Un petit tour en galerie

Le 29 janvier, les élèves de 1ère HIDA spé ont eu le privilège d’être accueillis par la galerie Ceysson & Bénétière de Saint-Étienne. Voici ce qu’ils en ont retenu.

Billet rédigé d’après le travail de Siam R, élève de 1ère L spé

Oeuves de Joe Fyfe et Claude Villat à la Galerie Ceysson Bénétière en 2019

Qu’est-ce donc qu’une galerie ?

Une galerie d’art est un endroit où les artistes exposent leurs œuvres sur une durée déterminée ; c’est un moyen pour eux de se faire connaître et de vendre leurs oeuvres. Par ailleurs, la galerie a parfois les moyens d’acheter certaines des oeuvres et de se constituer ainsi une mini collection, une sorte de réserve, qu’elle peut exposer ou prêter à des musées ou à des partenaires à l’occasion de manifestations culturelles.

La galerie Ceysson & Bénétière est située en plein coeur de Saint-Étienne (rue des Creuses), elle a été fondée par Monsieur Ceysson, une figure stéphanoise reconnue (il a été directeur du Musée d’Art Moderne) ; elle est et aujourd’hui dirigée par son fils et par un ami de son fils. Elle accueille près de 1600 personnes par an.

Quel est le parcours de notre hôte ?

Dans la galerie, nous avons été accueillis par Marie Kaya qui fait partie des médiateurs/médiatrices qui se relaient pour présenter les expositions en cours. Ainsi, la médiatrice qui nous a reçus s’est présentée et nous a expliqué son parcours professionnel. Titulaire d’une licence et d’un master en art, elle prépare actuellement sa thèse pour son doctorat en Arts Plastiques (une thèse sur la photographie). Elle travaille dans la galerie depuis deux ans, et avant cela elle travaillait comme médiatrice dans les musées de Saint-Étienne.

Claude Viallat
1972/007, 1972
Colorant mordant sur tissu, 260 x 515cm

Claude Viallat / Joe Fyfe : un dialogue stéphanois!

Peintre depuis 1966, il aime assembler des tissus et les peindre. Il a une perception très « zen » de son travail ; tout ce qu’il va produire, il va le garder, car d’après lui toutes ses toiles sont des morceaux de lui. Il désacralise ses œuvres ; les tissus sont froissés, tachés…

Il est tous les jours dans son atelier, il est passionné par son métier. En 2016 il a fêté ses 50 ans de carrière.

Claude Viallat
1978/009, 1978
Acrylique sur tissu, 130 x 285cm

On peut rappeler que Claude Viallat a étudié à l’École des Beaux-Arts de Montpellier de 1955 à 1959, puis à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1962-63, dans l’atelier de Raymond Legueult. En 1966, il adopte un procédé à base d’empreintes, qui l’inscrit dans une critique radicale de l’abstraction lyrique et géométrique. Cette forme neutre, ni naturelle ni géométrique, est répétée sur une toile libre, sans châssis, déterminant la composition de l’œuvre. En 1969, il est membre fondateur du groupe Support/surfaces.

Des références multiples se trouvent revendiquées par l’artiste: Matisse et Picasso mais aussi Simon Hantaï ou Jackson Pollock… ; ces références lui servent à construire une œuvre multiforme d’une grande richesse.

Joe Fyfe
Child of the mist, 2015
Coton, Banderole, Acrylique, 91.5 x 81.5cm

Le travail de Claude de Villat est ici associé à celui de l’Américain Joe Fyfe dont les oeuvres sont exposées dans le monde entier de puis les années 1980 ; cette exposition l’associe donc au mâitre de supports/surface dans un dialogue avec l’abstraction américaine contemporaine.

Joe Fyfe
Flag, 2015
Assemblage de tissus avec drapeau, 285.5 x 72cm

Les spé font leur show!

Afin d’aider les élèves de 2nde à mûrir leur projet d’orientation, la journée du 8 février a été banalisée afin que toutes les spécialités offertes par le lycée leur soient présentées.

En 30 minutes, les équipes ont tenté de montrer les enjeux et l’intérêt des différentes spécialités. Parmi celles-ci l’Histoire des Arts! L’équipe a présenté le diaporama ci-dessous.

Télécharger le diaporama

Les impressionnistes à Londres

Billet rédigé par Siam R de 1ère L Spé

A Paris, au Petit Palais, depuis le 21 juin et jusqu’au 14 octobre 2018, une exposition intitulée « Les Impressionnistes à Londres. Artistes en exil, 1870-1904 » est présentée au public. Il s’agit d’artistes français,  (par exemple, on retrouve  Dalou, Pissarro, Monet, Sisley, Derain) qui ont dû se réfugier à Londres, pour de multiples raisons.  Le musée rassemble une centaine de leurs réalisations, pour la plupart réalisées dans la Londres Victorienne de l’époque.

Au cours du 19ème siècle, avec la première Révolution industrielle (centrée autour de l’Angleterre) et tous les changements qui l’accompagnent, le monde entier est en plein bouleversement.  Le domaine artistique prend part à ces changements, avec le mouvement de l’impressionnisme notamment ; il s’agit d’un courant qui révolutionne en effet la peinture.  Il naît donc dans la capitale anglaise, poussé par différentes raisons. De nombreux artistes installés en France s’y réfugièrent en raison des nombreux conflits présents en France (la guerre franco-allemande de 1870, la chute du Second Empire, puis la Commune de Paris…) L’idée que le marché de l’art y est meilleur les poussa également à s’y installer. En effet, leurs œuvres y sont de fait appréciées, exposées et acquises par de nombreux collectionneurs anglais. Un vent de modernité, de créativité et d’opportunités, dû à la découverte de cette nouvelle culture, encouragea les artistes à poursuive leurs passions artistiques.

Entrée du Petit Palais à Paris

Cette exposition réunit les artistes importants de cette période, liée donc au mouvement artistique de l’impressionnisme. Daubigny et Legros arrivés en premier, puis Monet, Pissarro, Tissot ou encore Sisley qui suivirent. Ils ont énormément contribué à faire évoluer l’art anglais, et ont participé à l’épanouissement des pays européens.

A voir donc jusqu’au 14 octobre… Pressez vous!!