Mai 14 2017

Rideau

Publié par Giraldillo dans Non classé      

N.B. : Ce blog restera en service minimum pendant quelque temps.

«Creo que los Toros son la fiesta más culta que hay en el mundo.»

Federico García Lorca

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La barbarie c’est l’ignorance.


Juil 7 2018

Un élevage à l’honneur (100)

Publié par Giraldillo dans Campo      

L’élevage Virgen María commenceà devenir incontournable en novilladas. Après son succès à Mont de Marsan en 2016, c’est à Istres qu’il sort un autre grand lot.

C’est le français Jean-Marie Raimond, associé à l’éleveur arlésien Olivier Fernay, qui l’ a créé en 2004 avec du bétail de Jandilla, Vegahermosa et Esteban Isidro. Depuis 2012 il suit son propre chemin en terres espagnoles.

Encaste : Domecq

Ancienneté : 2010

Devise : bleu ciel, blanc et bleu ciel

Mayoral : Andrés Tirado

Les animaux de ce fer paissent dans les domaines de Perechada et Garlochí de la Sierra Norte sévillane, dans la commune de Constantina.

N.B. : elle ne doit pas être confondue avec un autre élevage espagnol dont les propriétaires sont aussi français (le duo Pagès-Margé), celle d’Ave María).

 


Août 27 2017

Dámaso : le chaînon manquant

Publié par Giraldillo dans Portraits      

Dámaso González Carrasco, né à Albacete le 11 de septembre 1948, s’est éteint à Madrid le 26 août 2017.

Il a revêtu l’habit de lumières pour la première fois en 1966, après avoir participé à de nombreuses capeas, se forgeant à l’ancienne. Il a ensuite débuté avec picadors dans sa ville natale le 8 septembre 1968. Sa présentation madrilène eut lieu le 1er juin 1969 puis il sortit par la Porte du Prince le 15 de même mois. Notons également, pour son étape de novillero, l’octroi de deux queues dans des arènes aussi importantes que Barcelone ou Valence. Il reçut l’alternative à Alicante des mains de Miguelín et en présence de Paquirri, le 24 juin 1969 avec le toro Gañolote de Flores Cubero.  Il la confirma le 14 mai 1970 parrainé par El Viti qui lui céda Barranquillo, de Francisco Galache, mais c’est de son adversaire suivant qu’il obtiendra son premier trophée à Las Ventas. Il devra attendre le 25 mai 1979 pour y couper les deux oreilles d’un toro de La Laguna avant de renouveler un triomphe, dans une corrida de Torrestrella, le 21 mai 1981. Il se retira des arènes en 1988 après avoir été encorné au ventre, une blessure infligée par un toro de Miura. Il s’agissait là de son neuvième coup de corne grave. En 1992 il réapparut pour prendre définitivement sa retraite en 1994.

Dámaso face à un mastodonte de Miura (photo Aplausos)

Dámaso González a été un torero dominateur qui peut être considéré comme le précurseur du toreo de Paco Ojeda, basé sur l’immobilité absolue. Il s’agissait d’un torero tremendista, débordant de courage et de pundonor. Si son esthétique était pour le moins discutable il était capable de toréer les toros les plus compliqués en leur appliquant la recette (secrète) du temple. Il a coupé 9 oreilles à Madrid, en sortant deux fois a hombros lors de la feria de San Isidro contre deux trophées à Séville.


Août 13 2017

Il y a 20 ans…

Publié par Giraldillo dans Portraits      

… ou presque, prenait l’alternative José Antonio Morante  Camacho,

« MORANTE de LA PUEBLA »

 Il est né à La Puebla del Río (Séville) le 2 octobre 1978.

Il a pris l’alternative à Burgos le 29 juin 1997 des mains de César Rincón, qui lui a cédé Guerrero de Juan Pedro Domecq. Le 21 avril 1998 il a coupé les deux oreilles de Parón de Gavira lors de sa présentation comme matador à Séville ce qui lui valut d’être déclaré triomphateur de la feria. Il fit sa confirmation d’alternative le 14 mai 1998 quand Aparicio lui céda Hospedero de Sepúlveda. En été, il coupa une queue au Puerto de Santa María et termina sa première saison complète en coupant les deux appendices d’un toro à Saragosse. Le 19 avril 1999, il sortit par la Porte du Prince lors d’une course de Guadalest avant de réaliser une grande faena à Malaga en plus de couper une oreille à Bilbao où il tua recibiendo comme à Dax; à la fin de la temporada, il se fractura plusieurs vertèbres. Le 29 avril 2000, il coupa dans ses arènes de la Maestranza les deux oreilles d’un toro de Victoriano del Río après là aussi avoir tué a recibir. Son second lui infligea malheureusement deux coups de corne. En 2001, il obtint une oreille à Madrid et perdit la Grande Porte à l’épée après une faena importante à un toro de Javier Pérez Tabernero. Il réalisa une autre grande faena en 2003 et créa un chef d’œuvre à Xérès le 12 octobre en coupant une queue lors du dernier toro d’une corrida en solo. Après une nouvelle encerrona, à Madrid cette fois, il interrompit sa saison 2004 en raison d’une dépression causée dit-on par des problèmes biologiques qui avaient commencé à se manifester l’année précédente mais il revint en 2005 pour notre plus grand régal comme le 7 mai à Xérès où il obtint à nouveau une queue après une estocade recibiendo. A Grenade aussi il y eut du ‘chant profond’ le 24 du même mois et à Aranjuez le 30 mais aussi dans des arènes importantes comme Valence, Barcelone ou Salamanque. En 2006, il obtint un nouveau trophée madrilène le 6 juin. Le 26 novembre, il réalisa une bonne faena à Mexico et reçut un double trophée. En 2007, pour ses dix ans de doctorat taurin, il coupe deux oreilles à Séville le 23 avril – une course triomphale où Talavante sort par la Porte du Prince -, à base de courage comme le démontre sa réception a portagayola. Il en va de même avec l’appendice gagné le 6 juin pour la Corrida de Beneficencia où il s’afficha comme unique matador : après avoir été blessé par le cinquième, le dernier toro lui permit un excellent toreo de cape, il le banderilla et le début de faena fut d’anthologie, à base de domination, avant que l’animal ne s’éteigne. Il se retira fin juin après avoir rompu professionnellement avec son apoderado, Rafael de Paula. Il réapparut cependant l’année suivante et coupa une oreille à Madrid pendant la feria de San Isidro et une autre pour la corrida de Beneficencia. 2009 fut une de ses meilleures saisons avec tout d’abord une oreille de poids à Séville le 26 avril quelques jours après y avoir toréé une corrida de Victorino Martín avec des réminiscences de temps oubliés cape en mains puis il fut déclaré triomphateur de San Isidro après avoir rêvé le toreo par véroniques le 21 mai. Il obtient un autre appendice à Pampelune le 14 juillet mais il reçoit un double coup de corne dans la cuisse le 7 août au Puerto et un autre à San Sebastián de los Reyes le 28 du même mois.

En 2010, il reçoit une oreille pour le dimanche de Pâques sévillan et triomphe à Xérès, Nîmes (une queue pour la faena de la chaise) et se montre sous son meilleur jour à la cape pour la corrida de Beneficencia dans une rivalité avec Daniel Luque. Le 23 août 2011, il obtient l’un de ses plus grands succès en essorillant un toro à Bilbao pour une faena commencée par des doblones d’antan. Le 19 novembre 2012, c’est à México qu’il triomphe mais connaît le revers de la médaille à Huesca en 2013 en recevant un coup de corne de trois trajectoires, l’une d’elles de 30 cm, ce qui ne l’empêche pas de couper une oreille de poids à Bilbao. Le 15 avril 2016, il obtient à nouveau un double trophée chez lui malgré un toro sans gaz dont il a par contre tiré tout le parti possible. Le 13 août 2017, au Puerto de Santa María, il annonce interrompre sa saison après une bronca.

Adulé par les uns, honni par d’autres, cet immense torero est capable de réaliser n’importe quelle suerte avec une saveur d’éternité. C’est un torero d’Art en majuscule mais il est beaucoup plus que cela. Ce n’est pas par hasard qu’il a triomphé dans des arènes comme Bilbao. Nous ne détaillerons pas ici son toreo car par définition l’ineffable ne peut être exprimé et cela un autre grand génie, Rafael El Gallo l’avait déjà dit. Une grande faena de Morante est rare, de plus en plus j’ai envie de dire, mais certains lances ou muletazos sont capables à eux seuls, pris individuellement, de nous transporter, de raviver la flamme du toreo qui sommeille parfois en nous. Pour l’anecdote et pour donner un aperçu du sentiment sévillan, cette phrase d’un vieil aficionado de la Maestranza s’adressant au jeune Maestro : « Fais-nous pleurer mon cœur ! » (¡Haznos llorá mi arma !).

Statistiquement, il a coupé 15 oreilles à Séville avec une sortie par la Porte du Prince contre 5 à Madrid.


Juin 23 2017

Gregorio Sanchez

Publié par Giraldillo dans Portraits      

Il est né à Santa Olalla (Tolède) le 8 mai 1930. Son décès est survenu le 22 juin 2017.

Il torée comme novillero à partir de 1948 et il débute avec picadors à Guadalajara le 15 octobre 1952. L’année suivante, il reçoit deux coups de corne puis se présente à Las Ventas le 8 octobre 1954. Lors de la saison qui suit il est gravement blessé à Barcelone mais triomphe à Séville de 23 octobre. C’est dans ces arènes qu’il prend l’alternative le 1er avril 1956 – après avoir triomphé à Madrid le 11 mars – des mains d’Antonio Bienvenida mais il est accroché. Il subit le même sort quelques jours plus tard dans la corrida de Miura. C’est César  Girón qui la lui confirme le 14 juin et le 5 juillet il coupe les deux oreilles d’un toro, ce qui lui permet d’obtenir son premier triomphe à Madrid. En 1957, il triomphe trois fois dans la capitale espagnole, notamment le 13 juin où il coupe 4 oreilles  puis le 4 juillet où il en obtient 3 autres. Cette année-là il reçoit également un coup de corne. Pour la saison 1958 il est blessé trois fois mais il obtient un grand succès le 19 mai, à Madrid, ainsi que le 18 juin. En 1960 il obtient à nouveau trois succès sur la piste de Las Ventas : Montepío de Toreros, Corrida de la Prensa puis le 10 juillet. Il sortira également a hombros de cette plaza, quoique sans obtenir de trophées, le 13 mai 1961, aux côtés de Diego Puerta et El Viti. Il renouvelle cet exploit 6 jours plus tard (avec une seule oreille) après avoir occis 6 toros d’Atanasio Fernández suite aux blessures de Puerta et Camino. Il reçoit un coupe de corne à Palma de Mallorque en 1962 et à partir de là commence sa décadence même s’il continue à triompher ponctuellement à Madrid, comme en 1963. Il est encorné à Malaga l’année suivante et il triomphe une dernière fois à Madrid le 20 mai 1970 en coupant les 2 oreilles d’un toro de Juan Mari Pérez Tabernero, qui lui permet de sortir par la Grande Porte avec El Viti et El Cordobés, ainsi que le mayoral. Il prit sa retraite en 1973.

Gregorio Sánchez a été un torero d’un grand courage, plein de pundonor et capable de s’imposer à un grand nombre de toros. Il possédait également des manières classiques et il mérite sans doute une meilleure place dans l’histoire du toreo que celle qu’on lui a parfois donnée. Il a un coupé un total de 34 oreilles à Madrid et est sorti en triomphe à neuf reprises tout de même, dont trois lors d’une feria de San Isidro.


Juin 18 2017

Arènes sanglantes

Publié par Giraldillo dans Non classé      

On nous reproche de verser le sang des toros et quand un torero se fait tuer on dit que c’est bien fait pour lui. Où est l’Humanisme? Aujourd’hui, un homme est mort, encorné devant moi, à deux reprises. Si la blessure fait partie de la corrida, on ne peut accepter la mort de l’Homme. Et pourtant… elle surgit toujours à l’improviste et c’est elle qui finit par triompher de tout.

Je croyais avoir assisté à une bonne corrida de Baltasar Ibán avec une oreille coupée par Fandiño à son premier et une très bonne prestation de Juan del Álamo tout auréolé qu’il est de son récent triomphe madrilène. Je viens d’apprendre en rentrant chez moi, après 2h 45 de trajet que la représentation était bel et bien une offrande sans rédemption. Fandiño que j’avais vu toréé à Valence en solo, Fandiño que j’avais vu triomphé à Mont de Marsan, que j’avais vu coupé une oreille à Vic ne donnera plus aucune faena. On se souvient de sa manière de se jeter entre les cornes sans muleta pour occire son toro avant de sortir par la Grande Porte de Las Ventas en 2013. Torero républicain qui avait refusé d’offrir son toro au Roi, il les avait bien accrochées, au point de vouloir faire exploser le système en combattant 6 toros 6 des élevages réputés les plus durs, ni plus ni moins qu’à Madrid, Temple du toreo. C’était en 2015, ce fut un échec, on le sait. Depuis il était reparti de zéro, de village en villages. C’est dans celui d’Aire sur l’Adour qu’il rentre dans l’éternité.

Mes plus sincères condoléances aux siens, en commençant par son épouse qui lui a donné une petite fille il y a deux ans, et à Antoine, son valet d’épée, et Jarocho, son banderillero, qui assiste impuissant pour la deuxième fois en deux ans à la mort de son maestro.

Descansa en paz, Iván.


Juin 17 2017

In memoriam

Publié par Giraldillo dans Portraits      

Iván Fandiño est né à Orduña, près de Bilbao, le 29 septembre 1980. Il a revêtu son premier habit de lumières en 99 puis a débuté avec picadors en 2002. Lors de sa présentation à Madrid, le 12 septembre 2004, il obtient un appendice auriculaire d’un novillo de Navalrosal.

Il prit l’alternative dans la capitale de Biscaye le 25 août 2005 avec le toro Afrodisiaco d’El Ventorrillo, parrainé par El Juli et en présence de Salvador Vega. Ce n’est que le 12 mai 2009 qu’il confirma son doctorat accompagné à l’affiche par Ferrera et Morenito de Aranda. Cette année-là il obtient un trophée à Bilbao deux ans après le premier. En 2010 il coupe une oreille à Madrid à un toro de Guardiola Fantoni et reçoit un coup de corne chez lui. Il devient l’un des toreros préférés de l’afición madrilène en 2011 en coupant 4 oreilles sur l’ensemble de la saison mais un toro lui inflige une grave blessure à Malaga. 2012 commence fort à Valence puis à Séville (oreille et deux vueltas face aux victorinos) avant d’obtenir un nouvel appendice à Las Ventas. Il triomphe aussi à Pampelune et coupe deux fois une oreille à Bilbao où il renouvellera une excellente prestation l’année suivante. Il est unanimement considéré comme le triomphateur des saisons 2012 et 2013, en Espagne comme en France où il a été hissé vers les cieux à Arles, Mont de Marsan, Bayonne ou Dax. La Grande Porte ne veut cependant toujours pas s’ouvrir à Madrid où il coupe une nouvelle oreille alors que la corne d’un toro lui transperce la cuisse droite le 22 mai 2013. A l’automne il touche encore du poil puis au printemps suivant c’est la consécration, le 13 mai avec la sortir a hombros tant désirée avant de couper sa onzième oreille à Madrid lors de la corrida de Beneficencia. Il triomphe totalement à Mont de Marsan face à des laquintas pour la troisième année consécutive, un an avant son mano a mano non moins triomphal face à Ponce. Le reste est connu, il est plus facile d’arriver au sommet que de s’y maintenir dit-on. Pour Iván ce fut une chute en enfers à défaut d’atteindre le firmament pour son solo de 2015. Depuis le 17 juin 2017 c’est au paradis des toreros qu’il a élu résidence car il est mort comme il a vécu, en Torero.

http://www.dailymotion.com/video/x21apw7

Son toreo était sec comme un été castillan mais d’une grande vérité, généralement croisé et la jambe en avant. Point de fioritures. Comme tous les grands toreros basques, avec l’épée c’était un canon.


Juin 17 2017

Une corrida de plus ?

Publié par Giraldillo dans Non classé      

Demi-entrée

Samedi 17 juin 2017

Arènes d’Aire sur l’Adour

Fandiño est mort

6 toros 6 de Baltasar Ibán, bien présentés et tous applaudis à l’arrastre sauf le 4e (ou timidement). Provechito, le toro meurtier, âgé de 5 ans, fut le plus brave : il prit une deuxième pique depuis le centre; codicioso, il poursuivait tout ce qui bougeait mais avait le défaut en début de lidia de venir croisé. Bon niveau de bravoure dans l’ensemble avec une noblesse piquante.

Iván FANDIÑO (cannelle et or) : oreille avant d’être blessé à mort

            Le torero basque tira au sort un toro prompt et vivace mais aux forces assez mimitées auquel Dufau donna des chicuelinas ajustées. Sa dernière faena commença par deux bonnes séries à droites, rythmées, puis deux autres à gauche avant d’acquérir une plus grande intensité à nouveau à droite. Il alterna à nouveau et finit par manoletinas. Magnifique estocade quoiqu’un peu en arrière. Un trophée sans discussion.

Thomas DUFAU (bleu ciel et or) : salut puis silence aux deux autres

            Del Álamo a donné le ton de l’après-midi dans un quite par delantales ajustés. Le meilleur du torero français vint en début de faena par un double changement dans le dos puis par des cites à distance avec un animal qui avait un tracé très long, on ne peut plus propice au bon toreo. La faena fut propre, avec une bonne liaison à la troisième série puis une fin par manoletinas. Le torero aurait pu couper un trophée sans son échec aux aciers.

            Au quatrième, après une réception par larga à genoux, et de bonnes véroniques, la faena a connu des hauts et des bas.

            Le dernier prit une deuxième pique de loin puis Del Álamo dessina quelques chicuelinas avant que Manolo de los Reyes cloue une paire dans un cuarteo très rapproché. Le meilleur de la faena fut une première série au centre les genoux ancrés au sol. Un desarme vint compliquer les choses.

Juan del ÁLAMO (tabac et or) : vuelta et oreille

            Avec le moral d’un torero qui vient de triompher à Madrid, Del Álamo s’est montré assez pléthorique avec une belle réception à la cape qui a donné à Fandiño l’envie de répliquer par chicuelinas. C’est à la deuxième qu’il fut pris de face faisant craindre une blessure au thorax. Le torero, conscient, fit la « croquette », roula sur lui-même jusqu’aux barrières et fut pris au sol une deuxième fois, cette fois-ci fatalement, au niveau du rein droit. Le masque de la douleur se peignit sur ce visage exsangue sans que le sang ne paraisse couler. Un banderillero fut ensuite également pris mais sans conséquences visibles alors qu’il rentrait dans le burladero. Le torero de Salamanque servit une faena complète commencée un genou à terre, comme à Madrid, avant de prendre la gauche dans des passes de bonne facture. La faena eut cependant plus d’intensité sur la corne meurtrière. Il finit par de longues et templées bibaínas avant de « pincher » et de donner une estocade tendue qui nécessita de 3 descabellos qui firent s’envoler les trophées.

            Le cinquième (qui aurait dû être le dernier) paraissait une vermine à la sortie, freinant puis sautant avant de pousser à l’étrier du cheval. Le châtiment et l’envie du jeune torero ont permis de révéler sa bonne corne droite dans deux séries intenses. Epée arrière et tendue puis descabello et pétition d’oreille accordée.

 N.B. : Rafael Agudo, qui piqua le premier toro, reçut le prix au meilleur picador à la fin de la corrida sans que la nouvelle fatale de soit encore connue.


Juin 10 2017

As de piques

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Juan José Esquivel est né dans la province de Cadix, à La Línea de la Concepción. Il a commencé à piquer chez Miguelín avant de faire ses débuts en 1989.

Il est l’un des picadors les plus appréciés de notre France taurine. Il accompagne Rafaelillo et un certain nombre d’autres toreros comme Galván ou Chacón.

En 2013 il gagne un prix à Bayonne, l’année suivante il est blessé à Saragosse après qu’un victorino ait fait chuter son cheval.

Il a permis ces dernières années de grands tercios de piques, comme à Mont de Marsan en 2015 face à Piporro de Cebada Gago, à Dax en 2016 face à Granadero de Pedraza. Cette année-là il gagne aussi le prix au meilleur picador lors de la corrida-concours de Saragosse (comme il l’avait déjà fait en 2010) et celui de la feria de Juillet de Valence. A Vic en 2017 face au burraco Carafea III de Dolores Aguirre.


Juin 7 2017

Au pays des toros (35)

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Segura de León est un village d’à peine 2000 habitants, au sud de la province de Badajoz, où se déroulent au milieu du mois de septembre des capeas rappelant celles d’antan, tout comme sa voisine, Bodonal de la Sierra qui les donne le 15 août.


Juin 3 2017

Picasso à Vallauris

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Le maestro Pablo Ruiz Picasso a connu cette bourgade des Alpes-Maritimes en 1946 lors d’une exposition de céramique,  un art premier auquel il s’est adonné dès qu’il établit sa résidence dans ce lieu, de 48 à 55.

S’il déménage il restera lié à ce village comme le prouvent les corridas qu’il co-organise  entre 54 et 60 et où il fait jouer ses relations pour engager ni plus ni moins que le n°1, LuisMiguel Dominguín.