La moutarde me monte au nez ! Pourquoi ?

Aujourd’hui, au self, nous avons trouvé que la moutarde « piquait » beaucoup plus que d’habitude ! L’occasion de se demander pourquoi ce condiment a le pouvoir de piquer voire brûler autant ! Lisez attentivement cet article sinon « la moutarde risque de nous monter au nez » !

Plant de moutarde en fleurs…

Un peu d’histoire. La moutarde est utilisée depuis l’Antiquité : les Romains l’appelaient mustum ardens qui veut dire « moût brûlant ». Elle était obtenue après avoir moulu des graines d’une plante de la famille des Brassicaceae, appelée aussi moutarde. Outre ces graines de moutarde, ce condiment est composé principalement de miel, de vinaigre, d’épices. Mais ce sont bien les graines qui piquent en bons exhausteurs de goût !

Savez-vous qu’il existe une moutarde de fruits : la mostarda. C’est une moutarde produite en Italie à partir de fruits comme l’indique son nom : « la mostarda di frutta ». Typique du nord de l’Italie, c’est un condiment à base de fruits confits qui n’a pas grand chose à voir avec la moutarde française… Découvrez les secrets de sa composition grâce à une ancienne émission diffusée sur France Culture : Mostarda di frutta jolie jolie !

Revenons en France, en nous demandant quels sont les liens qui unissent la moutarde à la ville de Dijon ?

La tradition de la moutarde à Dijon remonte au XIV siècle. La ville était déjà très réputée sous Saint-Louis, et c’est de la moutarde de Dijon qu’on apporte sur la table de la reine de France. En 1634, la fabrication de cette moutarde fut réglementée avec les premiers statuts officiels de la corporation des vinaigriers et moutardiers de la ville.

La moutarde, l’or piquant de Bourgogne…

Aujourd’hui, il existe un label « moutarde de Dijon », qui garantit des moutardes fabriquées avec des produits sélectionnés et blutés, c’est à dire débarrassés de leurs impuretés. Pourtant, la « moutarde de Dijon » ne bénéficie pas d’une appellation d’origine protégée (AOP) ni d’une indication géographique protégée (IGP). Il suffit au fabricant de respecter une composition inscrite au cahier des charges pour que, où qu’elle soit produite dans le monde, une moutarde puisse se prétendre « de Dijon ». C’est la recette qui fait référence à la ville bourguignonne, pas le lieu de fabrication !

D’ailleurs, les graines de moutarde qui servent à la fabrication de la moutarde dite « de Dijon » proviennent actuellement surtout du Canada… même si quelques projets de replantage voit progressivement le jour dans les terroirs bourguignons et franc-comtois d’origine…

De la cuisine à la langue :

« La moutarde lui monte au nez. » Si on a tout de suite une idée de ce que cela peut faire de manger une pleine cuillère de moutarde, le sens de cette expression n’est pas forcément évident pour tout le monde. Après une « dégustation » de moutarde, votre nez vous brûle, une sensation très désagréable. Cette irritation fait le parallèle avec celle que l’on éprouve lorsque nous sommes en colère.

Une comédie de 1974 au titre évocateur !

Mais d’où peut venir le terme « monter » ?  Même avec beaucoup de moutarde, nous n’avons pas la sensation qu’elle monte où que ce soit. Son origine est la même que pour les expressions « le sang lui monte au visage » ou « les larmes lui montent aux yeux ». Le verbe « monter » représente uniquement une manifestation physique involontaire qui montre une émotion comme la colère ou la honte.

En réalité, l’expression date du XVIIe siècle. Mais avant, elle existait déjà sous une forme différente : « la moutarde lui entre au nez ». Merci à Jean-Baptiste Giraud pour son explication publiée le 25/10/2016 sur le site de cuisineaz.

De gastronomie en histoire, de tradition en expression, la moutarde est un condiment qui invite au voyage : celui des papilles, celui des mots et bien sûr celui de la fin (faim) revient à… la moutarde de Meaux !

Le sens des Fêtes en Espagne

Les rois mages, « la Cavalgata », les tapas… Êtes-vous sûr.e de connaître toutes les traditions de « Noche Buena » (la soirée du 24 décembre) et celles de l’Épiphanie, le 6 janvier ? En Espagne, à cette époque de l’année, la paëlla n’est pas au rendez-vous mais d’autres plats succulents viennent la remplacer avantageusement !

La naissance de Jésus

En Espagne, le 24 décembre est appelé « Noche buena ». C’est le jour du grand repas de Noël. Il peut y avoir du porc, de l’agneau, de la dinde, de la dorade… À chacun son repas ! Les desserts sont plutôt traditionnels : le turrón, les mazapanes et les polvorones. À minuit, les croyants se rendent à…la messe de minuit pour célébrer la naissance de Jésus.

Le 25 décembre est un jour de fête en famille. Dans certaines d’entre elles, les enfants reçoivent des cadeaux  mais dans d’autres, ils doivent attendre le 6 janvier pour enfin les recevoir. Oui, cela veut bien dire que certains enfants espagnols reçoivent 2 fois des cadeaux : le 25 décembre et le 6 janvier  !

Un évènement hasardeux mais fédérateur …

Avant Noël a lieu un événement annuel appelé « la loteria de Navidad » traduite par « la loterie de Noël ». Le tirage se passe le 22 décembre à Madrid et est réalisé par des orphelins de l’école San Idelfonso qui tirent à tour de rôle une boule et annoncent le numéro en chantant. Les lots sont sous la forme de sommes d’argent. Si vous souhaitez remporter le premier prix, alors « buena suerte » car la probabilité de le gagner est de 0,001% et 5,68% de probabilité de gagner un prix. Pourtant 98 % des Espagnols participent en moyenne, un excellent moyen pour l’État de percevoir de grosses sommes aussi !

Le 1er avril en décembre ?

Le 28 décembre, c’est le jour des blagues. C’est l’équivalent du 1er avril en France sauf que l’on colle des petits bonhommes en papier sur le dos des gens à la place de poissons. L’origine de cette tradition ne m’est pas connue. Ami.e.s lecteurs et lectrices, n’hésitez pas à nous éclairer en laissant un commentaire !

On finit l’année avec des raisins !

Le 31 décembre, c’est le jour de la St Sylvestre et dans toutes les villes est organisée une course à pieds ou à rollers qui est très populaire. Le soir, tout le monde se réunit en famille pour fêter le nouvel an. Juste avant minuit, les Espagnols allument la télé avec 12 raisins à la main et regardent en direct le clocher de la Plaza del Sol à Madrid ou se rendent sur place bien sûr ! Les 12 dernières secondes de l’année, les cloches sonnent et à chaque coup, on mange un raisin. Essayez de manger 12 raisins en 12 secondes, c’est très dur ! Puis lors du dernier coup, on se souhaite la bonne année avec plein de raisins dans la bouche et on fait la fête ! 

Oh ! Je vois 3 hommes sur leurs chameaux !

un des chars de la Cavalgata

Traditionnellement, les cadeaux ne sont pas distribués le 24 décembre, mais le 6 janvier par les rois mages : Melchior, Gaspard et Balthazar. La nuit du 5 janvier, les villes organisent un grand défilé où les rois mages sont assis sur leurs grands chars et lancent des bonbons aux enfants. En revenant du défilé, tout le monde laisse ses chaussures sous le sapin ou plus traditionnellement sur les escaliers.

Le 6 janvier, tout le monde se réveille et ouvre ses présents, qui ont été déposés à côté de ses chaussures. Puis les familles et les amis profitent de leurs cadeaux tout en mangeant du  » Roscón de reyes  » qui est une brioche avec de la crème pâtissière garnie de deux fèves : une décorée comme en France et l’autre en forme de haricot (el haba). Obtenir cette dernière signifie que l’on doit payer la brioche. Une sorte de gage pour commencer l’année !

voilà un bon Roscon de reyes

Vous voilà fin prêt.e.s pour passer les prochaines fêtes de fin d’année 2019… en España !

Sur la voie/voix d’un métier artistique

Chers lecteurs/lectrices, pendant les vacances de Toussaint, j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Cécile de Boever, une… chanteuse d’opéra ! J’ai donc pu me renseigner sur elle et sur son métier que tout le monde n’est pas en mesure d’exercer. Laissez-moi vous mettre sur la voie/voix…

Press’qu’Isle : Pourquoi avez-vous voulu devenir chanteuse d’opéra ?

Cécile de Boever :  C’est une vaste question ! Je pense que ce métier unit le théâtre et la musique, deux arts qui me passionnent.

P. : Quelles formations/cours avez-vous suivi pour devenir chanteuse ? Combien d’années d’études ?

CdB : D’abord, j’ai suivi des cours privés de chant puis j’ai passé un concours pour intégrer le Conservatoire de musique d’Orléans. Plus tard je suis entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon et enfin, je suis partie à Vienne (Autriche) à l’académie de Musik Hochschule étudier la musique et l’art du spectacle. 12 ans d’études en tout !

P. : En combien de temps avez-vous réussi à maîtriser cet art vocal ?

CdB : En environ une dizaine d’années, mais l’art évolue avec moi. Disons qu’il grandit en même temps que ma voix se façonne. C’est une chance pour les Soprano lyriques…

P. : Quel est votre compositeur préféré ? Votre livret d’opéra préféré ?

CdB : Quand j’étais jeune, j’aimais beaucoup Mozart mais maintenant, j’ai une grande admiration pour Richard Strauss et Francis Poulenc. Je ne peux pas citer un livret en particulier, tellement ils sont nombreux à compter pour moi ! J’aime beaucoup Jenufa, de Leoš Janácek (Tchèque), Don Giovanni de Da Ponte et Der Rosenkavalies de Hoffnansthal.

P. : Quel est le timbre de voix que vous préférez, celui des hommes ou des femmes ?

CdB : Il y a plusieurs catégories de timbres comme soprano, alto… Chez les femmes, je préfère les soprano lyriques et chez les hommes j’apprécie particulièrement les barytons-basse.

P. : Le personnage de la Castafiore dans Tintin vous amuse-t-il ou vous énerve-t-il ? Pourquoi ?

CdB : Elle m’amuse bien sûr ! La Castafiore est une caricature, c’est une femme âgée, une bourgeoise. 

P. : Comme la Castafiore, avez-vous déjà brisé un miroir ou une vitre en montant votre voix dans les aigus ?

CdB : Jamais. C’est scientifiquement improbable et impossible dans la réalité.

P. Souffrez-vous souvent d’extinction de voix ?

CdB : Heureusement pas très souvent. Si jamais cela m’arrive avant un spectacle, j’essaie de me faire remplacer  sinon je joue sur scène et une doublure voix s’exprime depuis la fosse à orchestre. Les laryngites sont courantes chez les chanteuses et chanteurs lyriques : une maladie professionnelle en quelque sorte.

P. : Avez-vous souvent le trac avant de monter en scène même si vous maîtrisez parfaitement votre rôle et votre partition ?

CdB : J’ai ce que j’appelle « le bon trac », celui qui m’aide à me concentrer et à rester dans ma bulle en m’apportant une énergie positive.

P. : Pour espérer devenir chanteur d’opéra, faut-il beaucoup d’entraînement ou un talent dès le départ ?

CdB. : Il faut plusieurs choses pour être un bon chanteur d’opéra :

  • évidemment posséder une « voix » : certain.e.s dispose d’une voix naturellement juste et mélodieuse, ce qui leur donne un réel avantage et d’autres n’ont pas de don particulier ni de capacités vocales au départ mais à force de travail et de répétitions, ils peuvent quand même devenir de grands chanteurs d’opéra
  • avoir un sens de la musique : on doit la sentir, c’est-à-dire qu’on ne fait pas de solfège pour le code mais pour mettre en valeur la musicalité des textes et des personnages, pour sublimer la voix
  • surtout l’envie d’être en public pour lui dire des choses, pour raconter des histoires aux spectateurs. Il est nécessaire aussi d’avoir une « présence » sur scène, d’avoir du charisme…

Si on a tout ça, on peut être chanteuse ou chanteur d’opéra !

P. : Pour les collégiens qui ne connaissent pas grand chose à l’art choral et à l’opéra, que conseilleriez-vous d’écouter pour débuter ?

CdB. : Je conseille toujours d’écouter un opéra de Mozart : pour des collégiens, la Flûte enchantée. Je conseille aussi d’écouter l’enfant et les sortilèges de Maurice Ravel.  

Pour en savoir plus sur cette artiste, nous vous invitons à consulter son site en cliquant sur le lien  : Cécile de Boever

Pour tout connaître de ses prochains projets et spectacles, rendez-vous sur son agenda et retenez les dates lyonnaises :

7 Avril 2019 Cercle Richard Wagner- LYON ( Salle Debussy)
Récital WAGNER

4 et 5 Mai 2019 -LYON ( Salle 3000)
La Bohéme de Puccini

Il ne manque que le son à cet article !

Ladydie

Une scientifique méconnue sur qui compter : Maria Gaetana Agnesi

À l’occasion de la Fête de la science 2018, nous vous proposons de faire la connaissance de Maria Gaetana Agnesi.  On a fêté les 300 ans de sa naissance le 16 mai 2018. Elle est la première femme à avoir écrit un livre de mathématiques et a obtenir un poste d’enseignement à l’université de Bologne dans cette même discipline scientifique.

Le premier manuel de mathématiques est italien !

Ouvrir un livre de maths est une action quasi quotidienne pour un élève du 21e siècle. Mais pour l’élève du 18e siècle, ce n’était pas possible… Jusqu’à ce que Maria Gaetana arrive ! En 1748 elle est la première femme à concevoir un manuel de mathématiques clair, simple et logique. Au fil du temps de plus en plus d’enseignants se mettent à utiliser cet ouvrage avec leurs élèves. Sans même le savoir, elle a inventé le concept du manuel scolaire.

Maria Gaetana Agnesi est née à Milan en 1718. Elle est issue d’une famille de puissants bourgeois. Elle compte 21 frères et sœurs issus de 3 mariages différents. Enfant prodige, elle étudie chez elle avec un professeur à domicile car les filles du XVIIIe siècle ne pouvaient pas s’inscrire dans les écoles. Ainsi Maria Gaetana apprend très facilement pas moins de 7 langues ! Elle sait parler l’italien, le français, l’espagnol, le latin, le grec, l’allemand et l’hébreu à 11 ans ! Elle s’intéresse aussi à la philosophie, à la poésie et aux droits des femmes. Très tôt, la jeune italienne veut devenir religieuse, mais son père l’en empêche et l’encourage à poursuivre des études de sciences où elle s’avère également brillante.

Elle a, pendant longtemps, étudié la sorcière d’Agnesi qui est une courbe, construite avec un cercle et des relations mathématiques. Elle a d’abord était appelée versiera (en italien ancien cela veut dire « courbe ») mais ce nom vient aussi du latin avversiera, traduit par « la femme du diable ». Voilà pourquoi une appellation si étrange…

Courbe empruntée au site bibmath.net

Un peu plus tard, le pape Benoît XIV nomme Maria Gaetana professeur de mathématiques à l’université de Bologne en 1750. À l’époque cela représente un grand honneur, car les femmes n’avaient même pas le droit d’étudier et encore moins à l’université ! Malgré cet honneur, elle refuse le poste pour s’occuper de théologie et soigner les malades et les pauvres.


Dorénavant, quand vous penserez à une femme scientifique européenne ayant marqué son temps, vous pourrez vous souvenir d’une autre Marie (Curie) : Maria Gaetana Agnesi ! Cela vaut bien un gâteau exceptionnel coiffé de 300 bougies !
Biographie inspirée d’un article du magazine Cosinus n° 207 de septembre 2018.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand on ne le détruit pas, on le stocke !

Dans « Cosinus » n°200, un article parle d’une solution au réchauffement climatique : capturer le dioxyde de carbone ! Les scientifiques ont imaginé de le capter où il est produit (usines, centrales thermiques…) afin de le stocker.

Pourquoi capturer le CO² ?

Le dioxyde de carbone (CO²) est le principal gaz à effet de serre. Il est rejeté par l’homme pour répondre à ses besoins. Le taux de dioxyde de carbone augmente depuis le 18e siècle. Cela ne fait aucun doute : le CO² représente un bon tiers de l’activité humaine (40 milliards de tonnes de CO² sont rejetées dans l’atmosphère chaque année !).

Comment capturer le CO² ?

Eh bien, il n’y a pas trente-six solutions : il faut arriver à piéger le dioxyde de carbone avant, pendant ou après la combustion afin d’éviter que le gaz ne s’échappe (à l’aide de solvants ou membranes, le CO² est récupéré en gaz ou en liquide). Ensuite, transporter le dioxyde de carbone à l’aide de gazoducs (canalisations qui servent à transporter des gaz)                                                                        

Que fait-on du CO² dès qu’il est piégé ?

Le dioxyde de carbone serait ensuite transporté à plus de 1 000 mètres de profondeur sous nos pieds pour être stocké dans les gisements de pétrole et les gaz naturels car des hydrocarbures y ont été emprisonnés pendant des millions d’années. Le grès par exemple, est une roche pleine de petits trous, et donc la roche des gisements de pétrole et de gaz ; sa structure peut en faire un bon candidat pour stocker le CO²!

Est-ce que le CO² pourrait s’échapper ?

À la fin des injections sous nos pieds, les sites seront surveillés 7/7 j et 24/24 h. Les scientifiques travaillent sur des capteurs micro-sismiques afin de pouvoir suivre son évolution et détecter toute anomalie ou fuite.

Mais… il y a des « mais »

Mais cette technique coûteuse devrait être financée par les industriels… De plus, cela n’est qu’une des solutions pour aider à lutter contre le réchauffement climatique.  Le véritable défi consiste à limiter la production de dioxyde de carbone… et là, c’est loin d’être gagné sur la planète !

                                   

Matinée Portes Ouvertes au collège

Ce samedi 13 janvier 2018, le collège de l’Isle ouvrait ses portes aux futurs élèves de 6ème. Des présentations, des expositions de travaux et propositions d’activités ont été organisées par des professeurs assistés d’élèves volontaires.

Les différents -et très nombreux !- clubs et ateliers ont été à l’honneur et ont permis de montrer la richesse des activités proposées au collège de l’Isle. Sans oublier l’Association Sportive très dynamique également.

Cent familles environ sont ainsi venues faire connaissance avec le collège.

Rendez-vous est pris également avec certaines classes de CM2 pour une prochaine découverte du lieu et de ses acteurs…

À suivre donc… Le compte à rebours a commencé…

Décollage prévu en septembre 2018 pour la planète fin de cycle 3 !

 

Il est venu le temps… du patrimoine médiéval

En début d’automne, chaque année, les classes de 5ème du collège de l’Isle participent à des sorties en lien avec le patrimoine de la ville de Vienne. C’est le Moyen Age qui est le dénominateur commun à l’Enseignement Pratique Interdisciplinaire pour ce niveau de classe, en liaison direct avec le programme de français, d’histoire et même de technologie… D’autres matières -notamment artistiques- peuvent s’associer également à cette plongée au cœur de la  Vienne médiévale, notamment celle qui prie.

Après la cathédrale de Vienne, en 2016-2017, ce sont le cloître et l’église de Saint André-le-Bas, qui voient défiler deux classes de 5e lors d’une demi-journée. La première sortie a eu lieu le mercredi 27 septembre et la deuxième le jeudi 12 octobre au matin, respectivement pour les classes de 5e 1 et 5e 2, puis pour celles de 5e 3 et 5e 5. Quant aux classes de 5e 4 et 5e 6, leur sortie aura lieu en mars 2018. Accueillis par des animatrices ou archéologues du service Patrimoine de la ville de Vienne, les élèves participent parallèlement à deux ateliers différents, sous l’œil attentif de leurs professeurs accompagnateurs (français et histoire surtout), qui profiteront des connaissances et compétences approchées pour les développer en classe.

  • Le 1er atelier consiste en une visite du cloître et en une enquête sur les traces des moines ayant vécu et reposé là après leur mort. À partir des plaques funéraires, il s’agit pour les élèves de retrouver l’origine, le pays, la langue, les dates concernant les occupants de l’abbaye au temps jadis. Enfin, place à la pratique avec l’atelier de gravure sur pierre où chaque élève s’essaye à façonner ses initiales sur une pierre calcaire à l’aide d’un ciseau…
  • Le 2nd atelier propose aux élèves de « lire la pierre » grâce à l’église Saint-André-le-Bas et au cloître. Les éléments architecturaux sont observés sous l’angle de l’organisation du bâtiment, à l’intérieur comme à l’extérieur, mais aussi en tenant compte de la décoration et des traces de modifications réalisées au cours des siècles. Beaucoup de mots techniques et précis sont ainsi approchés et notés dans un livret, au fur et à mesure des explications fournies par l’archéologue.

Que pensent les élèves de cette sortie et de l’atelier auquel ils participent ?

« Sortie très culturelle ».

« Meilleure connaissance de notre ville et de son riche patrimoine, pas seulement gallo-romain. »

« L’atelier où l’on manipule est plus facile à suivre que celui où on observe seulement… »

« Les ateliers permettent de mieux décoder les différentes et successives traces du passé. »

« Le fait que certaines inscriptions soient en hébreu prouve que l’abbaye était proche d’un quartier juif au moyen âge. »

« On a appris des mots qu’on va revoir en histoire, en français. Ils vont nous servir pour le grand exposé qu’on a à préparer cette année. »

« Le vitrail de l’église a été rénové en 1926, complètement détruit pendant la seconde Guerre mondiale et reconstruit à l’identique en 1946. »

« Dans le cloître, ils font pousser des feuilles d’acanthe en vrai. Ces feuilles sont sculptées sur beaucoup de chapiteaux, en haut des colonnes… »

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutes les informations rassemblées par les classes donneront lieu à la création d’un QCM (Questionnaire à Choix Multiples) mutualisé pour proposer à toutes les classes de tester leurs connaissances sur la ville de Vienne au Moyen Âge.

Crédits photographies personnelles : @xmrgraph

A la rencontre des mosaïques…

Notre sortie au musée s’est déroulée en deux temps. Pendant qu’un groupe visitait l’atelier de restauration des mosaïques en compagnie de Madame Berrera et de Monsieur Troudet, notre groupe (avec Madame Roulot Ramet et Madame Schueller) a été pris en charge par Delphine Rey, qui travaille au musée. Elle était déjà venue le présenter au collège. Voir l’article paru en janvier 2017.

Au musée autour d’une mosaïque romaine… ou ce qu’il en reste…
Photo : MP

Premièrement, elle nous a montré une maquette de Vienne au temps des Romains. Ensuite, elle nous a fait voir des maquettes de maisons romaines. Ces miniatures sont très précises et permettent de bien se rendre compte de l’organisation de la Vienne antique. C’est plus facile en 3D qu’à partir des seuls vestiges au sol !

Après, elle nous a montré toutes sortes de mosaïques : des petites, des grandes, des fragments… Sur les mosaïques, il y avait divers choses représentées comme des divinités, des sportifs, des saisons, des animaux… Et autour de ces personnages, il y avait des figures géométriques. C’était souvent des tresses, mais il y avait bien d’autres jolis motifs. Ceux-là même à partir desquels nous travaillons à l’atelier mathématiques !

Pour la fin de la visite, Delphine Rey nous a montré une mosaïque, qui était dans une salle à manger. Son fond était vert, et au milieu il y avait un homme qui tenait une hache. Cet homme essayait de se débarrasser de vignes, qui voulaient le tuer. La particularité de cette mosaïque, c’est qu’il n’y a pas de motif géométrique en périphérie. En effet, cette mosaïque représente une scène mythologique :