » (dans la moitié sud du territoire français) et place sa capitale à Vichy. Il fait voter des actes constitutionnels qui lui donne tous les pouvoirs : une dictature est mise en place. La démocratie est suspendue, c’est la fin de la IIIe République.

En quoi Vichy et sa politique de Révolution Nationale sont-ils incompatibles avec les valeurs de la République ?

Pétain fonde à Vichy un nouvel Etat français, un régime dictatorial, antirépublicain, antidémocratique. Il propose avec son gouvernement une « Révolution nationale » basée sur des valeurs opposées à celles de la République : c’est un régime autoritaire et antisémite dont la devise est « travail, famille, patrie ».

Après la rencontre de Montoire (octobre 1940), Pétain engage la France dans la voie de la collaboration d’Etat avec l’Allemagne. L’Etat français se met au service de l’Occupant, des policiers français raflent les juifs qui sont livrés aux nazis (ex : rafle du Vel d’Hiv 16-17 juillet 1942, 76 000 juifs déportés par la France). De plus, le STO (Service de Travail Obligatoire) est mis en place, obligeant des milliers de jeunes Français à aller travailler en Allemagne.

Rafle : arrestation massive de personnes

II- La Résistance, des résistances en France : le maintient de l’idéal républicain

Comment s’organisent les mouvements de résistances en France ? Comment la défense des valeurs républicaines se maintient-elle au sein de la Résistance ?

Fiche sur la Résistance si vous n’avez pas fait l’escape game.

La France libre (= la Résistance extérieure)

Dès le mois de juin 1940, le général De Gaulle refuse la défaite et veut poursuivre la lutte aux côtés du Royame-Uni. Il lance un appel à la BBC le 18 juin 1940 et constitue les FFL (Forces Françaises Libres). Pendant l’été 1940, les soldats des FFL sont peu nombreux. Leur effectif finit par atteindre 260000 soldats. De nombreuses colonies françaises se rallient à la France Libre. Les FFL participent aux combats aux côtés des Alliés, notamment aux débarquements d’Italie en 1943, ainsi qu’aux combats de la Libération après le débarquement en Normandie en juin 1944 ainsi qu’à l’invasion de l’Allemagne en 1945.

La Résistance intérieure

Dès l’été 1940, certains Français refusent de subir l’occupation et le régime de Vichy. Ils constituent des réseaux et des mouvements de résistance. En 1940, ils sont très eu nombreux. Quelques événements vont grossir leurs rangs : l’entrée en guerre de l’URSS en 1941 aux côtés des Alliés pousse les communistes à rejoindre la Résistance ; en 1942, les premières rafles antisémites accroissent les rangs de la Résistance et en 1943, l’établissement du STO (Service du Travail Obligatoire) pousse des jeunes hommes qui refusent d’aller travailler en Allemagne à rejoindre la Résistance. Ces résistants sont divisés en de nombreux groupes (réseaux, mouvements et maquis), souvent politiquement opposés, ce qui rend limitée l’efficacité de leurs actions (distribution de journaux dénonçant Vichy et les nazis, sabotage des moyens de communication, lutte armée…).

Maquis : région isolée et difficilement accessible (généralement montagneuse ou boisée) où se réfugient des résistants pour échapper à l’occupant et y organiser la lutte clandestine, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

L’unification des résistances

De Gaulle veut unifier la Résistance autour de lui. En 1942, de Gaulle charge Jean Moulin dit Rex d’unir les différents mouvements de la résistance intérieure. En 1943, Jean Moulin parvient à réunir clandestinement les délégués de chaque mouvement de la résistance intérieure en un Conseil National de la Résistance (CNR) qui adopte un programme commun qui défend des idées démocratiques et républicaines. Cette coordination rend plus efficaces les actions entreprises par les mouvements, réseaux de résistance et les maquis. Progressivement les deux résistances s’unifient donc autour de De Gaulle.

La participation de la Résistance à la Libération de la France.

Les résistants (les FFL tout comme les résistants de l’intérieur dont les maquisards participent à la libération de la France. A la suite des débarquements de Normandie (6 juin 1944) et de Provence (15 août 1944), la France est libérée. De Gaulle obtient des Alliés, que la 2eme DB (Division de Blindés des FFL) du général Leclerc entre en premier dans Paris le 24 août 1944. Cette entrée symbolique est une manière de montrer la participation active des résistants français à la libération du pays. Elle est importante : elle permet à de Gaulle de justifier la formation d’un gouvernement français une fois le pays libre, car les Etats-Unis comptaient occuper la France. ***

A recopier dans le cahier pour le 15 mai pour les 3eC et les 3eG

*** III- Après la Libération, la refondation républicaine

Comment la France renoue-t-elle avec l’idéal républicain et parvient-elle à triompher de Vichy ?

Une fois Paris libérée le Gouvernement provisoire de la République (le GPR, formé des différents représentants de la Résistance dont de De Gaulle) s’installe au pouvoir : la République est rétablie et entame de nombreuses réformes inspirées du programme du CNR. Ces réformes sont ensuite reprises dans la constitution de la Ive République, adoptée par référendum en octobre 1946.***

Fiche sur les mesures prises à la Libération.


Fiche de révision

Je connais et je sais utiliser les repères suivants :

  • appel du général de Gaulle : 18 juin 1940

  • régime de Vichy : 1940-1944

  • fondation du Conseil National de la Résistance (CNR) par Jean Moulin : 1943

  • libération de la France, rétablissement de la République (la IVe), droit de vote des femmes, Sécurité sociale : 1944-1945

Je sais raconter et expliquer :

  • la défaite française de 1940 et ses conséquences, l’armistice et la fin de la IIIe République

  • la vie d’un mouvement de la Résistance (Libération-sud) en montrant les valeurs républicaines auxquelles les résistants sont attachés.

Je sais décrire :

  • quelques aspects du régime de Vichy, révélateurs de son idéologie

  • les principales mesures prises à la Libération (droit de vote des femmes etc)

Je sais expliquer :

  • l’organisation de la Résistance (FFL et résistances intérieures)

Chapitre 6 . La Révolution Française et l’Empire (1789-1815) : un bouleversement politique

Histoire

La Révolution française (1789-1799) puis le Consulat (1799-1804) et enfin l’Empire (1804-1815) sont des périodes pendant lesquelles la vie politique française a été profondément bouleversée.

Comment la Révolution française et l’Empire transforment-ils en profondeur l’organisation politique de la France ?

I- Devenir citoyens : les débuts de la Révolution française (années 1780-1789)

A- Les difficultés de la monarchie et le mécontentement des Français à la veille de la Révolution (années 1780).

Pourquoi et comment la monarchie absolue est-elle mise en difficulté dans les années 1780 ? Pourquoi Louis XVI est-il obligé de convoquer les Etats-Généraux en 1789 ?

Réalisation de l’escape game (pour le faire ou le refaire c’est ici) OU Fiche sur les mécontentements des Français dans les années 1780

A recopier dans le cahier après avoir lu le schéma et regarder la vidéo ci-dessous. Pour le 04 mai pour les 4eD.

*** Un déficit : c’est lorsque dans un budget, les dépenses sont supérieures aux recettes (= aux revenus).

Etats généraux : assemblée des représentants des trois ordres du royaume réunis par le roi dans des circonstances exceptionnelles.

Un cahier de doléance : un cahier qui consigne les demandes et les plaintes des Français (par ordre et par province) auprès du roi en vue des Etats généraux. ***

B- Vers l’affirmation du pouvoir par le peuple (1789-1791)

Comment se sont faits le renversement la monarchie absolue et l’affirmation de la souveraineté et des droits du peuple ? Comment les Français passent-ils du statut de sujet à celui de citoyen ? (1789-1791)

A recopier dans le cahier. Pour le 11 mai pour les 4eD.

*** Une constitution : un texte de loi suprême fixant le fonctionnement d’un Etat.***

Fiches sur les années 1789-1791 : schéma + documents

A recopier dans le cahier. Pour le 15 mai pour les 4eD.

*** La souveraineté : le droit d’exercer l’autorité politique, d’exercer le pouvoir.

Une monarchie constitutionnelle : un régime politique dans lequel les pouvoirs du roi sont définis et limités par une Constitution.

Une Nation : Communauté vivant sur un même territoire et affirmant sa volonté de vivre ensemble.

Le suffrage censitaire : le droit de vote réservé à ceux qui paient un impôt important (= les plus riches).***

Fiche tableau de David, Le Serment du jeu de paume

A recopier dans le cahier. Pour le 20 mai pour les 4eD.

*** II- La Révolution française en marche : la République (1792-1799)

A- La chute de la monarchie (août 1792) : le rôle primordial du peuple

Les sans-culottes : petit peuple révolutionnaire des villes (qui portent le pantalon et non la culotte des nobles et des bourgeois).

Les fédérés : les gardes nationaux chargés du maintien de l’ordre dans les villes de province. ***

Fiche 10 août 1792

Pour ceux et celles qui ont fait l’étape 2, corrigez et complétez votre rédaction avec le texte ci-dessous. Pour ceux et celles qui n’ont pas fait l’étape 2, recopiez le texte ci-dessous. Pour le 25 mai pour les 4eD.

      *** Le 10 août 1792, le peuple s’empare du palais des Tuileries, où réside le roi et sa famille. En effet, les sans-culottes parisiens, petit peuple révolutionnaire aidés des fédérés, les soldats de la Révolution, attaquent le palais des Tuileries au matin du 10 août 1792. L’affrontement avec les gardes suisses chargés d’assurer la protection de la famille royale est très violent : des canons et des fusils sont utilisés. Cette violence s’explique également par les fortes convictions de chacun des deux camps : les gardes suisses étant des royalistes convaincus, le peuple de Paris étant contre le roi.

      En effet, progressivement à partir de l’année 1791 le roi perd la confiance d’une grande partie du peuple français. Tout d’abord le 21 juin 1791, le roi et sa famille fuient Paris en direction des Pays-Bas autrichiens pour rejoindre le frère de la reine Marie-Antoinette, qui est l’empereur d’Autriche afin de lever une armée et reprendre son pouvoir absolu. Bien que le roi et sa famille soient habillés en bourgeois, ils sont reconnus dans une auberge à Varenne le lendemain et sont ramenés à Paris. Le peuple se méfie désormais du roi. Cette méfiance se transforme en défiance à l’été 1792. En effet, alors que la France est en guerre contre l’Autriche alliée à la Prusse depuis avril 1792, Brunswick, le chef des armées prussiennes et autrichiennes, déclare, le 25 juillet 1792, que Paris doit se soumettre à ses soldats et menace le peuple français de fortes représailles s’il s’attaquait à Louis XVI et sa famille. Ce manifeste est perçu en France comme la preuve que le roi complote toujours avec l’Autriche et la Prusse. Il est donc vu comme un traître à la nation française. Le mécontentement monte chez les sans-culottes parisiens et les fédérés qui décident de demander des comptes au roi et attaquent ainsi le palais des Tuileries, où il réside, le 10 août 1792.

      Cette journée révolutionnaire du 10 août 1792 est un événement historique majeur qui marque une rupture importante dans la Révolution. A la suite de cette journée, le roi et sa famille sont faits prisonniers dans la prison du temple à Paris et la monarchie est suspendue. Pour la première fois, la France n’est plus une monarchie mais une république. Une nouvelle constitution est rédigée et est adoptée le 21 septembre 1792 : la première République est proclamée. Elle est dirigée par la Convention, nouveau nom donné à l’assemblée nationale, dont les députés sont élus au suffrage universel masculin. Les royalistes sont pourchassés et guillotinés. Louis XVI, désormais appelé Louis Capet, doit faire face à un procès devant la Convention qui décide de le condamner à mort (366 députés votent pour la condamnation à mort, 355 votent contre). Il est guillotiné le 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde). ***

B- La Terreur (1793-1794) : défendre la patrie à tous prix ?

En quoi les dangers encourus par la République entraînent-ils le régime de la Terreur ? Quelle expérience politique la République connaît-elle alors ?

A recopier dans le cahier. Pour le 29 mai pour les 4eD

*** Les Montagnards : groupe de députés appelés ainsi car ils siégeaient en haut des gradins. Ils sont plus proches du petit peuple que les autres députés (notamment les Girondins, plus proches des bourgeois).***

Fiche sur la Terreur

Chapitre 7 : Les villes au Moyen Age (XII-XVe s)

Histoire

Au Moyen Age, en Europe de l’Ouest, seulement un habitant sur dix vit en ville. Cependant à partir du XIIe les villes connaissent un véritable essor : elles s’agrandissent et s’enrichissent. Une nouvelle façon de vivre (différente qu’à la campagne) s’y développe.

Comment expliquer l’essor des villes au Moyen Age en Europe de l’Ouest ? Comment y vit la population ?

Lors de ce chapitre, vous avez commencé par faire un escape game numérique OU vous avez travaillé sur Bruges.

Pour faire ou refaire l’escape game, c’est ici !

Fiches sur Bruges (si vous les avez faites et que vous n’avez pas fait l’escape game)

A recopier dans le cahier. Pour le 04 mai pour les 5eD. Pour le XXX pour les 5eG.

*** I- L’essor des villes au Moyen Age

Comment se développent les villes au Moyen Age ?

Au Moyen Age, à partir du XIIe s, les villes d’Europe de l’Ouest se développent grâce au commerce. Ainsi, elles attirent de plus en plus d’habitants et s’étendent au delà des remparts dans les faubourgs. Elles s’enrichissent également. Les villes dont l’essor est le plus important se situent entre l’Italie du Nord et les Flandres (actuelle Belgique/nord de la France), en passant par les foires de Champagne car ce sont des villes très commerciales.

Faubourg : quartier récent construit au delà des remparts de la ville.

Comment s’organise le pouvoir dans les villes au Moyen Age ?

Au Moyen Age, la terre et donc les villes appartiennent à des seigneurs (des comtes, des ducs etc). Cependant ces seigneurs ne dirigent pas seuls ces villes. Ils délèguent (= ils donnent) une grande partie de leur pouvoir aux bourgeois de la ville qui sont de riches artisans ou marchands. Il choisit parmi ces bourgeois une dizaine d’hommes, qu’on appelle échevins ou consuls, pour former leconseil communal (ou le conseil de la Commune). Ce conseil communal est chargé d’administrer la ville. Dans le Nord de l’Europe, un document, qu’on appelle une charte de franchise, fixe les pouvoirs du conseil communal et du seigneur pour chaque ville.

Charte de franchise : acte par lequel dans le Nord de l’Europe un seigneur cède une partie de ces pouvoirs aux habitants de la ville.

Conseil communal : conseil qui dirige une ville au Moyen Age, qui est composé de riches marchands ou artisans que l’on nomment échevins ou consuls.

Bourgeois : personne bénéficiant de droits politiques (qui peut être choisi comme échevins ou consuls) et de privilèges au sein d’une ville et qui est issue d’une riche famille de marchands ou d’artisans de la ville

II- L’organisation de la vie quotidienne dans les villes au Moyen Age

Qui sont les habitants des villes et comment y vivent-ils au Moyen Age ?

Dans les villes au Moyen Age, ceux et celles qui travaillent sont principalement des artisans (ex : boulanger, cordonnier, tailleur de pierre, tisserand). Tous les artisans qui pratiquent la même activité professionnelle sont regroupé dans un même métier. Chaque métier possède un règlement strict auquel chacun doit se plier sous peine d’être exclu du métier (et donc de ne plus pouvoir travailler). Chaque métier est dirigé par les maîtres. Chaque maître est à la tête d’un atelier qui fabrique et vend un produit. Il dirige des salariés qui doivent lui obéir : des jeunes apprentis aux compagnons expérimentés. Tous les ateliers du même métier se trouvent dans la même rue.

Ainsi, au sein des métiers, la hiérarchie entre les individus est importante. Tous les artisans n’ont pas le même niveau de vie. Seulement les maîtres des métiers les plus aisés et les riches marchands font partie des bourgeois.

Métier : organisation professionnelle au sein des villes au Moyen Age. Il regroupe toutes les personnes pratiquant la même profession, fixe un règlement que tous doivent suivre et impose une hiérarchie stricte entre ses membres.

III- L’Eglise, un rôle spécifique dans les villes au Moyen Age

Comment l’Eglise marque-t-elle les villes au Moyen Age ?

Comme dans les campagnes, l‘Eglise est omniprésente dans les villes. De nombreux bâtiments religieux parsèment les villes médiévales. Dans chaque grande ville se trouve une immense cathédrale pour glorifier Dieu et montrer à chacun la puissance de l’Eglise. Ces cathédrales très hautes et très lumineuses, de style gothique, apparaissent à la fin du XIIe s grâce à des innovations architecturales (la clef de voûte permet de monter plus haut le plafond des cathédrale et les arcs boutants à l’extérieur permettent de porter ses hauts murs).

Par ailleurs, l’Eglise vient en aide, dans les ville aux plus pauvres en les accueillant dans les Hôtels-Dieu ; lieu où elle soigne également les malades. Elle participe donc réellement à la vie collective.

Par ailleurs, dans les grandes villes les premières universités apparaissent. Les professeurs sont des hommes du clergé et ils dispensent un enseignement conforme aux croyances du christianisme et aux règles de l’Eglise.

Hôtel-Dieu : hôpital tenu au Moyen Age par des membres du clergé.***


Fiche de révision

Je sais localiser et situer :

  • les villes étudiées en classe : Bruges, Toulouse, Sienne et Assise.

  • Les lieux où se trouvent les plus grandes villes aux Moyen Age

Je sais décrire et expliquer :

  • l’essor des villes et du commerce au Moyen Age

  • la répartition des pouvoirs dans les villes au Moyen Age (entre le seigneur et le conseil communal…)

  • les différentes activités des personnes habitants en ville : artisans organisés en métier, commerçants…

  • la place de l’Église dans les villes au Moyen Age

Je sais décrire :

  • la ville que j’ai étudiée en classe : Bruges, Toulouse, Sienne ou Assise.

  • une cathédrale gothique

Je maîtrise le vocabulaire clef du cours :

  • Faubourg

  • Conseil communal /échevins / consuls

  • Bourgeois

  • Charte de franchise

  • Métier

  • Hôtel-Dieu