Une bibliothèque gratuite

wikisource

Le net fait l’objet d’un certain nombre de réserves, et l’une d’entre elles est la fiabilité des informations qui s’y trouvent. C’est la raison pour laquelle Wikipédia est en train de devenir la bête noire des enseignants. j’en rappelle rapidement le fonctionnement : tout le monde peut y fabriquer un article sur le sujet de son choix. Ces articles sont relus par des administrateurs qui vérifient les articles. Le but est de fournir aux internautes l’encyclopédie la plus vaste possible gratuitement. Sont critiqués le contenu des articles, la qualité de la vérification et les motivations de son créateur.

Mon intention n’est pas du tout d’en débattre, mais de parler de sa petite soeur, Wikisource. Ce site est l’un des projets de bibliothèque libre en ligne qui existent sur le net. Vous y trouverez des textes qui sont libres de droits, qui font partie des oeuvres patrimoniales, c’est-à-dire celles qui sont considérées comme incontournables pour qui se dit « cultivé », et ceci gratuitement. Les textes dignes de confiance sont ceux qui ont été relus et corrigés, ou mieux, validés, comme l’explique l’image ci-dessous :

wikisource 2

Wikisource est aussi problématique, puisque certains textes comportent des erreurs (voir les icônes ci-dessus), et que certains mettent en doute la qualité des administrateurs (et donc relecteurs). Il n’empêche que si, dans mon jeune âge, j’avais eu la possibilité d’accéder à toutes ces oeuvres, moi qui n’avais pas la chance d’avoir de livres chez moi, de CDI dans mon collège, de guide pour apaiser mes craintes (la belle angoisse que de franchir la porte d’une librairie pour la première fois, quand enfin j’ai pu m’acheter des livres !), je me serais bien moqué de ce genre de protestations. J’aurais dit, et je le dis encore, que c’est un projet formidable de mettre à disposition de tous, particulièrement des plus démunis, des oeuvres qui leur sont financièrement, socialement et culturellement refusées.

Voilà pourquoi je vous invite à aller y faire un tour : surveillez les icônes, et lisez. Un petit jeu pour terminer sur une nouvelle de Jean Ray, Le gardien du cimetière (1919) : j’ai trouvé une drôle de tournure fautive, saurez-vous la retrouver ? Si oui, nous ferons ce que tout lecteur devrait faire, nous vérifierons, et proposerons une correction. Bonne lecture ;o)…


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