En écho à nos belles rencontres autour de « Tilleul »

Chers toutes et tous
Je viens de passer un long moment sur votre blog.
Quel plaisir !
Pour moi, c´est comme un prolongement ou plutôt un super « bonus » de notre rencontre au CDI de votre lycée autour de « Tilleul » où vous m´avez si chaleureusement accueillie.
Je regrette de ne pas pouvoir répondre individuellement à chacun et chacune : vous êtes si nombreux à prendre personnellement la parole sur ce roman en particulier et, vous lisant, je sens non seulement le grand travail que vous avez fourni mais aussi une réflexion, un regard, une sensibilité… qui m´impressionnent et me touchent beaucoup.
C´est très rare pour moi d´avoir des retours d´une telle qualité et je vous remercie infiniment d´avoir pris le temps de formuler vos impressions et de me les faire partager.
C´est la lecture qui fait vivre un texte.
Pour l´auteur, le sortir du « tiroir » est une prise de risque qui demande du courage.
Et là, je pense à vous qui avez fait cette expérience via le blog et je me dis qu´on se comprend.
Si la rencontre s´est si bien passée, c´est d´abord grâce à vous qui l´aviez si soigneusement préparée. C´était vivant, super bien orchestré avec les questions et les lectures d´extraits choisis, l´évocation de plusieurs de mes autres livres (coup de chapeau à celles et ceux qui s´y sont « collés » !), sans oublier cette merveilleuse idée du goûter (délicieux !) qui nous a permis d´avoir d´autres contacts et de nous quitter en toute simplicité.
Je suis rentrée chez moi heureuse et réconfortée par tous nos échanges qui marquent pour moi un temps fort dans l´histoire de « Tilleul ».
Donc MERCI et BRAVO!!
Je vous souhaite de belles fêtes de fin d´année
et de bonnes vacances – vous les avez bien méritées !
A bientôt, peut-être… (qui sait ? j´aimerais bien !!…)
Bonne chance en tout cas pour le bac de français et, plus généralement bonnes lectures… et bon vent !
Amicales pensées
Hélène Lenoir

Un état de transe

« Gilles transfiguré, maman!, béat comme si la seule pensée avait suffi, ruisselant sur son visage, ses traits mous de gros bébé sans âge, mater dolorosa attendrie par on ne sait quel miracle , l’ange, le Christ ressuscité… » 

 


Suite fictive de la phrase:

« Dieu tout puissant, créature divine…Horreur de la nature, transpirant de douleur , l’enfant tressaillit de rage pour enfin s’écrouler, épuisé sur son siège. »  

POLINE B ; VINCENT P

Comme la plupart des animaux…

Comme la plupart des animaux et des jeunes enfants, harper avait du mal à s’adapter aux changements d’heure, au printemps surtout, il lui fallait plusieurs jours pour régler sa pendule intérieure, disait-il en appel à l’indulgence de son entourage.

Gilles, on dirait Bodo, le chien de Madame Ravier car ils sont tout les deux très attachés à leur famille et ont besoin d’affection.

LARROQUE Sharon CRUSEL Barbara

C’était un matin lumineux.

Hélène Lenoir commence sa partie V par la phrase « C’était un matin lumineux« . En contrepoint, elle la termine par une nuit noire.
On peut imaginer que  tout va s’arranger pour la famille Harper, mais au contraire, la journée ne va pas être si lumineuse que ça.

 

Marion Balitrand, Charline Sonrier

Il traversait sa vie

« Il lui semblait traverser non pas la campagne poudrée de givre mais toute sa vie jusqu’à présent transparente et tranquille, comme si c’était le spectacle d’une dévastation qui l’attendait là bas, au pied des collines où sommeillait la ville » 

Cette phrase nous semble très symbolique et très métaphorique. Le personnage roule seul et de nuit, dans la solitude et le calme,  il voit défiler sa vie devant lui. Le personnage se perd dans ses pensées.
On peut également trouver une métaphore. La route pourrait représenter le déroulement de sa vie. c’était jusqu’à présent une campagne calme et poudreuse mais il sait qu’il va à l’encontre de problèmes. On ressent une sorte de fatalité. On pressent un décès.
C’est quelque chose de fréquent dans la vie, de réfléchir sur son existence, sur ses problèmes.
Par exemple, on pourrait retrouver la même situation lorsque un individu écoute de la musique.

« La musique profondément ancrée dans la pièce, il avait le regard perdu dans le vide, voyant en chaque note une émotion différente. Les  instruments étaient accordés et les notes passaient à une vitesse impressionnante, comme chaque année d’une vie. Les refrains lui redonnaient une seconde jeunesse et lui faisaient presque oublier que la fin du morceau de musique arrivait à grand pas »

Thaïs HERREBOUDT.
Emma MELCHIORI.

Son image mortuaire

« Il obtiendrait une excellente photo à leur laisser pour son image mortuaire, une idée à garder, pour une fois que je suis bien,elles… oh elles… « 

On est dans le doute. Que va t-il  se passer pour Gilles?  C’est comme s’il voulait immortaliser les derniers moments de sa vie.  Gilles sait, au fond, comment son sort va se terminer. Il nous fait comprendre que sans sa sœur et sa nièce, il n’est plus grand chose et il a des pensées morbides. Il a mis ses plus beaux vêtements pour cette ultime cérémonie ! Tout simplement cette phrase nous laisse penser que tout était préparé depuis le début.
Casado Mylène ; Cabrol Marina.

Une vie pour deux

 » Il dévalait les marches en criant gaiement merci merci! , comme si elle lui avait souhaité bonne chance, confiante et fière de lui, elle avait pris son visage dans ses mains et baisé son front quand il avait mis un genou en terre pour recevoir sa bénédiction et le doux sourire de ses yeux pâles était autant de mots gouttant des frondaisons et peu à peu  ruisselant vers la longue phrase infinie dont elle lui laissait guider le cours, puisque la vie, c’est toi, mon Gilles, le dehors, moi, sans toi… »

On est dans les pensées de Gilles. Il est dans ses souvenirs, avec sa mère. Il en parle avec des termes religieux, comme d’une sainte. Comme si l’âme de sa mère était dans son corps . Il a 5 ans. Gilles et sa mère sont réunis en une seule et même personne, comme si le corps de sa mère était dans son âme…

Fiorenzano Salomé et Bonechi Fiona.

 

 

Le vieux magma dans le ventre…

...Et mes fleurs, sans savoir si j’étais vraiment triste tellement ma colère, ma rage, le vieux magma dans le ventre de toutes les fois où ces monstruosités m’ont coupé le souffle…

Le magma intérieur de Sophie est comme le magma du volcan qui finit par exploser tel la colère qu’elle contient en elle. Elle ne laisse pas paraître ses émotions mais bout intérieurement telle la lave dans un volcan. Sa colère va éclater seulement à la fin du livre sans prévenir telle l’éruption d’un volcan.

Adrien Costel
Anaël Enjalbert

 

 

 

 

Il sentait peu à peu en la regardant…

« Il sentait peu à peu en la regardant, debout dos au feu, qu’il était enfin revenu dans son propre corps, miraculeusement reconstitué, ici présent, grand et fort pour accueillir cette vie simple et harmonieuse qu’il avait rêvé et si souvent désespéré de pouvoir mener tout naturellement avec elle. »

Gilles a parfois des absences, il est là sans être là. Le début de la scène est magique, il emploie le mot « miraculeusement », c’est fantastique. Sophie est l’élément qui le fait sortir de son absence, c’est sûrement l’affection pour sa sœur qui le fait s’échapper de sa rêverie. Le « elle » à la fin est très ambiguë, pense t-il à Carole ou à Sophie? Cela nous laisse dans l’incertitude. Cet extrait nous embarque dans la poésie.

POUGET Alycia ; RIGOULAT Lucas

Simplicité et enthousiasme

Simplicité et enthousiasme , c’est cela que je retiendrais de cette rencontre. Mes camarades et moi étions très enthousiastes à l’idée de rencontrer Hélène Lenoir et je peux affirmer que personne n’a été déçu. Mme Lenoir , a répondu à toutes nos questions avec précision et clarté , elle s’est même ouverte à nous notamment avec des objets plus ou moins personnels , je pense au flacon de tilleul ou encore son cahier d’écriture. Nous avons tous participé lors de cette rencontre j’ai moi même lu a mes camarades ainsi qu’à Mme Lenoir un extrait de son oeuvre qui était un dialogue entre Giles et Sophie , deux protagonistes de Tilleul. C’était un passage très dynamique et révélateur du livre qui m’avait beaucoup plu. Par la suite j’ai demandé à Mme Lenoir quel était son passage préféré.J’ai été un peu déçu lorsqu’elle m’a répondu qu’elle avait pris plaisir a écrire le passage que l’un de mes camarades lui avait lu plus tôt,  et pas celui que j’avais choisi, toutefois c’était justifié.

Le passage parlait de Jonas qui roulait sans but , fredonnant des chansons et Sophie chez elle dans son bain, assise seul pensive et apeuré. Elle nous a expliqué qu’elle imaginait Sophie qui cherchait seule la cause de sa peur ainsi que du réconfort en appelant Jonas. Elle a ajouté qu’elle imaginait même qu’elle était à la place de Sophie.

Anis Khelalef