Mai 14 2017

Rideau

Publié par Giraldillo dans Non classé      

N.B. : Ce blog restera en service minimum pendant quelque temps.

«Creo que los Toros son la fiesta más culta que hay en el mundo.»

Federico García Lorca

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La barbarie c’est l’ignorance.


Août 13 2017

Il y a 20 ans…

Publié par Giraldillo dans Portraits      

… ou presque, prenait l’alternative José Antonio Morante  Camacho,

« MORANTE de LA PUEBLA »

 Il est né à La Puebla del Río (Séville) le 2 octobre 1978.

Il a pris l’alternative à Burgos le 29 juin 1997 des mains de César Rincón, qui lui a cédé Guerrero de Juan Pedro Domecq. Le 21 avril 1998 il a coupé les deux oreilles de Parón de Gavira lors de sa présentation comme matador à Séville ce qui lui valut d’être déclaré triomphateur de la feria. Il fit sa confirmation d’alternative le 14 mai 1998 quand Aparicio lui céda Hospedero de Sepúlveda. En été, il coupa une queue au Puerto de Santa María et termina sa première saison complète en coupant les deux appendices d’un toro à Saragosse. Le 19 avril 1999, il sortit par la Porte du Prince lors d’une course de Guadalest avant de réaliser une grande faena à Malaga en plus de couper une oreille à Bilbao où il tua recibiendo comme à Dax; à la fin de la temporada, il se fractura plusieurs vertèbres. Le 29 avril 2000, il coupa dans ses arènes de la Maestranza les deux oreilles d’un toro de Victoriano del Río après là aussi avoir tué a recibir. Son second lui infligea malheureusement deux coups de corne. En 2001, il obtint une oreille à Madrid et perdit la Grande Porte à l’épée après une faena importante à un toro de Javier Pérez Tabernero. Il réalisa une autre grande faena en 2003 et créa un chef d’œuvre à Xérès le 12 octobre en coupant une queue lors du dernier toro d’une corrida en solo. Après une nouvelle encerrona, à Madrid cette fois, il interrompit sa saison 2004 en raison d’une dépression causée dit-on par des problèmes biologiques qui avaient commencé à se manifester l’année précédente mais il revint en 2005 pour notre plus grand régal comme le 7 mai à Xérès où il obtint à nouveau une queue après une estocade recibiendo. A Grenade aussi il y eut du ‘chant profond’ le 24 du même mois et à Aranjuez le 30 mais aussi dans des arènes importantes comme Valence, Barcelone ou Salamanque. En 2006, il obtint un nouveau trophée madrilène le 6 juin. Le 26 novembre, il réalisa une bonne faena à Mexico et reçut un double trophée. En 2007, pour ses dix ans de doctorat taurin, il coupe deux oreilles à Séville le 23 avril – une course triomphale où Talavante sort par la Porte du Prince -, à base de courage comme le démontre sa réception a portagayola. Il en va de même avec l’appendice gagné le 6 juin pour la Corrida de Beneficencia où il s’afficha comme unique matador : après avoir été blessé par le cinquième, le dernier toro lui permit un excellent toreo de cape, il le banderilla et le début de faena fut d’anthologie, à base de domination, avant que l’animal ne s’éteigne. Il se retira fin juin après avoir rompu professionnellement avec son apoderado, Rafael de Paula. Il réapparut cependant l’année suivante et coupa une oreille à Madrid pendant la feria de San Isidro et une autre pour la corrida de Beneficencia. 2009 fut une de ses meilleures saisons avec tout d’abord une oreille de poids à Séville le 26 avril quelques jours après y avoir toréé une corrida de Victorino Martín avec des réminiscences de temps oubliés cape en mains puis il fut déclaré triomphateur de San Isidro après avoir rêvé le toreo par véroniques le 21 mai. Il obtient un autre appendice à Pampelune le 14 juillet mais il reçoit un double coup de corne dans la cuisse le 7 août au Puerto et un autre à San Sebastián de los Reyes le 28 du même mois.

En 2010, il reçoit une oreille pour le dimanche de Pâques sévillan et triomphe à Xérès, Nîmes (une queue pour la faena de la chaise) et se montre sous son meilleur jour à la cape pour la corrida de Beneficencia dans une rivalité avec Daniel Luque. Le 23 août 2011, il obtient l’un de ses plus grands succès en essorillant un toro à Bilbao pour une faena commencée par des doblones d’antan. Le 19 novembre 2012, c’est à México qu’il triomphe mais connaît le revers de la médaille à Huesca en 2013 en recevant un coup de corne de trois trajectoires, l’une d’elles de 30 cm, ce qui ne l’empêche pas de couper une oreille de poids à Bilbao. Le 15 avril 2016, il obtient à nouveau un double trophée chez lui malgré un toro sans gaz dont il a par contre tiré tout le parti possible. Le 13 août 2017, au Puerto de Santa María, il annonce interrompre sa saison après une bronca.

Adulé par les uns, honni par d’autres, cet immense torero est capable de réaliser n’importe quelle suerte avec une saveur d’éternité. C’est un torero d’Art en majuscule mais il est beaucoup plus que cela. Ce n’est pas par hasard qu’il a triomphé dans des arènes comme Bilbao. Nous ne détaillerons pas ici son toreo car par définition l’ineffable ne peut être exprimé et cela un autre grand génie, Rafael El Gallo l’avait déjà dit. Une grande faena de Morante est rare, de plus en plus j’ai envie de dire, mais certains lances ou muletazos sont capables à eux seuls, pris individuellement, de nous transporter, de raviver la flamme du toreo qui sommeille parfois en nous. Pour l’anecdote et pour donner un aperçu du sentiment sévillan, cette phrase d’un vieil aficionado de la Maestranza s’adressant au jeune Maestro : « Fais-nous pleurer mon cœur ! » (¡Haznos llorá mi arma !).

Statistiquement, il a coupé 15 oreilles à Séville avec une sortie par la Porte du Prince contre 5 à Madrid.


Août 4 2017

Août

Publié par Giraldillo dans Temporada      

FRANCE

A DAX, oreille pour Talavante malgré un échec à l’épée et un autre trophée pour Lorenzo. Un trophée pour Jean-Baptiste dans la course de Montalvo. Sortie a hombros du mayoral de Pedraza après deux vueltas, la première pour Bello auquel Rafaelillo coupe les deux oreilles et la deuxième pour Brigadier; Luque accompagne son collègue par la Grande Porte. Ginés Marín sort a hombros avec les ventorrillos (forte demande de 2e trophée) pour terminer le cycle.

A BEZIERS, 3 fois une oreille pour Castella dans son mano a mano avec la princesse Léa. 3 oreilles pour Roca Rey contre une à Talavante avec la vuelta d’Escondido de García Jiménez. Juan Bautista coupe deux fois une oreille (dont une d’un sobrero de José Cruz) et Rafaelillo une de plus dans la miurada. Dans la novillada, Salenc et Olsino empochent tous deux un trophée.

A BAYONNE, pour la corrida goyesque, 4 oreilles pour López Simón, une pour Díaz et une vuelta pour Ponce.

A Mimizan, tous a hombros : Campos avec 3 oreilles et Padilla et Escribano a minima.

Aux Saintes Maries, Castella sort a hombros et Garrido coupe une oreille.

ESPAGNE

A MADRID, Grande Porte pour Román avec les toros de Joselito.

A MÁLAGA, une oreille pour Padilla dans la première corrida du cycle. Castella coupe deux fois une oreille et Talavante une dans la corrida de Victoriano del Río. Oreille et vuelta pour Ureña avec les fuenteymbros. Fortes repart de son solo avec deux oreilles dont une à un victorino mais aussi avec un coup de corne superficiel de 15 cm. Ponce coupe 4 oreilles et gracie Jaraiz de Juan Pedro, un toro classieux mais faible comme on pouvait s’y attendre. Talavante coupe la seule oreille de la corrida la plus attendue avec du bétail de Cuvillo.

A SAN SEBASTIÁN, une oreille pour Roca Rey lors de l’ouverture. Luis David Adame sort a hombros et son grand frère obtient un trophée puis fait un tour de piste; un appendice également de Rabanito d’El Parralejo par López Simón. Ponce et Cayetano coupent une oreille chacun à des toros de José Vázquez. Une oreille pour Perera dans la dernière.

A Gijón, Padilla coupe une oreille pour l’ouverture puis Roca Rey obtient un double trophée d’un toro de Sánchez Arjona; un pour El Fandi. Dans la novillada, Colombo coupe les deux oreilles d’Artesano, un novillo d’El Freixo primé d’une vuelta; un trophée pour Sánchez. Perera coupe une oreille alors que Garrido perd des prix aux aciers. Oreille pour Ferrera et Cayetano pour clore la feria.

A Huesca, Talavante coupe une oreille lors de la corrida inaugurale de la feria du Basilic puis Castella (3 oreilles) et Padilla sortent a hombros dans la suivante. Ferrera n’a peur de rien ni de personne : il triomphe pleinement devant Ponce et Perera qui coupe chacun une oreille. Abellán triomphe et Paquirri coupe une oreille.

A Huelva, dans la novillada, double trophée pour Serna et deux fois un pour Silvera. Carton plein pour Perera accompagné a hombros par Miranda dans la corrida de Torrealta. Une seule oreille pour Roca avec les cuvillos.

Au Puerto, 3 oreille pour Ferrera et Roca Rey alors que Padilla repart avec un trophée. Une oreille pour Marín avec les cuvillos. Simón obtient deux fois une oreille et Garrido coupe un trophée. El Juli coupe 5 oreilles et une queue dans son mano a mano avec Morante qui annonce sa retraite après une bronca.

A Pontevedra, avec des toros d’Alcurrucén double trophée pour Ferrera accompagné par la Grande Porte par El Juli; une oreille pour Roca. Une oreille pour Cayetano dans la corrida mixte. Del Álamo triomphe pour clore la saison dans les arènes galiciennes.

A Palma, après l’adoption de la loi régionale prévaricatrice des jours derniers, triomphe de Talavante et une oreille pour Cayetano au cri de « Libertad ».

A Ciudad Real, Luque obtient 3 trophées, Ureña deux fois un et Tendero donne une vuelta, le tout avec les victorinos.

A Tafalla, avec des animaux de Couta de Fornilhos, oreille pour Vara, J. Cortés et E. Fernández.

A Cenicientos, une oreille d’un adelaida pour Joselillo. Avec les toros de Flor de Jara, oreille pour Aguilar et Nazaré.

A Estella, 3 oreilles pour Urdiales qui monte en température et une pour Díaz et Marín. Dans la novillada de Azcona, trois oreilles pour El Adoureño.

A Íscar, avec des toros de Domínguez Camacho trois oreilles pour Fortes, accompagné à hombros par Ureña; une pour Díaz.

Novilladas

A MADRID, vuelta pour Flores dans le concours international des novilladas nocturnes. Atienza coupe une oreille d’un animal d’Ana Romero lors de la finale. Une vuelta pour Henche faceà un Sobral.

A Roquefort, novillos de Saltillo qui permettent à Navarrete de triompher, à Pacheco d’obtenir une oreille et à Ponce de faire un tour de piste.

A Blanca, deux oreilles pour El Galo avec un novillo de vuelta des frères Lozano alors que Carretero repart sur un bilan de vuelta et oreille. Fernández a hombros et vuelta pour Durán avec les novillos du même fer que la veille. Avec les novillos de Guadalmena, 3 oreilles pour Serna et une plus vuelta pour Moreno.

A Alicante, deux fois une oreille pour Rico contre une à Sánchez et Ochoa avec un lot de Los Galos.

A Parentis, vuelta pour Pacheco dans la course de Monteviejo. Avec les prietos, une oreille pour Palacios et une vuelta pour Valencia.

A Millas, double trophée pour Isiegas et un pour Navarrete. Vuelta à Borracho des frères Tardieu et prix au meilleur picador pour F.J. Sánchez.

A Soustons, Aguado sort a hombros et Serna obtient un appendice.


Juin 18 2017

Arènes sanglantes

Publié par Giraldillo dans Non classé      

On nous reproche de verser le sang des toros et quand un torero se fait tuer on dit que c’est bien fait pour lui. Où est l’Humanisme? Aujourd’hui, un homme est mort, encorné devant moi, à deux reprises. Si la blessure fait partie de la corrida, on ne peut accepter la mort de l’Homme. Et pourtant… elle surgit toujours à l’improviste et c’est elle qui finit par triompher de tout.

Je croyais avoir assisté à une bonne corrida de Baltasar Ibán avec une oreille coupée par Fandiño à son premier et une très bonne prestation de Juan del Álamo tout auréolé qu’il est de son récent triomphe madrilène. Je viens d’apprendre en rentrant chez moi, après 2h 45 de trajet que la représentation était bel et bien une offrande sans rédemption. Fandiño que j’avais vu toréé à Valence en solo, Fandiño que j’avais vu triomphé à Mont de Marsan, que j’avais vu coupé une oreille à Vic ne donnera plus aucune faena. On se souvient de sa manière de se jeter entre les cornes sans muleta pour occire son toro avant de sortir par la Grande Porte de Las Ventas en 2013. Torero républicain qui avait refusé d’offrir son toro au Roi, il les avait bien accrochées, au point de vouloir faire exploser le système en combattant 6 toros 6 des élevages réputés les plus durs, ni plus ni moins qu’à Madrid, Temple du toreo. C’était en 2015, ce fut un échec, on le sait. Depuis il était reparti de zéro, de village en villages. C’est dans celui d’Aire sur l’Adour qu’il rentre dans l’éternité.

Mes plus sincères condoléances aux siens, en commençant par son épouse qui lui a donné une petite fille il y a deux ans, et à Antoine, son valet d’épée, et Jarocho, son banderillero, qui assiste impuissant pour la deuxième fois en deux ans à la mort de son maestro.

Descansa en paz, Iván.


Juin 17 2017

In memoriam

Publié par Giraldillo dans Portraits      

Iván Fandiño est né à Orduña, près de Bilbao, le 29 septembre 1980. Il a revêtu son premier habit de lumières en 99 puis a débuté avec picadors en 2002. Lors de sa présentation à Madrid, le 12 septembre 2004, il obtient un appendice auriculaire d’un novillo de Navalrosal.

Il prit l’alternative dans la capitale de Biscaye le 25 août 2005 avec le toro Afrodisiaco d’El Ventorrillo, parrainé par El Juli et en présence de Salvador Vega. Ce n’est que le 12 mai 2009 qu’il confirma son doctorat accompagné à l’affiche par Ferrera et Morenito de Aranda. Cette année-là il obtient un trophée à Bilbao deux ans après le premier. En 2010 il coupe une oreille à Madrid à un toro de Guardiola Fantoni et reçoit un coup de corne chez lui. Il devient l’un des toreros préférés de l’afición madrilène en 2011 en coupant 4 oreilles sur l’ensemble de la saison mais un toro lui inflige une grave blessure à Malaga. 2012 commence fort à Valence puis à Séville (oreille et deux vueltas face aux victorinos) avant d’obtenir un nouvel appendice à Las Ventas. Il triomphe aussi à Pampelune et coupe deux fois une oreille à Bilbao où il renouvellera une excellente prestation l’année suivante. Il est unanimement considéré comme le triomphateur des saisons 2012 et 2013, en Espagne comme en France où il a été hissé vers les cieux à Arles, Mont de Marsan, Bayonne ou Dax. La Grande Porte ne veut cependant toujours pas s’ouvrir à Madrid où il coupe une nouvelle oreille alors que la corne d’un toro lui transperce la cuisse droite le 22 mai 2013. A l’automne il touche encore du poil puis au printemps suivant c’est la consécration, le 13 mai avec la sortir a hombros tant désirée avant de couper sa onzième oreille à Madrid lors de la corrida de Beneficencia. Il triomphe totalement à Mont de Marsan face à des laquintas pour la troisième année consécutive, un an avant son mano a mano non moins triomphal face à Ponce. Le reste est connu, il est plus facile d’arriver au sommet que de s’y maintenir dit-on. Pour Iván ce fut une chute en enfers à défaut d’atteindre le firmament pour son solo de 2015. Depuis le 17 juin 2017 c’est au paradis des toreros qu’il a élu résidence car il est mort comme il a vécu, en Torero.

http://www.dailymotion.com/video/x21apw7

Son toreo était sec comme un été castillan mais d’une grande vérité, généralement croisé et la jambe en avant. Point de fioritures. Comme tous les grands toreros basques, avec l’épée c’était un canon.


Juin 17 2017

Une corrida de plus ?

Publié par Giraldillo dans Non classé      

Demi-entrée

Samedi 17 juin 2017

Arènes d’Aire sur l’Adour

Fandiño est mort

6 toros 6 de Baltasar Ibán, bien présentés et tous applaudis à l’arrastre sauf le 4e (ou timidement). Provechito, le toro meurtier, âgé de 5 ans, fut le plus brave : il prit une deuxième pique depuis le centre; codicioso, il poursuivait tout ce qui bougeait mais avait le défaut en début de lidia de venir croisé. Bon niveau de bravoure dans l’ensemble avec une noblesse piquante.

Iván FANDIÑO (cannelle et or) : oreille avant d’être blessé à mort

            Le torero basque tira au sort un toro prompt et vivace mais aux forces assez mimitées auquel Dufau donna des chicuelinas ajustées. Sa dernière faena commença par deux bonnes séries à droites, rythmées, puis deux autres à gauche avant d’acquérir une plus grande intensité à nouveau à droite. Il alterna à nouveau et finit par manoletinas. Magnifique estocade quoiqu’un peu en arrière. Un trophée sans discussion.

Thomas DUFAU (bleu ciel et or) : salut puis silence aux deux autres

            Del Álamo a donné le ton de l’après-midi dans un quite par delantales ajustés. Le meilleur du torero français vint en début de faena par un double changement dans le dos puis par des cites à distance avec un animal qui avait un tracé très long, on ne peut plus propice au bon toreo. La faena fut propre, avec une bonne liaison à la troisième série puis une fin par manoletinas. Le torero aurait pu couper un trophée sans son échec aux aciers.

            Au quatrième, après une réception par larga à genoux, et de bonnes véroniques, la faena a connu des hauts et des bas.

            Le dernier prit une deuxième pique de loin puis Del Álamo dessina quelques chicuelinas avant que Manolo de los Reyes cloue une paire dans un cuarteo très rapproché. Le meilleur de la faena fut une première série au centre les genoux ancrés au sol. Un desarme vint compliquer les choses.

Juan del ÁLAMO (tabac et or) : vuelta et oreille

            Avec le moral d’un torero qui vient de triompher à Madrid, Del Álamo s’est montré assez pléthorique avec une belle réception à la cape qui a donné à Fandiño l’envie de répliquer par chicuelinas. C’est à la deuxième qu’il fut pris de face faisant craindre une blessure au thorax. Le torero, conscient, fit la « croquette », roula sur lui-même jusqu’aux barrières et fut pris au sol une deuxième fois, cette fois-ci fatalement, au niveau du rein droit. Le masque de la douleur se peignit sur ce visage exsangue sans que le sang ne paraisse couler. Un banderillero fut ensuite également pris mais sans conséquences visibles alors qu’il rentrait dans le burladero. Le torero de Salamanque servit une faena complète commencée un genou à terre, comme à Madrid, avant de prendre la gauche dans des passes de bonne facture. La faena eut cependant plus d’intensité sur la corne meurtrière. Il finit par de longues et templées bibaínas avant de « pincher » et de donner une estocade tendue qui nécessita de 3 descabellos qui firent s’envoler les trophées.

            Le cinquième (qui aurait dû être le dernier) paraissait une vermine à la sortie, freinant puis sautant avant de pousser à l’étrier du cheval. Le châtiment et l’envie du jeune torero ont permis de révéler sa bonne corne droite dans deux séries intenses. Epée arrière et tendue puis descabello et pétition d’oreille accordée.

 N.B. : Rafael Agudo, qui piqua le premier toro, reçut le prix au meilleur picador à la fin de la corrida sans que la nouvelle fatale de soit encore connue.


Juin 17 2017

Juillet

Publié par Giraldillo dans Temporada      

FRANCE

A Bayonne, triomphe d’Escribano avec trois oreilles; une pour Luque et Joubert avec les margés.

A Orthez, avec les valverdes, double trophée pour Vanegas, accompagné a hombros par Campos et une oreille pour Chacón.

A Mont de Marsan les triomphateurs sont français : Dufau obtient une double récompense pour commencer le jour où Ferrera coupa un trophée de poids puis Juan Bautista repart avec quatre oreilles et la queue de Palomito de La Quinta après que Marín ait coupé une oreille. D’autres en ont fait de même : Mora (plus une vuelta), Garrido et De Justo (d’un adolfo).

A Châteaurenard, Perez, Joubert et Dufau sortent en triomphent, ce dernier graciant Estornino de La Quinta.

A Saint-Vincent, une oreille pour Adame le Jeune.

A Céret, lors de l’ouverture, une oreille d’un sobrero de Yonnet pour Chacón. Dans la novillada de Raso de Portillo, vuelta pour Solera comme pour Universal. Avec le saltillos, tour de piste pour Vara et blessure pour Mota. Aguilar sort a hombros et Sevillano d’Escolar reçoit les honneurs posthumes.

A Eauze, double trophée pour Padilla et Juan Bautista; un pour Dufau .

A Mauguio, deux fois une oreille pour Perez et cornade interne à la fémorale pour Cerqueira.

ESPAGNE

Pour la feria de JULIO, Sánchez et Chover sont blessés alors que Isiegas écoute les 3 avis puis obtient un trophée avec de bons maños. Manzanares est le seul à obtenir un double trophée mais Román réalise une bonne faena à un cuadri quand Rafaelillo coupe un appendice à un autre individu de ce fer. Entre temps, Marín, Castella, Ureña et Simón obtiennent un trophée.

 Pour la novillada des SANFERMINES, oreille pour Marín et double trophée pour Colombo. Román obtient un trophée d’un cebada pour la première corrida. Coup de corne pour Caballero et oreille d’un escolar pour Moral. Dans la course de Puerto de San Lorenzo, coup de tabac pour El Pirri et oreille pour Ureña et Garrido. Cayetano sort a hombros après une prestation très correcte avec des moments de qualité plein d’esthétisme mais un manque d’âme et de liaison alors que Roca Rey sort une fois de plus par la porte de l’infirmerie en coupant le même nombre de trophées; Marín essorrille le dernier et Simón l’accompagne par la Grande Porte; un trophée pour Castella dans une bonne corrida de Victoriano del Río. Une oreille pour Talavante et une bonne faena de Ferrera avec les cuvillos. Avec des miuras faiblards, Grande Porte pour un Rafaelillo accrocheur qui reçoit deux fortes volteretas et un trophée pour Castaño et Pinar.

A Santander, Colombo coupe une oreille dans la novillada puis Manzanares obtient un double trophée pour l’alternative de Marcos qui l’accompagne a hombros tandis que Talavante obtient un appendice. El Juli sort a hombros tandis que Perera repart avec un trophée. Lorenzo triomphe aussi alors que Fortes obtient un appendice mais reçoit un coup de corne. Marín poursuit sa saison triomphale avec 3 oreilles contre une au maestro Ponce.

A Azpeitia, Perera coupe les deux oreilles d’Hostelero de Fuente Ymbro qui reçoit la vuelta alors que Díaz, après sa blessure de Manzanares, touche aussi du poil. Il récidive avec les toros d’Ana Romero accompagné de Mora et Jiménez (Borja). Pour la clôture, Paulita coupe une oreille à un cuadri.

A Ávila, Simón triomphe et les frères Rivera repartent avec une oreille chacun.

A Teruel, Grande Porte pour Ponce et Morenito avec les adolfos.

A Soria, après le triomphe de Padilla, deux oreilles pour El Fandi; une pour Manzanares et Marín.

Novilladas

A MADRID, vuelta et traumatisme crânien assorti d’un double puntazo à la cuisse pour Younès et deux coups de corne (aine et cou) pour Juan Miguel. Salut du mayoral de María Cascón. Colombo coupe une oreille dans la novillada de Fernando Peña.

Au Puerto, une oreille pour Pacheco.

A Hagetmau, Valadez repart comme le triomphateur de la novillada de Cebada Gago avec un bilan d’oreille et vuelta; Colombo et Younès obtienent aussi un trophée.

A Beaucaire, une oreille pour Garcia.

A Tarascon, oreille pour Younès et Garcia, le premier à nouveau salement secoué.

A Boujan, une vuelta pour Solera avec les novillos de Dolores Aguirre.

MEXIQUE

Ramiro Alejandro Celis est la dernière victime de la tauromachie. Un coup de corne interne a mis fin à la vie du jeune torero de 25 ans. Paix à son âme.


Juin 10 2017

As de piques

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Juan José Esquivel est né dans la province de Cadix, à La Línea de la Concepción. Il a commencé à piquer chez Miguelín avant de faire ses débuts en 1989.

Il est l’un des picadors les plus appréciés de notre France taurine. Il accompagne Rafaelillo et un certain nombre d’autres toreros comme Galván ou Chacón.

En 2013 il gagne un prix à Bayonne, l’année suivante il est blessé à Saragosse après qu’un victorino ait fait chuter son cheval.

Il a permis ces dernières années de grands tercios de piques, comme à Mont de Marsan en 2015 face à Piporro de Cebada Gago, à Dax en 2016 face à Granadero de Pedraza. Cette année-là il gagne aussi le prix au meilleur picador lors de la corrida-concours de Saragosse (comme il l’avait déjà fait en 2010) et celui de la feria de Juillet de Valence. A Vic en 2017 face au burraco Carafea III de Dolores Aguirre.


Juin 7 2017

Au pays des toros (35)

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Segura de León est un village d’à peine 2000 habitants, au sud de la province de Badajoz, où se déroulent au milieu du mois de septembre des capeas rappelant celles d’antan, tout comme sa voisine, Bodonal de la Sierra qui les donne le 15 août.


Juin 4 2017

Juin

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FRANCE

A VIC, une oreille pour Chacón qui n’a pas démérité face Carafea III, un toro de Dolores Aguirre qui a reçu une vuelta après avoir permis à Esquivel de nous régaler d’un tercio de piques épique en 4 rencontres; ovation pour Lamelas qui perd un trophée au 3e. Le matin, vuelta pour Pacheco face un novillo encasté de Raso de Portillo. Pour la concours, double tour de piste pour Chávez face à un miura et vuelta à Jardinero de Los Maños bien piqué par Gabin. L’après-midi dominicale est marquée par la sortie en triomphe d’Emilio de Justo. Pour la dernière, corrida intéressante d’Alcurrucén notamment avec le 3e qui permet à Juan Bautista de faire montre de sa maestría mais qui perd un deuxième trophée en raison d’une épée basse, à Díaz d’en couper une autre et à Vanegas de finir sur un bilan d’oreille et vuelta pour son alternative.

A NÎMES, pour l’ouverture, une oreille d’un laquinta pour Escribano. Le samedi, un trophée pour Gardel et un double pour Younès puis deux fois un appendice pour Simón et un pour El Juli. Le dimanche matin, oreille pour Ponce et Jiménez puis sortie par la Porte des Consuls pour Juan Bautista qui a essorillé par deux fois ses adversaires lors de son solo. Pour la clôture, indulto de Pañero de Vehahermosa par Garrido et oreille pour Ureña et Mora.

A Istres, 3 oreilles pour Castella lors de l’ouverture, une pour Manzanares et Joubert. Une oreille pour Talavante le samedi. Corrida triomphale le dimanche avec carton plein pour Juan Bautista, 3 trophées pour Ponce et un double pour le retour d’El Fundi.

A Saint-Sever, un double trophée pour Perera et un simple pour Díaz.

A La Brède, double trophée pour Díaz et Campos.

ESPAGNE

A MADRID, pour la corrida de Beneficencia, une oreille pour El Juli dans une faena moderne commencée dans un mouchoir de poche et terminée dans des terrains de proximité. Marín perd un triomphe à l’épée le lendemain. Pour la dernière corrida du mois de juin Vicente obtient un trophée.

A SEVILLE, une vuelta pour Jiménez.

A Burgos, Grande Porte pour Morenito pour son solo face aux adolfos. Padilla en fait de même pour la suivante; oreille pour Ferrera et Paquirri. Un trophée pour Cayetano le mercredi. El Fandi coupe trois oreilles (2 à Dulzón de Torrealta qui reçoit la vuelta) contre une à El Juli.

A Alicante, Grande Porte pour Juan Bautista et Escribano dans la corrida d’Adalfo Martín. Talavante et El Fandi en font de même dans la deuxième et Cayetano obtient un trophée; vuelta à un autre Arrojado de Cuvillo. El Juli coupe 3 oreilles dont 2 à Tirachinas, toro promu d’une vuelta appartenant à son propre élevage; un trophée pour Ureña et Paquirri. Manzanares et Simón coupent également trois trophées chacun; un pour Ponce.

A Ségovie, 3 trophées pour Simón, un double pour Castella et un de plus pour Michelito.

A Zamora, Padilla essorille un toro et Ferrera obtient un appendice. Castella gracie Gironero de Puerto de San Lorenzo et repart avec 3 oreilles et une queue.

A Badajoz, oreille et coup de corne pour Roca Rey. 3 oreilles pour Marín puis 3 autres pour Adame le samedi, accompagné a hombros par Garrido.

A Algeciras, Perera a hombros alors que Ponce et Garrido repartent avec une oreille dans leur besace. Triomphe du local Galván et une oreille pour Cayetano.

A León, Cayetano (3 oreilles) et Simón a hombros; un trophée pour Paquirri.

A Grenade, une oreille pour Garrido et Marín.

A Tolède, pour la traditionnelle corrida du Corpus, une oreille pour Juli, Roca et Lorenzo.

A Albacete, triomphe de Ponce et Roca Rey; une oreille pour Cayetano. El Fandi et Roca Rey coupent chacun 3 oreilles; une pour Ponce.

A Plasencia, Luque coupe une oreille à chacun de ses victorinos.

A Sotillo de la Adrada, encore une bonne corrida de Rehuelga avec la grâce de Revoltoso par Juan Bautista.

Novilladas

A MADRID, une oreille pour Colombo.

A SEVILLE, vuelta et oreille pour Cadaval dans ce qui est présenté comme une bonne novillada de Talavante.

A Captieux, 3 oreilles pour Younès.


Juin 3 2017

Picasso à Vallauris

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Le maestro Pablo Ruiz Picasso a connu cette bourgade des Alpes-Maritimes en 1946 lors d’une exposition de céramique,  un art premier auquel il s’est adonné dès qu’il établit sa résidence dans ce lieu, de 48 à 55.

S’il déménage il restera lié à ce village comme le prouvent les corridas qu’il co-organise  entre 54 et 60 et où il fait jouer ses relations pour engager ni plus ni moins que le n°1, LuisMiguel Dominguín.