De Monet à Soulages… un émerveillement!

En ce 15 février, les élèves de 2nde HIDA/Patrimoines et les élèves de 1ère HIDA fac ont eu la chance (il faut dire ce qui est!!) de suivre une visite d’une grande richesse ; ils ont ainsi arpenté les chemins de la modernité, de Monet à Soulages… Une plongée dans l’histoire de l’art des XIXème et XXème siècles.

Une leçon méthodologique et conceptuelle aussi! Présentation, description, analyse des oeuvres, des oeuvres replacées dans leur contexte artistique, culturel et politique… Une visite riche donc qui devrait donner du grain à moudre à nos chères têtes blondes!!

Claude Monet, Nymphéa, huile sur bois, 1907

Nous ne manquerons pas de publier sur le blog des extraits des comptes-rendus qui seront remis dans les semaines qui viennent.

Pierre Soulages, Peinture, 19 juin 1979, huile sur toile, 1979

A l’issue de la visite guidée, les élèves ont pu déambuler dans les salles du musée et se plonger dans les autres expositions en cours : « 24 heures de la vie d’une femme », « Damien Deroubaix », Maxime Duveau » et « Ornement et merveilleux ». Voilà de quoi stimuler leurs appétits artistiques!

Vue de la grande salle d exposition consacrée à Damien Deroubaix

Quoi qu’il en soit, ne tardez pas à vous rendre au MAMC car trois des cinq expositions présentées ces temps-ci seront démontées le 24 février prochain! Tous au musée!

Une heure et demi au Musée du Chapeau

Billet rédigé d’après le travail d’Agathe V. de 2nde 10 option Patrimoines / Histoire des arts.

Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, les élèves de l’option devaient suivre au moins une visite et en faire un compte-rendu illustré à leurs camarades, compte-rendu qui avait aussi pour vocation à être publié sur le blog après adaptation.

Site du Musée du Chapeau à Chazelle Sur Lyon

L’ASSOCIATION TRADITION ET INNOVATION DU MUSEE DE LA CHAPELLERIE DE CHAZELLE-SUR-LYON a organisé une visite dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine (JEP), visite qui m’a permis d’apprendre un certain nombre de choses sur cette ancienne usine qui fait aujourd’hui pleinement partie du patrimoine ligérien.

Les objectifs de cette association créée en 1981 sont :

-La conservation du patrimoine chapelier

-La promotion de la culture

-La transmission de sauvegarde active du savoir faire

L’usine Fléchet regroupait autrefois 600 ouvriers. La spécialité de Chazelle était le chapeau en feutre de poils de lapin contrairement à la ville de Saint-Symphorien-Sur-Coise qui était spécialisée quant à elle dans la fabrication des chapeaux de paille.

Dans les années 1930, il y avait 28 usines à Chazelle et 2.500 ouvriers pour 5000 habitants.

En 1944, sous l’occupation, l’usine fabrique un produit éphémère : des chaussons. Dans les années 1950-1960, les motifs étaient à la mode ; ils ont donc utilisé pour la première fois des pochoirs.

En 1997, l’usine doit fermer ses portes. Mais depuis 2013, cette ancienne usine est devenue un musée dédié à la culture du chapeau.

Atelier de fabrication d’un chapeau

Mais passons à l’aspect plutôt technique. Un chapeau pour les femmes, c’est 80 à 100 grammes de poils de lapin et un chapeau pour les hommes, c’est 100 à 120 grammes de poils de lapin.

Le poil de lapin est coupé à ras dans une usine (« couperie ») puis est ensuite envoyé à la chapellerie. Les poils volent à l’intérieur de la machine. Des rouleaux métalliques équipés de pointes ont pour but de séparer les poils qu’on veut garder. Ceux-ci sortent de la machine. Les autres atterrissent dans une caisse en fer. Cela permet d’obtenir une bonne qualité de poils, et donc de chapeaux. La souffleuse est une machine bruyante. Les poils peuvent être transformés en cloche. L’eau chaude permet aux poils de se coller car il y a de la vapeur ; cela ressemble à de la pâte à papier. La cloche est quatre fois trop grande : il faut donc la rétrécir grâce à la chaleur, l’humidité et le frottement.

Vue intérieure du musée du chapeau

On utilise la feutrière : c’est une plaque en fonte chauffée à 100 degrés. Il faut être capable de voir s’il y a un trou et le reboucher sinon on ne peut pas vendre. On passe la cloche à la vapeur. Puis on met une ficelle mouillée en haut et en bas pour serrer le feutre. On le re chauffe à la vapeur. On attend quatre heures puis on coupe à la marque laissée par la ficelle pour que le chapeau ne s’effiloche pas et on brosse délicatement le chapeau. Les chapeaux noirs sont les plus chers.

On peur rappeler que les ouvriers sont payés à la pièce.

 

Les Journées Européennes du Patrimoine – 15-16 septembre

C’est devenu un rituel! Quelques semaines après la rentrée, les jeunes (et les moins jeunes!) Européens sont invités à partir sur les traces de leur patrimoine! Une occasion pour eux de s’interroger sur leur relation au passé et sur les traces qu’il a laissées dans notre quotidien ; une réflexion aussi sur notre terreau culturel.

Cette année, le thème choisi est « L’art du Partage ». Tout un programme!

« Patrimoine commun, mais patrimoine divers : le patrimoine européen illustre la réalité même de l’Europe. C’est cette réalité que l’édition 2018 des Journées européennes du patrimoine illustrera, en cette année hautement symbolique pour les anciens belligérants de la Première Guerre mondiale, désormais unis, en Europe, autour d’un passé et pour un projet communs. »

A propos de programme, nous invitons les élèves, et particulièrement ceux de 2nde inscrits à l’EDE « Patrimoines », à se renseigner sur les manifestations, visites, spectacles organisés dans le cadre de ces JEP à Saint-Etienne et dans ses environs.

Bonnes découvertes à toutes et à tous!