Venez-y voir! C’est au MAMC!

Billet rédigé par Princesse V. élève de 1ère ES Hida Fac

AVIS À LA POPULATION!

Il se déroule jusqu’au 24 février 2019 (avant que ne soit inaugurée la 11ème édition de la biennale internationale du design) au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne l‘exposition : « De Monet à Soulages : chemins de la modernité » .

Façade du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint Etienne Métropole

Cette exposition qui a attiré près d’un million de visiteurs en Chine fait son entrée en France ! Elle est placée sous le commissariat de Martine Dancer-Mourès. Plus de 50 œuvres sont exposées ; elles sont signées Matisse, Picasso ou Courbet… Que des grands noms de la peinture en somme! Ces oeuvres « vous feront vivre les révolutions marquantes de la peinture française ». Courez-y!  Et profitez de la gratuité le premier dimanche du mois!

De l’Histoire industrielle à l’Histoire des Arts : retour sur un passé minier

Bernd & Hilla Becher, Chevalements, 1965–1996 », extrait de : « typologies », Munich: Schirmer/Mosel 2003

Billet rédigé par Erin V, élève de 1ère L HIDA Spé

Notre visite au Musée de la Mine, organisée par les enseignants d’Histoire des Arts du lycée, s’est effectuée de manière originale, en trois étapes, le lundi 7 janvier.

Tout d’abord M. Crayonnet, médiateur culturel de son état, nous accueillit et retraça l’histoire de l’extraction du charbon dans le bassin houiller stéphanois depuis le XVIIème siècle, d’abord à Rive-de-Gier puis à Saint-Étienne, et ce jusqu’à la fermeture du puits Couriot en 1973.

Notre cicérone condensa un vaste champ de connaissances géologiques, géographiques, historiques et économiques en un récit dynamique, maintenant aisément l’attention des jeunes visiteurs que nous sommes, récit émaillé de nombreux détails sur la vie des mineurs, des particularités techniques ou des aspects sociaux contemporains de l’extraction minière.

Il retraça également la genèse et l’histoire du musée qui ouvrit ses portes en 1991, moins de vingt ans après la fermeture douloureuse du site. Il présenta les nouveaux espaces d’exposition afin de nourrir notre réflexion sur la manière dont on valorise la mémoire du travail et le patrimoine industriel. Il est à noter que la qualité des expositions permanentes attire près de 70 000 férus d’histoire industrielle chaque année.

La seconde étape préparée par nos professeurs permit une rencontre surprenante : il s’agissait ni plus ni moins que de notre hôtesse, Mme Janand, directrice du Musée d’Art et d’Industrie et du Musée de la Mine.

Marie-Caroline Janand, Directrice du Musée d ela Mine et du Musée d’Art et d’Industrie

Elle retraça ses années de formation et ses différentes affectations. Un doctorat en Histoire des Arts, une expertise reconnue en estampes et gravures, une micro-entreprise créée afin de pouvoir effectuer le récolement de nombreux musées, voilà un parcours atypique riche d’enseignements ! Dix ans plus tard, elle se vit proposer la direction de musées de l’Ouest lyonnais, ce qui lui permit d’acquérir de nouvelles compétences dans la gestion d’établissements. Elle passa ensuite quatre années à la tête de la Direction des Affaires Culturelles à Rumilly, avant de prendre la direction, non pas d’un, mais de deux musées stéphanois : le Musée d’Art et d’Industrie et de celui de la Mine, tous deux labellisés « Musées de France ». Elle a pour objectif de rapprocher les deux entités dans le cadre d’un Projet Scientifique et Culturel (PSC) d’envergure et de favoriser le « partage des compétences ». Pour ce faire, elle travaille avec ses équipes à « une programmation culturelle où les thématiques des expositions temporaires se répondront l’une l’autre. »

Dans le cadre de ce PSC, et dans la continuité des expositions temporaires inaugurées par ses prédécesseurs qui relient muséographie traditionnelle et scénographie plus expérimentale, Mme Janand a fait appel au Muséophone de M. Fortunier à qui elle a confié la mise en scène de « Mine en Séries », exposition temporaire qui se tient jusqu’en mai 2019.

Affiche de l’exposition « Mine en séries »

Cette exposition impose au spectateur un déplacement qui débute par la présentation de fossiles (séries) symbolisant la formation du charbon ; l’extraction est ensuite mise en avant avec les photographies de chevalements d’Hilla et de Bernd Becher. Par ailleurs, un hommage est rendu aux mineurs grâce aux grands portraits de Pierre Gonnord, artiste français résidant actuellement en Espagne.

Nous pouvons comparer ici les points de vue des artistes photographes : pour l’un, il s’agit de « conserver moins la mémoire d’une activité […] que l’écho du travail sur le visage des mineurs » tandis que pour les Becher il s’agit de conserver le témoignage d’une activité disparue, sans trace humaine, sur des tirages en noir et blanc.

Pierre Gonnord, Cerredo, 2010

La suite de l’exposition présente des installations à base de maquettes, de photographies et de miroirs qui étendent à l’infini les corons. Nous plongeons pour finir dans une pièce sombre où les faisceaux lumineux de lampes électriques modernes laissées à disposition du public-acteur découvrent des lampes de mineurs de toutes époques ; quelque chose comme une mise en abyme…

A découvrir… ou à redécouvrir sans modération… malgré le froid hivernal !

Demandez le programme!!

Nils Udo, Maison d’eau, 1982

Belle et heureuse année à toutes et à tous! Que 2019 vous apporte le meilleur… et surtout le BAC pour celles et ceux qui le passent!!

Afin de bien commencer l’année, voici le programme des sorties et rencontres à venir en Histoire des Arts :

Le lundi 14 janvier, Monsieur Fortunier, scénographe de son état, rencontrera les 1ères L HIDA spé et les élèves intéressés afin de présenter son métier. Il fera des liens avec le travail mené au Puits Couriot pour l’exposition « Mine en Série » que nous avons vue le 7 janvier en sa présence.

Le mardi 15 janvier, les 1ères HIDA spé partiront à la rencontre de l’art russe à l’occasion d’une présentation menée par une spécialiste de la question.

Le vendredi 25 janvier, les 1ères (Spé et Fac) et les 2ndes iront aux portes ouvertes de l’Ecole Nationale d’Art et de Design de Saint-Etienne ; ils y rencontreront des professeurs et des étudiants et visiteront l’Ecole.

Le mardi 29 janvier, les 1ères L HIDA Spé découvriront la Galerie Ceysson et Bénétière à Saint-Etienne ; ils y verront les oeuvres de Claude Viallat et découvriront en quoi consiste le métier de galeriste.

Le même jour, les 2ndes visiteront le Musée de la Mine et rencontreront sa directrice. Les terminales et les 1ères HIDA spé auront déjà fait cette visite le 7 janvier.

Le vendredi 1er février, les 1ères et les terminales déambuleront dans les rues de Lyon en quête du patrimoine industriel avant de découvrir l’exposition consacrée aux esprits du Japon au Musée des Confluences.

Le mardi 5 février, les 2ndes termineront le travail engagé aux Archives municipales de Saint-Etienne autour du patrimoine local.

Le lundi 11 février, les terminales et les 1ères L HIDA spé visiteront le MAMC, ce que feront les 2ndes et les 1ères Fac le vendredi 15 février. Au programme : « De Monet à Soulages : chemins de la modernité » et « 24 heures de la vie d’une femme ».

Le jeudi 7 mars en soirée (pour les volontaires et sous réserve), nous assisterons au vernissage de l’exposition du MAC Lyon… Discours, performances et petits fours!!

Le mardi 12 mars, les 2ndes et les Term HIDA spé déambuleront toute la matinée sur le site Le Corbusier de Firminy à la découverte du patrimoine des années 50-60.

Le mardi 12 mars toujours, nous suivrons (1ères spé et fac) la visite prévue en décembre sur les traces de l’Art Nouveau et de l’Art déco à Saint-Étienne.

Le vendredi 15 mars, nous irons tous à Lyon visiter les collections du Musée des Beaux Arts… Révisez vos classiques!

Le vendredi 5 avril, les 1ères et les terminales suivront un atelier au Musée des Beaux Arts et à l’Institut Lumière autour de la thématique : « cinéma & impressionnisme »…

Le mardi 9 avril, les 2ndes visiteront l’Opéra de Saint Étienne.

Le vendredi 12 avril, les 1ères (fac et spé) et, sous réserve, les term visiteront la biennale internationale du design. Alléchant, non ?

A suivre :

Journée d’étude à Paris, rencontre avec le service patrimoine de la ville de Saint Étienne, ateliers organisés en partenariat avec l’Ecole d’Architecture de Saint Étienne, balade découverte sur les sentiers du Pilat (pour les 2ndes), etc.

Les outils sortent du tronc comme s’ils en naissaient