l’iceberg Larsen C s’est décroché


Antarctique : l’iceberg Larsen C s’est décroché

Le 12 juillet, l’iceberg Larsen C s’est décroché

« Le réchauffement climatique est responsable en partie de ce phénomène, mais pas directement de la séparation de l’iceberg Larsen C », explique Adrian Luckman de l’université de Swansea (Royaume-Uni).

« A moyen et long terme ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’élévation du niveau des mers », commente Jean Jouzel, glaciologue.

Les icebergs?

Un iceberg est un bloc de glace d’eau douce dérivant sur la mer .
Il  se détache du front des glaciers polaires ou d’une barrière de glace flottante.
90 % de son volume  est situé sous la surface de l’eau.
La flottabilité de l’iceberg s’explique par la poussée d’Archimède.
Un gigantesque iceberg de 5 000 kilomètres carrés s’est détaché de la péninsule Antarctique ( barrière de Larsen)
 

En jaune la barrière de Larsen au nord-ouest de la mer de Weddell, s’étendant le long de la côte orientale de la péninsule Antarctique

@ NASA :Rift in Antarctica’s Larsen C Ice Shelf

 

 

 Après quelques mois de progression régulière depuis le dernier événement, la faille de la barrière de Larsen  a rejoint la mer (elle avait soudainement augmenté de 18 km au cours de la deuxième moitié de décembre 2016.)

L’emplacement actuel de la faille sur Larsen C, à partir de Janvier 2017. Les étiquettes mettent en évidence des sauts significatifs. Les positions de pointe sont dérivées des données Landsat (USGS) et Sentinel-1 InSAR (ESA). L’image d’arrière-plan mélange BEDMAP2 Elevation (BAS) avec MODIS MOA2009 Image mosaic (NSIDC). Autres données de SCAR ADD et OSM.

 
  CNRS Le journal fait le point sur ces montagnes de glace qui dérivent en mer.

D’où viennent-elles ? Pourquoi flottent-elles ? De quoi sont-elles faites ? Réponses en images

Cliquez sur l’image ci dessous pour afficher le diaporama

iceberg :@Erwan AMICE/LEMAR/CNRS Photothèque Un grand merci à Jean Tournadre, chercheur Ifremer du Laboratoire d’océanographie physique et spatiale (unité CNRS/Ifremer/IRD/Univ. Bretagne occidentale) pour son expertise et ses conseils avisés.

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Les oviraptorosaures couvaient leurs œufs

L’analyse géochimique d’œufs fossilisés provenant de Chine a montré que les oviraptorosaures couvaient leurs œufs avec leurs corps.

Comme les oiseaux d’aujourd’hui, ils les maintenaient à une température comprise entre 35°C et 40°C.


Les oviraptorosaures?

Oviraptorosauria forme un groupe de dinosaures théropodes éteints proches des oiseaux. Ils vivaient en Amérique du Nord et en Asie et ont disparu au cours de l’extinction du Crétacé il y a environ 66 Ma.

Dotés d’un bec robuste comme celui du perroquet et coiffés d’une crête, les oviraptorosaures étaient pour la plupart couverts de plumes. Carnegie Museum of Natural History/Reconstruction: Mark A. Klingler

NB:La classification actuelle distingue deux groupes de dinosaures : les ornithischiens et les saurischiens. Les dinosaures théropodes forment un groupe de l’ordre des dinosaures saurischiens. Ils sont caractérisés par une posture bipède et sont pour la plupart carnivores. 

Ils pesaient entre 50 et 100 kilos et pouvaient atteindre 1,50 m à 2 mètres. Dotés d’un bec robuste comme celui du perroquet et coiffés d’une crête, les oviraptorosaures étaient pour la plupart couverts de plumes.

© Romain Amiot
Ponte d’oviraptorosaure du Crétacé supérieur du Jiangxi (Chine). Échelle 1cm

© Romain Amiot
Œuf d’oviraptorosaure préparé montrant le squelette de l’embryon préservé. Échelle 1cm.

Les  oviraptorosaures couvaient leurs œufs:Ce résultat est le fruit d’une collaboration franco-chinoise coordonnée par Romain Amiot du Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes et environnement (CNRS/ENS de Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1). L’article est publié dans la revue Palaeontology disponible en ligne le 28 juin 2017

« Les stratégies de reproduction des dinosaures, et notamment le mode d’incubation de leurs œufs, soulèvent encore de nombreuses questions scientifiques. Jusqu’alors, les interprétations se basaient sur des indices indirects tels que la morphologie de coquilles d’œufs fossilisés ou l’organisation des nids. Des chercheurs lyonnais, en collaboration avec une équipe chinoise, ont mis au point une méthode basée sur l’analyse géochimique d’œufs fossilisés et ont déterminé pour la première fois que la température d’incubation des œufs d’oviraptorosaures était comprise entre 35 et 40°C… » voir la suite en détail sur le communiqué du CNRS ci-dessous

Télécharger le communiqué de presse du CNRS : Des dinosaures parents-poules

 

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Comment le phytoplancton a-t-il développé une photosynthèse?

Le phytoplancton domine les océans

Comment le phytoplancton domine-t-il les océans ?

La photosynthèse est un processus unique qui, dans le monde vivant, a permis la colonisation des terres et des océans, respectivement par les plantes et le phytoplancton.

Si les mécanismes de la photosynthèse sont bien connus chez les plantes, les scientifiques commencent seulement à comprendre comment le phytoplancton a développé une photosynthèse.

Mais qu’est-ce que le plancton ?

Dans le cadre d’une collaboration internationale1, des chercheurs du Laboratoire de physiologie cellulaire & végétale (CNRS/CEA/UGA/Inra)2, de l’Institut de biologie structurale (CNRS/CEA/UGA), du Laboratoire d’études des matériaux par microscopie avancée (CEA/UGA)3, et du Laboratoire de physiologie membranaire et moléculaire du chloroplaste (CNRS/UPMC) proposent un modèle structural du processus photosynthétique chez le phytoplancton, en étudiant la diatomée Phaeodactylum tricornutum. Ces résultats sont publiés le 20 Juin 2017 dans Nature communications.

« La photosynthèse est un mécanisme remarquable de production d’énergie chimique à partir d’énergie lumineuse.
Ce processus est possible grâce à deux petites usines photochimiques, appelées photosystèmes I et II. Mais pour que la photosynthèse puisse avoir lieu, ces deux photosystèmes ne doivent pas être en contact afin d’éviter les courts-circuits, qui diminuent la photosynthèse.
Chez les plantes, ils sont séparés par des structures (image A) qui ne semblent pas exister chez le phytoplancton (image B). Comment le phytoplancton peut-il donc être responsable de la moitié de la photosynthèse sur Terre ?

En adaptant différentes approches d’imagerie cellulaire à haute résolution appliquées à la diatomée Phaeodactylum tricornutum, les chercheurs ont été en mesure de développer un modèle 3D du système photosynthétique des diatomées (image C). Ils ont ainsi observé l’existence de micro-domaines qui séparent, comme chez les plantes, les deux photosystèmes, permettant une photosynthèse encore plus efficace. L’ensemble de ces résultats explique comment les diatomées produisent chaque jour environ 20 % de l’oxygène libéré sur Terre et pourquoi elles dominent les océans depuis environ 100 millions d’années.

Les chercheurs continuent de développer ce modèle 3D de la photosynthèse chez les diatomées, qui leur permettra notamment de comprendre comment ces organismes unicellulaires s’adapteront aux conséquences des changements climatiques.

Photosynthese diatomees


© Pascal Martinez, CEA_BIG.

En haut. À gauche, feuilles de plante. À droite, cellules de la diatomée Phaeodactylum tricornutum en culture.
A – Microscopie électronique d’un chloroplaste de plante montrant l’organisation interne sous forme de « granas » (jaune, riches en photosystème II), et « lamellae » (vert, riches en photosystème I). Ceci n’est pas le cas chez la diatomée (image B).
B – Micrographie d’une cellule de P. tricornutum montrant les membranes photosynthétiques sans granas. Leur reconstitution 3D (image C) met en évidence l’existence de micro-domaines membranaires permettant la séparation physique des photosystèmes I (à l’extérieur, vert) et photosystèmes II (à l’intérieur, jaune). La flèche blanche indique les connexions qui lient les micro-domaines, assurant une efficacité photosynthétique maximale. » source CNRS

Télécharger le communiqué de presse du CNRS : CP photosynthese diatomees

Références :

Plastid thylakoid architecture optimises photosynthesis in diatoms. Serena Flori, Pierre-Henri Jouneau, Benjamin Bailleul, Benoit Gallet, Leandro F.Estrozi, Christine Moriscot, Olivier Bastien, Simona Eicke, Alexander Schober, Carolina Río Bártulos, Eric Maréchal, Peter G. Kroth, Dimitris Petroutsos, Samuel Zeeman, Cécile Breyton, Guy Schoehn, Denis Falconet, and Giovanni Finazzi. Nature communications, le 20 juin 2017. DOI : 10.1038/NCOMMS15885. Consulter le site web

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Découverte d’un nouveau mécanisme d’hérédité épigénétique

Même ADN, mais des yeux de couleurs différentes !
Trois exemples de drosophiles sont représentés. Les trois portent la même séquence d’ADN, mais elles ont des couleurs d’yeux différentes à cause d’une perturbation transitoire de leur état épigénétique. Cette perturbation modifie les niveaux de répression, dépendante de Polycomb, de l’expression d’un gène responsable de la couleur des yeux.
© Filippo Ciabrelliê

NB:La drosophile ou mouche à vinaigre est utilisée pour localiser les gènes sur les chromosomes. Elle a été rendue célèbre grâce aux travaux du généticien Thomas Morgan

L’équipe de Giacomo Cavalli, à l’Institut de génétique humaine de Montpellier (Université de Montpellier/CNRS), en collaboration avec l’Inra1, démontre chez la drosophile l’existence d’une hérédité épigénétique2 transgénérationnelle.

En modifiant de façon transitoire la fonction des protéines du groupe Polycomb, dont l’activité est essentielle au cours du développement, ils ont obtenu des lignées de drosophile porteuses de la même séquence d’ADN mais caractérisées par des yeux de couleurs différentes. Ces différences dépendent d’un degré variable de répression par les protéines Polycomb qui est hérité de façon stable mais réversible. Cette hérédité épigénétique s’applique aussi bien à des lignées transgéniques qu’à des lignées naturelles et peut être modifiée par des changements de conditions environnementales, comme la température ambiante. Ces résultats sont publiés dans la revue Nature Genetics, le 24 avril 2017.

Elles ont toutes le même ADN mais des caractères bien différents : des chercheurs ont obtenu des lignées de drosophiles aux yeux blancs, jaunes ou rouges, en perturbant de façon transitoire des interactions entre des gènes cibles des protéines Polycomb, des complexes protéiques impliqués dans la répression de nombreux gènes, notamment des gènes de développement. L’équipe de Giacomo Cavalli, de l’Institut de génétique humaine de Montpellier (Université de Montpellier/CNRS), démontre pour la première fois que la régulation de la position des gènes peut déclencher un phénomène d’héritage transgénérationnel.
Les informations nécessaires au fonctionnement des cellules ne sont pas toutes portées par le matériel génétique.

D’autres paramètres, transmis de façon héréditaire mais non codés par les gènes d’un individu, pilotent la vie des cellules. Ces facteurs dits épigénétiques sont un étiquetage chimique et une organisation spatiale bien définie de notre génome. Ils correspondent en particulier aux modifications des histones, les protéines autour desquelles l’ADN s’enroule. Les protéines du groupe Polycomb, elles, sont impliquées dans la définition de l’architecture tridimensionnelle des chromosomes, qu’elles régulent en établissant des interactions entre gènes dans l’espace 3D du noyau cellulaire. Or, selon la position d’un gène à un moment donné, son expression sera activée ou réprimée sont impliquées dans la définition de l’architecture tridimensionnelle des chromosomes, qu’elles régulent en établissant des interactions entre gènes dans l’espace 3D du noyau cellulaire. Or, selon la position d’un gène à un moment donné, son expression sera activée ou réprimée.
En perturbant de façon transitoire ces interactions, les chercheurs ont pu établir des lignées de drosophiles caractérisées par des niveaux différentiels de répression ou d’activation génique dépendant des Polycomb. Les chercheurs ont séquencé le génome entier de chaque lignée de drosophiles, afin de vérifier que leur ADN soit bien identique. Malgré l’identité de leurs séquences d’ADN, ces lignées peuvent être maintenues indéfiniment et transmettent fidèlement leurs différences phénotypiques une fois établies. Ce phénomène peut être réversible : en croisant ces individus aux gènes surexprimés ou sous exprimés avec des drosophiles n‘ayant pas de modifications, il est possible d’induire un retour à la normale de la couleur des yeux sans changer la séquence d’ADN, ce qui démontre le caractère épigénétique de cette forme d’héritage.
Les chercheurs ont ensuite pu montrer que la modification des conditions environnementales, notamment la température ambiante3, peut affecter l’expression de l’information épigénétique sur plusieurs générations, sans pour autant effacer sa transmission. Cette influence transitoire de l’environnement dans lequel ont vécu les générations précédentes sur l’expression des traits des insectes confère à ce mécanisme épigénétique des propriétés évolutives uniques. La pertinence du phénomène dans la nature a de plus été confirmée par des études en microcosme menées en collaboration avec l’Inra.
L’équipe de Giacomo Cavalli démontre ainsi l’existence d’un héritage épigénétique transgénérationnel stable, dépendant de la structure tridimensionnelle des chromosomes et régulé par les facteurs Polycomb. Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour les sciences biomédicales. Ils suggèrent notamment que l’épigénétique pourrait expliquer en partie le mystère de « l’hérédité manquante », c’est-à-dire l’incapacité de trouver les causes génétiques de certains caractères héréditaires normaux ainsi que de nombreuses pathologies humaines.

source: communiqué de presse du CNRS

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