Category Archives: conscience

Nature / culture

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/01/25/manger-avec-la-main-c-est-naturel-manger-avec-une-fourchette-c-est-culturel_5414718_4355770.html?fbclid=IwAR0Okk-YWOwH8mBdgi85oq_oxe0WKRr4zXvyjqkLszJOC7NTp44mBQndUKM

Une veillée funèbre filmée chez les chimpanzés

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/03/18/l-homme-n-a-pas-le-monopole-de-la-culture_5437894_1650684.html?fbclid=IwAR3ici8-Nny7mYXwAL5L4PBd-CH6USYYBFLPI0Qlz_OfMDqG4t1DWwqPkWE

 

Atelier dystopie Le passeur de Lois Lowry

Le Passeur de Lois Lowry est paru en 1993. Ce roman d’anticipation (science-fiction) met en scène Jonas, un jeune adolescent vivant dans une communauté bien spéciale. En effet, les citoyens sont réduits à leur cellule familiale au sein d’une société on ne peut plus contrôlée. Lorsque les habitants ressentent des « stimulations », ils doivent prendre une pilule dont ils ne connaissent pas le réel effet. Les citoyens ne peuvent vivre qu’une certaine variété d’émotions. Ils ne voient pas les couleurs et ne connaissent rien du passé et des générations antérieures. Ils suivent les ordres de « la voix », sans transgresser les règles claires. Cela dit, c’est à la cérémonie des douze ans, où tous les enfants se font attribuer leur fonction dans la communauté, que tout va changer. En effet, Jonas est sélectionné pour être le nouveau dépositaire de la Mémoire: celui qui conserve tous les souvenirs du passé afin que les gens de la communauté puissent vivre sans les douleurs qu’apportent ces souvenirs. Jonas devient alors conscient de ce dont on l’a privé, lui et toute sa communauté, durant ces dernières décennies. Cette prise de conscience amène Jonas à se rebeller afin que les souvenirs soient à nouveau communs. Ce roman présente une société idyllique, mais aucunement consciente de tout ce qui l’entoure. La lecture de cette œuvre peut amener les élèves à réfléchir philosophiquement sur des sujets qui sont toujours d’actualité. Cela permet d’établir des liens entre notre société et celle dépeinte dans le roman de Lowry.

A partir de l’adaptation cinématographique The Giver

Extraits :

0.00 – 3.22 : Peut-on oublier la liberté au nom de la société ? – Les hommes peuvent-ils en même temps être libres et égaux ? – La différence est-elle une menace ?

5.07-6.08 : Sommes-nous définis par nos actions ? – Sommes-nous ce que la société fait de nous ? – Qui suis-je ?

14.33-21.00 : dangerosité du savoir, Doit-on modifier la nature dans l’intérêt de l’homme ? – L’homme est-il maître et possesseur de la nature ? La connaissance est-elle la condition de notre liberté ? // Allégorie de la caverne LVII La République.

Le passé est-il utile au présent ? – A quoi sert l’Histoire ? Peut-on être indifférent à l’Histoire ? Peut-on oublier le passé quand il est douloureux ? L’oubli est-il une condition du bonheur . // Nietzsche Considérations inactuelles Toute vérité est-elle bonne à entendre ? Le savoir rend-il supérieur ? Etre le seul à savoir, est-ce un avantage ? Peut-on avoir raison contre tous ? oubli // enfance, « perfectibilité » Rousseau

24.00 -26.37 : La perception est-elle incommunicable ? La perception est-elle individuelle ? relative, singulière ? Etre identique est-ce nécessaire pour le bien de tous ? Etre égaux est-ce identiques ? L’oubli de la souffrance rend-il heureux ?

bonheur/ beauté Peut-on se priver, se passer de beauté pour être heureux ? pour le bien ? Jackson expérience de pensée sur la couleur.

connaitre la nature d’une chose est-ce la même chose que la vivre ? Peut-on se passer de l’expérience pour connaître ?

image de la pomme // Genèse fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal

39.00 – 41.40 : religion culture diversité connaissance vérité tolérance bonheur Machiavel réalisme politique / idéalisme politique Kant perfectibilité idéal régulateur

47.00- 50.00 : Faut-il oublier le passé pour être heureux ? La mémoire est-elle un fardeau ? Faut-il se libérer du passé , Est_ce moral de priver quelqu’un de sa mémoire ? identité, responsabilité // Locke Essai sur l’entendement humain ; oubli de la culture, loi de l’amnistie

52.00- 56.40 : Ceux qui savent ont-ils le devoir de tout révéler ? La vérité est-elle toujours bonne à savoir ? Les émotions sont-elles la condition de la moralité ? la morale est-elle relative aux mœurs de la société ?

langage et pouvoir « élargissement », Novlangue, euphémisme, valorisation d’un terme négatif

1h21 : les émotions ont-elles raison ? nous rendent-elles aveugles ? nous peuvent-elles de notre libre-arbitre ? Doit-on avoir confiance en l’homme ? peut-on faire confiance à l’humanité ? L’homme est-il naturellement, nécessairement égoïste ?  Vivre en société implique-t-il nécessairement une perte de liberté ? Hobbes/Rousseau

Allégorie de la Caverne LVII République Platon, Cratyle Platon, Banquet Réminiscence, oracle de Delphes

Le meilleur des monde Huxley (soma) Equilibrium , 1984 Orwell (novlangue, Histoire) Matrix Wachowski, Globalia Ruffin, The Truman Show Peter Weirn, The island (l’île élargit)de Michael Bay, Le soleil vert Richard Fleischer

L’action politique doit-elle être guidée par la connaissance de l’histoire ?

Doit-on tout attendre de l’Etat ?

Les hommes ont-ils besoin d’être gouvernés ?

Connaissons-nous mieux le présent que le passé ?

Que peut la raison pour exclure la violence ?

Le projet de maîtriser la nature est-il raisonnable ?

L’émotion est-elle une force ou une faiblesse ?

Cf. Texte sur l’enjeu du langage 

Le contrôle des mots dans 1984 d’Orwell

Expérience de pensée sur les couleurs 

https://amara.org/en/videos/xYZ8dqrL7oBV/fr/1765855/

Philosophe en méditation Rembrandt

Ethique et robot : peut-on avoir de l’empathie pour un robot ?

Levinas, le visage et le robot : l’altérité est ailleurs

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/science-decalee-science-decalee-hommes-ont-empathie-robots-46142/

https://www.echosciences-grenoble.fr/communautes/monstrueux/articles/les-dangers-de-l-empathie-artificielle

 

La tyrannie du bonheur au service du capitalisme

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-jeudi-11-octobre-2018?fbclid=IwAR3EbGF4YDFDEYiNshzsENOd_faSpbkNCHJPZEbO7XxT4MikO7RWScxxPwc

 

Placé comme valeur cardinale de nos sociétés modernes, le bonheur nous enferme dans une quête effrénée impossible à assouvir tout en nous maintenant dans une une forme de servitude volontaire face aux injustices du capitalisme.

Dans leur ouvrage Happycratie, la sociologue Eva Illouz et le psychologue Edgar Cabanas interrogent la place ambiguë qu’occupe le bonheur dans nos sociétés modernes.

En réalité, c’est une version tout à fait réduite du bonheur qui est abordée dans cet ouvrage. Celle, élaborée au tournant du XXe siècle, par les tenants américains de la psychologie positive et postulant que, pour atteindre ce sacro-saint bonheur, les personnes devaient effectuer un travail sur elles-mêmes afin de mieux se connaître et de mieux se corriger.

Car c’est bien de cela qu’il est question. L’enjeu est de travailler sans cesse à une amélioration, à une maximisation même, de notre potentiel, pour atteindre une forme de béatitude sereine. En devenant une injonction sociale, la quête du bonheur devient aussi une source d’angoisse, qu’il convient alors de combler. La poursuite du bonheur au carré en somme.

Mais n’ayez crainte, vous n’êtes pas seuls : au-delà de cette joyeuse novlangue élaborée aux frontières du management et du développement personnel, vous pourrez trouver une foule de livres, formations et autres applications numériques vous permettant d’atteindre ce bonheur perpétuel.

Les marchandises émotionnelles

C’est d’ailleurs ce que les auteurs appellent les “marchandises émotionnelles”. Sortes de marchands du temple modernes, ayant colonisé peu à peu les esprits et les librairies, avec la promesse, toujours renouvelée, de nous rapprocher de nous-même.

Tous ces articles participent ainsi au travail de persuasion collective, visant à nous convaincre que cette quête est la nôtre et que nous en priver serait nous condamner inéluctablement au malheur.

Mais c’est surtout une source de consommation virtuellement infinie, car personne n’est jamais suffisamment sain ni suffisamment heureux. C’est donc une quête de soi à soi qui, chaque jour, se trouve nourrie d’un nouveau mantra, d’une nouvelle méthode ou d’un nouvel objectif à atteindre pour se trouver véritablement esprit sain dans un sain corps.

En témoignent les ventes phénoménales des livres dits de “développement personnel”, toujours dans les classements des livres les plus achetés. Mais cette “impossibilité psychologique du bonheur”, pour reprendre les mots de Proust, est nourrie par ceux-là même qui prétendent nous fournir les clefs du bien être.

Individualisme et consumérisme

Il aura fallu à peine plus d’une décennie pour nous convaincre que la valeur cardinale de notre existence tenait dans un sentiment empreint d’individualisme et de consumérisme vorace. Sous couvert de nous aider à mieux vivre, ces théories nous maintiennent en réalité dans une forme de servitude câline, joyeuse et volontaire.

Mais au-delà de ces logiques assez classiques de suggestion et de persuasion du consommateur, l’avènement du bonheur et de sa quête effrénée, a eu des incidences bien plus profondes dans notre manière d’être au monde.

La recette du bonheur ne repose plus sur une tentative de changer le monde, amis sur une quête permanente de se changer soi-même : changer la manière dont on pense, dont on ressent, dont on se comporte au quotidien. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les mantras de ces gourous du développement personnel sont des formules magiques appliquées de soi à soi.

Renoncer à changer le monde

En intégrant le postulat que pour être heureux, il faut avant tout se changer soi-même, on accepte en réalité de renoncer à changer le monde. Si mon bonheur ne tient qu’à moi et moi seul, à quoi bon m’ancrer dans une logique de changement plus large, à quoi bon lutter contre les structures du capitalisme qui nous oppriment.

C’est d’ailleurs l’une des thèses centrales de l’ouvrage d’Illouz et Cabanas. Les auteurs postulent clairement dans leur livre l’alliance objective de cette doctrine du bonheur et du néolibéralisme. En clair, plus les individus achèteront ces livres de développement personnel et moins ils se soucieront de combattre les injustices du monde. Ils expliquent ainsi que les personnes se sentant impuissantes face aux aléas de l’économie et se rassurent en se disant qu’ils peuvent retrouver prise sur leur vie, grâce aux outils fournis par l’industrie du bonheur.

Outils, qui fournissent, selon les auteurs, un “sentiment d’espoir, de puissance et de consolation”. Un cocon de plénitude dans un monde mauvais, ou la dissolution de la lutte, dans la perspective du bonheur individuel.

Conscience de soi : Je est un autre

Excellente émission sur la conscience. Ce que les scientifiques peuvent nous apprendre.

Claire Sergent, enseignante chercheuse au laboratoire « Psychologie de la perception » à l’Univerité Paris Descartes et Francis Eustache, neuropsychologue, directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, et directeur de l’unité de recherche INSERM « neuropsychologie et imagerie de la mémoire humaine » à l’Université de Caen-Basse Normandie.

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-lundi-19-novembre-2018?fbclid=IwAR3jagw3A9rkhGWDXZ1C7MJzuQhWxMEDDqUcqHfmHBZQ7BgtrZ8BLXuox8g

Qu’est-ce qu’on entend par conscience de soi ?

disséquer le problème : représentation de soi ? 

Avant la naissance, le bébé a des sensations qui lui arrivent et construit le monde à partir de cela et une représentation de lui-même, un individu distinct et qui peut agir sur son environnement (agentivité)

oignon = sensation corporelle directe, agentivité (capacité d’agir sur le monde), mes actions et leurs conséquences, jusqu’à la capacité de jugement sur soi-même (méta cognition, introspection, retour sur soi, juger ses propres performances)

conscience recouvre beaucoup de sens : conscience d’accès (représentation de l’extérieur ou de soi) pas toujours conscientes, 

Je est un autre car l’enfant va devoir construire la représentation d’un individu comme lui-même et on a un rapport direct à soi différent d’un autre. 

Soi et autre : interaction à partir de laquelle va se détacher la conscience de soi 

plus haut niveau : métacognition (introspection comme retour sur soi-même, ses performances et ses pensées, identifier ses états mentaux)) 

plus basique : agentivité, fonction de la sensation d’agentivité, ressenti de son corps,

Damasio : le core-self , le soi primitif 

identité et conscience de soi 

hiérarchie 

évoquer le monde autour de nous 

phénoménologie : conscience noétique (sur le monde) parler du monde sans qu’il soit immédiatement présent, conscience à mes propres souvenirs (conscience auto noétique) réflexion qui permet d’aller vers soi (mémoire épisodique est auto noétique qui voyage dans l’espace et dans le temps)

soi qui évolue dans l’espace, et dans le temps 

mémoire (du passé) mais aussi du futur , amnésique même difficulté à se projeter dans le futur que le passé

conscience fait des boucles rétroactives, spiralaires, anticiper, prendre des décisions, se tourner vers les autres 

Je dans le temps, permanence du Moi, identité, bagage porté à l’instant présent / immédiateté du Je

représentations sémantiques /épisodiques 

long terme stable, qui je suis, comment le monde est fait, / souvenirs pas copies conformes, emblématiques, changements importants

double construction de moi sur temps long et évènement = cohérence de moi au fil du temps

pas impression de faire des efforts pour avoir cohérence de soi 

flexibilité / identité 

conscience role dans construction d’un soi cohérent : esprit humain a cette propension à faire sens de tout ce qui est observée, parfois c’est faux 

split brains ( section du corps calleux) deux hémisphères ne se parlent plus : patte de poulet à l’hémisphère gauche qui peut parler / paysage de neige hémisphère droit 

construction du soi qui est implicite, je constate les données et j’en déduis des choses générales que je vais appliquer à soi meme