Mai 14 2017

En er mundo

Publié par Giraldillo dans Non classé      

Le pasodoble de la semaine : En er mundo

«Creo que los Toros son la fiesta más culta que hay en el mundo.»

Federico García Lorca

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La barbarie c’est l’ignorance.


Mai 20 2017

Forme et substance

Publié par Giraldillo dans Réflexion      

Je crois avoir démontré dans mon précédent « papier » que la Corrida est plus un sacrifice qu’un combat, quoi qu’il faille encore clarifier les choses et expliquer qu’elle n’est pas que cela.

La Corrida a l’apparence d’un combat dans le sens où il s’agit d’un face à face mais si c’est un combat il est inégal et le but n’est pas la victoire de l’un des adversaires. Si c’est un combat c’est un combat qui n’en est pas un dans son fondement. On utilise parfois des mots en les vidant de leur sens.

Si la Corrida était un combat elle s’apparenterait aux jeux du cirque et le genio et le sentido seraient les qualités recherchées par les éleveurs et non la bravoure et la noblesse1. Certains aficionados devraient aller jusqu’au bout de leur logique si tant est qu’il y en ait une car il semble que certains concepts soient pour d’aucuns quelque peu ambigus. Si elle doit avoir sa place et que les toreros devraient accepter sa contingence, la caste négative n’est un idéal que si on est sadique, ce qui n’est évidemment pas le cas de l’immense majorité des aficionados. Ce qui devrait tous nous réunir, et c’est là où réside le principal problème de notre époque, c’est la recherche de la puissance dont l’absence ruine toute bravoure.

Face aux qualités du toro correspondent celles du torero : le courage pour circonscrire la puissance, la technique, autrement dit l’intelligence, pour dominer la bravoure et l’esthétique pour profiter de la noblesse. Ce dernier élément est consubstantiel à la Corrida depuis ses origines, d’abord avec l’élégance qui doit accompagner l’héroïsme et le code d’honneur des toreros puis la grâce qui surgit avec Cúchares et Lagartijo au XIXe siècle. Mais la Corrida moderne se cristallise définitivement dans les années 20 et en particulier en 1928, non seulement avec l’arrivée du peto mais aussi et surtout quand Chicuelo réunit Gallito et Belmonte à Madrid face à Corchaíto, de Pérez Tabernero, dans un toreo lié en rond face à un animal noble qui reçut la vuelta sans avoir été un modèle de bravoure à la pique. Il y a 90 ans ou presque, ne l’oublions pas !

La Corrida a la forme d’un rite, c’est sa partie immuable en même temps que sa vraie nature. Ce qui n’est pas écrit c’est la lidia que certains traduisent par ‘combat’ car il s’agit d’un jeu de domination. Si c’est le toro qui domine, on assiste à un échec, du torero comme de la Fiesta, même si quelques personnes semblent jouir du spectacle montrant un homme dépassé (on est tellement mieux dans les gradins). Si c’est le torero qui domine le même toro on peut imaginer qu’on aura assisté au même spectacle de bravoure, surtout aux piques, mais qu’en plus on aura vécu le miracle de la communion, post-domination, car celle-ci être un préalable et non une fin en soi, entre l’homme et la bête. Il y a donc un paradoxe qui n’en est un qu’en apparence : la forme de la Corrida est celle d’un rite sacrificiel et le contenu est celui d’un affrontement entre une charge indéterminée et la capacité d’un torero à la maîtriser, à la dominer puis à la subjuguer. Il est important de comprendre que le toreo ne se limite pas à un jeu de domination mais qu’il est essentiel que l’opposition soit dépassée par la complémentarité dirigée par l’élément humain qui modèle la force brute, par le courage d’abord mais forcément associé à l’intelligence sans laquelle il ne serait rien face au monstre puis finalement par l’esthétique qui confère à la tauromachie, ce « combat » seulement apparent, sa dimension érotique. Je suis conscient que beaucoup d’entre nous nient cette dimension mais si la tauromachie est résumée à son côté tragique c’est d’abord une tragédie pour elle car elle devient difficilement défendable.

Résumons-nous : sacrifice mais éthique pour respecter l’animal sacrifié et lui donner sa chance (double chance : d’attraper le torero ou d’être gracié). Cet animal n’est pas choisi pour sa docilité comme dans les rites sacrificiels religieux mais au contraire pour sa capacité de combativité positive qui permet la danse, à la fois macabre et festive, deux faces complémentaires. Plus on atteint l’équilibre entre le tragique et l’esthétique, plus grande est la lidia, plus elle se rapproche de l’idéal. Elle perd son intérêt quand elle tombe dans une difficulté extrême qui ne permet pas une passe ou au contraire, bien-sûr, quand elle tombe dans une facilité apparente qui lui enlève toute émotion. La dichotomie torisme vs torerisme est un clivage par trop simpliste ! Certains mettent en question cet équilibre parfait. Libre à eux. Pencher d’un côté, soit, mais nier l’autre est une hérésie.

J’ai eu par ailleurs l’occasion de l’exprimer clairement, pour être transcendant ou simplement pour transmettre une émotion ce que fait le taur-héros ne doit jamais paraître facile et l’animal sacrifié ne doit jamais faire pitié. C’est une victime qui ne doit pas le paraître. Elle doit vendre chèrement sa peau et c’est la difficulté qui résulte de cette combativité qui permet au rite de prendre tout son sens, de donner de la substance à la forme. Ce n’est pas une question de jouer avec les mots, la sémantique est importante. Nous n’avons pas dans la langue française un mot pouvant traduire le mot lidia, d’où, je crois, certaines confusions. La lidia est, à l’intérieur de la forme rituelle, le moyen pour arriver au but qui est le toreo. C’est une technique associée au courage qui, dépurée, a aussi son esthétique mais c’est surtout la cadre du possible, la science du torero, un préalable pour lui permettre de donner libre cours à son Art. La lidia est rarement une lidia pure – tout comme le toreo n’est quasiment jamais esthétique pure -, elle est généralement indissociable du toreo.

Reste maintenant à savoir ce qu’est le toreo. Ce n’est pas une mince affaire. Cela fait 25 ans que j’essaie pour ma part de le définir. Rafael El Gallo, après toute une vie de torero disait et peut-être est-ce là la meilleure définition : « Le toreo… c’est ce que l’on ne peut pas expliquer ».

Affaire à suivre.

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1. Encore faut-il se mettre d’accord sur ce concept dont voici une définition : charge classieuse sans coups de tête, mufle baissé, répondant aux sollicitations sans brusquerie, avec rythme ou du moins sans à-coups et ne s’occupant que de l’objet à atteindre pour le poursuivre avec franchise et jusqu’au bout (par définition, la noblesse complète implique la bravoure et n’exclut pas du nerf en début de lidia; au contraire noblesse partielle unie à une demi-bravoure et un manque de force donne une charge mollassonne et candide, prototype de ce qu’on appelle le toro moderne).


Mai 17 2017

Un élevage à l’honneur (97)

Publié par Giraldillo dans Non classé      

Après que Dufau ait triomphé des derniers coquillas à Saint-Sever en 2013 on s’est aperçu que cet encaste n’était pas mort, d’une part car Sánchez Arjona continue à posséder un lot de cette origine et d’autre part parce qu’un élevage andalou un peu oublié a été sorti de son ostracisme par la peña de Saint-Perdon lors de la novillada concours de 2015. En 2016 Parentis a suivi et en 2017 c’est au tour de Mugron, suite à quoi on a appris que sous le nom La Pasión, un élevage a été créé dans les environs d’Aire sur l’Adour (Pilès-Dussau) à partir des élevages précédents.

Tentadero

María Jesús Gualda est l’héritière de l’élevage El Añadío dont une partie du bétail est d’une autre branche de Santa Coloma, celle de Buendía. Ces origines ont été introduites par la mère de la propriétaire actuelle il y a une trentaine d’années via la ganadería de Julio Garrido. Des étalons de San Martín ont ensuite été ramenés dans ces terres méridionales.

Encaste : Coquilla et Buendía

Devise :vert, rouge et jaune

Ancienneté : aucune

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Les animaux de ce fer paissent dans la finca qui lui a donné son nom, dans la commune de Jaén, sur 350 hectares. Le nombre de mères avoisine la centaine. Il fait partie de l’Asociación de Ganaderos de Lidia.


Mai 13 2017

Combat ou sacrifice ?

Publié par Giraldillo dans Réflexion      

La Corrida met en scène un homme et un taureau brave (ou de combat) dans un corps à corps agonistique. Jusque là, très bien, mais quelle est la nature exacte de ce corps à corps ?

Il y a, me semble-t-il, un malentendu concernant le mot lidia que l’immense majorité des espagnols ne remplaceront indistinctement pas par le mot combate. Pour le coq de combat, l’animal le plus proche du toro en ce sens que lui aussi est élevé pour son caractère, on parle de gallo de pelea car celui-ci est destiné à se battre contre un congénère, ce qui n’est pas le cas du toro.

Il paraît clair que pour ce dernier il y a combat : il ne calcule pas, il veut vaincre tout ce qui se met sur sa route. Les tenants du combat sans doute se placent-ils inconsciemment du côté du toro plutôt que du côté de l’homme. Dans tout affrontement (ce qui n’est pas la même chose qu’un combat) il est difficile en effet de rester neutre, il faut prendre parti.

Le fait est que généralement le toro ne sort pas vainqueur. La logique veut qu’il meure : c’est l’intelligence de l’homme qui vainc la force brute. De plus, symboliquement parlant, l’homme triomphe de la mort dont l’animal en est l’antonomase.

Comment peut-il y avoir un combat alors que les deux opposants n’utilisent pas les mêmes armes ? Si combat il y a, celui-ci est on ne peut plus inégal, celui d’un homme qui a une masse corporelle une dizaine de fois inférieure à celle de son adversaire mais qui, en contrepartie, est a priori prêt à ce face à face dont il connaît les règles du jeu.

Par ailleurs, s’il y a combat, il doit y avoir un vainqueur. Quand le toro gagne-t-il ? Pas quand il tue le torero et l’idée ne viendrait à personne de le gracier pour cela, anti-taurins mis à part.

Est-il gagnant lorsqu’il est gracié ? En général non, car c’est souvent le torero qui le met en valeur pour permettre l’indulto.

Alors bien sûr il arrive souvent que l’homme soit dépassé mais, au bout du compte, même sifflé, c’est lui qui met à mort l’animal. Si ce n’est pas le cas, le toro est tué dans les corrales.

Le seul cas de réelle victoire pour le toro serait donc celui d’une grâce pour comportement exceptionnel après avoir surclassé le torero. Dans ce cas c’est généralement la vuelta qui est accordée mais de toute manière l’animal aura gagné son indulto plus pour avoir démontré sa nature brave que pour avoir été vainqueur du combat supposé car il aurait eu encore plus de chance de l’être face à un adversaire capable de s’accoupler à sa charge.

Je comprends que le mot sacrifice en dérange certains car il sous-tend l’idée de victimisation mais il est clair que si la Corrida est un rite sacrificiel ce n’est pas son seul aspect (restons sur thanatos, nous traiterons eros par ailleurs). On ne cherche pas un animal qui serait facile à sacrifier. Dans de nombreux rites, celui de Mithra ou celui de Saint-Marc ou d’autres encore bien plus anciens, auxquels la Corrida peut se comparer, voire desquels elle peut se réclamer, le sang du toro doit couler pour pouvoir s’imprégner de ses qualités (bravoure, puissance, fertilité). En ce sens, elle serait une sorte de rite totémique où l’animal sacrifié n’en est pas moins vénéré. Il est le symbole d’un peuple, nous, peuple du toro, peut-être en réminiscence d’un aurochs terrifiant finalement terrassé où la peur a fait place à la culpabilité d’avoir tué un animal longtemps considéré invincible. Pour Freud, le repas totémique représente l’absorption de la vie sacrée mais dans la Corrida le toro joue sans doute aussi le rôle de bouc-émissaire en remplaçant la figure paternelle primordiale et brutale dont la mort suppose le début de la civilisation, les enfants s’organisant dans un esprit de justice.

Dans la tauromachie espagnole, pour que la communion avec les forces de la nature puisse se réaliser dans ce qui peut ressembler à une sorte de danse macabre entourée d’un esprit de fête, il est indispensable que l’animal soit digne d’être sacrifié aux dieux (sont-ce des minotaures ou s’agit-il de permettre au soleil, comme chez les Aztèques ou dans d’autres rites solaires, de continuer sa course ?) par ses qualités de bravoure et de noblesse (pas une noblesse partielle et fade mais plutôt une noblesse entendue comme un abandon total). La victoire pour être belle, totale, doit faire suer le torero mais aussi lui permettre, une fois la domination acquise, de s’abandonner, de s’offrir lui-même en offrande. L’issue de cette « lutte » doit donc ne pas être évidente et c’est sans doute cette tension, la blessure paraissant probable et le toro semblant vouloir toujours attraper le leurre, que certains appellent combat. Pour se jouer de la mort l’Homme doit jouer sa vie. Mais une osmose complète est rare et pour surgir il faut nécessairement que les forces contraires s’unissent : celle de l’esprit, soit l’homme, envahissant le terrain du toro pour le dominer en créant un groupe sculptural indissociable.


Mai 12 2017

San Isidro

Publié par Giraldillo dans Temporada      

C’est parti pour un mois non stop. La première, de la Quinta, a offert des possibilités au-delà du manque de caste et des difficultés qui ont conduit Galván à l’hôpital. Malgré un pinchazo et une pétition moyenne, Morenito de Aranda coupe la première oreille de la feria, celle d’un ventorrillo. Pour clore cette introduction de la première feria taurine du monde, bon toreo de cape d’Urdiales et 3 avis pour Mora.

Deux toros de Montalvo auraient sans doute permis à Díaz et à Simón de toucher du poil s’ils avaient eu plus de réussite; « coup de tabac » pour Lebrija. Face à des lagunajandas très moyens, dons manquant de moyens, Fortes fait un tour de piste après une faena exposée où le meilleur aura été le début (pendule à genoux) et la fin (bernadinas) tandis que Román se fait peur. Avec les fuenteymbros, Garrido « ne laisse rien dans l’encriere et perd une oreille à l’épée alors qu’El Fandi se voit refusé un trophée par le gradin n°7 après un tercio de banderilles dans sa meilleure version et un début de faena explosif à un toro important. David Mora coupe la deuxième oreille de la feria à un toro de Parladé. Corrida assez lamentable de Puerto de San Lorenzo pour la Corrida de la Presse avec un Castella qui échoue à l’épée face à un bon sobrero de Bellavista, Talavante qui coupe une grosse oreille à un autre de Mayalde et Jiménez qui repart avec un coup de corne important. Ferrera coupe une grosse oreille confirmant qu’il est pour l’instant le torero de la saison 2017 : après un tercio de banderilles de haut niveau, début de faena en marchant vers le centre avec beaucoup de torería, amélioration du côté droit et passes savoureuses à gauche avec beaucoup de temple et maestría.

Pour la novillada d’El Montecillo, vuelta pour Colombo qui a laissé une très bonne impression.


Mai 10 2017

Au pays des toros (34)

Publié par Giraldillo dans Non classé      

Les villages de La Peza (en haut) et Lanteira (en bas), qui se situent dans les contreforts nord de Sierra Nevada, à l’est de Grenade, assez proches à vol d’oiseau, sont distants de plus de trente kilomètres dans la mesure où il faut faire une boucle  dans la vallée en passant par Guadix. Ces deux localités célèbrent des spectacles taurins assez pittoresques, rappelant les capeas d’antan.


Mai 6 2017

San Isidro historique

Publié par Giraldillo dans Histoire      

La première feria de San Isidro a eu lieu il y a 70 ans, en 1947 donc, avec 5 courses à peine. Cette feria est devenu avec le temps une sorte de Mundial taurin, un mois durant avec une trentaine de spectacles, environ 22 corridas à pied, 4 de rejoneo et autant de novilladas. L’affiche accessible ci-après est censée réunir le meilleur de la tauromachie de tous les temps :

Affiches des cartels représentatifs de l’Histoire du toreo

Clic sur un nom pour le portrait correspondant :

I. Pedro Romero, Costillares et Pepe Hillo

II. Paquiro, Cúchares, El Chiclanero et Cayetano Sanz

III. Lagartijo vs Frascuelo

IV. Luis Mazzantini, El Espartero et Guerrita

V. Antonio Fuentes, Bombita, Machaquito et El Gallo

VI. Rodolfo Gaona, Gallito, Juan Belmonte

VII. Sánchez Mejías, Chicuelo, Granero, Márquez, Lalanda, Niño de la Palma

VIII. Cagancho, Gitanillo y Armillita

IX. M. Bienvenida, D. Ortega, Victoriano de la Serna

X. Manolete, Pepe Luis Vázquez, Carlos Arruza et Antonio Bienvenida

XI. L.M. Dominguín, M. González, R. Ortega

XII. Julio Aparicio, Litri et Antonio Ordóñez

XIII. Manolo Vázquez, César Girón et Antoñete

XIV. G. Sánchez, J. Ostos, Puerta et El Viti

XV. Curro Romero, Paco Camino et Rafael de Paula

XVI. El Cordobés, Palomo Linares et Paquirri

XVII. Ángel Teruel, Ruiz Miguel et Dámaso González

XVIII. Manzanares, Niño de la Capea et Julio Robles

XIX. Paco Ojeda, Espartaco et César Rincón

XX. Joselito, Enrique Ponce et Julio Aparicio

XXI. José Tomás, Morante et El Juli

XXII. Castella, Manzanares, Perera et Talavante

+ El Fundi, Esplá, Ferrera, Juan Bautista, Limeño, Martínez, Padilla, Posada, F. Rodríguez, Silverio, A. Vázquez


Mai 3 2017

Un élevage à l’honneur (96)

Publié par Giraldillo dans Campo      

Encore du Domecq ! Cet élevage n’a encore rien prouvé et pourtant les professionnels font confiance à son propriétaire, Paco Medina, qui avait lancé avec sucès celui du Ventorrillo avant de le vendre. El Montecillo a éte créé en 2005 avec du bétail de El Ventorrillo, Sotillo Gutiérrez et Antonio Arribas (Los Guateles), 90 vaches en tout.

Hierro de El Montecillo

Encaste : Domecq

Devise : vert et blanc

Ancienneté : 1996

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Les animaux de ce fer paissent dans le domaine du même nom dans la commune tolédane d’Orgaz.


Mai 1 2017

Mai

Publié par Giraldillo dans Non classé      

MADRID

Pour la feria de la Comunidad madrilène, Menes fait un tour de piste dans la première novillada. Ureña coupe une oreille pour la traditionnelle corrida du 2 mai.

A Xérès, pour l’ouverture, deux oreilles pour Cayetano et une pour El Fandi. Avec les cuvillos, tout le monde a hombros : Padilla, Morante et Manzanares. Pour la dernière, Roca coupe 4 trophées contre 3 à Talavante dans leur mano a mano.

A Valladolid, double trophée pour Talavante; un pour Castella et Roca.

Novilladas

A MADRID, oreille pour Ángel Sánchez d’un mayalde.

A SEVILLE, deux fois une vuelta pour Valadez puis une autre pour Ochoa.

FRANCE

A Vauvert, deux fois une oreilles pour Vara dans son solo face aux toros de Prieto de la Cal.

A Aire sur l’Adour, une oreille pour Salenc dans la novillada de Cascón.


Avr 29 2017

Le premier empereur

Publié par Giraldillo dans Portraits      

PaquiroFrancisco MONTES  REINA  “PAQUIRO”

Il est né à Chiclana (Cadix) où il fut baptisé le 13 janvier 1805. Il est mort le 4 avril 1851, à l’âge de 46 ans, des conséquences d’une maladie.

Montes a reçu une très bonne éducation qui correspondait à la situation sociale de ses parents (son père était administrateur des biens du marquis de Montecorto). Il torée pour la première fois comme sobresaliente le 1er juin 1830. Elève de l’école de tauromachie de Séville, il a pour maestros Pedro Romero et Jerónimo José Cándido. Paquiro se présenta à Madrid le 18 avril 1831  pour son alternative1. A partir de 1832, il est l’un des toreros les plus appréciés de l’afición. En 1836, il publie sa Tauromachie, œuvre de référence rédigée par López Pelegrín “Abenamar” où il codifie définitivement la tauromachie espagnole à pied. Avec lui, tout devient plus professionnel, le nombre de banderilleros se réduit à trois, les picadors deviennent des subalternes et l’habit se modifie, notamment pour la montera qui lui doit son nom. Grande figura incontestée, Montes torée de moins en moins à partir de 1845. Il se retire à la fin de 1847 pour se consacrer au négoce des vins mais revient en 1850, en particulier à Madrid et Séville. Le 21 juillet 1851, il est gravement blessé à une jambe dans la capitale et il lui fallut plusieurs mois pour se remettre même s’il garda des séquelles de cette blessure.

Francisco Montes sera considéré comme l’empereur des toreros dans cette première partie du XIXe siècle. Grand capeador – on lui attribut l’invention du galleo, d’après ce qui est dit dans le Cossío – et sa tauromachie, quoi que toujours en mouvement est plus offensive, en avançant, donc en se croisant, dès le premier tiers (Pepe-Hillo avait été le premier à le faire à la muleta). Il est sans doute le premier torero largo, avec un répertoire varié, un maestro de la lidia, qui associe parfaitement, grâce à ses facultés physiques et intellectuelles, courage, intelligence et style. Il a en effet pratiqué les différentes suertes des différents toreos de son temps (entre autres celles du saut de la garrocha ou du saut a trascuerno2) de la meilleure manière possible, en les sublimant toutes. A la fin de sa carrière il partagea son règne avec Cúchares et El Chiclanero mais sur l’ensemble du XIXe siècle il est l’un des trois plus grands avec Lagartijo et Guerrita, deux califes cordouans (le deuxième lui-aussi empereur solitaire).

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1. D’après Los Toros de J.M. Cossío : p. 604 du tome II en deux volumes.

2. Saut au-dessus du cou du toro.