Category Archives: démonstration

Un peu de logique :)

La logique a toujours eu sa place dans les enseignements des écoles philosophiques, partie intégrante des exercices pour bien penser, argumenter. Elle permet également de repérer les sophismes, ou faux arguments ayant l’apparence des vrais employés par les sophistes afin de confondre leurs interlocuteurs. Voici quelques uns des paradoxes les plus connus :

LE BARBIER  

Dans une petite ville, le barbier rase tous les habitants qui ne se rasent pas eux-mêmes. Mais qui rase le barbier ? S’il le fait, il viole la règle puisqu’il rase quelqu’un qui se rase lui-même. S’il ne le fait pas, il viole aussi la règle car il ne rase pas quelqu’un qui ne se rase pas. Que doit-il faire ?

 

LE PENDU 

À la frontière d’un pays, il faut dire la vérité sinon c’est la pendaison.

– Pourquoi venez-vous ?

– Pour être pendu !

 

EPIMÉNIDE, LE CRÉTOIS  

 » Tous les Crétois sont des menteurs ! » dit Epiménide le Crétois.  Si tous les Crétois sont des menteurs, alors Epiménide le Crétois est un menteur. S’il est un menteur, ce qu’il dit est faux, donc il ne ment pas et ce qu’il dit est vrai…

 

SOCRATE ET PLATON 

Socrate:  » Ce que dit Platon est faux. » Platon:  » Ce que dit Socrate est vrai. »

autre version avec la souris et le lapin :)

PHRASES PARADOXALES…

Cette phrase est fausse – Il est interdit d’interdire – Toutes les règles ont des exceptions.

Je n’épouserai qu’un homme assez intelligent pour ne pas m’épouser – Dites-vous toujours la vérité ? Non ! 

Recto: La phrase du verso est vraie. Verso: La phrase du recto est fausse.

Tout dans ce livre est digne de confiance. Sauf la phrase ci-contre, à gauche.

Cette phrase contient sept mots. Cette phrase ne contient pas sept mots.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_du_menteur

LE CHAT DE SCHRÖDINGER – Physique quantique

Schrödinger, physicien autrichien, imagina en 1935 le paradoxe du chat montrant comment plusieurs états apparaissent et se superposent dans le monde quantique. Supposons, dit Schrödinger, un chat enfermé dans une boîte pourvue d’un hublot. A l’intérieur de cette boite, des atomes radioactifs, dont la probabilité de se désintégrer au cours d’un laps de temps défini est de 50%. Si l’atome se désintègre, il émet une particule radioactive, ce qui entraîne la mort du chat.

Sans ouvrir cette boîte, demandons-nous maintenant si le chat est vivant ou mort… La logique voudrait qu’il ait 50% de chance d’être vivant et 50% de chance d’être mort. Mais dans la physique quantique, ces deux états se superposent et cohabitent. Dans la fonction d’onde, le chat est à la fois mort et vivant.

 

L’INTERPRÉTATION DE COPENHAGUE : La réalité d’un objet quantique, en dehors de l’observation, serait une superposition de tous les états quantiques possibles, une espèce d’état fantomatique, probabilistique. Et à la question, pourquoi notre univers est-il réel et intelligible ? Nous pourrions répondre : car nous sommes capables, grâce à notre compétence d’observateur, de réduire les états fantômes à un état réel que nous comprenons.

L’INTERPRÉTATION D’EVERETT : Il n’existe pas un chat dans un état fantomatique mais 2 chats dans 2 univers parallèles : l’un mort, l’autre vivant. L’observation que vous ferez décidera de l’univers dans lequel vous vous trouvez, celui du chat mort ou celui du chat vivant. Mais l’autre univers existe aussi.

LES JUMEAUX DE LANGEVIN – Relativité  & vitesse de la lumière

« Si de deux jumeaux l’un effectuait un rapide aller et retour dans l’espace, il serait plus jeune que son frère lorsqu’il reviendrait, parce que tous ses « mécanismes » (organiques), son rythme cardiaque, son flux sanguin, ses ondes cérébrales, etc. auraient ralenti durant le voyage, du point de vue de l’homme sur Terre. 

Le voyageur lui-même, bien-entendu, n’aurait rien remarqué d’inhabituel, mais, à son retour, il aurait soudain réalisé que son frère jumeau était maintenant beaucoup plus âgé. 

Ce « paradoxe des jumeaux » est peut-être le plus célèbre de la physique moderne. Il a provoqué des discussions animées dans les journaux scientifiques, dont quelques-unes se poursuivent encore ; c’est une preuve éloquente du fait que la réalité décrite par la théorie de la relativité ne peut être saisie par notre compréhension ordinaire. » (F.Capra-Le Tao de la Physique)