Ciel Montmailler!

Billet de blog rédigé à partir du travail d’Agathe V., élève de 2nde Patrimoines/HIDA à l’issue du vernissage de l’exposition organisée au CDI du 29 mars au 12 avril et de la séance consacrée au travail de Stéphane Montmailler

Touche à tout, Stéphane Montmailler, artiste invité au Lycée Honoré d’Urfé, expose avec plaisir depuis vendredi dans notre cher CDI!!

Pour inaugurer son exposition, il nous a offert une performance en direct vendredi 29 mars à 16h. Il nous a impressionnés et éblouis!! Derrière une toile en lycra récupérée dans un Emmaüs roannais, un modèle se prête au jeu et offre son corps à l’artiste qui trace à l’argile les contours d’un individu en plein « essor ». Une performance qui a été, mutatis mutandis, reproposée à la MDL mercredi 2 avril.

Affiche de l’exposition qui se tient en ce moment au CDI du lycée

Au cours du temps d’échange qu’il nous a consacré mardi 2 avril, Stéphane Montmailler a expliqué sa manière de travailler. Il utilise principalement des supports recyclés, en lien ou non avec le passé de la ville de Saint Étienne et de sa région. Loin d’intellectualiser son travail, il laisse aller sa main en s’interdisant de recourir au pinceau! Surtout, il vise à nous étonner, à nous surprendre. A telle enseigne qu’il parle, avec humour, d' »étonnimisme » pour définir sa « philosophie ». Tout un programme! Auquel on adhère, évidemment!

Les œuvres exposées au lycée ont été réalisées sur commande, en deux mois. Deux mois seulement pour penser et réaliser des oeuvres en lien avec la thématique du corps en mouvement, du corps qui danse. Il s’agissait en effet de faire le lien avec le projet danse mené avec des terminales et des 1ères cet hiver, projet qui a par ailleurs été filmé par les élèves de 2nde de l’option Cinéma audiovisuel (CAV) et qui sera prochainement monté et proposé aux lycéens.

Genre, Stéphane Montmailler

L’objectif de Stéphane Montmailler est de nous faire interagir avec ses œuvres, de nous laisser la liberté de les interpréter à notre manière, à l’aune de notre sensibilité personnelle. Bref, il abandonne, d’une certaine manière sa paternité et laisse ses oeuvres vivre leur vie au motif que c’est le regardeur qui fait l’oeuvre…

Autodidacte, Stéphane Montmailler n’était point destiner à devenir artiste bien que s’intéressant déjà, dans son adolescence, à l’Art. Quoiqu’ayant fait des études d’histoire, il est à présent bel et bien concentré sur l’Art sous toutes ces formes. De la peinture à la sculpture en passant par la performance, l’installation ou le décor de théâtre, Stéphane Montmailler est à n’en pas douter un touche à tout, un remarquable touche à tout!

Podium, Stéphane Montmailler

Une œuvre particulière a retenu mon attention. Elle est divisée en trois panneaux, trois châssis assemblés ensemble. Le titre de l’œuvre est inscrit sur l’œuvre elle-même, Podium. On y voit trois hommes qui sont en compétition ; ils sont vêtus d’un simple short blanc. Les ombres et constates sont magnifiques, on a l’impression que ces trois hommes vont d’un instant à l’autre jaillir du tableau et poursuivre leur course effrénée. Qui gagnera? Le peintre nous laisse l’imaginer. C’est donc avec curiosité j’espère, que vous viendrez les contempler!! Eux et les autres figures/personnages qui peuplent les peintures de Stéphane Montmailler!

Etreinte, Cé koi ya ? Stéphane Montmailler

Du son au MAC Lyon!

Billet de blog rédigé par Kim B, élève de Terminale HIDA Fac, à l’issue du vernissage auquel les élèves étaient conviés.

Le 7 mars 2019, nous avons eu l’honneur d’assister au vernissage des nouvelles expositions du Musée d’Art Contemporain de Lyon fermé depuis le 2 janvier 2019. Les quatre nouvelles expositions ont comme fil conducteur le son.

Nous avons été accueillis par Anouk, une étudiante en Master d’histoire de l’art à Lyon qui effectue un stage au MAC depuis un mois. Elle nous guida dans les salles et nous permit de mieux nous repérer au milieu d’une foule immense…dans laquelle nous avons même pu repérer Gérard Collomb, le maire de Lyon, et Sylvie Ramond, la directrice de l’institution. Anouk nous a indiqué avoir fait un bac ES avant de diriger vers des études d’histoire de l’art ; elle désirerait travailler en tant que conservatrice dans un musée.

Revenons aux expositions…

Au premier étage, les visiteurs peuvent découvrir Sounding New qui s’organise autour de Rainforest de David Tudor, œuvre sonore tout récemment acquise par le musée. En outre, ils peuvent (re)découvrir un large choix d’œuvres d’artistes présents dans la collection tels que La Monte Young, Terry Riley…

David Tudor & Composers Inside Electronics, Rainforest V (Variation 2), 2015. Vue de la Biennale d’art contemporain 2017 au macLYON © Museum der Moderne Salzburg

Au deuxième étage, Maxwell Alexandre, l’artiste montant de la jeune scène brésilienne, présente pour sa première exposition monographique hors du Brésil un ensemble de grandes peintures inspirées du rap, tandis qu’une exposition d’un nouveau genre, intitulée Storytelling, invite six jeunes artistes à intervenir dans le musée, successivement et en présence du public, à partir d’un indice sonore. Il s’agit de faire de la résidence de ces artistes le coeur du projet artistique ; c’est le processus créatif qui sera mis en lumière et le spectateur devrait y avoir toute sa place… Un work in progress dont le vernissage ne pourra se faire qu’a posteriori!

Maxwell Alexandre – Série « Pardo é Papel »Só quando tu tá com as folhas geral gosta de salada, 2018 -Collection Frances Reynolds, Courtesy Fortes D’Aloia & Gabriel, et A Gentil Carioca

Enfin, au troisième étage, Tal Isaac Hadad conçoit un projet performatif qui mêle massage et chanteurs lyriques.

Tal Isaac Hadad – Récital pour un masseur, 2018 Avec Rafael Oliveira, Eder Augusto Marcos, Paola Ribeiro et Endo Lincoln.

Et en parallèle se développera un ensemble de performances autour de la danse, du hip hop, de la vidéo, auquel nous avons d’ailleurs pu assister.

Vous avez juquu’au 7 juillet pour pouvoir apprécier ce nouveau programme alléchant! A bon entendeur…

 

 

Un petit tour en galerie

Le 29 janvier, les élèves de 1ère HIDA spé ont eu le privilège d’être accueillis par la galerie Ceysson & Bénétière de Saint-Étienne. Voici ce qu’ils en ont retenu.

Billet rédigé d’après le travail de Siam R, élève de 1ère L spé

Oeuves de Joe Fyfe et Claude Villat à la Galerie Ceysson Bénétière en 2019

Qu’est-ce donc qu’une galerie ?

Une galerie d’art est un endroit où les artistes exposent leurs œuvres sur une durée déterminée ; c’est un moyen pour eux de se faire connaître et de vendre leurs oeuvres. Par ailleurs, la galerie a parfois les moyens d’acheter certaines des oeuvres et de se constituer ainsi une mini collection, une sorte de réserve, qu’elle peut exposer ou prêter à des musées ou à des partenaires à l’occasion de manifestations culturelles.

La galerie Ceysson & Bénétière est située en plein coeur de Saint-Étienne (rue des Creuses), elle a été fondée par Monsieur Ceysson, une figure stéphanoise reconnue (il a été directeur du Musée d’Art Moderne) ; elle est et aujourd’hui dirigée par son fils et par un ami de son fils. Elle accueille près de 1600 personnes par an.

Quel est le parcours de notre hôte ?

Dans la galerie, nous avons été accueillis par Marie Kaya qui fait partie des médiateurs/médiatrices qui se relaient pour présenter les expositions en cours. Ainsi, la médiatrice qui nous a reçus s’est présentée et nous a expliqué son parcours professionnel. Titulaire d’une licence et d’un master en art, elle prépare actuellement sa thèse pour son doctorat en Arts Plastiques (une thèse sur la photographie). Elle travaille dans la galerie depuis deux ans, et avant cela elle travaillait comme médiatrice dans les musées de Saint-Étienne.

Claude Viallat
1972/007, 1972
Colorant mordant sur tissu, 260 x 515cm

Claude Viallat / Joe Fyfe : un dialogue stéphanois!

Peintre depuis 1966, il aime assembler des tissus et les peindre. Il a une perception très « zen » de son travail ; tout ce qu’il va produire, il va le garder, car d’après lui toutes ses toiles sont des morceaux de lui. Il désacralise ses œuvres ; les tissus sont froissés, tachés…

Il est tous les jours dans son atelier, il est passionné par son métier. En 2016 il a fêté ses 50 ans de carrière.

Claude Viallat
1978/009, 1978
Acrylique sur tissu, 130 x 285cm

On peut rappeler que Claude Viallat a étudié à l’École des Beaux-Arts de Montpellier de 1955 à 1959, puis à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1962-63, dans l’atelier de Raymond Legueult. En 1966, il adopte un procédé à base d’empreintes, qui l’inscrit dans une critique radicale de l’abstraction lyrique et géométrique. Cette forme neutre, ni naturelle ni géométrique, est répétée sur une toile libre, sans châssis, déterminant la composition de l’œuvre. En 1969, il est membre fondateur du groupe Support/surfaces.

Des références multiples se trouvent revendiquées par l’artiste: Matisse et Picasso mais aussi Simon Hantaï ou Jackson Pollock… ; ces références lui servent à construire une œuvre multiforme d’une grande richesse.

Joe Fyfe
Child of the mist, 2015
Coton, Banderole, Acrylique, 91.5 x 81.5cm

Le travail de Claude de Villat est ici associé à celui de l’Américain Joe Fyfe dont les oeuvres sont exposées dans le monde entier de puis les années 1980 ; cette exposition l’associe donc au mâitre de supports/surface dans un dialogue avec l’abstraction américaine contemporaine.

Joe Fyfe
Flag, 2015
Assemblage de tissus avec drapeau, 285.5 x 72cm