Environments in mutation

 

Thématique 2 : « Environnements en mutation »

Dans un contexte de mondialisation, de remise en cause des modèles de croissance, de changement climatique et de transition énergétique, le monde anglophone se distingue par la diversité de ses territoires (Australie et Nouvelle- Zélande, Canada et États-Unis, Caraïbes, Inde, Afrique anglophone, Royaume-Uni et Irlande, îles du Pacifique). Ces espaces, par leur importance démographique, économique et politique ou par leurs ressources, sont amenés à jouer à l’échelle mondiale, quel que soit leur niveau de développement, un rôle de laboratoires, de centres d’impulsion ou de freins. Ils peuvent être traversés par des contradictions internes : le retrait américain de l’Accord de Paris en 2017 n’empêche pas l’État de la Californie d’afficher des objectifs ambitieux dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La majorité des habitants sont, dans le monde anglophone, des urbains, récemment arrivés ou implantés de longue date. Les villes et les métropoles connaissent une attractivité et une concentration toujours plus intenses. Elles sont donc confrontées avec acuité aux problèmes de gestion des surdensités (étalement, logement, transport, emploi, déchets), de l’accès aux ressources (eau, nourriture, énergies, matériaux rares). Elles subissent les tensions suscitées par de fortes inégalités (ségrégation, gentrification, violences urbaines). Les paysages, les modes d’organisation, les manières de « vivre la ville » varient selon les aires géographiques et les niveaux de développement (mégalopoles nord-américaines ; villes industrielles du nord de l’Angleterre ; métropoles de Lagos au Nigeria ou Mumbai en Inde ; villes littorales de Floride ; villes minières d’Australie ou d’Afrique du Sud). Mais c’est dans les centres développés et dans les périphéries en développement qu’émergent certaines des réponses les plus inventives : technologies vertes, nouvelles formes d’habitat, modes de vie alternatifs et formes de contreculture, mouvements citoyens et initiatives locales.

Les villes du monde anglophone côtoient parfois d’immenses territoires quasiment vides, où la nature, sanctuarisée, occupe une place majeure. On retrouve cette nature dans les imaginaires, notamment dans l’imaginaire qui préside à la construction des nations (l’imaginaire de la frontière, la célébration de la ruralité, les parcs nationaux états-uniens, kenyans et sudafricains, Outback australien). D’immenses parcs naturels ou zones protégées jouent le rôle de réservoirs de biodiversité. Leur protection, qui s’appuie sur des traditions nationales variées (États-Unis, Angleterre, Afrique du Sud), constitue un grand enjeu de société, notamment pour les peuples autochtones (Uluru en Australie, territoires inuits en Alaska et au Canada).

Les Amérindiens, premiers occupants du territoire américain, protégeaient leur écosystème et transformaient perpétuellement leur environnement (pratiques agricoles telles que l’irrigation et l’écobuage). Le message des Amérindiens, fondé sur le respect de « Mère Nature » et la compréhension de « l’Esprit qui est en toute chose », fut ensuite repris et largement médiatisé par les militants de la contre-culture américaine des années 1960 et 1970. Ce message est encore très présent : aujourd’hui encore, plusieurs peuples autochtones manifestent à travers les États-Unis pour défendre leur territoire et leurs intérêts.

La diversité des situations et des espaces à toutes les échelles (de l’État au quartier, en passant par les régions et les villes) permet d’observer la manière dont les sociétés répondent aux défis actuels en s’adaptant, en innovant, mais aussi en s’appuyant sur des héritages et des permanences (savoirs des peuples autochtones, continuité dans la gestion des parcs naturels, anciennes pratiques agricoles revisitées). La contestation, voire le refus de prendre en compte les enjeux environnementaux et sociaux, tiennent également une place non négligeable dans ces dynamiques (refus de limiter les émissions de gaz à effet de serre, attitudes climatosceptiques, rejet de l’écologie au nom de l’efficacité économique). Entre un modèle productiviste, qui conçoit l’environnement comme une marchandise, et des pratiques anciennes de protection de la nature, on observe toute une palette d’attitudes et d’actions (approche coût-bénéfice de l’écologie, fiscalité verte, politiques de protection, procès écologiques, théories de la décroissance, malthusianisme, collapsology et survivalism, transition énergétique, implantation sur Mars).

Axe d’étude 1 : Frontière et espace

Les imaginaires liés à la frontière, à l’insularité, à la colonisation ou à l’idée d’empire sont régulièrement réactivés, tant au Royaume-Uni qu’aux États-Unis, en Afrique du Sud ou en Australie, suscitant de vifs débats et des contradictions entre ouverture et fermeture (libre échange ou protectionnisme, accueil ou rejet des migrants). Les défis sont immenses pour ces sociétés développées ou en voie de développement : comment gérer les fortes densités démographiques, les pénuries de ressources et les inégalités sociales et économiques ? Comment assurer la mobilité des populations ? Comment utiliser le progrès des transports et des communications pour peupler et maîtriser d’immenses espaces ? Comment concilier les flux touristiques avec la protection de l’environnement ? Face aux discours catastrophistes, l’imaginaire de la conquête spatiale et de la colonisation de Mars, the Last Frontier, trouve une nouvelle vigueur.

Les dimensions politiques, économiques et sociales de chacune de ces questions, saisies dans des approches transversales, pourront enrichir les analyses et stimuler les débats.

Exemples d’objets d’étude

La notion d’expansion aux États-Unis et ses racines : Manifest Destiny, the Frontier ; enjeu politique du mur et de l’immigration ; expansion économique et culturelle.

Les espaces frontaliers : Frontier et border aux États-Unis ; l’insularité britannique aujourd’hui : mythes et réalités ; frontières sociales, religieuses ou ethniques (l’Irlande du Nord, la frontière américano-mexicaine et la Mexamérique, la frontière entre le RoyaumeUni et l’Union européenne : trait d’union et séparation) ; conquête spatiale et New Frontier.

Les migrations : les mouvements de population au sein des pays et entre les pays du monde anglophone (dépeuplement du nord du Royaume-Uni au profit du sud, migrations vers la Sun Belt américaine) ; les migrations pendulaires (commuting) ; débats sur l’immigration (Afrique du Sud, Australie, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni) ; dépeuplement rural.

Économie, politique et environnement : le modèle consumériste et productiviste en question (l’agriculture, l’industrie, les pollutions, les émissions de gaz à effet de serre) ; l’économie et l’ingénierie vertes ; les modèles alternatifs (développement durable, décroissance, etc.) ; les freins à la protection de l’environnement et le déni du changement climatique ; les politiques environnementales aux États-Unis.

Manifestations des peuples autochtones pour protéger leur territoire : contre l’oléoduc qui traverse des territoires sacrés des Sioux du Dakota du Nord ; contre la construction de terminaux de livraison de gaz de schiste dans la vallée du Rio Grande, près du Mexique ; contre la construction d’un oléoduc de 1 900 kilomètres de l’Alberta jusqu’au Nebraska.

Le monde anglophone et la coordination des efforts à l’échelle mondiale en matière d’environnement : les accords internationaux et le rôle des États ; les contradictions entre l’échelle fédérale et l’échelle étatique aux États-Unis ; les initiatives des collectivités locales (villes notamment).

Le tourisme et ses enjeux : migrations touristiques ; croisières dans les Caraïbes ; la Sun Belt ; protection des sites touristiques (Cliffs of Moher, Great Barrier Reef, Lake Powell, Monument Valley, canyon de Chelly, archipel hawaïen).

Frontières et expansion virtuelle : les jeux vidéo, RPG (role-playing games) et mondes ouverts, cartes virtuelles, maîtrise de l’internet et des réseaux sociaux.

Maîtriser l’espace : les transports dans la maîtrise et la construction, réelle et imaginaire, de territoires immenses (Afrique du Sud, Australie, Canada, États-Unis, Nouvelle Zélande) – transport fluvial, ferroviaire, aérien et automobile ; le développement des transports pour désenclaver un territoire ; télécommunications et Internet.

La conquête de l’espace et sa place dans l’imaginaire (séries, films, discours et images)

 

Axe d’étude 2 : De la protection de la nature à la transition écologique

La notion de respect et de protection de la nature est ancienne dans le monde anglophone ; elle a connu une évolution au fil des siècles. Une mise en perspective historique permet de mieux comprendre les politiques et attitudes actuelles.

De la culture aborigène et son concept de Dreamtime (temps d’avant la création de la Terre où les esprits ont créé les éléments de la nature), fondée sur la relation spirituelle existant entre les êtres humains, les animaux, les plantes et la Terre, à la culture des Amérindiens fondée sur le respect du Grand Esprit (Wakan Tanka pour les Sioux) qui régit chaque élément de Mother Nature, on observe le désir des premiers habitants des pays aujourd’hui anglophones de protéger et sanctuariser la nature.

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, à la croisée des sciences naturelles, des sciences humaines et de l’esprit du temps, est né le mouvement environnementaliste, ancêtre de notre actuel « développement durable », réflexion précoce et originale qui s’est élaborée en diverses régions du monde anglophone. Ce mouvement avait des racines philosophiques, religieuses, éthiques et idéologiques. Au sein du mouvement environnementaliste, deux tendances ont vu le jour : les « préservationnistes » et les « conservationnistes ». Représentant la première tendance, John Muir partage la vision religieuse et romantique de H.D. Thoreau et R.W. Emerson. Gifford Pinchot, en revanche, de tendance « conservationniste », conçoit la conservation des forêts sur une base économique et utilitariste, le développement demeurant pour lui une préoccupation essentielle. Influencé par G. Pinchot, le président Theodore Roosevelt crée non seulement l’United States Forest Service, mais aussi cinq parcs nationaux et plusieurs monuments nationaux.

Les politiques actuelles de protection de la nature doivent également beaucoup aux mouvements de la contre-culture des années 1960-1970 (partis écologistes, mouvance hippie ou New Age, écologie radicale). À l’échelle locale ou régionale, des initiatives fleurissent pour proposer des solutions alternatives, parfois en contradiction avec les décisions des États et les impératifs économiques (États-Unis, Inde, Nigeria). Ainsi ont émergé les notions de politique environnementale, d’écologie radicale, de développement durable, d’éco-féminisme. L’agrarisme et l’idéalisation du monde rural tiennent encore une grande place. Les populations autochtones, dont on réévalue aujourd’hui le legs écologique (Alaska, Australie, Canada, Hawaï, Nouvelle-Zélande) sont confrontées elles aussi au changement climatique, à l’utilitarisme économique et aux inégalités.

Enfin, il est important de considérer les politiques publiques et privées de ces différents pays à l’échelle de la planète (concept de transition planétaire impliquant les mesures des gouvernements, des ONG et des citoyens) ainsi que les représentations du changement climatique apportées par les médias et le cinéma anglophones.

Exemples d’objets d’étude

Les parcs nationaux et les réserves : comparaisons ou études de cas (Afrique du Sud, Australie, Canada, États-Unis, Canada, Kenya, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni) ; Great Barrier Reef ; Indian country ; l’Uluru.

La gestion des ressources : ressources énergétiques en débat (énergies renouvelables, gaz de schiste, exploitation pétrolière en Alaska, forages en Arctique) ; gestion de l’eau et des fleuves (Mississippi, Saint Laurent, Murray-Darling, Colorado, Tamise) ; ressources marines et halieutiques (Mer du Nord et Écosse, Canada) ; ressources alimentaires et agriculture (agriculture durable) ; préservation des paysages (résistances au développement des infrastructures ; tensions entre profit et préservation (les pipelines dans le Dakota du nord).

La surpopulation et la surexploitation des sols : expansion démographique et agriculture extensive ; données statistiques, données agricoles ; rôle des États ; place de l’agriculture, statut de l’exploitant agricole ; paysages ruraux et place dans les imaginaires nationaux ; nostalgie d’un âge d’or rural et préindustriel.

Étude d’une crise climatique : feux de brousse en Australie, incendies en Californie ; ouragans (États-Unis, Caraïbes) ; inondations en Grande-Bretagne, en Inde ; vagues de chaleur, tornades, blizzard ; érosion des sols en Australie ou aux États-Unis.

Initiatives et actions en faveur de l’environnement : solutions locales adoptées par des citoyens, associations, ONG ; mouvements de défense de la nature, du patrimoine et du monde rural (National Trust, Council for the Protection of Rural England) ; responsabilisation des entreprises.

Écologie et partis politiques : programmes électoraux des Démocrates et des Républicains aux États-Unis, du Parti travailliste, du Parti conservateur et du Green Party au Royaume-Uni, des partis d’Australie et de Nouvelle-Zélande.

La protection animale : droits de l’animal ; mesures préventives des États pour la protection des espèces menacées ; implication des États ou des citoyens contre la cruauté envers les animaux ; obstacles rencontrés ; associations protectrices des animaux (RSPCB, RSPCA).

La nature vue par les médias et le cinéma : National Geographic, Smithsonian Magazine, Scientific American ; films et documentaires de Richard Attenborough, Out of Africa, Twister, Into the Wild, The Day after Tomorrow, San Andreas, An Inconvenient Truth.

 

Axe d’étude 3 : Repenser la ville

Le monde anglophone compte une large majorité d’urbains : c’est ainsi le cas, en Australie (90 %), aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada (plus de 80 %), ou encore au Nigéria (50 %). Seuls le Kenya, l’Inde et la Tanzanie comptent encore une majorité de ruraux, en recul cependant. Certains des pays les moins urbanisés abritent des villes qui dépassent le seuil de 10 millions d’habitants (Delhi, Mumbai, Lagos et Calcutta). La recherche d’une définition unique de la ville, typique du monde anglophone, est utopique : la diversité des modèles urbains est en effet très grande, façonnée par des histoires nationales spécifiques, malgré l’influence de la colonisation et de la mondialisation sur l’urbanisme, l’architecture et les modes de vie citadins (centre ancien, ville-musée, Central Business District, inner city et outer city, notion de downtown, type et fonction des zones périurbaines, ségrégation sociale, bidonvilles, townships d’Afrique du Sud).

Au poids démographique des villes s’ajoutent leur emprise, leur pouvoir politique, économique et culturel, qui leur permettent d’étendre leur influence sur un espace plus ou moins vaste : c’est le phénomène de métropolisation. L’espace anglophone compte de véritables « villes mondiales » (global cities, dont la définition, le classement et les attributs sont des enjeux pour les villes concernées), au premier rang desquelles on trouve Londres, New York, Chicago, mais aussi Sydney, Mumbai, Toronto, Los Angeles, San Francisco, Dublin et Melbourne. La concentration de pouvoir, de population, de richesses et de symboles façonne l’organisation de ces villes. L’image qu’elles renvoient devient essentielle dans la concurrence qu’elles se livrent. Pour demeurer attirante, elles doivent rivaliser d’ingéniosité et promouvoir le dynamisme économique aussi bien que la qualité de vie.

De Las Vegas, ville « dispendieuse » construite en plein désert et soumise à des pénuries d’eau chroniques, à Brisbane, ville « durable » dotée d’un ambitieux cahier des charges environnemental, en passant par Vancouver, « ville la plus écologique » d’Amérique du Nord, les différences d’aménagement sont considérables. Mumbai, Nairobi ou Lagos sont, quant à elles, confrontées à des enjeux de développement spécifiques : la croissance extrêmement rapide de ces espaces, associée à un manque de planification urbaine et à la pauvreté, exacerbe les carences et les désordres. Cependant, toutes les villes subissent les effets de la pollution, les problèmes d’accès aux ressources, de gestion des déchets, de la place de la nature dans la ville, de l’inégal partage des richesses et de la saturation des infrastructures. Elles doivent se réinventer, sur le mode utopique ou politique, en faisant appel à la réflexion des architectes, des urbanistes (École de Chicago, sustainable design) et à l’engagement des citoyens. Elles doivent également réfléchir aux effets de l’embourgeoisement, de la fragmentation du tissu urbain, du tourisme de masse. Les initiatives fleurissent pour reconstituer le tissu urbain, à travers la politique des transports ou celles de l’accès au logement et aux services. La place des minorités et la prise en compte plus récente des femmes dans l’espace public urbain constituent un champ de réflexion en plein essor, dans lequel les arts tiennent une place majeure (architecture, photographie et art urbain).

Exemples d’objets d’étude

L’embourgeoisement : (gentrification en anglais, à San Francisco, à Harlem, à Denver, Londres) ; les causes et les mécanismes ; les associations locales et les résistances à ce mouvement (mouvement Right to the city, UN conference Habitat III) ; les techies à l’assaut de San Francisco.

Les inégalités urbaines : villes et classes sociales ; le phénomène de gated community (ÉtatsUnis, Afrique du Sud) ; la ghettoïsation des minorités ethniques (Atlanta, La NouvelleOrléans) ; les minorités ethniques dans la ville ; les femmes dans la ville ; Mumbai ; Lagos ; bidonvilles ; townships d’Afrique du Sud.

Gérer la ville post-industrielle : Manchester et Liverpool, Cardiff, Glasgow, Detroit, Flint, la Rust Belt nord-américaine ; les villes minières d’Afrique du Sud.

Éco-quartiers et villes vertes : Adélaïde, Melbourne, Clonburris, Vancouver, Waitakere, Sutton, Treasure Island.

Urbanisme et architecture durable : le New urbanism ; la protection des paysages urbains (Londres) ; quelques grands architectes et réalisations d’envergure.

Pratiques alimentaires urbaines : alimentation bio ; diversité urbaine et gastronomie ; agriculture urbaine.

Paysages urbains : organisation de la ville ; patrimoine urbain ; notion de quartier ; iconographie urbaine (photographie, peinture, film) ; place de la nature dans la ville ; représentations de la « jungle urbaine », ou des banlieues.

Gestion des mobilités urbaines : place de la voiture (ville sans voiture, péages urbains, covoiturage) ; transports publics et privés ; les modes de transports doux ; nouveaux modes de transports urbains ; transports durables ; inégalités d’accès aux transports en commun.

Vivre dans une métropole du monde anglophone : la BosWa (mégalopole de Boston à Washington) ; la San-San (San Diego–San Francisco) ; vivre à Lagos, Nairobi, Sydney, Auckland, Kingston, etc.

Gouverner la ville, le quartier : New York, de la ville refuge à la ville « tolérance zéro » ; la City londonienne : une ville dans la ville ; gouverner le Grand Londres.

Gérer la ville et ses ressources : la question de l’eau (Las Vegas, Phoenix) ; la gestion des déchets ; pollution sonore ; alimentation énergétique et les énergies renouvelables (éoliennes, panneaux solaires, etc.).