Mar 12 2017

Domingo Ortega

Publié par Giraldillo dans Non classé      

Le pasodoble de la semaine : Domingo Ortega

«Creo que los Toro son la fiesta más culta que hay en el mundo.»

Federico García Lorca

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La barbarie c’est l’ignorance.


Mar 29 2017

Un élevage à l’honneur (92)

Publié par Giraldillo dans Campo      

José Ignacio Charro Sánchez Tabernero possède deux fers :

Le premier porte le nom Charro de Llen.

Le deuxième celui du ganadero et se trouve dans la finca Llen de la commune de Las Veguillas (Salamanque). Il est de sang Atanasio depuis que Vicente Charro l’a acquis en 1984, c’est en tout cas ce que prétend la page web de l’UCTL. Cependant, depuis l’achat en 2009 d’un lot de 70 vaches et plusieurs étalons à Daniel Ruiz les atanasios ont été tout simplement remplacés par leurs cousins plus tendance.

Hierro de Charro de Llen

Encaste : Domecq

Devise : rouge et or

Ancienneté : 2009

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Hierro de Charro Sánchez-Tabernero, D. José Ignacio

Encaste : Domecq

Devise : bleu et blanc

Ancienneté : aucune

Mayoral : José María Hernández Pérez

En 2005, Castella a été sur le point de sortir par la Grande Porte de Las Ventas avec ces toros.


Mar 26 2017

Manolo Cortés n’est plus

Publié par Giraldillo dans Portraits      

Photo empruntée au blog de Catafalco y oro

Manolo Cortés, né à Gines (Séville) le 11 juin 1949, s’est éteint à Séville le 25 mars 2017. Il avait pris l’alternative le 14 mars 1968 à Valence avec Ordóñez et Puerta comme compagnons de cartel. Le 25 de mai 1968 il coupa trois oreilles à Madrid face à des toros d’Antonio Pérez, 11 jours après sa confirmation des mains d’Ordóñez encore et en présence de “Miguelín”. Il a subi une grave cornade à Pampelune en 1970, mais le 17 avril 1971 il coupe à Séville les 2 oreilles d’un toro de Samuel Flores. Il triunfa aussi lors d’une corrida de Miura à Valence en 1878. De style gitan, il était capable de toréer tout type de bétail avec une bonne technique et un courage certain.


Mar 25 2017

Comment voir un toro

Publié par Giraldillo dans Non classé      

Si le trapío est un élément à prendre en compte, nous ne parlerons ici que du comportement.

Sa sortie peut être impressionnante mains ne dit pas forcément grand-chose. S’il garde de bonnes qualité se sera parfait mais il sera plus important d’accroître sa bravoure et de bien terminer : trop de toros de dégonflent et disent leur vrai nature au cours du combat.

Cette évolution est primordiale mais il y a trois choses à regarder avant tout, à la cape et de chaque côté, ce qu’un professionnel observe pour se mettre devant en connaissance de causes et ce qu’un aficionado doit observer comme s’il avait à s’y mettre pour juger du travail du torero :

– sa trajectoire (longueur et direction), el recorrido en espagnol

Certains toros n’ont que des demi-passes, d’autres des passes complètes et certains ont un segment supplémentaire (tranco más) qui permet le meilleur toreo (même si l’homme n’en profite pas toujours).

Il faut distinguer une charge droite d’une autre qui  se serre ou s’ouvre voire qui revient vite en se retournant (de boyante à revoltoso).

– son port de tête (hauteur et coups de tête) : humillación et genio

Pour le premier critère : mi-hauteur ou museau au sol jusqu’à la fin de la passe.

Pour le deuxième : tête fixe ou en suivant le leurre d’une corne contre puntazos (manière de vouloir attraper le leurre en donnant des coups de tête vers l’avant), derrotes (même chose sur les deux cornes), hachazos (coupe de haches) ou pire, gañafones (coups de faux capables d’égorger un être humain).

– son entrain et sa manière de répéter la charge (fijeza, acometividad ou alegría, codicia) surtout au dernier tiers et avant cela sa promptitude à charger (le fait d’en manquer n’étant pas toujours un défaut).

Ensuite vient la phase des piques, fondamentale pour juger de la véritable bravoure de l’animal comme de sa puissance.

poussée avec les deux cornes

charge franche et de loin

– châtiment renouvelé et accepté de plus en plus loin, sans hésitations : a más en trois, quatre voire cinq rencontres

Après le premiers tiers, outre la durée de la charge, on s’attachera à voir si l’animal a conservé de la vivacité et si le port de tête a été corrigé ou si au contraire l’animal devient avisé.

Ce sont tous ces paramètres qui permettront de classer un toro dans telle ou telle catégorie entre bravoure et mansedumbre plus que le fait de savoir où meurt l’animal (querencia) ce qui est aussi à prendre en compte (centre, planches ou toril).

Au bout du compte, le toro parfait n’est pas simplement, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, celui qui charge le plus inlassablement mais celui qui a une bravoure véritable, surtout visible aux piques mais aussi une noblesse authentique (là aussi) qui n’est rien d’autre qu’une manière de se livrer sans condition et non une impression de suivre les leurres.


Mar 22 2017

Un élevage à l’honneur (91)

Publié par Giraldillo dans Campo      

L’élevage de Torrealta, après une période d’ostracisme, est en train de revenir sur le devant de la scène avec des lots intéressants à Nîmes, Malaga et Pontevedra en 2016.

Zurcidor auquel El Juli coupe les deux oreilles en 2010

(Photo Arjona)

Formé en 1979 avec du bétail de Maribel Ybarra, d’origine Parladé, de Jandilla, de Juan Pedro Domecq et de Torrestrella, il a rapidement donné de très bons produits comme Ropavieja, meilleur toro de San Isidro en 1985.

En 2013, Borja Prado Eulate raffraîchit sa ganadería avec des animaux provenant de Garcigrande, Victoriano del Río et Santiago Domecq.

Encaste : Domecq-Torrestrella

Devise : Vermillon, noir et jaune

Ancienneté : 1986

Les animaux de ce fer paissent dans la commune de Medina Sidonia, en particulier dans la finca el Toñanejo.

En 2010, il a permis à El Juli de triompher à Séville et à Juan Mora d’en faire autant à Madrid.

Zafiro avait été gracié par Finito en 2000 à Barcelone.

Cet élevage a été considéré comme le meilleur à Pampelune en 1993, à Séville en 2000 et à Bilabao en 2002.


Mar 18 2017

Peinture et tauromachie (8)

Publié par Giraldillo dans Non classé      

Parmi les étrangers, Manet (le plus prolifique), Masson ou Bacon sont sans doute les plus importants à s’être intéressés à la tauromachie.

Edouard_Manet La CorridaCorrida : la mort du taureau, Manet, 1865, 46 x 60, Art Institute de Chicago

Edouard Manet a peint d’autres tableaux fondamentaux en matière de peinture taurine : La Corrida, Combat de taureaux ou Le Torero mort.

Van Gogh quant à lui s’est plus intéressé aux alentours et à l’ambiance plutôt qu’à la Corrida elle-même.

van-goghLes arènes d’Arles, Van Gogh, 1888, 73 x 92,  musée d’Art moderne de Moscou

André Masson, La Corrida 1937 La Corrida, André Masson, 1937

6. Francis Bacon 1969La Corrida, Francis Bacon,  1969


Mar 15 2017

Au pays des toros (32)

Publié par Giraldillo dans Non classé      

Benamahoma est un petit village de moins de 500 habitants situé dans la Sierra de Grazalema, dans la partie est de la province de Cadix. Sa toponymie indique bien qu’il y a un peu plus de cinq cents ans nous nous trouvions là dans le royaume de Grenade. Il célèbre d’ailleurs chaque année, comme dans d’autres endroits de l’Espagne, des Fêtes de Moros y Cristianos. La tradition taurine est elle-aussi importante avec le toro encordé et ses petites arènes enchâssées dans le centre du village, au milieu de la rue San Antonio.

Benamahoma


Mar 14 2017

Mars

Publié par Giraldillo dans Temporada      

Pour l’ouverture des FALLAS, oreille pour Lorenzo. Dans la corrida de Fuente Ymbro, oreille pour Díaz et Padilla qui reçoit un coup de corne dans la cuisse et un varetazo à la poitrine. Oreille pour Ureña avec les jandillas puis trophée pour Román et grande porte généreuse pour Perera dans la course de Victoriano del Río. Les cuvillos permettent à Roca Rey de sortir a hombros et à El Fandi de toucher du poil. Ginés Marín rejointe la liste des triomphateurs et Cayetano coupe une oreille avec les juanpedros. Pour la clôture, corrida triomphaliste avec 3 oreilles pour El Juli, deux symboliques pour Simón qui gracie Pasmoso de Garcigrande et une pour Talavante. En novilladas, une oreille pour Carretero puis grande porte pour Younès et trophée pour Marcos.

A CASTELLÓN, Padilla et Soler a hombros avec les fuenteymbros. Manzanares et Castella triomphent a minima et Talavante obtient un double trophée. Dans la dernière, Simón sort a hombros et Varea coupe une oreille.

A Arnedo, Varea coupe un appendice à un victorino.

Novilladas

A MADRID, oreille pour Carretero et commotion cérébrale pour Aguado.

A Samadet, 3 oreilles pour Garcia, deux pour Younès et une pour Salenc.


Mar 11 2017

Le toreo selon don Domingo

Publié par Giraldillo dans Réflexion      

Ce qui suit est à lire avec précaution car, comme le dit le grand Esplá, et même s’il est en partie un continuateur du toreo de don Domingo Ortega : « Nous sommes chargés de stéréotypes engendrés par des tauromachies obsolètes. Les canons ! Aucun de ceux qui ont forgé leur tauromachie ne l’ont fait au moment où il était en exercice. Tous des toreros retirés ! Cela permet bien des licences. On idéalise les choses ; on y met de la littérature ; on veut compliquer. Et il n’y a plus moyen de comparer ce qu’on dit avec ce que l’on fait. »1 

Extrait de la conférence de Domingo Ortega à l’Ateneo de Madrid en 1950 :

« Toréer ce n’est pas faire en sorte que le toro vienne et que vous restiez sur sa ligne, cela c’est le contraire de toréer; mais si vous chargez  [le poids du corps], vous mettez le corps vers l’avant avec la jambe contraire au côté d’où vient le toro, cela revient à toréer, s’il ne vous prend pas; parce que c’est un obstacle que vous lui mettez devant. » […]

« Les aficionados ont une grande responsabilité dans le fait de ne pas être restés fidèles aux normes classiques : Parar, Templar et Mandar. Selon ma manière de voir les choses, ces termes auraient dû être ainsi complétés : parar, templar, CARGAR et mandar; car si le mot cargar eut été uni aux autres trois depuis le moment où ils sont nés en tant que normes, le toreo ne se serait sans doute pas autant dévié.

            Je crois aussi bien-sûr que l’auteur de cette formule n’a pas pensé qu’il était indispensable parce qu’il devait très bien savoir que, sans charger la suerte, on ne peut pas dominer et par conséquent, dans le terme mandar les deux étaient inclus.

            Bien entendu, charger la suerte ce n’est pas ouvrir le compas, parce qu’avec le compas ouvert le torero allonge mais il n’approfondit pas; la profondeur est obtenue par le torero quand la jambe est avancée vers l’avant, pas sur le côté.

            … Comme conséquence de l’abandon de ces normes, le toreo a été réduit de moitié; c’est-à-dire qu’on lui a enlevé la plus belle partie, celle du début, celle qui est pour moi la substance du toreo; celle où le torero affronte le toro en mettant la cape ou la muleta vers l’avant, pour, à mesure que le toro entre dans le terrain du torero, le toréer avec temple, en se penchant sur la jambe contraire, en même temps que celui-ci avance vers l’avant, c’est-à-dire en allongeant la charge du toro et en approfondissant, en même temps et par là même, la passe. Tout cela de mon point de vue, bien entendu.

            Quand on crée une telle ambiance, c’est très difficile de s’en remettre. Il faut être rompu à tout et avoir de fermes convictions pour ne pas se laisser entraîner, car, même moi, j’ai vécu quelque chose de très curieux. 

            Devant toréer à Madrid, dans les années quarante et quelques, un critique, ami et bon aficionado, est venu me voir et m’a dit : – Je dois te parler en privé. Cette après-midi tu torées à Madrid et tu sais comment est le toreo moderne; ne mets pas la cape et la muleta vers l’avant; mets-toi de profil, donne une demi passe et tu verras combien le succès sera facile -. Je lui ai répondu : – Je crois que tous ceux qui pensent ainsi sont dans l’erreur. Les normes classiques sont éternelles; la Corrida en elle-même est plus forte que tous les toreros ensemble; celui qui en sort sera à la merci des toros, et en étant à leur merci, ils finiront par le dominer. »

  1. Le discours de la corrida p.187; François Zumbiehl ; Verdier ; 2008

Mar 10 2017

Prémices

Publié par Giraldillo dans Non classé      

A Illescas, José Vázquez confirme son bon moment avec un toro de vuelta et la grâce de Fusilero par Manzanares; vuelta de Morante et vuelta pour le retour de Pepe Luis fils.

A Olivenza, El Juli coupe 3 oreilles et Ferrera deux fois une pour son retour tandis que Talavante repart avec un trophée; en novilladas Juanito et Medina a hombros, oreille et vuelta pour Younès et la veille un trophée pour Aguado et Toñete. Le dimanche matin, Perera (double trophée) et Marín, triomphent et Garrido coupe une oreille. L’après-midi c’est au tour de Manzanares et Roca Rey (deux oreilles de son prmier).

A Vistalegre (Madrid) deux fois un trophée pour Mora et un pour Ureña.

A Valdemorillo, Paulita  obtient un double trophée et El Cid un simple dans la corrida de Monte la Ermita; un pour Escudero dans la deuxième. Dans la novillada, Younès coupe 3 oreilles à son lot de Gómez de Morales.