Bienvenue chez Nicéphore!

Billet de blog rédigé à 8 mains à l’issue de la visite du Musée de la Photographie Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône. Merci à Melvil, Juliette & Juliette (!) et Martin!

Le vendredi 21 février 2020, nous avons participé à une sortie au musée de la photographie, à Chalon-sur-Saône. Celui-ci est situé dans cette ville car l’inventeur de la photographie en est originaire. Il se compose de huit salles d’exposition permanente, ainsi que d’une salle dédiée à Niépce et propose six expositions temporaires par an. Le musée possède plus de 3 millions d’images et environ 6000 appareils photos.

Portrait de Nicéphore Niépce (1765-1833), huile sur toile, Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône

Nicéphore Niepce, né en 1765, est issu d’une famille plutôt aisée. Joseph est son vrai nom, mais il décide de se rebaptiser Nicéphore. Ce nom n’est pas choisi au hasard, loin s’en faut! Joseph étant le cadet de la famille il avait en effet pour « destin » de devenir religieux. Lors de ses études de théologie, il va entendre parler d’un patriarche du nom de Nicéphore qui était le chef de file d’un mouvement qui défendait, au Moyen-Âge, la vénération des icônes religieuses (iconodoulie), des images en somme! C’est en référence à ce patriarche que l’inventeur de la photographie que Joseph décide de se renommer Nicéphore. Il avait pour idée que les images ne devaient pas être faites à la main, mais automatiquement. Il lui faudra néanmoins attendre ses 51 ans pour se plonger vraiment dans la « photographie ».

Lors de cette visite on nous a expliqué l’histoire de la photographie en insistant sur ses évolutions. Premièrement, les photographies étaient créées grâce à des chambres noires. On perçait dans ces boites un trou qui laissait passer la lumière, laissant ainsi apparaitre une image inversée et renversée de l’extérieur sur la paroi opposée.

Ensuite vient l’invention de Niepce, la photographie, inspirée de la gravure. Il étale sur des plaques de métal (souvent faites d’étain) de la poudre de bitume (car le bitume change de couleur au soleil) dissoute dans de l’essence de lavande et une fois sèche il la place dans son « appareil » devant une fenêtre ; ainsi en fonction de la luminosité, on obtient une vision positive du sujet photographié. Cependant ce procédé est très long (8h minimum avec une très bonne exposition). Puis, Niepce nomme son invention « héliographie », sous le même nom il a inventé la photographie et la photogravure.

Point de vue du Gras, depuis la fenêtre de la maison de Nicéphore Niépce de Saint-Loup-de-Varennes, 1826 ou 1827

Niepce se procure également des dessins issus de la gravure recouverts de vernis afin que la lumière puisse bien passer sur le dessin ; puis il les placent sur sa plaque recouverte de bitume avant de les exposer au soleil afin de reproduire le dessin. Celui-ci apparait sous la forme d’un négatif, c’est pourquoi il la place ensuite dans de l’acide afin de faire apparaitre le positif. Celui-ci apparait en creux dans le métal. Cette technique a permis d’obtenir des photos dans des livres, des journaux et magazines.

Plus tard, en 1839 va naître un nouveau procédé photographique inventé par Daguerre : les daguerréotypes. C’est le premier procédé à avoir été connu dans le monde entier. Celui-ci est plus rapide, avec un temps de pose de 2 à 3 minutes. Ce procédé est plus rapide car on utilise une plaque d’argent et non plus de l’étain. Cependant, ces techniques inversaient les images, c’est pourquoi on améliore cette technique à l’aide de miroirs disposés dans les appareils dans des « chambres à miroirs redresseurs ».

A la même période, en 1835 va naître le calotype : le négatif sur papier. Cette technique, inventée par l’anglais William Henry Fox Talbot, permet la reproduction d’une image en positif à l’infini. Grâce à lui nait le binôme négatif-positif qui caractérisera la photographie jusqu’à l’ère numérique.

Pour finir la photographie en couleur va apparaitre, la méthode la plus simple est, pendant longtemps, de peindre sur des photos en noir et blanc. Mais par la suite, on invente la photographie en couleur grâce à une technique nommée la trichromie, c’est la superposition de trois images, chacune se composant d’une couleur primaire.

Présentation de quatre photographies…

Lors la visite du musée nous avons pu voir différentes photographies même si nous ne nous sommes pas attardés dessus.

Nous allons tout d’abord parler de la première photographie qui a été réalisée par Nicéphore Niépce en 1827. Elle a disparu jusqu’en 1952. Cette photographie n’est pas au musée car elle est conservée aujourd’hui dans une institution américaine, l’université d’Austin au Texas.

Nicéphore Niépce, appelle ses travaux «Héliographie ». Il réussit à obtenir des images par l’action de la lumière et à les rendre visibles en permanence. Il réalise une image sur métal qu’il va appeler « point de vue ».

Nicépore Niépce, première expérience réussie de fixation d’une image sur une plaque, 1826

Cette image représente une vue prise à l’aide d’une chambre noire depuis la fenêtre de la maison de Nicéphore Niépce. Le support est une plaque d’étain poli qui a été enduite de bitume de Judée. On peut y distinguer si on regarde bien des bâtiments avec un pigeonnier à gauche et un toit au milieu. Cette photographie peut être étonnante car elle ne représente pas quelque chose de spécialement beau ; elle a une valeur patrimoniale, une valeur mémorielle car elle marque le début de quelque chose…d’une aventure, celle de la photographie!

La découverte de la couleur par Louis Ducos du Hauron

Louis Ducos du Hauron (1837-1920), Feuilles et pétales de fleurs, reproduction collographique, d’après un trio de négatifs dont le tirage en gélatine fut produit sous forme de diaphanie lors d’une séance de la Société française de photographie (février 1870), tirage héliochromique collographique, 9,2 x 11,2 cm. Collection musée Nicéphore-Niépce

Louis Ducos du Hauron n’est pas connu du public alors qu’il a consacré sa vie de physicien à l’étude des processus physico-chimiques de la photographie en couleurs. Pour réaliser cette image, il utilise trois couleurs qui sont le rouge, le bleu et le jaune qui sont mélangées. Cela va produire énormément de nuances de couleurs. Le tableau de la nature peut donc se décomposer en trois tableaux qui sont superposés, l’un rouge, l’autre jaune, le troisième bleu. Nous avons pu voir les plaques de couleur séparées et nous amuser à les assembler.

Les copies de gravures

Le cardinal d’Amboise, gravure de 1836, collection du Musée Nicéphore Niepce

Une gravure originale sert à produire une plaque d’impression qui en reproduit exactement le dessin. C’est donc le principe de l’héliographie. La gravure originale est rendue translucide par un vernis avant d’être placée sur une plaque de métal (photosensible). Après insolation, la plaque est gravée à l’acide, selon la technique de l’eau-forte (acide nitrique sur plaque de cuivre). La plaque gravée est par la suite encrée de manière à reproduire à l’identique la gravure originale sur du papier. Toutes les gravures de Nicéphore Niépce ont été vernies, placées sur une plaque photosensible puis exposées à la lumière. On peut voir sur cette gravure le portrait du cardinal d’Amboise, représenté de profil.

3 objets phares de la photographie

Le Flash

Pour commencer, voici le flash. Un dispositif simple, mais des plus utiles et indispensables en photographie. Il consiste en un dispositif d’éclairage particulièrement puissant, produisant une lumière vive et intense, utilisée pour éclairer un sujet.

Attention cependant : cette lumière était produite pendant un laps de temps très restreint (environ 1/1000 de seconde). Etant utilisé séparément de l’appareil photo, il fallait donc savoir activer les deux au bon moment, en toute coordination, ce qui, évidemment, nécessite un peu d’entraînement!

La pellicule

La pellicule est l’ancêtre de la carte SD, ou de la mémoire du téléphone. C’est un support souple, et non solide, stocké dans des bobines ensuite placée dans un appareil photo. Lorsque une photographie est prise, elle est « imprimée » sur la bobine, et il faut ensuite utiliser des procédés chimiques complexes pour révéler l’image.

Il existe plusieurs types de pellicules: des films noir et blanc (monochromatique) et des films couleurs.

Le boitier

Evidemment, pas de photographie sans boitier ! Le boitier, généralement muni de plusieurs autres dispositifs plus ou moins indispensables (ex: l’objectif ou le flash), est la partie de l’appareil qui reçoit la lumière. C’est lui qui « l’immortalise » ou « l’imprime », suivant le type d’appareil (numérique, argentique, etc). En général, ces boitiers bénéficient de plusieurs systèmes pour faire varier la lumière entrant dans l’objectif : le zoom, le focus, (sur les objectifs), la taille de l’ouverture, l’obturation, etc.

Pour terminer cette visite du musée nous avons eu la chance de faire un travail pratique. Pour commencer nous devions nous mettre en binôme. Puis, on nous a prêté un appareil photo. Le but était que nous sortions dehors pour que l’on prenne des photos de n’importe quel objet ; mais il fallait adopter différents points de vue. Voici quelques exemples…

Voici quelques exemples de prises de vue… avec différents points de vue… Saurez-vous les caractériser ?

Je vous ai donné quelques exemples mais il y en a plein d’autres possibilités et ce quel que soit le sujet choisi. Vous êtes vraiment libres de choisir de faire ce que vous voulez. L’objectif de cet atelier était de nous faire réfléchir à la relation entre le photographe et son son sujet, de nous faire prendre conscience que faire de la photographie, c’est faire des choix, chois qui peuvent être très personnels. Bref, nous avons pu découvrir la photographie de manière concrète après l’avoir appréhendée de manière plus abstraite/historique/artistique!

Saint Jean-Baptiste de Lyon : une architecture au service du sacré

Billet de blog rédigé par Maelys M, élève de 1ère HIDA spé, à l’issue de la journée passée à Lyon autour du thème « Art et sacré » (Couvent Sainte-Marie de la Tourette, exposition Anselm Kiefer et visite du Vieux Lyon).

Saint-Jean-Baptiste de Lyon, vue de la façade occidentale

La cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Lyon est située dans ce qu’il est convenu d’appeler le « Vieux Lyon », dans le 5ème arrondissement de la ville. Elle a aujourd’hui des proportions imposantes avec ses 80m de long, ses 26m de large et ses 32.5m de haut. La construction du monument a débuté en 1165 par l’élévation du mur du cloître. Malheureusement à cause de moyens financiers insuffisants la construction va durer près de 300 ans. C’est cet espacement dans le temps qui explique que la cathédrale ait un style éclectique qui se distingue particulièrement bien.

Vue d’un mur extérieur du bâtiment, on remarque ici des voutes en plein cintre caractéristiques de l’architecture romane

En effet, la cathédrale est dans un premier temps bâti selon les canons de l’architecture romane.Cependant, l’aspect général de la construction relève de l’architecture gothique. En effet en observant l’intérieur de l’église on remarque au plafond les voutes typiquement du style gothique par ses techniques architecturales, notamment la croisée d’ogives.

Vue intérieure de la nef de Saint-Jean-Baptiste de Lyon ; on distingue les croisées d’ogives.

On aperçoit ici les voutes type gothique avec les éléments centraux à la jointure des courbes. Ces éléments centraux sont appelés « clefs de voutes » et sont les éléments majeurs de l’architecture puisque toute l’architecture repose sur eux. Sans ces éléments, l’ensemble de la structure ne manquerait pas de s’effondrer.

La cathédrale est construite selon un plan en croix latine. Elle est orientée vers l’est, là on le soleil se lève.

Plan en croix latine de la cathédrale de Lyon.

Quant aux vitraux, nous pouvons observer dans la cathédrale de nombreux vitraux parfois très imposants. Notamment, les deux grandes rosaces au sud et au nord de la cathédrale respectivement au-dessus du grand orgue et au-dessus de l’horloge astronomique. Ces rosaces décrivent différentes scènes de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament telles que les histoires de Jean-Baptiste ou de Saint-Etienne.

Rosace du transept de Saint-Jean-Baptiste de Lyon.

L’histoire de Jean-Baptiste est souvent représentée dans les constructions religieuses. Plus précisément c’est régulièrement sa mort qui est régulièrement dépeinte puisque Jean est, selon la tradition, condamné à mourir sans jugement pour avoir critiqué le mariage du roi Hérode. C’est la fille de celui-ci et d’Hérodiade, Salomé, qui est chargée de rapporter la tête de Jean Baptiste. Nous pouvons noter que devant la cathédrale il y a une fontaine représentant également cet épisode. Mais Jean-Baptiste est aussi connu pour avoir baptisé Jésus et avoir annoncé son rôle messianique.

Enfin, les vitraux de cette cathédrale présentent des couleurs plus froides au sud et plus chaudes au nord pour compenser la chaleur du soleil.

Tympan de la façade ouest dont nombre de statues ont disparu, notamment au moment des guerres de religion du XVIème siècle.

Nous pouvons terminer par un retour sur la façade principale (à l’Ouest) et particulièrement autour des portes. A cet emplacement nous pouvons d’abord remarquer une série d’anges qui entourent les trois grands portails de l’église. Ceux-ci on la tête coupée à cause des détériorations durant les guerres de religion qui frappèrent la ville dans la seconde moitié du XVIème siècle. Les autres statues seront décapitées durant la Révolution française.

Le groupe d’HIDA sur le parvis de la primatiale Saint-Jean à Lyon

De plus, nous pouvons remarquer également prés de ces portails environs 280 médaillons en bas-reliefs. Ceux-ci, à l’image d’une bande dessinée, racontent des passages importants de la Bible, tels que l’histoire d’Adam et Eve, celle d’Abel et Caïn, la vie de Saint-Jean-Baptiste ou encore le cycle des saisons.

Bas-relief de la façade occidentale de la cathédrale.

 

Le Corbusier, l’architecte de la Tourette.

Billet de blog rédigé par Erin V, élève de Terminale HIDA spé, à l’issue de la séance de travail en extérieur au couvent Sainte-Marie de la Tourette le 5 novembre dernier.

Le Corbusier, de son véritable nom Charles-Édouard Jeanneret, compte parmi les plus grands architectes de son temps. Né en 1887 en Suisse, puis naturalisé français en 1930, il est le précurseur du Mouvement moderne en architecture, un mouvement consistant plus particulièrement à bâtir des édifices fonctionnels. C’est cet artiste qui a par ailleurs inventé le principe de « l’unité d’habitation » dont on trouve des exemples à Firminy ou Marseille.

Charles-Edouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier (1887-1965)

Après une formation de graveur-ciseleur puis de peintre suivie à l’École d’art de sa ville natale de La Chaux-de-Fonds, en Suisse, il s’oriente vers l’architecture et la décoration en 1904. S’il n’obtient jamais de diplôme dans cette discipline, il se forme sur le tas grâce à des architectes, comme Auguste Perret qu’il rencontre en 1908 et qui lui enseigne la technique de construction en béton armé, à laquelle il restera attaché durant toute sa carrière.

En mai 1911 il entame un grand voyage qui va être source d’inspiration pour lui : Prague, Vienne, Budapest, Istanbul, Athènes, mais aussi le Mont-Athos ; cette pérégrination dans l’Est de l’Europe va, en partie, inspirer sa philosophie. Il se rend également en Italie, notamment à Pise, pour y admirer les productions artistiques, et plus particulièrement celles de la Renaissance. Il emporte avec lui un carnet d’illustrations qu’il va remplir et qui lui servira de sources d’inspiration pour ses réalisations futures.

Sa première construction date de 1912. Dès son retour de voyage et en 1917 il ouvre son propre atelier d’architecture, prélude à une carrière de renommée internationale. Il ne tarde pas par ailleurs à se choisir un pseudonyme : ce sera « Le Corbusier »! Après-guerre, ce théoricien « avant-gardiste » est sollicité par les gouvernements français successifs de la IVème République afin de participer à la Reconstruction ; il réussit à convaincre les décideurs politiques du bien-fondé des grands ensembles verticaux qui ont le mérite de permettre de densifier l’habitat tout en ménageant des perspectives et des espaces verts.

Unité d’Habitation de Firminy Vert construire par Le Corbusier

Il obtient ainsi le soutien sans faille d’Eugène Claudius-Petit et, dans le droit fil de l’utopiste Charles Fourier et de ses phalanstères, il conçoit et construit les fameuses « unités d’habitation » pour 1600 personnes, les « Cités radieuses ». La première est érigée en 1947 à Marseille (c’est la « maison du fada »!). Quatre autres suivront, à Rezé, Berlin, Briey et Firminy

Le Modulor – unité de mesure inventée par Le Corbusier pour servir de mesure à ses constructions

Le Corbusier conçoit ses immeubles en réfléchissant d’abord et avant tout aux besoins de ceux qui les habiteront! Pour ce faire, il s’appuie sur le « Modulor », une unité de mesure qu’il invente à partir du nombre d’or et des suites de Fibonacci. Par ailleurs, il considère que les habitants de ses immeubles doivent pouvoir trouver tous les services indispensables à leur vie quotidienne : école, crèche, commerces… Le tout organisé autour d’une rue intérieure.

Par ailleurs, Le Corbusier entend oeuvrer contre l’humidité et l’insalubrité qui en découle avec son lot de maladies plus ou moins mortelles (tuberculose). Il faut rappeler qu’à cette époque-là la question des taudis et, plus généralement, celle de l’hygiène des villes étaient des questions primordiales. Il a alors commencé à imaginer des logements confortables et économiques en recourant aux techniques industrielles de construction afin de répondre à ces défis. Les 5 points d’architecture font partie de la « recette Le Corbusier » ; les voici :

Pilotis : le principe consiste à libérer le sol de l’emprise du rez-de-chaussée du bâtiment, afin de dégager plus de jardin en pleine terre et de ménager des perspectives paysagères.

Toit terrasse : grâce au béton armé dont il se sert, on n’aura plus besoin de réaliser des combles en pente et il s’avère donc possible d’exploiter le dernier niveau du bâtiment : à Firminy on y trouve la cour de l’école par exemple!  Il faut noter que ce parti pris permet de donner une identité visuel au bâtiment qui se détache dès lors nettement grâce à cette ligne horizontale pure, dépourvue de fioritures et d’ornements comme les corniches « classiques ».

Les pilotis du couvent de la Tourette – une caractéristique de l’architecture de Le Corbusier

Fenêtre bandeau : grâce au béton qui a « libéré » le plan et la façade, les ouvertures peuvent courir sans interruption d’un bout à l’autre de la construction.

Plan libre : le plan libre est un principe s’opposant au « plan paralysé » des constructions traditionnelles, où les cloisons entre les pièces sont des murs porteurs, superposés d’étage en étage. Chez Le Corbusier, seuls les piliers de béton sont porteurs, ce qui permet en effet de construire des cloisons où on souhaite, en fonction des besoins.

Façade libre : comme les poteaux peuvent être placés en retrait des façades à l’intérieur de l’édifice, la façade peut s’organiser à loisir : les ouvertures peuvent donc être larges et nombreuses…

Atrium du Couvent Sainte Marie de la Tourette à Eveux

Au couvent Sainte-Marie de la Tourette construit dans les années 1950, on retrouve l’essentiel des principes fondamentaux énoncés et mis en pratique par Le Corbusier. Il est à noter qu’avec l’église Saint-Pierre de Firminy et la Chapelle Notre-Dame du Haut de Ronchamp, c’est l’un des rares édifices à vocation religieuse que Le Corbusier, athée, ait construit tout au long de sa carrière.

Couvent Ste Marie de la Tourette, Le Corbusier, Eveux