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La femme répudiée par l’Homme !

Pourriez-vous consentir à aimer une personne où l’union est si forte que vous pourriez mourir pour elle, puis devoir la répudier car votre religion vous y oblige ? Cela vous paraît probablement absurde mais ceci est vrai dans certaines religions… La Répudiée est un roman écrit par Eliette Abécassis, écrivaine française qui a grandi au sein d’une famille juive orthodoxe très pratiquante. Dans ce roman elle nous fait part des contraintes que fait peser cette religion sur les femmes.

Eliette Abécassis Source : https://fr.m.wikipedia.org/ wiki/ Fichier:ABECASSIS_Eliette-24×30-2006.jpg

Ce récit nous immerge au cœur de la communauté juive orthodoxe, à Jérusalem, où Rachel et Nathan ont été mariés de force sans même se connaître. Très étonnamment, ces deux jeunes gens tombent amoureux et sont très heureux de cette union tout au long de leur vie. Malheureusement, et c’est là le drame, Rachel ne peut avoir d’enfant… Dans cette religion, un couple doit avoir une progéniture aussi « nombreuse que les étoiles du ciel » comme le rappelle l’autrice, et l’amour physique existe uniquement pour procréer. C’est pour cela que Nathan a la possibilité de répudier Rachel car, au-delà des dix ans de mariage, si la femme n’est pas en capacité de pouvoir donner la vie, elle peut être répudiée par son conjoint, qu’elle le veuille ou non !

Malheureusement, après dix années de vie commune Rachel n’a toujours pas été en capacité de donner un seul enfant à Nathan, malgré ses multiples efforts pour remédier à cela. Elle est donc déclarée stérile sans même que la fertilité de son mari ne soit remise en question ! D’après la Torah, la stérilité est une chose abominable car elle est signe de malédiction. Mais l’amour intense de Nathan pour Rachel suffira-t-il à repousser le choix fatal qui pourrait mettre fin à leur union ?

 

Source:https://therapeuteboulogne billancourt.fr/la-manipulation-psychique-therapie/

Malgré quelques difficultés rencontrées pour comprendre certains passages, notamment au niveau des explications sur la religion juive, j’ai beaucoup apprécié ce roman car il m’a permis d’ouvrir les yeux sur la vision et la considération de la femme dans cette religion. En effet, les femmes ne possèdent pas le droit de disposer de leur corps, voire de leurs droits dans leur globalité. Par exemple elles ne doivent pas plaire à d’autres hommes que leur mari et doivent porter un foulard, s’habiller avec des vêtements amples pour cacher leurs formes. Elles ne peuvent même pas avoir les bras dénudés ! Une femme non mariée ne peut se trouver seule avec un homme dans une pièce isolée. Selon Dieu, je cite : « Le seul but de la vie d’une fille d’Israël est de porter des enfants juifs et de permettre à son mari d’étudier » ! Dans n’importe quelle situation, la faute est toujours rejetée sur la femme. Les femmes sont contraintes de faire certaines choses et d’en croire d’autres. Selon les lois religieuses, lors de leurs menstruations elles sont traitées comme des pestiférées « C’est pourquoi chaque mois, elles s’élèvent en se purifiant« , en allant au bain après leurs menstruations. 

Cette lecture m’a fait prendre conscience des principes religieux insensés qui pèsent sur les femmes juives, notamment l’asservissement de la femme face à l’homme encore très fréquent, même à notre époque ! C’est un roman émouvant et bouleversant à la fois. Le problème ici n’est pas uniquement la religion en elle-même, mais plutôt cette façon de traiter les êtres humains différemment. Une femme se trouve être impure à certaines périodes, elle ne peut exprimer ses idées ou ses opinions. Elle n’est même pas autorisée à choisir son propre médecin, vous imaginez ?! Tout est choisi, imposé, dicté. Chaque religion a ses avantages et ses limites, et si une personne est en accord avec ses croyances, c’est une bénédiction. Dans ce cas présent, le personnage de Rachel aime être une femme, nourrir son mari, lui préparer des repas et prendre soin de lui tout au long de leur union. Mais elle n’aime pas être la femme « soumise » et « prisonnière » de sa propre religion. Son opinion en tant que femme doit être considérée, au même titre que celle d’un homme.

J’ai beaucoup apprécié l’écriture d’Éliette Abécassis car son style qui est tourné de façon un peu philosophique si je puis dire, nous permet d’avoir une plus large ouverture d’esprit, de nous faire réfléchir et nous invite à une véritable émancipation intellectuelle. De plus, la maîtrise qu’elle a de son sujet font de ce court récit une lecture marquante et très instructive. Il mérite pour moi la note de 4 étoiles.

Ainsi je vous recommande grandement de lire ce roman, il vous permettra de réfléchir à l’égalité Femme-Homme !

Il est bien évidemment disponible au CDI !

Éliette Abécassis, La Répudiée. Librairie Générale Française. n°15288Editeur. 124 p. Le Livre de poche ISBN 978-2-253-15288-0

 

CUEGNIET Lizzie, 1ST2S1 

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Des femmes comme vous n’en avez jamais vues !

Pouvez-vous me citer cinq grand hommes de l’Histoire ? Bien. Vous avez pu constater que c’était assez simple. Maintenant citez-moi cinq grandes femmes de l’Histoire… Vous voyez, c’est exactement ça que Pénélope Bagieu a voulu faire comprendre dans sa bande dessinée Culottées. Elle veut nous montrer que les femmes sont aussi importantes que les hommes, qu’elles accomplissent autant de choses qu’eux et méritent d’être connues tout autant que les hommes. On a tous appris en cours des grandes figures telles que Voltaire, Albert Camus, Emile Zola… Pénélope Bagieu veut nous montrer l’importance de ces femmes que nous n’avons pas eu – ou moins – l’occasion de connaitre à l’école.

https://www.babelio.com/auteur/Penelope-Bagieu/25599/videos

Pénélope Bagieu.

Dans ce livre vous verrez des personnalités féminines que vous ne connaissez peut-être pas. Vous découvrirez alors les parcours de quinze femmes de nationalités différentes qui ont toutes existé ! Certaines sont encore en vie aujourd’hui et elles ont toutes vraiment accompli quelque chose d’important pour la société. Cette bande dessinée met en avant le rôle de ces femmes et leurs exploits. Ces femmes nous montrent ce dont elles sont capables, que certains métiers ne peuvent être réservés UNIQUEMENT aux hommes. Si certaines histoires connaissent un dénouement joyeux, d’autres sont dramatiques ! Ainsi l’auteure nous apprend que la plupart d’entre elles ont mené une vie horrible au point que certaines iront jusqu’au suicide…

On arrive facilement à se mettre dans la peau de ces héroïnes et une histoire m’a particulièrement marquée. Celle de Phulan Devi qui vivait en Inde et qui, à 10 ans, a été contrainte d’épouser un homme dont elle ne voulait pas ! Un jour ses parents lui annoncent qu’ils lui ont trouvé un mari, mais qu’ils ne se marieraient que quand elle aura 16 ans. Son mari refuse et l’emmène. A partir de là Phulan est violée et battue tous les jours dans une étable. L’un des passages qui m’a vraiment fait mal au cœur est le suivant : 

« Phulan : Mais en fait c’est quoi exactement un mari ? Son mari : je vais t’apprendre. A partir de là tous les jours pendant des heures, la petite fille est enfermée dans une étable avec son nouveau mari, battue et violée. Les villageois entendent ses hurlements quotidiens et s’en indignent, mais pas au point de bouger le petit doigt. Phulan : au secours !!! aidez-moi !!! Il a un serpent caché dans son pantalon il va me dévorer !!! »

La petite n’avait que 10 ans, elle a été mariée de force à un homme beaucoup plus vieux et a dû subir des viols répétés. L’horreur ! Elle n’a jamais vu de sexe masculin et confond celui-ci a un « serpent qui veut la dévorer ». Et son calvaire ne s’arrête pas là ! Jusqu’à l’âge de 16 ans Phulan sera sans cesse battue et violée. Finalement elle est sauvée par un dacoït. Les dacoïts sont considérés comme des bandits qui tuent les gens mais en réalité ce sont de bonnes personnes. Ils ne sont en réalité pas mauvais et agissent pour l’égalité entre les pauvres et les riches. Le dacoït qui l’a sauvé se nomme Vikram et tombera complétement amoureux d’elle. Ils se marieront par la suite. Phulan décide de rejoindre les dacoïts et se rend compte qu’ils se fichent qu’elle soit une fille. Maintenant elle se sent en sécurité avec eux. Dès lors elle raconte TOUT à son mari, qui lui promet de se venger des horreurs que son ancien mari lui a fait subir. Mais un jour un gang rival dirigé par le chef Sri Ram, furieux de voir un groupe dacoïts dirigé par une femme, décide de commettre un acte qui changera le cours de leur histoire… Excusez-moi mais je ne peux pas vous spoiler la suite ! Si vous souhaitez la connaître je vous invite à lire cette histoire 🙂 C’est d’ailleurs mon histoire préférée, elle m’a vraiment touchée. Toutes ces atrocités ont finalement forgé la personnalité de Phulan, et c’est comme ça qu’elle est devenue plus forte. Malgré ce qu’elle a vécu, c’est une héroïne, elle a accompli de grandes choses en n’ayant aucune épaule sur laquelle pleurer…

Qu’elles soient athlètes, rappeuses, astronautes, volcanologues, journalistes, auteures compositrices, collectionneuses d’art, miniaturistes du crime, activistes, actrices et inventrices, avocates, rock stars… toutes leurs actions ont permis à la société d’avancer. Cette diversité de profils est très intéressante, il y en a vraiment pour tous les goûts dans cette bande dessinée ! Toutes ces histoires suscitent différentes émotions chez le lecteur. De la colère, notamment devant les épreuves endurées par certaines juste parce qu’elles sont nées femme, d’autres à cause de leur religion, leur couleur de peau ou leurs origines. On ressent une immense tristesse car ces femmes sont rabaissées toute leur vie, violées et torturées. Elles sont utilisées comme de vulgaires objets ou même vendues. Heureusement Pénélope Bagieu nous donne envie de nous battre pour réaliser nos rêves, particulièrement avec l’histoire de Cheryl Bridges que je vous recommande fortement de découvrir ! C’est une femme qui a appris à avoir confiance en elle et a gérer ses problèmes grâce à la course. D’ailleurs, il y a une citation qui m’a vraiment plu dans cette histoire :

 « Un soir où elle n’a vraiment pas hâte de rentrer, après que tout le monde a déserté le stade de l’école, sans trop savoir pourquoi Cheryl se met à courir. Un tour de piste. Puis deux. Toute seule. Dans le noir. En cachette. Elle a mal aux pieds. D’ailleurs elle a mal partout. Ses poumons sont en feu. Mais quelque chose se déclenche. Alors elle commence à discuter toute seule dans sa tête, prend ses problèmes un par un, froidement, et analyse les situations dans lesquelles elles se sent coincée. Et tous les nœuds se défont, comme par magie. Soudain chaque problème a une solution. Tout vient de devenir surmontable. Ce sera son secret, son truc rien qu’à elle. »

Jusqu’à aujourd’hui on ne peut pas dire que le combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes mais aussi contre le racisme soit terminé. Ce point est bien montré dans l’histoire de Jesselyn Radack. L’une de mes phrases préférées d’ailleurs à ce sujet est : « Si moi je suis Américaine, éduquée et blanche on peut me nuire à ce point, je n’ose même pas imaginer ce que ce gouvernement peut faire subir à d’autres dans ce pays ! » 

Bref vous lirez des portraits de femmes qui ont bravé tous les obstacles qui se sont dressés en travers de leur chemin pour mener la vie de leur choix.

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée parce qu’elle reprend des sujets d’actualité parfois complétement ignorés.

 

https://mondedulivre.hypotheses.org/6154

Première de couverture de la bande dessinée. Source : https://0620056z.esidoc.fr/document/id_0620056z_22042.html

En effet cette bande dessinée dénonce les inégalités hommes femmes sous toutes ses formes : salaire, maltraitance, droit à l’avortement, droit de vote des femmes… De plus, nous pouvons remarquer que les personnages, en fonction de leur histoire (pour nous montrer les différentes formes des problèmes sociaux dans le monde) sont très bien choisis. En effet, nous ne retrouvons pas que des figures françaises, ce sont des femmes de pays différents. Elles méritent autant les unes que les autres d’être mises en avant comme d’autres grandes figures emblématiques telles que Marie Curie, Simone Veil, Marguerite Yourcenar, Rosa Parks… Le format et les couleurs du livre sont parfaits et c’est surtout la première de couverture qui m’a directement attirée avec cette couleur orange fluo en fond et les portraits de visages féminins de couleur bleu foncé, tous plus différents les uns des autres. C’est ce jeu de couleurs qui m’a immédiatement interpellée. Les couleurs sont très vives et les dessins magnifiquement bien réalisés, on reconnaît parfaitement les femmes illustrées. L’écriture et le vocabulaire de la BD sont accessibles à tout le monde, Pénélope Bagieu utilise un vocabulaire proche de celui utilisé par nos professeurs au lycée pour qu’il soit facile d’accès et qu’on n’ait pas de difficulté à lire sa BD.

https://www.bfmtv.com/culture/penelope-bagieu-je-ne-suis-pas-la-que-pour-faire-de-jolis-dessins_AN-201703250032.html

Extrait du livre Culottées 2 Source : https://www.letournepage.com/livre/culottees-2/

Par rapport au dessin, tous ne sont pas forcément beaux et attirants. On a des scènes horribles, des dessins qu’on peut qualifier de dégoutants mais qui illustrent bien les scènes  notamment aux pages 75 et 78 par exemple. Les dessins représentent parfois des scènes choquantes, l’auteure utilise des traits de crayon plutôt droits et durs en parfait accord avec ce qu’ont pu subir ces femmesElle a souligné ce choix dans une interview pour BFM TV: « Je ne suis pas là pour ne faire que de jolis dessins« .

Cette BD qui allie humour et tristesse vous fera ressentir plein de sentiments grâce aux différentes histoires proposées. J’ai surtout aimé cette BD parce que Pénélope Bagieu fait bien plus que recopier des bibliographies bien documentées ! Elle les illustre, elle apporte sa touche personnelle en mettant à l’honneur toute ces figures et pas seulement en leur rendant hommage mais en illustrant parfaitement leur parcours ! Elle reprend des figures peu, voire pas du tout connues, certainement pour nous faire partager « leurs exploits » et leur parcours complétement atypiques. Ce qui m’a aussi beaucoup plu c’est le fait que la plupart des lecteurs qui liront cette BD se retrouveront à un moment ou un autre dans le comportement de ces héroïnes déterminées qui, par le sport, l’activisme politique, la musique, les sciences ou l’art, sont parvenues à faire ce qu’elles voulaient, sans tenir compte de la réprobation des hommes et de la société.

Je vous conseille vraiment cette BD que je note avec 5 étoiles et j’espère que comme moi vous aurez pris du plaisir à la lire !

 

Bagieu, Pénélope. Culottées : Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent Tome 2. Gallimard Jeunesse, 01/2017. 168p

Sophia KOUCH, 1st2s1

 

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À la fois Ange et Démon…

Eliette Abécassis en 2009. Source : https://fr.wikipedia.org/ wiki/ % C3%89liette_Ab%C3%A9cassis

Etre une femme c’est difficile ! C’est ce que nous fait comprendre ce roman d’Eliette Abécassis. L’écrivaine est engagée dans des associations de lutte pour les droits et la liberté des Femmes, et notamment l’association SOS les Mamans. Dans ce roman nous pouvons percevoir son engagement car l’autrice centre son récit sur des personnages féminins et leurs relations compliquées.

Dans ce roman, Eliette Abécassis a écrit des chapitres bien détaillés avec beaucoup de suspense ce qui nous permet de bien analyser le thème principal. Elle nous raconte principalement la relation entre une mère, Sonia, et sa fille Nathalie.  Sonia est créatrice dans le monde de la mode. Elle aimerait que sa fille en fasse de même, mais celle-ci n’est pas convaincue, ça ne l’intéresse pas. Finalement surprise par ses capacités dans ce domaine, Nathalie se laisse tout de même emportée par la mode et devient même meilleure que sa mère ! Dès que Sonia se rend compte de la popularité de sa fille, une jalousie extrême apparaît puisque plus personne ne s’intéresse à elle, plus aucun regard ne se pose sur elle.  A travers la jeunesse de sa fille elle se rend compte que lorsqu’une femme prend de l’âge les gens ont tendance à ne plus la trouver belle, intéressante… attirante !

Personnellement, j’ai aimé lire ce livre alors que généralement la lecture n’est pas vraiment mon point fort. Les chapitres sont très longs et très détaillés mais le style est fluide avec beaucoup de finesse, ce qui rend la lecture facile. Chapitre après chapitre, page après page, je n’arrivais pas à m’arrêter car je me sentais tellement concernée par cette relation mère-fille que je me suis accrochée à l’histoire. J’ai ressenti les douleurs, par exemple lorsque la mère dénigre sa fille, et l’amour, lorsqu’elles s’entraident pour affronter leurs problèmes de femmes.

Dans un des passages du roman, l’autrice nous explique que Sonia peut être soit l’ange gardien de sa fille, soit son démon, sa pire ennemie. Au début de sa carrière, Nathalie a participé à un défilé de mode devant toutes les personnes de la ville. Sonia était fière d’elle, émue de la voir si belle et de voir que sa fille était comme elle. Malheureusement la jalousie a fait surface et Sonia s’est mise à rêver d’être à la place de sa fille. Dès lors nous pouvons voir que la mère peut complimenter sa fille puis, en deux minutes, changer d’attitude et la rabaisser. Une relation complexe, faite d’amour, de conflits, de possession et d’admiration se met en place. Je trouve ce passage important car il représente le noyau de l’histoire, toute leur vie tourne autour de la jalousie et de l’amour.

En lisant ce roman on se rend compte que c’est tellement réaliste que nous pouvons nous mettre à la place des personnages principaux. En tant qu’adolescente il m’arrive les mêmes problèmes avec ma mère. J’ai donc eu tendance à m’identifier au personnage de Nathalie. J’ai les mêmes pensées et réactions qu’elle envers sa mère lors des conflits. J’ai l’impression qu’Eliette Abécassis a écrit ce roman en s’inspirant de sa propre vie et veut nous faire comprendre quelque chose… Que veut-elle nous faire comprendre, allez-vous me demander ? Elle veut nous faire réaliser qu’être une Femme est EXTRÊMEMENT compliqué, et cela malgré l’évolution de l’égalité entre les hommes et les femmes. Finalement les femmes sont toujours « inférieures » aux hommes dans certains domaines. L’autrice montre toutes les « galères » des femmes. Elles doivent par exemple obligatoirement prendre soin d’elles au risque que les hommes ne s’intéressent plus à elles. Quand une femme prend de l’âge on la trouve tout de suite moins attirante alors qu’un homme qui prend de l’âge pourra souvent être complimenté. On dira c’est un « bel homme »… Je trouve ça injuste, nous sommes tous pareils mais nous, les femmes, nous subissons ce que les hommes ne subissent pas !

De plus Eliette Abécassis nous montre à quel point les femmes sont fortes : «les femmes sont des chefs d’orchestre qui dirigent des deux mains de multiples d’instruments.»  Les femmes sont capables faire plusieurs choses à la fois ! Au début du livre, nous nous posons énormément de questions. Mais qui est vraiment la narratrice ? Qui sont toutes ces femmes ? En effet des noms féminins sont cités mais nous n’avons pas d’explication sur leurs personnalités. Et ce n’est qu’à la fin que nous avons les réponses à nos questions, une fin qui est d’ailleurs très surprenante ! Pendant la lecture, nous nous demandons si la possessivité va être plus forte que l’amour et va détruire complètement leur relation ou, à l’inverse, si l’amour va être plus puissant et qu’elles vont se retrouver face aux problèmes qu’elles rencontrent dans leur vie.

https://www.albin-michel.fr/mere-et-fille-un-roman-9782226186683

Source : https://www.albin-michel.fr/mere-et-fille-un-roman-9782226186683

Cela m’a marqué puisque pour la plupart d’entre nous, les adolescentes, c’est réel ! Nous avons tendance à faire une crise d’adolescence, et cela crée des conflits entre notre mère et nous. C’est exactement ce qui ce passe dans certains chapitres entre Sonia et Nathalie. De ce fait certains chapitres jouent sur nos sentiments, surtout la fin qui m’a beaucoup émue… mais je ne vous dirai pas pourquoi, à vous de le découvrir !

C’est donc pour cela que je vous conseille fortement de lire ce roman Mère et fille, un roman !

Abecassis, Éliette. Mère et fille, un roman. Librairie Générale Française, 04/2010. 123 p. Le Livre de poche, 31739. ISBN 978-2-253-12812-0

 

Madyson BIEGANSKI, 1ère ST2S1

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Une fois la peau revêtue, une double vie est en vue !

Compassion, anxiété, tendresse, sont les émotions que va vous faire découvrir cette incroyable BD d’Hubert et Zanzim !


Hubert. Source : https://fr.wikipedia.org/

Scénariste de cette BD, Hubert est issue d’une famille peu aisée et hostile à l’homosexualité. Les difficultés qu’il a traversées l’ont inspiré. Il créé dans ses œuvres « beaucoup de monstres et de personnages en marge ». C’est pour cela qu’il à décidé d’écrire Peau d’Homme, une façon idéale pour lui de faire passer un message contre l’homophobie. Message qui est, pour lui, très important. Son parcours personnel le pousse à sensibiliser les gens sur à ce sujet, ou du moins il essaye et y démontre à travers cette œuvre une grande volonté.   

Zanzim Source : https://www.bedetheque.com/ auteur-5336-BD-Zanzim.html

En 2015 Zanzim participe à l’ouvrage collectif Les Gens normaux : paroles lesbiennes gay bi trans qui aborde la question des orientations sexuelles. Cet ouvrage publié en 2013 contient des témoignages et textes de référence alors qu’en France a lieu le vote pour la loi qui légalise le mariage homosexuel. On remarque que les deux auteurs ont déjà abordé certains thèmes présents dans Peau d’Homme. On peut donc en déduire que, leur vie personnelle, particulièrement pour Hubert, a pu les pousser à travailler sur ce genre de thématique.

Source : https://www.brain-magazine.fr/ article/brainorama/62679-Les-livres-de-l-ete

Peau d’Homme met en scène les aventures de Bianca et se déroulent en Italie, à l’époque de la Renaissance. Cette BD a connu un grand succès, remportant le grand prix de la critique 2021 et sélectionné pour le fauve d’or au Festival d’Angoulême 2021 !

Dans cette BD, Bianca est une demoiselle qui doit se marier à un homme, Giovanni. Homme qu’elle ne connait pas ! Qui est ce Giovanni ? Comment épouser un homme qu’on ne connait pas ? Eh bien pour le découvrir, elle va enfiler une mystérieuse peau semblable à celle d’un homme. Cette peau est transmise dans sa famille de femme en femme, de génération en génération. A cette époque, les coutumes et traditions sont bien plus exigeantes qu’on ne le pense. Grâce à cette peau d’Homme, on voit comment les femmes s’organisent face aux traditions. Confier sa vie à un inconnu et créer une future famille, est-ce si c’est difficile ? C’est ce que Bianca veut découvrir. Si elle doit partager sa vie avec un parfait inconnu, elle le fera… mais pas à n’importe quel prix et n’importe comment ! Mais je ne vous en dis pas plus…                       

Peut-être un livre de plus sur l’étagère de votre bibliothèque ? J’espère au moins vous en convaincre !     

INCONTOURNABLE ! Je suis très agréablement surprise d’aimer autant une BD. Habituellement j’ai horreur de lire des romans, pièces de théâtre, enfin, tous types de livres, même des BD ! Eh bien j’ai adoré celle-ci car l’histoire n’est pas complexe, on arrive à bien « déchiffrer » à quel moment quel personnage est concerné, qui parle, ou encore ce qui lui arrive. D’ailleurs les images complètent très bien le récit, elles sont plutôt claires et précises et sont source d’émotions.

Planche tirée de la BD. Source : https://www.franceinter.fr/culture/ bande-dessinee-peau-d-homme-d-hubert- et-zanzim-une-petillante-ode-a-la-tolerance

J’aime aussi le fait que les couleurs soient vives lors des événements joyeux, et plus sombres lors des événements plus tristes. Grâce à cela je trouve que l’on ressent encore plus les émotions que veut nous faire passer cette bande dessinée. Par exemple, au moment ou Lorenzo, en réalité Bianca sous sa fameuse peau d’Homme, doit reposer définitivement sa peau, les images étaient tellement descriptives, tellement en phase avec les paroles, que j’ai ressenti la tristesse qu’elle ressentait. C’est vraiment bien, on se met entièrement à la place du personnage. J’aime beaucoup aussi le suspense que certains personnages, comme Giovanni, mettent en place dans l’histoire. Cela ajoute un plus à l’intrigue, et c’est ce que j’aime ! Parfois, Giovanni laisse paraître des hypothèses, des sous-entendus à Lorenzo, sans pour autant lui dire clairement ce qu’il pense. Car, au delà de la condition féminine, Peau d’Homme aborde aussi le thème de l’homosexualité, Giovanni n’étant pas insensible aux charmes de Lorenzo ! Je trouve ça intéressant parce que cela nous fait réfléchir sur le déroulement du récit. Sinon, l’histoire en elle-même est plutôt facile à comprendre, c’est également ça qui me plait dans cette BD, pouvoir la comprendre facilement. En revanche j’apprécie un peu moins la toute fin de l’histoire, celle-ci est très brève, j’aurais aimé savoir plus de choses sur le futur de Bianca, de Giovanni et des autres personnages. 

Maintenant c’est à vous de décider si vous avez envie ou non de lire cette fameuse BD. Bien évidement, si ça ne tenait qu’à moi, je vous la conseillerais fortement et vous la mettrais entre les mains ! Vous vous devez de vous y intéresser, cela en vaut vraiment le coup ! 

Pour Peau d’Homme j’attribue un 4/5. Pratiquement tout est parfait à mon goût, si ce n’est la fin où je m’attendais à quelque chose de plus développé, mais c’est sans doute aussi la frustration de terminer la lecture de cette BD qui m’a fait ressentir cela ! Ou alors c’est peut être moi qui suis juste trop curieuse à vouloir en savoir davantage sur le devenir des personnages…

Hubert / Zanzim. Peau d’homme. Glénat, 04/2020. 159 p. 1000 feuilles. ISBN 978-2-344-

Bonne lecture à vous !

Sarah POIRIER 1ère ST2S1                                                                                                                                       

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Un métier plus riche que vous ne le pensez

Source : https://www.capitalkoala.com /label-koala/mag/interview-anna-sam/

Les tribulations d’une caissière est un livre écrit par Anna Sam, écrivaine française, et publié en 2008. Après avoir terminé son DEA de littérature, Anna Sam travaille pendant 8 ans en grande surface. C’est après ces longues années en tant qu’hôtesse de caisse qu’elle décide de partager son expérience en écrivant ce roman et en nous faisant découvrir un métier qui nous semble banal mais qui nous cache bien des choses…

A travers Les tribulations d’une caissière, nous rencontrons donc Anna Sam qui travaille en grande surface. Elle relate ses 8 années d’hôtesse de caisse de son premier à son dernier jour. Vous pensez peut-être, comme moi avant ma lecture, que le métier de caissière ne consiste qu’à biper des articles et encaisser des chèques et de la monnaie tout au long de la journée ? Ou encore que ce métier est choisi par défaut lorsque nous ne sommes pas faits pour les études ? Et bien c’est maintenant qu’Anna Sam, votre future hôtesse de caisse préférée, va vous prouver le contraire ! Un diplôme universitaire en poche, celle-ci va travailler en grande surface, d’une part pour financer ses études, d’autre part pour obtenir son indépendance financière. Chaque chapitre de ce livre aborde un thème différent à travers une multitude d’anecdotes et toujours en lien avec le métier de caissière.

Bon, d’accord, je vous en dévoile quelques-uns. Après avoir vu plusieurs centaines de personnes dans la journée, impossible de se rappeler qui nous avons servi, difficile de se rappeler d’un visage qu’on a vu seulement quelques minutes. Pourtant, il y a certaines personnes qu’on n’oublie pas, comme par exemple, « les clients saouls« . Autre exemple, lorsque qu’il y a une file immense qui patiente à votre caisse mais que deux amis se chamaillent pour savoir « qui est celui qui paie », parce que oui, à ce moment-là, tout le monde veut payer ! J’ai envie de vous dire que tous les chapitres de ce roman sont intéressants. Malheureusement je ne peux tous les citer, alors si vous souhaitez découvrir tous les secrets qui se cachent derrière ce métier de caissière, je vous invite à lire ce livre !

Les tribulations d'une caissière - Anna Sam - A6 – My Little French House

Source : https://www.livredepoche .com/livre/les-tribulations-dune-caissiere-9782253127550

Personnellement, j’ai adoré lire ce roman. Je répète souvent que je ne suis pas fan de lecture mais celui-ci m’a vraiment emballé. Je ne pensais pas apprendre autant de choses sur ce métier qui est en fait… loin d’être banal ! Je me suis vraiment imaginé toutes les scènes décrites dans ce livre et me suis mise à la place d’Anna Sam. Étant une fille, le passage où celle-ci parle d’une société machiste m’a particulièrement touchée, même s’il n’est pas le sujet ici. Ce qui me plait également c’est qu’il y a une part d’ironie venant de l’écrivaine, lorsqu’elle se « rabaisse » au fait qu’elle soit juste caissière, mais tout en gardant toujours le sourire. Je trouve ce livre très instructif et en plus teinté d’humour de la première à la dernière page, c’est pourquoi je le recommande à tout le monde.

Pour moi, la pauvreté pourrait ici être symbolisée par le métier de caissière, qui est loin d’apporter la fortune ! Néanmoins, ce difficile métier reste très riche en apprentissages, en émotions, demande du savoir-faire et encore bien d’autres choses. La plupart des personnes se fie à l’apparence et pense que ce métier se résume à être assis sur une chaise, à scanner des articles toute la journée pour obtenir un salaire peu élevé. Mais à travers l’histoire d’Anna Sam, on s’aperçoit que la richesse ne se résume pas au salaire mais qu’elle puise bien plus dans l’expérience humaine !

Bonne lecture !

Sam, Anna. Les tribulations d’une caissière. LGF, 04/2009. 185 p. Le Livre de poche, 31358. ISBN 978-2-253-12755-0

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Juliette PONCHEL, 1ère1

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L’ascension de la fortune

Première de couverture du roman (édition Feedbooks)
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Guy de Maupassant, le célèbre écrivain, nouvelliste, et ancien journaliste français, nous immerge dans le Paris des années 1880. Le roman Bel-Ami, paru en 1886, est représentatif de la nature littéraire de l’auteur, qui fut le poulain de Flaubert d’ailleurs, de par le réalisme qui s’en dégage et la qualité stylistique de l’œuvre. J’ai moi-même choisi de lire ce roman car j’apprécie personnellement Maupassant, dont je trouve l’écriture attrayante puisqu’elle se montre appliquée, précise et pleine de grâce. On ajoutera que le pessimisme est aussi présent dans Bel-Ami, comme dans d’autres de ses œuvres, Une vie par exemple. Ce roman a connu un grand succès et a été plusieurs fois adapté au cinéma. Ce qui est intéressant, c’est que l’artiste s’identifiait quelque peu au personnage principal, ayant vécu à Paris un moment, et ayant le sens des affaires : « Bel-Ami c’est moi ! », plaisantait-il.

Ce roman éponyme est centré sur le personnage de Georges Duroy, alias Bel-Ami. Il s’agit d’un jeune homme qui à sa sortie de l’armée en tant que sous-officier, s’installe à Paris. Au début du récit, il se trouve dans une situation médiocre, employé aux bureaux des chemins de fer, ayant un maigre salaire et crevant la faim. Il a belle allure, étant décrit séduisant et beau garçon, et il rêve d’idylles ardentes. C’est alors qu’il va tomber sur un vieux camarade de classe, Forestier, devenu homme du monde, rédacteur à La Vie Française, un journal réputé.

Bel Ami : affiche du film avec Robert Pattinson et Uma Thurman
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Celui-ci va permettre à notre personnage de prendre son envol, en lui faisant gagner peu à peu en considération dans la société. C’est un emploi au sein du journal qui va d’abord lui sourire, puis son cercle de connaissances va s’élargir, comprenant des personnes de plus en plus importantes, haut-placées. Son envie d’amour va se voir progressivement atténuée, par les aventures passionnées qu’il vivra, ayant du succès auprès des femmes. C’est d’ailleurs la fille de sa maitresse, Mme de Marelle, qui lui donnera le surnom attendrissant de « Bel-Ami », étant apprécié au sein de la famille. Nous nous attachons rapidement à ce personnage, et apprécions également les membres de son entourage. Cependant, il convoite une femme en particulier, et son appétit ne pourrait être assouvi sans cette « acquisition »… l’obtiendra-t-il ? D’après les propos de Richard Roudaut qui préface cette édition du roman, le récit démontre « comment réussir dans l’existence avec beaucoup de prestance, très peu de scrupules et un rien de chance ».

Comment la situation de Bel-Ami va-t-elle tourner ? Cette ascension dans la société sera-t-elle perpétuelle, ou se dégradera-t-elle finalement ?

J’ai beaucoup aimé ce roman car le personnage de Georges Duroy, qui à l’origine se trouve en bas de l’échelle sociétale va progressivement se dégager de sa condition, grâce à l’amitié tout d’abord, puis à l’amour et la considération acquis, qui vont le lier à certaines personnes plus nobles.

Les rebondissements émotionnels sont intéressants car notre héros connaitra des hauts et des bas dans son parcours, se fera des amis chers, comme des ennemis ! Notre cœur bat sans cesse la chamade à la lecture, on se soucie du sort de Bel-Ami, fier d’une part, notamment dans ses conquêtes amoureuses, mais émotif de l’autre, car parfois apeuré, désespéré, alerté. Nous sommes sensibles à son évolution, et nous nous sentons davantage crispés vers la fin du récit, dont je vous laisse prendre connaissance du dénouement par votre propre lecture.

Qui plus est, cette œuvre évoque le contexte historique de l’époque, avec la mise en pratique du télégramme, l’élaboration de chemins de fer, l’utilisation accrue des voitures… On ressent aussi chez les personnages une envie de se cultiver, en allant aux Folies-Bergère par exemple, ce théâtre parisien très fréquenté. La presse aussi est au cœur de l’histoire : l’opinion publique se développe dans le cadre d’une République établie depuis peu et certains journaux se font concurrence. D’ailleurs, des affrontements entre La Vie Française et d’autres journaux sont abordés dans le récit.

J’apprécie particulièrement la description des relations humaines faite par Maupassant. En effet, il dresse une analyse très objective des pensées et agissements des personnages envers d’autres, au sens professionnel, amical, ou même romantique. Il évoque des caractères humains sans cacher l’hypocrisie, la mesquinerie, la prétention et surtout la convoitise. Ce qui est flagrant, et qui est toujours le cas de nos jours, c’est que pour espérer évoluer, il faut savoir séduire autrui, comme Bel-Ami en a le don. Ces relations liées au pouvoir de l’argent, qui se fait désirer, dont Duroy en a fait sa quête, créent un véritable feu d’artifices de péripéties dans cet éden qu’est la vie parisienne. Or, toute épopée connaît des périples …

Je vous le conseille de tout cœur : c’est un roman délectable, riche en connaissances, et en émotions !

C’est pourquoi je lui attribue la note de … 4,5 étoiles sur 5 !

 

Je vous souhaite une agréable lecture. Merci pour votre attention.

Maupassant, Guy de. Bel-Ami. Librairie Générale Française, 09/2007. 367 p.

Marion Massinon, 1ère1

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La vie… le plus grand des combats

 

Les Victorieuses est un roman publié en 2019 par Laetitia Colombani, une cinéaste, scénariste, comédienne et romancière, connue pour son best-seller La Tresse. Les Victorieuses met en lumière les femmes de l’ombre. Les femmes qui doivent se battre nuit et jour pour vivre. Les femmes qui ont consacré leur vie à en sauver d’autres. Les femmes qui connaissent le pavé, expression utilisée dans le livre pour dire qu’elle vivent dans la rue. Il y a aussi celles qui ont connu la guerre ou encore celles qui ont réussi à rebondir quand elles avaient touché le fond. Bref, c’est un livre qui n’a pas peur des mots !

Un ouvrage fort et puissant !

 L’histoire de ce livre se déroule à deux époques distinctes. La première se passe de nos jours. C’est l’histoire de Solène, une brillante avocate qui tente de se reconstruire après un burn-out. Son psychologue lui conseille de sortir de chez elle pour se rendre utile. Grâce à une annonce elle décide de devenir écrivain public pour Le Palais de la femme, un foyer parisien décrit dans le roman comme « Un palais pour panser ses blessures et se relever ». J’ai alors découvert, en même temps que Solène, les portraits touchants de nombreuses femmes. Il y a Binta, qui à fui la Guinée avec sa fille pour échapper au sort réservé aux femmes dans ce pays ; il y aussi Vivianne, la tricoteuse, et d’autres que vous pourrez découvrir en lisant ce magnifique roman. Alors même si cela n’est pas facile, Solène veut aider ces femmes bousculées par la vie, coûte que coûte !

Blanche et Albin Peyron, commissaire de l’Armée du Salut source : https://lemagazoom.files.wordpress.com/ 2019/10/blanche-et-albin-peyron.jpg

Les chapitres de la période actuelle s’entremêlent avec ceux évoquant Blanche Peyron, une femme au fort caractère bien décidée à aider les personnes démunies. Elle a vraiment existé ! C’est une des commissaires de l’Armée du Salut, une organisation humanitaire. C’est elle qui est à l’origine de la création du Palais de la femme inauguré en 1926. J’ai pu suivre son histoire à travers ses projets, ses doutes et ses réussites. C’est à la fin du livre que ces deux histoires se rejoignent grâce à un petit détail que je vous laisse découvrir…

Dès le début, j’ai su que ce livre allait me plaire car l’histoire commence dès la première page ! En effet, dès les premières lignes j’ai eu envie de savoir comment Solène allait faire pour surmonter une épreuve que vous découvrirez en commençant ce roman. J’ai également beaucoup apprécié le fait que ce livre soit très bien documenté, ce qui rend l’histoire très réaliste. J’ai par exemple appris que les femmes représentent 70% des travailleurs pauvres ! Cet ouvrage m’a permis de me rendre compte que notre société ferme trop les yeux sur le fléau de la précarité, notamment chez les femmes, c’est encore un sujet tabou. Je pense que tout le monde devrait lire ce roman car cela permettrait de se rendre compte de la chance que nous avons. En effet, vivre sous un toit, avoir accès à l’eau ou encore se sentir en sécurité est un luxe, même si cela nous parait normal. Il faut garder en tête qu’encore trop de personnes ne possèdent malheureusement pas ce privilège.

Une vraie prise de conscience !

Je vous conseille vivement ce formidable roman très agréable à lire. Cet ouvrage est un vrai un coup de cœur, alors je suis tout à fait convaincue que ce livre vous plaira autant qu’il m’a plu ! C’est pour cela qu’il mérite amplement 5 étoiles !

Hôtels 5 étoiles d’Afrique - Hôtel 5 étoiles

Alors bonne lecture ! 

Si vous voulez en savoir plus, écoutez directement Laetitia Colombani vous parler Des Victorieuses. 

https://www.francetvinfo.fr/sante/precarite-lhistoire-vraie-du-palais-de-la-femme-dans-le-nouveau-roman-de-laetitia-colombani_3452219.html

Bibliographie: COLOMBANI, Laetitia. Les victorieuses. Paris: Le livre de Poche, 2019.240p

Clémence CHOPIN 1ère 1

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« Un coffre-fort ne suit pas un corbillard »

Un cadeau est un roman qui dénonce le pouvoir que peut exercer l’argent sur notre société actuelle, tout cela à travers une histoire remarquablement touchante. Une histoire signée Eliane Girard !

Ce roman rend compte d’une histoire bouleversante, et presque comique. Celle de Félicien, un jeune dessinateur d’Île-de-France, tracassé par un cadeau qu’il voudrait offrir à Laure, sa copine, pour ses 30 ans. Mais attention, ce n’est pas n’importe quel cadeau, c’est une paire de bottes à… 869.95 euros tout de même ! Félicien le sait, il a fait une erreur, une grosse erreur. Il devient même paranoïaque rien qu’a l’idée d’y penser, 869.95 euros, le prix de son loyer ! Tout au long de l’histoire ce nombre va lui tourner dans la tête, et ses extravagantes péripéties vont d’autant plus remuer le couteau dans la plaie.

J’ai été agréablement surpris par ce livre, c’est un plongeon totalement réussi dans la triste réalité qu’est le quotidien pour beaucoup d’entre nous. L’argent ne coule pas à flot, et il y aura toujours un moment où le compte bancaire criera famine ! En effet Félicien subit de plein fouet le stress et la culpabilité liés à un achat bien trop onéreux pour son modeste revenu. Cette situation est généralisée dans notre monde d’aujourd’hui où la finance gouverne et où les revenus des plus modestes subissent les terribles effets de la mondialisation. A en croire que se faire plaisir est destiné uniquement aux riches ! Comme le disait si bien Sacha Guitry : « Le luxe est une affaire d’argent. L’élégance est une question d’éducation ». En somme, Félicien est un homme simple, bien éduqué, donc élégant mais le luxe n’est pas pour lui… il n’en a tout simplement pas les moyens !

Source: https://www.livredepoche.com/livre/un-cadeau-9782253005100

Ce roman n’en est pas moins comique. Félicien encaisse une multitude d’événements et de « coups » tel un boxeur tapant dans le vide, comme quand il enchaine cette extravagante nuit dans le métro parisien auprès de quelques SDF qui lui en font voir de toutes les couleurs. Des SDF certes pauvres mais bien riches moralement ! Ses péripéties se succèdent tour à tour à grands coups de malchance. L’histoire en devient même drôle. Le style fluide de l’écriture colle bien avec le sujet de l’œuvre, on y trouve une importante réflexion de Félicien sur son achat qui le tracasse du début à la fin de l’histoire. Aussi, il ne faut  pas  grand-chose pour qu’on ressente de l’empathie envers ce personnage, et c’est bien ce dernier mot, l’empathie, qui est déterminante dans la lecture de ce livre. Ses malheurs successifs qui s’enchainent à tour de bras créent en nous une véritable compassion envers ce personnage malchanceux. L’auteure nous transmet une multitude de sentiments, tous différents les uns des autres, avec une facilité déconcertante, ce qui rend ce livre si agréable à lire !

Pour finir, je vous conseille fortement de lire ce roman qui vous fera profondément réfléchir sur notre société et le pouvoir de l’argent si omniprésent. Par ailleurs, laissez-vous déborder d’empathie pour Félicien et baladez-vous à travers cette lecture chargée d’émotions et de rebondissements, vous ne serez pas déçu par cette passionnante lecture !

Lisez Un cadeau, je vous le promets, il ne coûte pas 869.95 €…

 

Girard, Eliane. Un cadeau. Librairie Générale Française, 02/2015. 121p. Le Livre de poche. ISBN 978-2-253-00510-0

Léandre Furmaniak, 1ère1                                                  

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Les mineurs sortent de l’ombre, c’est Germinal !

«Germinal, Germinal, Germinal ! », criaient les mineurs de Denain à la vue du cortège qui emmenait le célèbre écrivain Emile Zola au cimetière de Montmartre. Ces acclamations sont le parfait témoignage du succès et de la popularité qu’a connu ce merveilleux roman, chef d’œuvre de la littérature réaliste !

Photographie d’archive d’Emile Zola. Source : https://id.pinterest.com /pin/139541288434910485/?d=t&mt=login

Vous devez probablement connaître Emile Zola. Ecrivain français du XIXème siècle (1840-1902), Zola a vécu dans la misère et la pauvreté durant son enfance. Après quelques emplois qui lui déplaisent et lui rapportent peu, il décide de se consacrer à l’écriture. L’Assommoir est son premier grand succès. Il écrira ensuite, en 25 ans, une série de 20 livres qui composeront, telle La Comédie Humaine pour Balzac, une fresque humaine et sociale : Les Rougon-Macquart. Germinal en fera bien sûr partie.

Précision importante sur l’œuvre en question : elle est le fruit d’un travail documentaire énorme réalisé par l’auteur puisqu’il a visité des mines du Nord de la France, est descendu avec les mineurs, les a côtoyés…. Tout cela dans l’unique but de rendre son œuvre la plus véridique possible.

L’histoire débute en 1865 dans le Nord-Pas-de-Calais pendant la crise industrielle. Avec la montée du capitalisme en France, les mentalités évoluent. Un réel clivage entre salariés et employeurs apparaît alors. Les inégalités s’accroissent et la misère s’installe dans la région. Un jeune chômeur, Etienne Lantier, congédié après avoir donné une gifle à son patron, se rend aux mines de Montsou (ville fictive inventée par Zola) non loin de Douai. Affamé et sans le sou, il cherche un nouveau travail. Le seul poste qu’on peut lui proposer à la fosse de Montsou consiste à abattre le charbon et à pousser les berlines. Pour survivre, il n’a pas d’autre choix que d’accepter ce poste de haveur. A la mine, Etienne se lie d’amitié avec une famille de dix mineurs, les Maheu. On découvre, avec tous ces personnages, les conditions atroces et pénibles du travail des mineurs. Ils ne sont pas les seuls concernés par ces travaux harassants et douloureux : les chevaux doivent aussi descendre dans les mines et tirer les berlines. En lisant le roman, on a vraiment l’impression d’assister au travail des chevaux et on comprend pourquoi certains remontaient gravement blessés, et même parfois morts !

Les descriptions de l’auteur sont si crues et brutales que j’ai eu l’oppressante sensation d’être descendue, avec eux, dans ce précipice que sont ces galeries de charbon.

Au-delà des conditions dans les mines, les lecteurs découvrent le quotidien des mineurs lorsqu’ils rentrent aux Corons. Entre famine, endettement, prostitution, manque d’hygiène, absence d’intimité, les mineurs sont confrontés à un enfer quotidien. Les houilleurs, formatés depuis des générations, ne se rendent plus compte de l’horrible façon dont ils sont traités. Etienne, lui, pourtant, a remarqué dès son arrivée que les patrons des mines exploitent leurs salariés. De plus, la baisse des salaires, déjà très insuffisants pour les familles, est une difficulté nouvelle qui s’ajoute à tant d’autres. En réponse à toutes ces injustices, l’ambitieux Etienne fonde un mouvement de travailleurs révoltés. Leur mécontentement va d’abord se manifester par des grèves. Sans résultat et réponse de la Compagnie, ce mécontentement se transforme peu à peu en un élan de colère dévastateur et incontrôlable. C’est un peuple entier qui se réveille. Des milliers de charbonniers vont tout détruire sur leur passage : ils saboteront les fosses des alentours, se mesureront aux forces de l’ordre, défieront les non-grévistes et les bourgeois…

L’auteur rend magnifiquement compte de la rage qui bout en ces travailleurs, peut-être vos aïeuls si vous descendez d’une famille de mineurs !

Manifestations de mineurs, photographie extraite du film Germinal de Claude Berri, sorti en 1993. source: https://proxymedia.woopic.com/api/v1/ images/331%2FGERMINALXXXW0048428_BAN1_2424_ NEWTV.jpg         

 « Une poche de rancune crevait en eux, une poche empoisonnée, grossie lentement. Des années et des années de faim les torturaient d’une fringale de massacre et de destruction. » – passage de Germinal qui résume, selon moi, toute leur colère.

Mais Germinal, ce n’est pas que cela ! Outre le contexte historique, vous trouverez de nombreuses intrigues captivantes sur les personnages. Vous découvrirez ainsi la passion qui naîtra entre Etienne et Catherine Maheu, battue par son « galant » (c’est ainsi que Zola nomme les conjoints) et rejetée par sa famille, les Maheu. La fin tragique et complètement inattendue ne vous laissera pas indifférents ! Je vous laisse la découvrir et vous souhaite de l’apprécier tout autant que moi. Vous vous rendrez alors compte que malgré son caractère dramatique, Germinal est couronné par une note pleine d’espoir et d’avenir pour les mineurs. 

Pourquoi finalement ai-je tant été captivée par la lecture de ce roman ?

J’ai d’abord été très surprise par son caractère prenant et immersif. Au début, je dois bien avouer que je regrettais mon choix de livre à la vue du lourd pavé qui m’attendait… Malgré mes doutes, j’ai attaqué ce « monstre ». Et, à mon plus grand étonnement, je me suis aussitôt plongée dans l’histoire. Dès les premières pages vous accompagnerez les mineurs dans leur quotidien. En effet, grâce aux descriptions poignantes du naturaliste Zola, je me suis enfoncée difficilement dans les galeries, j’ai martelé les parois de charbon, j’ai poussé les berlines des mineurs ! Certains passages m’ont tourmentée par leur dureté : les descriptions sordides de l’insalubrité de leur vie peuvent mettre mal à l’aise. La noirceur des textes de Zola m’a transportée, m’a marquée et m’a procuré de fortes émotions. 

Ce roman est noir et brutal. Attention, sa violence peut parfois choquer les plus sensibles ! Oserez-vous plonger dans cet univers sombre où règne l’injustice ?  

Je me suis aussi attachée à ces travailleurs du charbon qui ne laissent jamais indifférents. A moins d’être vraiment insensible, vous éprouverez parfois de l’empathie, parfois du dégoût pour tel ou tel personnage. Lorsque Zola décrit un monde hanté par la faim puis enchaîne sur la description de la bourgeoisie des patrons des Compagnies, monde aveuglé par son confort et vivant dans le superflu, j’ai été perturbée par un tel niveau d’inégalités entre les classes ! Enfin, n’oublions pas que Germinal, c’est aussi une intrigue qui vous anime du début à la fin. Lorsque l’on voit aujourd’hui la pauvreté de certains romans contemporains qui vous vendent des soi-disant scénarios haletants, on se dit que Zola n’aurait rien à leur envier s’il revenait parmi nous. C’est là aussi une nouvelle forme de plaisir que j’ai pris !

Livre de poche « Germinal », collection Folio. source : https://www.le-livre.fr/photos/RO9/RO90026660.jpg    

Certes, cette œuvre fut un réel coup de cœur pour moi, mais il n’empêche que ma lecture n’en a pas été facile. Les nombreux détails, le vocabulaire technique et spécifique aux mineurs, les allusions aux périodes historiques et aux mouvements politiques, sont parfois compliqués à appréhender. Certains passages du texte resteront des zones d’ombres pour moi car je ne suis pas parvenue à bien les comprendre. Je ne dis guère cela pour vous repousser, bien au contraire, car la lecture peu aisée de Germinal ne m’a pas empêché de dévorer le roman. Et puis, il faut savoir parfois apprécier la difficulté !

Si vous êtes féru de notre région, d’histoire ou encore de littérature, vous ne pouvez plus passer à côté de l’œuvre à grand succès d’Emile Zola ! 

« C’est Germinal ! », s’exclame-t-on lorsque l’on vit une situation pénible : vous comprenez enfin le sens de cette expression !

Zola, Emile. Germinal. Librairie Générale Française, 1990. 538 p. Le Livre de poche. ISBN 2-253-00422-7

Clothilde DELATTRE, 1ère1

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La bourgeoisie, meurtrière de la classe populaire…

La Couleur du Lait est un livre dont l’héroïne est une jeune fille issue de la classe populaire. « Il s’agit de son livre et elle l’écrit de sa propre main ». Cette phrase sera répétée plusieurs fois dans le roman pour mieux identifier la narratrice et montrer l’authenticité de l’oeuvre. Dans ce livre, elle raconte son histoire.

Issue d’une famille de paysans, Mary vit dans des conditions misérables, accompagnée de ses 3 sœurs et de son grand père pour lequel elle éprouve une affection très particulière. Elle raconte une routine qui l’épuise avec un père violent et une mère passive devant la méchanceté de ce dernier. Cette routine va être bouleversée par un événement inattendu. Mary est amenée à aller travailler en tant que bonne dans une famille bourgeoise en échange d’argent. Elle est contre cette idée mais son père, impassible et prêt à tout pour de l’argent, l’y oblige. Elle remémore dans ce récit son passé dans les moindre détails, un passé marqué par la césure entre la bourgeoisie et la classe populaire. On découvre ainsi l’histoire d’une jeune fille paysanne exploitée par son père, pour qui la vie va changer du jour au lendemain. Comment va-t-elle entreprendre sa nouvelle vie ? Grandir en milieu aisé est-il pour elle le meilleur moyen de se distinguer et de s’affirmer ?

Source : http://0620056z.esidoc.fr/search.php?all_institutions=&lookfor=la+couleur+ du+lait &type=all&search= Chercher#

Selon moi, ce roman possède très peu de défauts voire aucun. Nell Leyshon est parvenu à mettre en place une certaine atmosphère grâce à son style d’écriture fortement influencé par la classe sociale de la narratrice. L’absence de ponctuation signifie le manque d’éducation de celle-ci et nous permet d’entrer dans la peau du personnage. On se rend compte rapidement que Mary n’est pas une personne ordinaire. Elle reste plutôt optimiste malgré ses conditions de vie et n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Malgré son jeune âge, elle ne cesse de s’affirmer en tant que jeune fille. Cependant, sa vie semble déjà écrite, et ses mots donnent l’impression d’une pâle copie de son destin. La monstruosité est omniprésente dans le récit. Mary souffre au quotidien. Sa vie se résume à travailler et à réaliser des corvées ingrates depuis le plus jeune âge. Son transfert chez le pasteur Graham nous offre l’espoir qu’elle peut s’en sortir. Sa nouvelle éducation nous donne l’espoir que Mary peut grandir dans la société et peut-être s’extirper de cet enfer qu’elle endure jour après jour. Mais très vite l’on se rend compte de la cruauté de ce monde et à quel point l’être humain peut être abject. Heureusement, certains passages offrent un peu de douceur au récit, notamment grâce à l’héroïne et à la femme du pasteur Graham qui, contrairement à lui, est quelqu’un d’exemplaire.

Nell Leyshon écrit un livre bouleversant dont la fin est impossible à connaître avant d’avoir achevé la lecture de l’ouvrage. Tout le processus de l’histoire se résume à choquer, à provoquer, à indigner le lecteur. J’ai pour ma part lu le livre avec beaucoup d’interrogations, des interrogations qui m’ont suivi jusqu’à la fin de ma lecture. Je me suis très vite attaché au personnage de Mary. Ce roman m’a permis de développer mon esprit critique sur la situation de la classe populaire au XIXème siècle. Il est plus qu’un livre, il est une leçon de vie pour tous.

Leyshon, NellLa couleur du laitUGE, 01-09-2015. 179 p.

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Julien BIOUT, 1ère1

posted by bioutjulien in Critique du mois,Monstres & Monstruosités,Présélection 2020 and have No Comments