L’immeuble Fontaney : l’Art Nouveau à la sauce gaga ?

Billet de blog rédigé par Maelys M., élève de 1ère HIDA spé.

A l’issue de la balade urbaine que nous avons effectuée le jeudi 3 octobre dans le cadre de notre programme de spécialité d’Histoire des arts, j’ai souhaité mettre en lumière un immeuble Art Nouveau qui a retenu mon attention. Il s’agit de l’immeuble situé au 14 rue François Gillet à Saint-Étienne. Cet emplacement se situe près du square Massenet et du lycée Claude Fauriel.

Vue de l’immeuble Fontaney sur la rue Gillet à Saint-Etienne

L’architecte à qui l’on doit cette construction est Joanny Morin (1865-1941) né à Saint-Etienne dans une famille modeste. Il entre jeune comme employé dans le service de la voirie municipale peu après la mort de son père. Parallèlement, il se forme à l’école de dessin de Saint-Étienne.

Il va peu à peu, au fil de ses constructions, se familiariser avec l’Art Nouveau au point qu’il y est rapidement identifié. L’immeuble Fontaney est un bel exemple de ses réalisations.

L’immeuble Fontaney est un immeuble en deux parties : au rez-de-chaussée, on trouve un commerce ; aujourd’hui c’est une pharmacie mais cela n’a pas toujours été le cas. Les quatre autres étages forment la partie dédiée à l’habitation. Cet immeuble est bâti à l’angle de de deux rues, ce qui lui permet de gagner de l’espace et d’afficher un prix au m2 plus avantageux en raison du prix modéré de la parcelle.

Détail de l’angle de l’immeuble avec ses mosaïque et son fer forgé

L’architecture du bâtiment se caractérise par l’usage du fer forgé et du béton armé. On retrouve bon nombre d’éléments décoratifs qui s’inscrivent dans des codes de l’Art Nouveau défendu par Joanny Morin. Parmi ces éléments : des « mosaïques » de briques polychromes (jaunes, rouges bleues) qui ornent principalement les fenêtres ainsi que l’angle du bâtiment. Nous pouvons également retrouver un bouquet de tournesols (fleur chère à Joanny Morin) ainsi qu’une fleur ouverte sur l’angle. Pour finir, on trouve l’une caractéristiques essentielles de l’Art Nouveau : les lignes en « coups de fouet » que nous retrouvons dans les gardes corps en fer forgé.

Baie vitrée et garde-corps en fer forgé – on distingue le fameux coup de fouet

L’Art Nouveau à la sauce gaga

Le 7 décembre, les élèves de 1ère et de Terminale L (spécialité HIDA) ainsi que les élèves de 2nde participant à l’EDE « Patrimoines » ont pu bénéficier d’une visite de ville assurée par le service « Ville d’Art et d’Histoire » de Saint-Etienne. Cette promenade urbaine s’intitulait « De l’Art Nouveau à l’Art Déco ».

De fait, grâce à la déambulation qui les a conduits de la Place Jean Moulin à la place Anatole France en passant par le Square Violette et la rue Michelet, les élèves ont pu voir sous un jour nouveau le centre ville de Saint-Etienne et comprendre à quel point la ville avait suivi les grandes tendances artistiques du premier XXe siècle.

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1927.  La fascination teintée d’effroi que provoque la ville industrielle sur ses contemporains donne lieu à une floraison de films symphoniques, dans lesquels l’activité d’une grande ville, son mouvement permanent, ses machines, ses trains, ses habitants, sont montrés et montés comme autant d’instruments d’un gigantesque orchestre. Continue reading