Corrigé : La conscience peut-elle être un fardeau ?

Analyse :

La conscience : immédiate/réfléchie; avec savoir, prise de conscience théorique et pratique; faculté de se représenter, dédoubler, recul, moi juge/jugé; partial/partielle; pouvoir; âme; médiatisée; réflexion; première vérité; langage; art; révolte; autrui; dignité; grandeur; misère; identité personnelle (unité, unicité, ipséité); fou/amnésique; essence/existence; sujet/objet; temps-mémoire, conscience morale = juger ses actions, bonne/mauvaise conscience, tribunal intérieur, regrets, remords, honte/fierté, empathie, angoisse, nostalgie cf tableau 

peut-elle : possibilité logique, technique, morale => à quelles conditions ?

n’est-ce pas contradictoire ? est ce faisable ?est-ce légitime ?

être : essence, rester, devenir, changer

un fardeau : plusieurs  ? absence de liberté, entrave, effort, douleur, malheur, poids, supporter, endurer, fatalité, soulever, porter, charge, épreuve(expérience), soucis, peines, responsabilité, malheur, misère, punition, châtiment,

Problématique :

Avoir conscience de soi, des autres et du monde confère-t-il à l’homme sa dignité, l’émancipe des instincts animaux ou nuit-il au bonheur et à sa liberté autrement dit révèle sa misère ?

Plan détaillé :

I –  La conscience nous confère des privilèges

A-Ce sont les peines du corps qui peuvent davantage être vécues comme un fardeau

1-exemples :maladies, travail, douleurs, vieillesse;

2- références :conscience= trait d’union entre passé, présent, futur (Bergson)

B-Sans la conscience, nous serions soumis à l’instinct, nous ne serions donc pas libres mais soumis strictement aux lois de la nature, sans libre-arbitre.

1-exemple :Animal pas conscient de son image, servitude, nature/culture

2-références : La conscience comme pouvoir et maitrise des pensées et actes, sujet « capacité à dire « Je », »l’élève au dessus de tous les êtres vivants » dignité » Kant Anthropologie du point de vue pragmatique; « grandeur » Pascal Pensées

C- connaissance de soi, d’autrui et du monde

1-introspection, examen de conscience, remise en question, empathie, science

2- Ref : »Je pense donc je suis » Discours de la méthode, identité personnelle « il est une seule et même personne « Posséder le Je dans sa représentation » Kant (idem);

 

II qui deviennent des fardeaux à condition de :

A- Avoir conscience de ses douleurs physiques, de sa finitude troublent l’âme et nous font souffrir davantage, le passé est irréversible, je ne peux plus le changer ou le revivre.

1-ex : peur de vieillir, angoisse de la mort : c’est notre misère

2-ref : »roseau » Pascal, malheur du temps qui passe (nostalgie),

B-Etre libre entraine la responsabilité, possibilité d’être jugé  : (Locke fou/amnésique), regrets, remords, avoir conscience entraine l’irrésolution, l’hésitation et parfois l’impossibilité d’agir (dilemme),

ref : « tribunal intérieur »(Kant), angoisse de la liberté, de ne pas avoir d’essence (« mauvaise foi » du garçon de café l’Etre et le Néant Sartre)

C- Connaissance partiale et partielle, étonnement, peut-on un jour se connaître ?, sous/sur estimation, narcissisme, subjectivité,

-autrui jamais transparent,

-doute sur la réalité possible (toujours le prisme, le filtre de la conscience) : Descartes, Inception, Matrix, cerveau dans la cuve…;

-conscience des misères dans le monde me peine,

-inconscient remet en cause la souveraineté du sujet conscient « le moi n’est pas maître dans sa propre maison » Essai de psychanalyse appliquée Freud.

 

III Si la conscience de soi est une épreuve, elle n’est pas un fardeau mais une quête à sans cesse recommencer. Prendre conscience de sa condition est libérateur.

A- Le passé n’est pas un fardeau, un poids, mais par ma conscience qui se projette dans le présent et futur, je change le sens de mes actes passés. De plus, je suis condamné (fardeau) à être libre, c’est-à-dire, à choisir mon existence.

1- ex : un séjour en prison, une rencontre

2- ref : »le passé que j’ai être » L’être et le néant Sartre; « l’homme est condamné à être libre » L’existentialisme est un humanisme Sartre

B-Prendre conscience de sa finitude est en réalité la condition pour profiter pleinement des choses essentielles (bonheur) et bien se comporter, cela doit inviter l’homme à fuir le superficiel, ce qui le détourne de sa condition, le divertit pour le centrer sur le propre de l’homme. Ceci donne un idéal moral à respecter que l’homme peut tenter d’approcher.

1-Pascal « Travailler à bien penser : voilà le principe de la morale » (idem), « ne pas relever de l’espace et de la durée », « Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. »Gandhi 

2-Il n’y aurait ni liberté ni bonheur sans conscience. On ne les sent pas seulement mais pour les vivre il faut du recul. Ce ne sont pas seulement des états mais conscience d’état. 

C- La prise de conscience n’est pas immédiate mais est une épreuve (expérience), une tâche, une quête (mais pas forcement un fardeau) c’est-à-dire, qu’elle n’est pas donnée mais nécessite un effort (parfois douloureux)

1-pour se connaitre (« Connais-toi toi-même » Charmide Socrate),

2-pour accepter le regard d’autrui-reconnaissance (« geste maladroit et vulgaire, honte » L’etre et le néant; « L’enfer c’est les autres » Sartre);

3-pour s’affirmer  par l’art ou la révolte (Hegel Introduction à l’esthétique, L’homme révolté Camus).

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