Améliorer l’estimation du risque d’éruptions volcaniques majeures

Publiés dans Science, ces résultats de recherche devraient permettre d’améliorer l’estimation du risque d’éruptions volcaniques majeures à travers le monde.

Des chercheurs de l’Institut des sciences de la Terre (ISTerre-OSUG – CNRS/UJF/Univ. Savoie/IRD/IFSTTAR) et de l’Institut de physique du globe de Paris (IPG – CNRS/Univ. Paris Diderot/IPGP), en collaboration avec des chercheurs japonais, ont observé, pour la première fois, la réponse des volcans japonais aux ondes sismiques émises lors du séisme géant de Tohoku-oki (2011).
Ces observations renseignent la manière dont les séismes peuvent impacter les volcans. Elles devraient permettre d’améliorer l’estimation du risque d’éruptions volcaniques majeures à travers le monde. Leur étude est publiée le 4 juillet 2014 dans Science.

Voir le  communiqué du CNRS en entier : Les séismes géants éclairent les volcans sous pression

les bactéries possèdent une résistance naturelle aux antibiotiques

Des  chercheurs  viennent aujourd’hui de démontrer  que les bactéries résistent naturellement aux antibiotiques

En effet les bactéries du milieu naturel sont pourvues d’une large panoplie de gènes qui leur permet de résister aux antibiotiques.

Pour la première fois, l’équipe de génomique microbienne environnementale du Laboratoire Ampère a révélé l’ampleur du phénomène, tant en termes de diversité que d’abondance de ces gènes dans les communautés bactériennes de milieux naturels extrêmement variés (Ces travaux ont été publiés dans Current Biology le 19 mai 2014)

« Cette étude confirme que les bactéries ont à portée de main tout l’arsenal nécessaire pour lutter contre n’importe quel antibiotique, certaines d’entre elles étant même aujourd’hui capables d’accumuler des gènes de résistance contre 20 ou 30 antibiotiques ! », souligne Pascal Simonet. L’humanité va donc devoir trouver de nouvelles solutions pour contourner ce problème. « En associant deux ou trois antibiotiques pour lutter contre un pathogène, on pourrait sans doute considérablement réduire les risques de résistance », propose le microbiologiste.

 

bactéries

 L’homme pensait avoir  trouvé l’arme décisive contre les bactéries pathogènes et les maladies infectieuses…

Il est urgent de trouver de nouvelles molécules et des moyens de contrer ces capacités d’adaptation des bactéries .

Voir l’article en entier sur  site de l’université ampère Lyon et sur le site du CNRS

Le piton de la fournaise frémit à nouveau

Après trois années de calme plat, le Piton de la Fournaise frémit à nouveau …

Une sismicité trois fois plus importante que d’habitude( 110 séismes enregistrés / source OVPF) est observée à l’aplomb du cratère principal (magnitude 2) depuis le mardi 10 juin dernier.

« Pour les chercheurs de l’Observatoire, on peut légitimement penser que notre volcan se « recharge » petit à petit …. La sismicité n’est accompagnée d’aucune déformation du sol, aucun gonflement de la croute terrestre… La nouvelle configuration de notre volcan consécutive à l’effondrement du cratère Dolomieu en 2007 a engendré une période d’inactivité assez longue, il faut du temps pour réamorcer la chambre magmatique principale et retrouver une activité volcanique soutenue, comme ce fut le cas de 1998 à 2007″. la fournaise info.

Le dispositif ORSEC spécifique volcan Piton de la Fournaise a été déclenché … A voir ici sur la fournaise info.

Le Piton de la Fournaise6@ la fournaise info

L’île de la Réunion est d’origine volcanique.

La Réunion est une île volcanique située dans l’océan Indien.

Elle est née, il y a quelque trois millions d’années, avec l’émergence d’un massif montagneux culminant au piton des Neiges (partie ouest de l’île); l’est est constitué d’un volcan bien plus récent, à peine vieux de 500 000 ans, le piton de la Fournaise.

2 volcans forment donc l’île de la Réunion ( 700 kilomètres à l’est
de Madagascar ):

  • Le Piton des Neiges ( 3069 mètres ) aujourd’hui endormi.
  • Le Piton de la Fournaise ( 2632 mètres ) en forte activité

Le piton de la fournaise,de type effusif, est l’un des volcans les plus actifs de la planète ( voir le cours sur le volcanisme)

Au Groenland la neige s’assombrit et la fonte s’accélère

Depuis 2009, des impuretés se déposent au  Groenland : la neige n’est plus d’un blanc immaculé. Cet assombrissement a contribué à la récente fonte accélérée de la calotte et pourrait amplifier son réchauffement.

Groenland

A voir dans la publication du 8 juin (Nature Geoscience)des chercheurs de Météo-France et du CNRS.

Des précisions sur cette situation au Groenland

L’énergie solaire absorbée par la surface de la calotte du Groenland dépend de la « blancheur » de la neige qui la recouvre et de son albédo

L’albédo ?

L’albédo est le rapport entre l’énergie solaire réfléchie par une surface et l’énergie solaire incidente. Il est égal à 0 pour un corps parfaitement noir et à 1 pour un corps parfaitement blanc.

Voir l’animation L’effet d’albédo sur www.cea.fr

Au Groenland, l’assombrissement augmente, l’albédo diminue et la calotte fond.

L’albédo  varie  avec la taille des grains de neige et la quantité d’impuretés absorbantes contenues dans le manteau neigeux.

  • Les grains de neige:

Sous l’effet du réchauffement climatique, la température estivale de la neige de surface augmente et  entraîne un grossissement des grains de neige.

Ce grossissement entraîne  une diminution de l’albédo et donc une augmentation de l’absorption de l’énergie solaire par la surface (qui amplifie le réchauffement initial ) …. plus le réchauffement climatique augmente plus les grains de neige sont gros … et ainsi de suite …

  • les impuretés minérales au Groenland:

Depuis 2009, grâce à des satellites , Marie Dumont du Centre d’études de la neige du CNRM-GAME (CNRS/Météo-France) et ses collègues ont mis en évidence que la neige présente à la surface du Groenland au printemps et en été était moins blanche qu’auparavant.

La nouveauté concerne le printemps : cette étude montre pour la première fois que l’assombrissement est à cette saison lié à la présence croissante d’impuretés d’origine minérale dans la neige.

Ces poussières minérales (disponibles par une fonte plus précoce de la couverture neigeuse saisonnière aux hautes latitudes) seraient transportées par le vent et se déposeraient sur la calotte du Groenland.

 L’augmentation possible du dépôt d’impuretés  au Groenland doit donc être prise en compte dans les projections climatiques de l’évolution de l’état du Groenland et de son effet sur l’élévation du niveau des mers.

Sauvegardons les habitats refuges des poissons coralliens

Il est nécessaire de protéger certains habitats refuges qui permettent aux poissons coralliens de persister durant les épisodes de changement climatique.

Des chercheurs (ECOSYM – CNRS/IRD/Universités Montpellier 1 et 2/Ifremer,  laboratoire CoRéUs 2 (IRD) ont démontré que la répartition actuelle de la biodiversité marine tropicale est principalement due à la persistance de ces zones durant les périodes de glaciation au Quaternaire.

  Les facteurs environnementaux contemporains ( température des eaux, surface des récifs) ont une influence secondaire.

coraux poissons coralliens Aperçu de la biodiversité récifale de l’Indo-Pacifique © David R. Bellwood

  Ces travaux sont publiés sont publiés dans la revue Science du 30 mai 2014.

Une biodiversité plus grande dans le triangle de corail

corailsource Rapport corailBBD

En comparant l’actuelle distribution globale des poissons marins tropicaux à celle de ces paléo-récifs, les chercheurs ont pu tester pour la première fois le rôle clé des habitats qui ont persisté pendant les nombreuses périodes glaciaires et qui ont ainsi pu servir de refuges pour la biodiversité…. voir l’article du CNRS CP Biodiversité

Les fluctuations climatiques du quaternaire ont donc laissé une marque indélébile sur la distribution globale de la biodiversité corallienne.

 «Ce message du passé renforce notre nécessité de préserver les habitats critiques face aux changements climatiques actuels sous peine d’une perte à long terme de la biodiversité», précise Glenn Litsios.

 

Plus de détails :

Les récifs coralliens et les écosystèmes associés sont d’énormes réservoirs de biodiversité

Si rien n’est fait,en 2050, il ne restera plus beaucoup de récifs coralliens.