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La religion est l’opium du peuple – Marx

Voici le fondement de la critique irréligieuse : c’est l’homme qui fait la religion et non la religion qui fait l’homme. A la vérité, la religion  est la conscience de soi et le sentiment de soi de l’homme qui, ou bien ne s’est pas encore conquis, ou bien s’est déjà de nouveau perdu. Mais l’homme, ce n’est pas un être abstrait recroquevillé hors du monde. L’homme c’est le monde de l’homme, c’est l’Etat, c’est la société. Cet Etat, cette société produisent la religion, une conscience renversée du monde parce qu’ils sont eux-mêmes un monde renversé. La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d’honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément cérémoniel, son universel motif de consolation et de justification. Elle est la réalisation chimérique de l’essence humaine, parce que l’essence humaine ne possède pas de réalité véritable. Lutter contre la religion, c’est donc, indirectement  lutter contre ce monde là, dont la religion est l’arôme spirituel.

La misère religieuse est tout à la fois l’expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l’âme d’un monde sans coeur, de même qu’elle est l’esprit d’un état de choses où il n’est point d’esprit. Elle est l’opium du peuple.

Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c’est exiger son bonheur réel. Exiger qu’il abandonne toute illusion sur son état, c’est exiger qu’il renonce à un état qui a besoin d’illusions. La critique de la religion contient en germe la critique de la vallée de larmes dont la religion est l’auréole. […] La critique du ciel se transforme ainsi en critique de la terre, la critique de la religion en critique du droit, la critique de la théologie en critique de la politique.

 

K. MARX, Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel (1843)

Pour retenir l’essentiel : http://lapausephilo.fr/2016/02/11/la-religion-est-lopium-du-peuple-marx/

Textes technique

« La différence décisive entre les outils et les machines trouve peut-être sa meilleure illustration dans la discussion apparemment sans fin sur le point de savoir si la machine doit « s’adapter » à la nature de l’homme. (…) Pareille discussion ne peut-être que stérile : si la condition humaine consiste en ce que l’homme est un être conditionné pour qui toute chose, donnée ou fabriquée, devient immédiatement condition de notre existence ultérieure, l’homme s’est « adapté » à un milieu de machines dès le moment où il les a inventées. Elles sont certainement devenues une condition de notre existence aussi inaliénable que les outils aux époques précédentes. L’intérêt de la discussion à notre point de vue tient donc plutôt au fait que cette question d’adaptation puisse même se poser. On ne s’était jamais demandé si l’homme était adapté ou avait besoin de s’adapter aux outils dont il se servait : autant vouloir l’adapter à ses mains. Le cas des machines est tout différent. Tandis que les outils d’artisanat, à toutes les phases du processus de l’œuvre, restent les serviteurs de la main, les machines exigent que le travailleur les serve et qu’il adapte le rythme naturel de son corps à leur mouvement mécanique. Cela ne veut pas dire que les hommes, en tant que tels, s’adaptent ou s’asservissent à leurs machines ; mais cela signifie bien que, pendant toute la durée du travail à la machine, le processus mécanique remplace le rythme du corps humain. L’outil le plus raffiné reste au service de la main qu’il ne peut ni guider ni remplacer. La machine la plus primitive guide le travail corporel et éventuellement le remplace tout à fait. »

Hannah ARENDT, Condition de l’homme moderne (1958)

Parmi les choses qu’on ne rencontre pas dans la nature, mais seulement dans le monde fabriqué par l’homme, on distingue entre objets d’usage et oeuvres d’art ; tous deux possèdent une certaine permanence qui va de la durée ordinaire à une immortalité potentielle dans le cas de l’oeuvre d’art. En tant que tels, ils se distinguent d’une part des produits de consommation, dont la durée au monde excède à peine le temps nécessaire à les préparer, et d’autre part, des produits de l’action, cornme1es événements, les actes et les mots, tous en eux-mêmes si transitoires qu’ils survivraient à peine à l’heure ou au jour où ils apparaissent au monde, s’ils n’étaient conservés d’abord par la mémoire de l’homme, qui les tisse en récits, et puis par ses facultés de fabrication. Du point de vue de la durée pure, les oeuvres d’art sont clairement supérieures à toutes les autres choses; comme elles durent plus longtemps au monde que n’importe quoi d’autre, elles sont les plus mondaines des choses. Davantage, elles sont les seules choses à n’avoir aucune fonction dans le processus vital de la société; à proprement parler, elles ne sont pas fabriquées pour les hommes, mais pour le monde, qui est destiné à survivre à la vie limitée des mortels, au va-et-vient des générations. Non seulement elles ne sont pas consommées comme des biens de consommation, ni usées comme des objets d’usage: mais elles sont délibérément écartées des procès de consommation et d’utilisation, et isolées loin de la sphère des nécessités de la vie humaine.

Hannah Arendt, La Crise de la culture

 

 

La culture nous rend-elle plus humains ?

Analyse du sujet :

« La culture » : trois sens

-universel : processus de transformation de la nature pour la rendre fertile, féconde, l’enrichir voire la maitriser, la dompter.

  • individuel : instruction, éducation, se cultiver (sens figuré du premier sens) (me singularise)
  • collectif : modes de vie, traditions, coutumes, us, moeurs, croyances, représentations du monde, valeurs… (me conforme à un groupe d’appartenance)

« nous » : vise davantage le sens collectif de la culture, est-ce à dire que la culture au sens collectif peut avoir des effets négatifs, délétères ou du moins « dénaturant » ?

« rend-elle » : changement d’état, processus, passage d’un état à un autre, interroger ce passage : est-il bon ou mauvais…

« plus » : degrés d’humanité ? plus ou moins humains ? infériorité, supériorité, domination, hiérarchie

extension du sujet => plus du tout humains  ? plus qu’humains (transhumanisme)  ?

humains : sens biologique, ADN, espèce, genre / sens anthropologique humanité définie par la culture / sens moral : humain/inhumain immoral

Problématique : la culture condition ou ruine de notre humanité ?

I la culture fait notre humanité.

A : la culture fait notre humanité, sans elle, nous ne serions des hommes qu’au sens biologique du terme (ADN) mais nous n’aurions développé aucune caractéristique proprement humaine (parole, station debout, maniement d’outils, libido).

Nous serions plus bas que l’animal même dit Rousseau. « Pourquoi l’homme seul est sujet à devenir imbécile ? » parce qu’il se définit essentiellement par de l’acquis et non de l’inné comme l’animal. Ainsi s’il n’apprend pas, il ne développe pas de qualités proprement humaines et s’il oublie ou perd (par la vieillesse, la maladie ou le manque d’entretien de sa culture) il redescend plus bas que l’animal qui lui ne peut rien perdre (inné). Cette capacité, faculté qu’il nomme perfectibilité, est cette possibilité qu’a l’homme de progresser mais qui ne se développe que s’il fait un effort dans ce sens. On retrouve cette idée que la culture est un état qui nécessite courage et résolution. Cf. texte de Kant Qu’est-ce que les lumières ?. Cf. sens romain des humanitas enseignement qui nous fait accéder à la réelle humanité au sens fort du terme.

« Mais, quand les difficultés qui environnent toutes ces questions laisseraient quelque lieu de disputer sur cette différence de l’homme et de l’animal, il y a une autre qualité très spécifique qui les distingue, et sur laquelle il ne peut y avoir de contestation, c’est la faculté de se perfectionner ; faculté qui, à l’aide des circonstances, développe successivement toutes les autres, et réside parmi nous tant dans l’espèce que dans l’individu, au lieu qu’un animal est, au bout de quelques mois, ce qu’il sera toute sa vie, et son espèce, au bout de mille ans, ce qu’elle était la première année de ces mille ans. Pourquoi l’homme seul est-il sujet à devenir imbécile ? N’est-ce point qu’il retourne ainsi dans son état primitif, et que, tandis que la bête, qui n’a rien acquis et qui n’a rien non plus à perdre, reste toujours avec son instinct, l’homme reperdant par la vieillesse ou d’autres accidents tout ce que sa perfectibilité lui avait fait acquérir, retombe ainsi plus bas que la bête même ? Il serait triste pour nous d’être forcés de convenir, que cette faculté distinctive, et presque illimitée, est la source de tous les malheurs de l’homme ; que c’est elle qui le tire, à force de temps, de cette condition originaire, dans laquelle il coulerait des jours tranquilles et innocents ; que c’est elle, qui faisant éclore avec les siècles ses lumières et ses erreurs, ses vices et ses vertus, le rend à la longue le tyran de lui-même et de la nature. »

Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, 1ère partie, § 16

Cf. Les enfants sauvages. comme exemple pour illustrer la thèse de Rousseau.

Les enfants sauvages http://philophil.com/philosophe/malson/sauvage.htm 

article sur le blog https://lewebpedagogique.com/charlierenard/2016/09/29/les-enfants-sauvages/

 

B : Sans la culture, et notamment la technique,  nous ne pourrions survivre dans notre environnement. C’est ce que développe le mythe de Prométhée qui montre que contrairement aux animaux, l’homme n’a « reçu » aucune caractéristique qui lui permettrai de survivre (ni palme, ni griffe, ni ailes etc.). C’est pour cette raison que Prométhée vole le feu et la connaissance des arts et techniques aux dieux afin de les donner aux hommes. La culture nous rendrait plus humains, au sens où ce serait le signe (de la faiblesse pour Platon ou de la force pour Aristote) de l’humanité, son signe distinctif puisque les autres êtes vivants précisément n’en ont pas besoin, étant déjà parfaitement adaptés à leurs milieux (cf. finalisme de la pensée grecque).

Mythe de Prométhée

C : La culture ou état civilisé se retrouve dans toutes les cultures. Tout homme est homme d’une culture. L’homme développe son humanité dans une culture, on ne peut donc trouver de comportement qui soit inné ou strictement biologique chez l’homme. « Tout est fabriqué et tout est naturel chez l’homme ». La nature de l’homme est d’être un être culturel, il est naturellement culturel. Nature paradoxale.

Texte de Merleau Ponty dans le cours sur la culture.

De plus, nous trouvons dans toutes les cultures les mêmes caractéristiques (outils, langage, organisation sociale, concepts rationnels, spirituels ou symboliques).

Texte de Malinowski dans le cours sur la culture

II Critiques de la première partie.

A : La culture ne nous rend pas plus « humains » car la culture n’est pas l’apanage de l’humanité. 

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/03/18/l-homme-n-a-pas-le-monopole-de-la-culture_5437894_1650684.html?fbclid=IwAR3ici8-Nny7mYXwAL5L4PBd-CH6USYYBFLPI0Qlz_OfMDqG4t1DWwqPkWE 

On trouve des comportements (manipulation d’outils, rapports sociaux, communications) chez certaines espèces qui ne sont pas le fait de l’inné mais propre à certains groupes (pas universel) et le fruit d’un apprentissage (pas inné). Ils ne relèvent donc pas de l’instinct. De plus, tou comme il est non pertinent de parler de culture au singulier, il est aussi injustifié scientifiquement de parler des animaux ou de la nature au singulier comme un tout indistinct. La diversité dans le vivant fait légion.

B : Cette culture (sens individuel et collectif) amène soit un sentiment de fierté et de supériorité (se sentir plus intelligent que les autres par exemple en corrigeant systématiquement les fautes d’orthographe des autres :) ) soit un sentiment d’appartenance, d’identité partagée qui tend à être défendue et s’affirmer contre les autres . C’est plus facile de s’affirmer en s’opposant (cf. groupes, communautés). Ayant grandi dès la naissance dans une culture, on pense que ce qui est habituel, spontané est Naturel, normal. Ainsi on juge comme supérieur sa propre culture, n’ayant que cela comme grille de référence. ( Peut-on juger la culture à laquelle on appartient ? / ethnocentrisme. Cf. cours). Ainsi avoir une culture conduit les hommes à juger et défendre leur culture comme la meilleure, la seule légitime. Mais l’ethnocentrisme n’est pas seulement théorique mais pratique. La plupart du temps, ces jugements s’accompagnent d’actes (esclavage, colonisation,croisades, ethnocide…). La culture ne nous rend donc pas systématiquement humains au sens moral du terme car bien au contraire elle peut amplifier, susciter des comportements immoraux, discriminants, ségrégatifs, intolérants.

C : Enfin on peut se demander ce que « humains » signifie réellement. D’une part, parce que même les biologistes considèrent que la définition est arbitraire et susceptible d’être modifiée à la prochaine découverte anthropologique et biologiques. D’autre part, parce qu’on bute toujours la diversité des cultures, pratiques et donc que ce concept universel est creux, sans contenu. La vacuité de la notion d’humanité nous amène à questionner les intentions de ceux qui l’utilise comme étendard dans leurs discours ou pratiques. L’idée de nature humaine (humanité universelle) semble à chaque fois être un moyen de discriminer, exclure certains du groupe des hommes. C’est donc moins un concept totalisant qu’un concept qui permettrait d’en exclure certains. D’où en face de l’humain, le sauvage, le barbare, le primitif. Finalement la culture amènerait à penser que certains sont plus humains que d’autres ce qui serait le propre de l’inculture ! C’est ce que dit Claude Lévi Strauss dans Race et histoire : « Le barbare c’est d’abord celui qui croit à la barbarie. »

Cf. texte sur la nature humaine dans le cours sur la culture.

Texte de Levistrauss et Montaigne dans le cours sur la culture

Dans ce cas, la culture ne nous rendrait pas plus humains car elle exacerberait les comportements inhumains, cruels, intolérants. Sauf à dire que ces comportements sont le propre de l’homme… mais c’est encore poser une nature qui justifierait donc dédouanerait l’homme de ses actes.

Alors est-ce à dire que la culture dénature l’homme (qui serait innocent et pur moralement) ? Est-ce à dire que la culture en nous rendant plus humains (sens universel) nous rendrait moins humains (sens moral) ? N’y a-t-il pas une moralité qui serait le fruit d’une culture bien comprise ? Comment résoudre ce paradoxe et dépasser, trouver une culture qui nous rendent réellement plus humains ?

III Les conditions d’une culture réellement « humaine »

A : Développer une culture qui nous invite à nous interroger sur nous-mêmes. pas un relativisme mou qui accepte tout, qui s’interdit de juger ou critiquer mais un relativisme critique qui se sert de la découverte de l’autre qui porter un regard neuf sur soi-même.  Cf. Montaigne.

B : La culture a longtemps servi à dominer, utiliser la nature à ses propres fins. Elle a permis de justifier de transformer se servir de la nature comme moyen. L’homme, être de culture séparé de la nature, de l’animal-machine pour Descartes, s’est longtemps considéré comme le couronnement de la créations la fois unique et supérieur à tous les autres êtres vivants. La culture nous a donc rendu immoraux (inhumains) à l’égard de la nature car toujours dans un rapport intéressé, si ce n’est immoral du moins amoral. Une culture qui nous rendrait plus humains serait une culture qui nous inviterait à développer un rapport éthique avec la nature et les animaux, leur reconnaître des droits par exemple. Peut-être faudrait-il alors trouver autre chose que le mot humain pour désigner cette moralité… Peut-être que la culture devrait nous sensibiliser à notre proximité, nos ressemblances avec les animaux. La culture nous rendrait-elle plus animaux, non pas dans le sens de rabaisser l’homme mais de lui faire comprendre de son inscription profonde dans la Nature.

C : Il faudrait aussi être vigilant à l’égard d’une culture qui nous rendrait « plus qu’humains ». 

Pensons à l’interprétation que l’on fait souvent du mythe de Prométhée (Cf. Frankenstein de Mary Shelley). L’homme se prend pour dieu à vouloir se rendre « comme maitre et possesseur de la nature »(Descartes Discours de la méthode LVI) et il ne mesure pas toujours les conséquences de ses actes (dérives, impact sur l’environnement, sur son mode de vie, ses valeurs etc.). L’homme aujourd’hui considère la technique comme un moyen de devenir plus qu’humains, un humain amélioré, génétiquement modifié, c’est l’idée défendue par les partisans du transhumanisme. Développer ses facultés physiques, intellectuelles jusqu’à transformer son propre corps. L’homme cherche depuis toujours à transformer son donné biologique, à s’émanciper des contraintes naturelles pour satisfaire ses besoins et ses désirs les plus fantasques. Avec toutes les formidables perspectives que cela préfigure (faire reculer la mort, la maladie, la faim…), il faut comme dans toutes choses raison garder, comme le rappelle Rabelais « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

rapport aux animaux

Est-il vrai que les hommes ont le gouvernement qu’ils méritent ?

Intro :

taux abstention 

« Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite. »1857Joseph de MAISTRE (1753-1821), Lettre à Monsieur le Chevalier

paradoxe ou mauvaise foi à revendiquer plus de « démocratie », à râler sur le gouvernement sans y participer 

cependant peut-on affirmer que les hommes sont seuls responsables d’un régime oppressif par ex ? dictature, terreur, guerre, ….

problématique : liberté condition et ruine de mériter un gouvernement 

=> à quelles conditions les hommes ont le gouvernement qu’ils méritent ….

I non ce n’est pas vrai car pas libre d’intervenir réellement dans la politique (gouvernés passivement) il n’y a de mérite que si les hommes ont/ont eu la liberté de choisir leur gouvernement et de participer à la politique 

a- vécu comme une fatalité, les hommes se connaissent localement, pas de rapport avec l’échelle nationale

Tocqueville De la démocratie en Amérique, II, 2ème partie, IV. « On tire difficilement un homme de lui-même pour l’intéresser à la destinée de  tout l’Etat, parce qu’il comprend mal l’influence que la destinée de l’Etat peut exercer sur son sort. ».

b- mobilisés par activités individuelles 

« la danger de la liberté moderne, c’est qu’absorbés dans la jouissance de notre indépendance privée, et dans la poursuite de nos intérêts particuliers, nous ne renoncions trop facilement à notre droit de partage dans le pouvoir politique.  » De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes. Benjamin Constant

c- parfois pris par la force, règne de la terreur, pris les générations précédentes  

transition : Mais tout pouvoir, même quand il s’impose d’abord par la force des armes, ne peut dominer et exploiter durablement une société sans la collaboration, active ou résignée, d’une partie notable de ses membres. 

II  s’ils le méritent c’est qu’ils consentent à leur domination 

  ils consentent à leur soumission pour plusieurs raisons :  

a- théorie du pacte social Hobbes/ Rousseau 

« renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme ». Du Contrat social : « l’homme est né libre et partout il est dans les fers », I, 1) et cette liberté est un trait essentiel de son humanité. »il n’y a nul dédommagement possible pour qui renonce à tout » 

b- servitude volontaire La Boétie ( habitude, lâcheté, religion, jeux, pyramide du pouvoir) – Thoreau 

c- si peuple troupeau, bétail domestique, il mérite son berger. Kant 

Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » Benjamin Franklin

transition = mais ce n’est pas une raison pour justifier et déresponsabiliser les gouvernements,

III   oui à condition : si les hommes ont le gouvernement qu’ils méritent, les gouvernement a les hommes qu’il mérite

a- liberté -égalité volonté générale => John Rawls Théorie de la Justice  « voile d’ignorance »

b- participation – gouvernement = délégation #soumission aveugle, domination

« Mais faut-il faire passer un chemin au bout de son domaine, il verra d’un premier coup d’oeil qu’il se rencontre un rapport entre cette petite affaire publique et ses plus grandes affaires privées. » Tocqueville Ibid

c- contrôle pas de pouvoir arbitraire Diderot 

d- condition socio-éco pour pouvoir agir (financier, éducation, culturel, temps..)