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Corrigé : Ce qui est scientifique est-il toujours vrai ?

Analyse du sujet :

 

vrai : valeur absolue ou relative

réflexion sur l’avancée de la connaissance humaine.

la vérité serait un rapport d’équivalence entre le réel et la connaissance humaine sur ce dernier. Mais la vérité reste une notion transcendantale, non définissable en tant que telle. Il s’agira donc de faire évoluer sa définition au cours de votre travail, entre vérité absolue, relative ou valeur que la connaissance humaine poursuit. 

-la « science » renvoie au domaine scientifique (traité dans le programme dans le champ « la raison et le réel) lui-même divisé entre différentes disciplines comme les mathématiques, la biologie, la physique, l’astronomie…Il faut aussi veiller à élargir les champs et ne pas restreindre votre dissertation aux seules sciences dures (mathématiques, physique, biologie…) mais penser aussi aux sciences sociales : histoire, géographie, sociologie, psychanalyse…. La science se caractérise par son processus particulier de recherche de la vérité. On associe souvent ce qui est « scientifique » à ce qui est « vrai » car la science a une méthode fondée sur des observations objectives vérifiables et des raisonnements rigoureux qui recherche des connaissances à valeur universelle sur le réel. 

la science est le domaine privilégié de la vérité, c’est par le processus scientifique réglé par des méthodes de recherche objectives car reproductibles et vérifiables (observation, expérimentation) que l’on peut obtenir des connaissances proprement « vraies ».

-degré de vérité que l’on peut atteindre ?Le sujet comprend ici une partie définitionnelle : qu’est-ce qui peut être dit « vrai » ?

-La pluralité des domaines de recherche du vrai n’appelle-t-elle pas une redéfinition de la vérité ?

-toujours : définitivement ? notion temporelle, ou absolue / relative à une époque, aux méthodes, découvertes, instruments …

-n’est-elle pas dans son fond, sa définition toujours réfutable ?

le fait que ce soit scientifique confère-t-il immédiatement une véracité ?

-vrai : vérité matérielle/ formelle ; de fait/ de raison

problématique : vérité définitive condition et ruine de la science car à la fois ce qui la définit en l’opposant à la variation et la fluctuation, la relativité de l’opinion et ce qui supprime empêche toute recherche en science, progrès scientifique.

Première partie. En théorie, ce qui est scientifique est toujours vrai :  la vérité doit être définitive.

Un jugement concernant la réalité, quel que soit son domaine [sciences formelles (mathématiques) sciences humaines (histoire, sociologie), sciences de la nature (physique, biologie, etc.], doit, pour prétendre au statut de vérité, ne pas dépendre d’un point de vue individuel ni se présenter comme seulement relatif à une époque déterminée ou à une culture spécifique. Sous peine d’être assimilée à une simple opinion, une vérité ne peut pas ne pas se caractériser comme définitive. Il n’y aurait pas de sens à affirmer que « 2+2=4 » est vrai seulement pour ceux qui le pensent et qu’il est possible que, demain, on découvre que ce n’est pas le cas. Ou bien, dans ce cas, il faut être prêt à renoncer à l’idée même de vérité et à la remplacer par l’idée d’opinion vraisemblable quoique possédant seulement la probabilité d’être confirmée à l’avenir (mais quand ?).

Les théories scientifiques : des connaissances vraies

On peut penser ici d’abord au savoir mathématique. Les mathématiques sont un système de signes qui ont trait à l’abstraction. Appliqués au réel (penser ici aux lois physiques), ils permettent d’expliquer le fonctionnement du réel de façon systématique. Les mathématiques sont guidées par la logique de la démonstration et les énoncés mathématiques sont donc vrais s’ils sont logiques. On peut penser ici aux théorèmes de Thalès ou de Pythagore.

Comme l’illustre  l’allégorie de la caverne dans la République de Platon, c’est la réflexion philosophique seule qui peut permettre de dépasser l’expérience sensible trompeuse et illusoire pour parvenir à la vérité, à l’essence des choses.

De même, la science parvient à la vérité par un processus réglé dont les étapes sont les suivantes : observation, expérimentation, mise en théorie. Le rapport que la science entretient au réel est guidé par l’objectivité. C’est à dire que la communauté scientifique cherche à se départir de la subjectivité, notamment en créant des expériences reproductibles donc vérifiables et à adopter un point de vue critique envers ses productions.

Deuxième partie. En pratique, la vérité n’est jamais définitive. ce qui est scientifique n’est pas toujours vrai, le statut de l’erreur en science, l’histoire des sciences

On ne parle pas de la science ou de ce qui est scientifique de manière uniforme. Ce qui est scientifique renvoie en vérité à une multitude d’approches, de recherches de la vérité et donc peut-être de définitions du vrai. Les mathématiques si elles semblent être toujours vraies (et encore dans un système donné cf. géométrie non euclidienne) ne constituent pas l’entièreté des sciences et on ne peut à ce titre attendre la même exactitude ou le même critère de vérité pour les autres sciences.

-on peut douter du potentiel absolu de la science dans la connaissance du vivant par exemple. Contrairement au champ mathématique, la biologie n’est pas abstraite. La matière qu’elle étudie, le vivant, est par définition changeante, plurielle et échappe souvent à la connaissance.

-En ce qui concerne la science médicale, on peut aussi observer quelques errances comme la théorie des 4 fluides d’Hippocrate ou la pratique très dangereuse des saignées qui a perduré très longtemps et causer souvent plus de mal que de bien aux patients sur lesquels on la pratiquait.

-D’autres domaines, comme l’histoire, ont une méthode qui leur permet d’élaborer des connaissances dites « vraies ». L’historien est guidé par l’objectivité. Cela s’exprime notamment par la confrontation des sources (archéologiques, archives, témoignages) qui est au cœur de son travail. Cela dit, cette méthode historique a été définie assez récemment, par l’école des Annales, une école d’historien qui a fixé les principes de la recherche historique rigoureuse, dite « scientifique ». L’histoire a longtemps été « hagiographique » c’est à dire qu’elle visait a mettre en valeur le fait de grands hommes (rois, saints) qui faisaient commande à des historiens. La vérité historique n’est donc pas absolue, ce qu’on voit aussi dans l’histoire des mémoires de la 2nde guerre mondiale ou de la guerre d’Algérie.

-La sociologie ou encore la psychanalyse sont d’autres domaines qui ne sont pas purement scientifiques mais où des méthodes de recherche ont été mises en place pour permettre d’élaborer des connaissances vraies car observables, vérifiables et objectives.

Cet élargissement des domaines nous a conduit à observer la relativité de la notion de vérité. Quel que soit le champ où elle s’inscrive, la vérité semble ne pas être absolue, simplement donnée mais liée au progrès des méthodes de connaissance. 

La science se définit par son objet et une méthode appropriée

-Pour ce qui est de l’astronomie, on peut penser aux erreurs qui ont été faites par le passé. On a d’abord pensé que la Terre était plate ou encore que le Soleil tournait autour de la Terre. Il a fallu attendre que nos moyens techniques d’observation progressent (exemple : télescopes) pour pouvoir élaborer des théories vraies.

Ex : Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, la théorie de Newton sera tenue pour une vérité définitive et indépassable que les faits corroborent excellemment. Marcelin Berthelot, ministre de l’Instruction publique, écrit dans les années 1880 que «le monde est aujourd’hui sans mystère»

La physique newtonienne prévoit une rotation du périhélie des planètes (le périhélie d’une planète est le point de son orbite où elle se trouve le plus proche du Soleil).  Or il se trouve que la rotation observée du périhélie de la planète Mercure ne correspond pas exactement à la théorie. Ce phénomène ne peut être expliqué par la physique newtonienne. Ce sera l’un des grands succès de la relativité einsteinienne de rendre compte de l’orbite de Mercure. La théorie de la relativité dépasse et réfute la physique newtonienne qui ne peut plus être considérée comme une vérité indiscutable. La révolution scientifique de la relativité vient bousculer la vision traditionnelle de la science.

Comment a-t-on pu croire vraie pendant deux siècles la théorie de newtonienne qui finalement ne l’était pas ? Tout simplement parce qu’elle était remarquablement confirmée par l’expérience. Mais une confirmation expérimentale, si elle constitue une intéressante présomption de véracité pour une théorie, ne peut jamais être érigée en preuve.

Karl Popper : «Seul a un caractère scientifique ce qui peut être réfuté. Ce qui n’est pas réfutable relève de la magie ou de la mystique»

À proprement parler, la physique newtonienne n’a jamais été prouvée. Le philosophe anglais d’origine autrichienne Karl Popper (1902 – 1994) remarque que la science ne peut se prétendre vraie si elle procède par affirmations. En effet, une expérience dont le résultat est celui prévu par une théorie ne prouve pas l’exactitude de ladite théorie, elle se contente de ne pas la réfuter. Le fait de n’avoir jamais observé un cygne qui ne soit pas blanc ne prouve pas la véracité de l’affirmation «tous les cygnes sont blancs». Par contre, un seul cygne noir suffit à la réfuter. Les certitudes de la science ne peuvent donc porter que sur les réfutations.

La science est donc faite de conjectures, d’hypothèses que l’on ne tente pas seulement de confirmer mais aussi de réfuter (cf. Karl Popper : Conjectures et Réfutations, Payot, 1985). La science n’est pas vraie, mais seulement conjecturale. Popper définit le critère de réfutabilité comme la ligne de partage entre les disciplines scientifiques et le reste. Une théorie est scientifique si on peut essayer de la réfuter, si elle joue son existence sur une expérience. Si la comète de Halley revient à la date prévue, la conjecture newtonienne n’est pas réfutée. Sinon elle l’est.

Mais en donnant un tel poids à la réfutation, Popper ne commet-il pas une faute logique ? Toute réfutation s’appuie, en effet, sur une mesure dont on admet la validité. Considérer une mesure comme valable, c’est supposer que les instruments de mesure ont fonctionné comme d’habitude et, par conséquent, tenir pour vraie la science de son temps. S’il n’existe pas de certitude mais seulement des conjectures, il est logiquement contradictoire de tenir les réfutations pour certaines. Tous les cygnes ne sont pas blancs, ainsi que le prouve la photo d’un cygne noir. Sauf si la photo ou le cygne sont des faux. D’où cette question : les faits sont-ils vrais ?

Si la Terre tourne autour du Soleil, les positions relatives des étoiles fixes devraient changer car nous les regardons à partir de points de vue différents. C’est le phénomène bien connu de la parallaxe qui explique, par exemple, que deux observateurs ne lisent pas tout à fait la même heure sur une pendule à aiguilles pour peu qu’ils l’observent de points différents. Copernic admet que la théorie héliocentrique qui situe le Soleil au centre de l’univers implique une parallaxe saisonnière de la positions des étoiles les unes par rapport aux autres. Entre l’été et l’hiver, la Terre a bougé, notre vision du ciel devrait donc se modifier. Pourtant, cet effet de parallaxe resta inobservable aux XVIe et XVIIe siècles. On ne manqua donc pas d’opposer cette réfutation à Galilée. À tort, car c’est la distance très grande des étoiles qui rendait cette parallaxe inobservable à l’époque. L’objection ne réfutait donc pas l’héliocentrisme lui-même mais seulement la distance supposée des étoiles.

Seulement, en pratique, les vérités scientifiques, sans être considérées comme seulement provisoires, font l’objet d’un questionnement permanent dans le but de les remettre en question et de les tester. Les savants partent toujours du principe que leurs théories sont peut-être fausses et qu’ils doivent les renforcer en les soumettant à des nouvelles expériences ou en les exposant à d’autres théories concurrentes. De ce point de vue, la vérité ne peut jamais être définitive au sens où, si certaines théories sont considérées comme vraies, car on n’a pas (encore) montré qu’elles étaient fausses, il n’en reste pas moins que le savoir absolu n’est pas atteint et que le progrès de la connaissance en général est susceptible d’aboutir à une remise en cause de que l’on considérait jusque là comme vrai.

En résumé, la recherche de la vérité interdit qu’on puisse considérer les vérités acquises comme définitives.

ce qui est scientifique est toujours réfutable. On pourrait dire qu’une « scientifisation » des champs de la connaissance humaine est à la source du progrès vers la vérité. 

Troisième partie. Le progrès de la connaissance exige de ne pas considérer une vérité comme un dogme.

Pour développer le point précédent, il faut se méfier du caractère définitif de la vérité, car cela la transforme en dogme, c’est-à-dire en un savoir à propos duquel il est interdit de s’interroger. Or, le dogmatisme est l’ennemi du progrès de la connaissance, il la transforme en un objet de croyance et de vénération et il bloque l’effort de découverte qui exige une remise en question de nos vérités.

Par exemple, même si nous pensons bien connaître le déroulement et la signification de certains événements historiques, il ne faut pas considérer qu’il existe une vérité définitive à leur propos dans le sens où cela empêcherait d’en améliorer la connaissance et la compréhension, un événement étant toujours susceptible de faire l’objet de nouvelles approches de la part des historiens.

extrait d’un interview  https://www.atlantico.fr/decryptage/188783/science-verite

Atlantico : Une expérience du CERN a montré que les neutrinos se déplacent plus vite que la lumière, et donc la théorie de la relativité d’Einstein serait donc fausse ou incomplète. Doit-on croire la science, si on ne peut plus croire Einstein, symbole de la découverte et connaissance scientifique à notre époque ?

Axel Kahn : Il y a un contresens à mettre la science dans le domaine de la foi. On ne croit pas en un résultat. On a confiance en un résultat. Dire qu’il est robuste ou qu’il ne l’est pas. Mais on est toujours prêt à ce que de nouvelles données remettent cela en cause. Ceux qui croient des résultats scientifique ne sont pas des scientifiques, un scientifique vous dira que ce qu’il propose a une haute probabilité et aujourd’hui il n’y a pas d’autre énoncé qui lui soit supérieur. Cela étant dit, toute l’histoire de la science permet d’être prudent sur ce point, un scientifique par définition est prêt à considérer des arguments remettant en cause son énoncé antérieur.

La science nous permet-elle de découvrir la vérité ?

Ce n’est pas la vérité, c’est la plus grande probabilité. Une vérité scientifique est une vérité temporaire. C’est la meilleure vérité en l’état actuel des connaissances. Le gros intérêt de la science par rapport à la foi, vous ne ferez jamais d’expérience remettant en cause la virginité de Marie ou d’autres actes de foi, la vérité temporaire scientifique, selon la définition de Karl Popper, la science est falsifiable. Une approche scientifique peut toujours confirmer ou infirmer, falsifier un fait scientifique. Un fait scientifique est une vérité scientifique temporaire qu’au moment où il peut être rationnellement validité ou rationnellement falsifié.

Comment se construit la science ?

La connaissance scientifique se construit par confirmation ou infirmation de toute une série d’un corpus de propositions. Lorsqu’une proposition d’un corpus scientifique qui a été proposé ne fait que s’intégrer dans tous les résultats ultérieurs complémentaires, cet énoncé scientifique atteint un tel niveau de probabilité qu’on peut considérer qu’il s’agit d’une réalité. En effet, 2+2=4 est un énoncé scientifique qui a peu de chances d’être remis en cause. C’est le résultat de la confrontation d’un énoncé scientifique à toute une série de données, d’essais, de falsification, qui aboutit à la vérification. La science est la meilleure réponse que l’on puisse donner à un moment donné. Ce qu’espère la science, c’est qu’avec tous les éléments dont elle dispose, de proposer la meilleure solution, le meilleur énoncé possible à un moment donné, et qu’il n’y ait pas d’autre solution qui lui soit préférable. Et si arrive une autre proposition qui lui est préférable, alors elle lui sera préférée.

La science elle-même ne peut atteindre la vérité absolue

Comme l’explique l’épistémologue Karl Popper dans son ouvrage Conjectures et réfutations la connaissance scientifique progresse vers la vérité par un processus de falsification successive. Les théories sont toujours mises à l’épreuve. Elles ne peuvent pas être vérifiées mais falsifiées. La falsification est le critère du vrai. Si une théorie ne résiste pas à cette mise à l’épreuve, alors elle est fausse, au contraire, si elle y résiste, alors elle peut être considérée comme vraie. On parlera alors non pas de vérité mais de « véracité », c’est à dire qu’une théorie scientifique est vraie à un instant T du processus de connaissance scientifique, dans un contexte précis où l’on possède certaines connaissances et certains moyens techniques.

La connaissance humaine comme progrès vers la vérité

Toutes les connaissances humaines, qu’elles appartiennent aux « sciences dures » ou aux « sciences molles » sont guidées par le même idéal, le même fil d’Ariane qu’est la vérité. C’est la valeur suprême au cœur du processus de connaissance. Ce qui importe donc, ce n’est pas dans quel domaine l’homme peut atteindre la vérité mais quelles sont les méthodes pour l’atteindre. Face à la difficulté que présente la recherche de la vérité c’est la rigueur méthodique mais aussi le pluralisme critique (confrontation des savoirs, doute) qui sont essentiels. La connaissance humaine, peu importe son objet, est toujours progrès vers la vérité.

 

Conclusion.

Sans être assimilée à une simple opinion subjective ou à un point de vue relatif, une vérité ne peut pas être définitive, non pas au sens où il est impossible de la connaître, mais en raison des conditions mêmes du progrès de la connaissance de la vérité en général. Ainsi ce qui est scientifique ne se révèle pas « toujours » vrai mais manifeste toujours cette volonté de recherche rigoureuse de vérité.

Récapitulatif de la méthode des exercices type bac

Dissertation :

Brouillon http://lewebpedagogique.com/charlierenard/2015/09/02/dissertation-comment-faire-son-brouillon/

Introductionhttp://lewebpedagogique.com/charlierenard/2015/10/12/methode-comment-faire-une-introduction-de-dissertation/

Plan http://lewebpedagogique.com/charlierenard/2015/09/24/methode-le-plan-de-la-dissertation/

Problématiquehttp://lewebpedagogique.com/charlierenard/2015/09/03/dissertation-comment-trouver-une-problematique/

Commentaire de texte

http://lewebpedagogique.com/charlierenard/2015/12/22/methode-commentaire-de-texte/

introduction http://lewebpedagogique.com/charlierenard/2015/12/22/methode-introduction-commentaire-du-texte/

En tapant corrigé dans la barre de recherche, vous trouverez de nombreux exemples d’exercices type bac

Dernière ligne droite : Analyse de sujet de dissertation

http://jmgate.philo.pagesperso-orange.fr/typologie%20des%20sujets%20de%20dissertation%20philosophique.htm

Vous avez dans le lien ci-dessus les différents types de sujets sur lesquels vous pouvez tombez en philosophie. Je vais vous les résumer ci-dessous :

 

I.              LES SUJETS QUI INTERROGENT LES LIMITES D’UNE HYPOTHESE

Suffit-il, Est-il suffisant de ? (d’obéir aux lois pour être juste ? par ex)

Ici vous devez utiliser la distinction condition nécessaire et/ou suffisante. On vous demande d’évaluer le rapport entre deux notions. On voit ici par ex qu’on ne conçoit en effet que quelqu’un qui désobéisse aux lois soit juste, mais quelqu’un qui obéirait aveuglément à des lois iniques (injustes ex la ségrégation) serait-il encore juste ? Ainsi il faudra déterminer quelles conditions l’obéissance aux lois doit remplir.

ex similaire : « La science se limite-t-elle à constater les faits ? »

2/ Les sujets qui enveloppent UNE NEGATION (ne que)

ex: « Toute politique n’est-elle qu’une lutte pour le pouvoir ? »« L’art ne cherche-t-il qu’à divertir ? »

Ici il s’agit de rechercher un sens plus profond d’une notion et de dénoncer le caractère réducteur mais en même temps légitime de la définition. Les enjeux de la définition vous permettent de la questionner.

Condition/ ruine fonctionne très souvent pour ce genre de sujet mais il faut amener cette distinction.

 

3/ Les sujets qui commencent par : « CELA A-T-IL UN SENS DE… ? »

Exemple : « Cela a-t-il un sens de vouloir échapper au temps ? »

Ici il faut justifier l’absurdité et l’impossibilité de ce qui est affirmé puis le justifier. Les enjeux encore une fois vous permettront de montrer que la proposition insensée au départ semble finalement justifiée voire nécessaire. Le troisième terme ici peut être utile. (Cf. méthode comment trouver une problématique)

« Est-il absurde de désirer l’impossible ? »

II.            Les sujets qui portent sur le NECESSAIRE, le POSSIBLE ou l’EXIGIBLE.

1/ Les sujets qui commencent par « FAUT-IL…. ? »

Faut-il : obligation / contrainte

Quand vous avez : Faut-il….. pour …… ? Pensez immédiatement à condition/ruine !!!

« Faut-il rechercher le bonheur à tout prix ? »

Ici on vous demande d’évaluer et de confronter la nécessité, la contrainte avec l’obligation juridique ou morale. Sont-elles compatibles ? Il faut souvent trouver un troisième terme pour travailler cette compatibilité. ex ici : la liberté, le bonheur des autres…

2/ Les sujets qui commencent par : « PEUT-ON…. ? »

peut-on : possibilité logique, technique, morale/juridique. Condition/ ruine fonctionne car ce qui serait possible techniquement pourrait ne pas l’être moralement…ou inversement.

« La recherche de la vérité peut-elle être désintéressée ? »

Il s’agit de mettre en tension le devoir qui viendrait du peut-on moral (si on peut le faire moralement alors on doit le faire ?) et le peut-on technique ou logique. N’y a-t-il pas une incompatibilité ?

III.           Les sujets qui interrogent les raisons et les finalités.

1/ Les sujets qui commencent par « POURQUOI ? »

cause/ but / à quoi bon

« Pourquoi chercher à se connaître ? »

Pourquoi étudier l’histoire ?

IV.           Les sujets de DEFINITION ou d’EXISTENCE.

1/ Les sujets de DEFINITION

Il s’agit d’évaluer la contradiction interne ou l’implication qu’il peut y avoir dans le sujet.

condition/ruine fonctionne souvent ici aussi.

2/ Les sujets d’EXISTENCE.

« Y a-t-il une force du Droit ? » ici encore relation de complémentarité voire de condition ou de contraction. => condition/ruine.

IV. Les sujets « OUVERTS »

« Que peut-on attendre de la technique ? »

« Que devons-nous à l’Etat ? »

La plupart du temps, ces questions supposent une réponse de bon sens, dont il va justement s’agir d’évaluer la pertinence. Il faut donc partir de cette évidence première pour en interroger les fondements puis pour en mesurer les limites, autrement dit pour construire un problème.

Il faut donc dégager cette première réponse évidente et la questionner. L’analyse des mots du sujet est capitale car elle est aussi à questionner. Ex: l’attente => la technique doit-elle remplir nos attentes ? enjeux ? risques etc….

devoir = Est-ce nous qui devons à l’ETAT ou est-ce d’abord et surtout l’inverse ?

et c’est à partir de cela que vous pourrez construire une problématique : La technique est-elle ce qui remplit nos attentes ou ce qui les déçoit toujours ? Attendre de la technique est-ce une condition pour progresser ou bien une ruine etc…?

« Que gagne-t-on à travailler ? »

Corrigé : Avoir la parole

  • Faculté de parler.

    -Discours (ce que l’on dit)

    Promesse, engagement donné verbalement.

    Avoir la parole s’offre à nous comme une évidence : il est naturel de parler comme marcher, ou respirer. Cette aptitude semble même définir l’homme de sorte qu’il ne viendrait pas à l’idée de priver l’enfant de l’apprentissage de la parole. Nous parlons avant même de réfléchir aux mots que nous utilisons, avant même de connaître toutes les subtilités grammaticales du discours. Avoir la parole, c’est en premier lieu être doté d’un outil de communication qui nous permet de transmettre une information à autrui.
     Mais s’il peut nous arriver de trébucher ou tousser, cela est sans comparaison avec la fréquence des échecs de la parole. Qu’elle nous échappe, que les mots nous manquent, ou qu’ils aient dépassé notre pensée, la parole se révèle souvent inefficace, inadéquate, inappropriée, inutile ou déplacée. Ainsi avoir la parole (capacité) et savoir parler (apprentissage de la langue) ne suffirait pas pour avoir la parole facile ou le bon mot, c’est-à-dire, pour prétendre la maitriser afin de toujours parfaitement exprimer ce que l’on VEUT dire.
  • Autrement dit, qu’est- ce que cette faculté sonore et intérieure qui nous sert à communiquer et qui se révèle inapte à sa fonction première ? Quelle est cette énigme qui fait que notre aptitude nous dessert plus souvent qu’elle ne nous sert ?

    De plus, la parole sert à engendrer, à façonner, à communiquer, à traduire mais elle sert aussi à travestir et à tromper. Ainsi avoir la parole c’est aussi pouvoir la donner et la recevoir (avoir la parole de quelqu’un) mais prendre le risque que l’autre revienne dessus ou ne la tienne pas. Cette ambivalence est à la source même de sa richesse. « Words, words, words » s’exclame le Prince du Danemark, perdu dans le labyrinthe des mensonges et faux semblants qui enserrent son existence… Comment parvenir à la vérité des êtres s’ils vous mentent ? Comment accéder à autrui s’il s’échappe par le subterfuge du langage ? 

    Car avoir la parole n’est pas seulement parler de quelque chose mais surtout à quelqu’un : interlocuteur qui fonde ma parole au sens où toute parole est d’abord reçue. Avoir la parole c’est donc un don d’autrui qui confère, un temps donné, de la légitimité à mes dires, du poids à mes mots. Mais qui donne la parole à qui et au nom de quoi ? Selon quels critères ?  Car ce temps de parole, même (d’autant plus ?) quand il se veut équitable, se doit d’être le plus clair et efficace possible, laissant donc tout le monopole aux « professionnels de la parole » et devenant par la même facteur d’inégalité. Avoir la parole serait donc le spectacle du « droit du plus fort », où les vainqueurs ne seraient pas les plus véraces mais les plus éloquents, où les mots seraient « des pistolets chargés ».

     

I Faculté Conditions techniques pour avoir la parole : privilège de l’humanité ?

phrase thèse : apanage et privilège

On a considéré cette énigme de la parole qui transforme le son en significations comme une qualité humaine impropre à l’animal (pour preuve l’anecdote, racontée par Diderot dans le troisième Entretien, du cardinal Melchior de Polignac : « parle et je te baptise » aurait-il dit à un orang-outan présenté au jardin du roi).

Avoir la parole, c’est avoir une capacité innée, une faculté spécifique, propre à l’humanité.

-avoir la parole c’est avoir un langage et une langue : particularités du langage humain par rapport à la communication animale (temps, conditionnel, abstraction, signes, objet non déterminé, pas suscité pour besoins, métalinguistique, connaissance, dialogue,)

Benvéniste Problèmes de linguistique générale : « C’est un code de signaux. Tous les caractères en résultent : la fixité du contenu, l’invariabilité du message, le rapport à un seule situation, la nature indécompable de l’énoncé, sa transmission unilatérale. »

Descartes, enfant sauvage, Rousseau, expérience des Primarck, Karl von Frish, Saussure

-c’est pouvoir dire Je et se détacher du monde, le nommer, pour le connaître, énoncer des jugements sur lui.

Kant, Descartes,

-conditions de la vie sociale et politique Rousseau, Aristote,

la parole semble tellement une caractéristique humaine que les muets ont longtemps été considérés comme des idiots, fous ou sous-hommes. parole outil de communication mais sert et dessert. pb d’échecs de la communication, quiproquo, mensonge…

Avoir la parole ne suffit pas pour savoir s’en servir. C’est donc un pouvoir dont l’usage peut varier.

II Usage , Maitrise,

  • Si on remonte aux origines, prêtons l’oreille à Esope : on raconte que son maître lui demanda un jour de disserter habilement devant les invités d’un banquet. Le docte esclave devait exposer ce qu’était la meilleure chose au monde. Il répondit que c’était la langue parce qu’elle servait à s’exprimer, à louer les dieux, à faire des serments d’amour… Le maître fut satisfait. Renouvelant plus tard l’expérience, il exigea d’Esope qu’il décrive devant les convives la pire des choses. L’esclave expliqua qu’il s’agissait de la langue qui sert à mentir et se parjurer, maudire les dieux et tromper qui vous aime… laissant maîtres et invités dans la plus grande des confusions.

    -possibilité de dysfonctionnement

    -nécessité d’apprendre pas juste inné comme le langage , langue, => perfectibilité Rousseau possibilité d’échec de la transmission, ou perte

    -échec de communication :

    -capacité d’inventer des mots pour des choses qui n’existent pas = croire au lieu de savoir, fiction, fabulation (étymologie)

    -travestir la réalité, la déguiser : les sophistes

    transition : => parole = acte  car toute parole a des conséquences sur le monde et autrui; pas juste des paroles en l’air ; possibilité de faire un usage immoral, faire du mal et le mal

III Morale et Droit : responsabilité éthique de la parole révèle l’humanité morale de l’homme sa dignité. avoir la parole de quelqu’un, n’avoir qu’une parole

expressions, citations, évènements pour disserter…

  • parole d’évangileSens : Propos indiscutable, vérité absolue.
  • parole d’honneurSens : Promesse. Signifie une chose ou une action que l’on s’engage à faire. Caractérisel’accomplissement d’un acte, l’engagement de contracter une obligation que l’on nepeut rompre sans se déshonorer.
  • Parole sacrée.Sens : Parole sainte.
  • Parole dissidente.Sens : Parole révoltante.
  • Parole consolatrice.Sens : Discours qui console un individu.
  • Parole élogieuse.Sens : Parole composée de louanges.
  • Parole mémorable.Sens : Parole dont on se souviendra toujours.
  • Parole obscure.Sens : Discours sombre.
  • Parole timide.Sens : Parole craintive.
  • Parole arrogante.Sens : Parole prétentieuse.
    • Adresser la parole.Sens : Donner la parole.
    • Prêcher la bonne parole.Sens : Prôner la bonne parole.
    • Parole libre.Sens : Parole osée.
    • Demander la parole.Sens : Réclamer la parole.
    • Refuser la parole.Sens : Ne pas autoriser quelqu’un à parler.
    • Liberté de parole.Sens : Droit de parole.
    • Parole d’honneur.Sens : Promesse faite sur l’honneur.
    • Bercer de parole.Sens : Endormir avec des paroles.
    • Revenir sur sa parole.Sens : Ne pas tenir sa promesse.
    • Parole d’évangileSens : Quelque chose de sûr et indiscutable.Origine : Cette expression fait références aux Évangiles qui racontent la vie et le message de Jésus-Christ. Ces récits représentent une vérité que l’on ne peut remettre en question. On emploie donc cette locution lorsque l’on fait référence à quelque chose de sûr et d’indiscutable.
      • Parole apaisanteSens : Propos tranquillisant.
      • Avoir la paroleSens : Avoir le droit de parler.
      • Engager sa paroleSens : Promettre.
      • Droit de paroleSens : Droit de parole désigne le droit que possède tout citoyen de s’exprimer librement s’il ne porte pas atteinte à autrui.Origine : Cette expression a vu le jour au début du XXe siècle et portait son sens actuel, c’est-à-dire de droit de s’exprimer librement. Néanmoins, aujourd’hui on parlera plus volontiers de liberté d’expression que de droit de parole.Lire la suite
      • Joindre le geste à la paroleSens : Faire ce qu’on dit.Origine : Cette expression est utilisée pour parler de quelqu’un qui fait ce qu’il dit, le geste représentant ici le fait d’agir et la parole symbolisant évidemment les dires de cette personne.Lire la suite
      • Être (homme) de paroleSens : Etre quelqu’un qui tient ses promesses.Origine : Cette expression tire sa signification du mot « parole » pris dans son sens de « promesse » et qui désigne « l’assurance verbale par laquelle on s’engage à faire quelque chose ».Lire la suite
      • Être esclave de sa paroleSens : Ne pas être libre de dire ce que l’on veut.Origine : Pour comprendre l’expression, il faut en définir le terme principal. L’esclave est celui qui n’est pas libre, à la fois prisonnier et serviteur d’un autre. Au sens figuré « être esclave de sa parole » signifie donc avoir dit quelque chose qui porte préjudice ou qui entrave sa liberté de parler librement.Lire la suite
      • Reprendre sa paroleSens : Annuler une promesse que l’on avait faite.Origine : Cette expression fait référence à une personne qui aurait donné sa parole avant de la reprendre, et ce, afin de donner l’idée que cette personne est revenue sur une promesse qu’elle avait faite, en l’annulant ou ne la tenant pas.Lire la suite
      • Des paroles sibyllinesSens : Paroles obscures, énigmatiques.Origine : Cette expression remonte à la Grèce Antique, dans laquelle Sibylle était une prêtresse qui pouvait réaliser des prophéties. Ses paroles étaient très difficiles à interpréter, très obscures d’où l’expression « des paroles sibyllines ».Lire la suite
      • Surveiller ses paroles.Sens : Contrôler ses paroles.
        • Torrent de paroles.Sens : Flots de propos.
        • Paroles de circonstancesSens : Propos adaptés à la situation.
        • Paroles mémorablesSens : Propos inoubliables.
        • Paroles vainesSens : Propos inutiles.
        • Paroles vulgairesSens : Propos outranciers.
        • Prononcer des parolesSens : Parler.
        • Échanger des parolesSens : Discuter.
        • Mesurer ses parolesSens : Surveiller ses propos.
        • Regretter ses parolesSens : Déplorer ses propos.
        • les paroles s’envolent, les écrits restentSens : Incite à la prudence en rappelant que les écrits peuvent laisser des traces, des preuves, à l’inverse des paroles.Origine : Traduction de l’expression latine d’Horace « verba volant, scripta manent ». Durant l’Antiquité, on l’utilisait pour inciter à retranscrire les connaissances à l’écrit dans un but de transmission des savoirs.
        • De belles parolesSens : Paroles futiles, promesses appelées à ne pas être tenues.Origine : Comme dans l’expression beau parleur, l’adjectif beau, belle est utilisé ici dans son sens péjoratif, afin de qualifier quelque chose ou quelqu’un qui se concentre sur sa forme, son apparence, et non pas sur son fond, son contenu.Lire la suite
        • Histoire sans parolesSens : « Histoire sans paroles » désigne une histoire dont on ne comprend le déroulement qu’à travers des images (dessinées ou en vidéo), car elle ne possède pas de texte et n’est pas non plus narrée.Origine : Il semble que l’origine de cette expression soit directement liée à l’émission du même nom qui avait été diffusée à partir des années 60 à la télévision. Cette dernière montrait des petits films muets.Lire la suite
        • Faire paroliSens : Gagner au jeu.Origine : L’expression est tirée du monde du jeu. Le paroli est en effet, dans certains jeux, l’action de doubler ce que l’on a joué la première fois. Par extension, faire paroli signifie donc gagner au jeu.Lire la suite
        • Faire ravaler ses paroles à quelqu’unSens : Retenir une personne de dire quelque chose.Origine : L’expression est composée de deux termes principaux. Le verbe « ravaler » qui, au sens propre, signifie « avaler de nouveau » et le terme « paroles » qui implique l’idée d’expression. Lorsqu’une personne fait ravaler ses paroles à une autre, elle l’empêche ainsi de s’exprimer ou l’oblige à se rétracter.Lire la suite
        • Bercer quelqu’un de parolesSens : Tromper quelqu’un par l’espoir.Origine : Pour comprendre l’expression, c’est au verbe qu’elle renferme qu’il faut se référer. Bercer signifie balancer doucement, afin d’apaiser ou d’endormir. Par extension et au sens figuré, il s’agit ici d’entretenir quelqu’un de fausses espérances.

 

 

Parole historique,  mémorable,  donnée,  rendue,  divine,  amère.
Parole osée,  libre,  choquante,  incongrue,  banale.
Paroles insensées,  aimables,  magiques,  dites,  hostiles,  hachées.
Paroles captieuses,  mielleuses,  emmiellées,  édulcorées.
Paroles violentes.
Paroles adressées à quelqu‘un.
Paroles attribuées à un homme célèbre.
Parole de Dieu.
Parole d’ honneur !
Paroles de bienvenue.
Paroles d‘ une chanson, d‘ un disque, d‘ une livret d‘ opéra.
Paroles qui amadouent,  assomment,  assourdissent,  excèdent.
Paroles qui blessent,  décontenancent,  étourdissent.
Ma parole !
Ma parole d‘ honneur !
Parole qui échappe à quelqu‘un.
Paroles qui froissent,  peinent,  vexent,  déplaisent,  choquent.
Paroles qui indisposent,  désobligent,  surprennent,  heurtent.
Paroles qui atteignent,  offensent quelqu‘un.
La parole est à la défense.
La parole est d‘ argent et le silence est d‘ or.
Les paroles s’ envolent,  les écrits restent.
Ces paroles m’ ont échappé.
Bonne parole.
Belles paroles.
Dernières paroles( d‘ un mourant).
Porte-parole.
Homme, femme de parole.
Temps de parole.
Déluge,  flot de paroles.
Usage,  troubles,  organes,  apprentissage de la parole.
Reconnaissance,  synthèse de la parole.
Auteur des paroles d‘ une chanson.
Sens de ses paroles.
Moulin à paroles.
Attaque en paroles ou en action.
Histoire sans paroles.
Ouvre musicale sur les paroles de quelqu‘un.
En paroles.
Sur parole.
Ce sont ses propres paroles.
Vous avez la parole.
Vous avez ma parole.
Je le crois homme de parole.
Il ne lui manque que la parole.
Que signifient vos paroles ?
Accompagner ses paroles de gestes.
Accorder la parole à quelqu‘un.
Accueillir des paroles.
Adresser la parole à quelqu‘un.
Adresser des paroles à quelqu‘un.
Arracher une parole à quelqu‘un.
Assommer quelqu‘un de paroles.
Avoir la parole.
Avoir la parole facile.
Avoir envers quelqu‘un des paroles tendres.
Boire les paroles de quelqu‘un.
Céder la parole à quelqu‘un.
Citer des paroles.
Colporter la parole divine.
Communiquer par la parole.
Composer ses paroles.
Conclure( une affaire) sur parole.
Consigner la parole de Dieu dans la Bible.
Couper la parole à quelqu‘un.
Crédibiliser des paroles.
Critiquer les paroles de quelqu‘un.
Croire quelqu‘un sur parole.
Déformer les paroles de quelqu‘un.
Dégager sa parole.
Dégager quelqu‘un de sa parole.
Demander la parole.
Dénaturer les paroles de quelqu‘un.
Désavouer les paroles de quelqu‘un.
Dire une( ou des) parole.
Dire quelques paroles.
Dire quelques paroles de bienvenue.
Donner la parole à quelqu‘un.
Donner sa parole.
Donner sa parole d‘ honneur.
Douter de la parole de quelqu‘un.
Écouter les paroles de quelqu‘un.
Écrire les paroles d‘ une chanson.
Émettre des paroles.
Encourager quelqu‘un de la parole et du geste.
Endormir quelqu‘un avec des paroles mielleuses.
Engager sa parole.
Enjôler quelqu‘un par de belles paroles.
Entendre les paroles de quelqu‘un.
Exciter quelqu‘un par des paroles.
Faire entendre la parole de Dieu.
Faire rentrer les paroles dans la gorge.
Interpréter des paroles.
Joindre le geste à la parole.
Laisser la parole à quelqu‘un.
Manquer de parole.
Manquer à sa parole.
Ménager ses paroles.
Mesurer ses paroles.
Mettre des paroles à profit.
Minimiser la parole de quelqu‘un.
Modérer ses paroles.
N’ avoir qu‘ une parole.
Ne pas dire une parole de la journée, de la soirée.
Nuancer des paroles.
Obtenir la parole.
Passer la parole à quelqu‘un.
Payer quelqu‘un en paroles.
Perdre la parole.
Peser ses paroles.
Porter la bonne parole.
Prêcher la parole de Dieu.
Prêcher la bonne parole.
Prendre la parole.
Prendre la parole au nom de quelqu‘un.
Prendre la parole en public.
Prêter la parole à un objet.
Prodiguer de bonnes paroles.
Prononcer les paroles magiques.
Prononcer des paroles.
Rapporter les paroles de quelqu‘un.
Réciter des paroles.
Refuser la parole à quelqu‘un.
Relâcher quelqu‘un sur parole.
Rendre sa parole.
Répéter des paroles.
Reprendre la parole.
Reprendre sa parole.
Respecter sa parole.
Retirer la parole à quelqu‘un.
Retirer sa parole.
Savourer les paroles de quelqu‘un.
Se complaire à ses propres paroles.
Se délecter de certaines paroles.
Séduire par la parole.
Séduire quelqu‘un par de belles paroles.
Se gargariser de certaines paroles.
Se griser de( ses propres) paroles.
S‘enivrer de paroles.
S‘entraîner à prendre la parole en public.
S‘étourdir de paroles.
S‘excuser d‘ une parole trop libre.
S‘exercer à la parole.
Tenir( sa) parole.
Tenir quelqu‘un pour un homme( ou une femme) de parole.
Transmettre( une tradition) par la parole.

  • « La parole est au peuple. La parole du peuple, c’est la parole du souverain. »Charles de Gaulle
  • « La parole a été donnée à l’homme pour cacher sa pensée. »Stendhal
  • « Je parle. Il le faut bien. L’action met les ardeurs en oeuvre. Mais c’est la parole qui les suscite. »Charles de Gaulle
  • « La parole ne représente parfois qu’une manière, plus adroite que le silence, de se taire. »Simone de Beauvoir
  • « Ce que je cherche dans la parole, c’est la réponse de l’autre. »Jacques Lacan
  • « Ce qui guérit l’autre, ce n’est pas la parole, c’est mon être. »Confucius
  • « Danton fut l’action dont Mirabeau avait été la parole. »Victor Hugo
  • « Est-ce que vous croyez qu’on puisse faire l’amour sans proférer une parole. »Voltaire
    • « Il est dans les moeurs d’un sot de s’extasier à toute parole. »Héraclite
    • « Il suffit en France d’affirmer un chose avec autorité pour être cru sur parole. »Alexandre Minkowski
    • « La parole apaise la colère. »Eschyle
    • « La parole émancipe. »Amélie Nothomb
      • « La parole est d’argent, le silence est d’or. »le Talmud
      • « La parole est un laminoir qui allonge toujours les sentiments. »Gustave Flaubert
      • « La parole est une sorte de tableau dont la pensée est l’original. »Denis Diderot
      • « La parole fait tourner la girouette, l’action l’immobilise. »Jules Renard
      • « La parole n’a pas été donnée à l’homme : il l’a prise. »Louis Pauwels
      • « La parole reflète l’âme. »Sénèque
        • « La parole, les mots, la langue sont fixés par une convention et un accord humains. »David Hume
        • « La raison et la parole unissent les hommes entre eux. »Cicéron
        • « Nous n’existons que parce que nous sommes reliés aux autres par la parole. »Françoise Dolto
    « Evite que ta parole ne devance ta pensée. »Chilon De Sparte
      • « Sans la parole le plaisir de l’amour diminue au moins de deux tiers. »Giovanni Giacomo Casanova
      • « Tout homme, parce qu’il parle, croit pouvoir parler de la parole. »Johann Wolfgang von Goethe
      • « Une aimable réponse apaise la fureur, une parole blessante fait monter la colère. »Confucius
      • « Une bonne parole éteint mieux qu’un seau d’eau. »Miguel de Cervantès
      • « Une parole honnête fait impression quand elle est dite simplement. »William Shakespeare
        « Plutôt ne pas en avoir, que d’avoir deux paroles dont une est de trop. »William Shakespeare
        « Trop de paroles, péché certain. »Chrétien de Troyes
        « Nous ne sommes hommes et nous ne tenons les uns aux autres que par nos paroles. »Michel Eyquem de Montaigne
      • « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. »La Bible

 

Evènements marquants sur la parole :

1894
1 novembre Alors que le journal « le Figaro » a eu des renseignements dès le 28 octobre sur l’arrestation d’un officier de l’armée pour trahison, il dévoile le nom de Dreyfus. Son concurrent d’extrême droite, « La Libre Parole », titre le même jour sur cette culpabilité. Vitrine française de l’antisémitisme, le journal de Drumont met immédiatement l’accent sur l’origine juive d’Alfred Dreyfus et en fait un argument a priori de sa culpabilité. Mieux, misant sur une théorie du complot, « La Libre Parole » affirme que l’Etat souhaite étouffer l’affaire parce que Dreyfus est juif. L’emballement de la presse, et notamment chez les nationalistes, monarchistes et catholiques ne tardera pas.

1945
23 juillet Inculpé de crime de haute trahison pour avoir collaboré avec l’Allemagne de 1940 à 1945, le maréchal Philippe Pétain comparaît devant la Haute Cour de justice de Paris. Il se contente de donner lecture d’une déclaration liminaire et refusera de prendre la parole durant toute la durée de son procès. La confusion des débats ne permet pas de lever le voile sur les vraies responsabilités du maréchal et des institutions de la IIIème République pendant la collaboration. Pétain sera condamné à mort le 15 août, radié de l’Académie française et démuni de tous ses biens. Le général De Gaulle lui accordera la grâce présidentielle en commuant sa peine en détention à perpétuité. Incarcéré sur l’île d’Yeu, il y mourra six ans plus tard. 

 

1931
17 octobre Le gangster américain Al capone surnommé « Scarface » est arrêté et emprisonné pour fraude fiscale. Il est accusé d’avoir approvisionné en alcool de nombreux bars clandestins de Chicago pendant la prohibition et d’être à la tête de ce commerce illicite. Condamné à purger 11 ans de prison à Alcatraz en Californie, il n’en fera que 8 pour des raisons de santé et sera libéré sur parole.
1866
1 janvier Le poète Baudelaire a un grave malaise dans l’église de Namur. Il est frappé à la fois d’hémiplégie et d’aphasie (perte de la parole).
1980
19 mars Invité sur le plateau du journal télévisé d’Antenne 2 face à Mitterrand notamment, Daniel Balavoine se met en colère et adresse un avertissement aux politiques et journalistes. Il affirme que « la jeunesse se désespère », que les propos des médias n’intéressent personne et que ceux-ci passent à côté des vrais problèmes. Cette dénonciation de l’absence de droit à la parole des jeunes dans les médias restera une expression du caractère passionné du chanteur.
1665
31 mai Shabbetaï Zevi est né en 1626. Il est le créateur de « la secte des Sabbatéens ».
Le 31 mai 1665, il se proclame Messie dans la ville de Gaza. Il se rebelle contre les rabbins qui décident de le chasser de Jérusalem.
Il voyage à travers le monde pendant plusieurs années, tentant de répandre sa bonne parole aux nombreux croyants.
De ce fait, de nombreux juifs se convertissent à la religion islamique.
Il est arrêté le 30 décembre à Istanbul par le sultan, inquiet de voir autant de monde adhérer à ses discours.
1791
15 décembre Le 15 décembre 1791 fut ratifiée la Déclaration des droits, le Bill of Rights. Cette déclaration regroupe les dix premiers amendements de la constitution des Etats-Unis d’Amérique. Elle symbolise les piliers de la loi américaine comme la liberté de religion, de la presse, de la parole ou encore de port d’armes. Pour son rédacteur James Madison, Il s’agissait d’octroyer plus de libertés individuelles en limitant les prérogatives et le pouvoir de l’état central.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Déclaration_des_droits Bill of right anglais

1510
25 mars Né le 25 mars 1510 à Barenton, dans la Manche, Guillaume Postel a été un philosophe, astronome, professeur de langues et théosophe. Convaincu d’avoir été élu par Dieu pour prêcher une nouvelle monarchie universelle, il tenta de convertir François Ier à ses idées, sans succès, ce qui le poussa à prêcher sa bonne parole auprès de l’empereur d’Autriche, puis des Turcs. Souffrant probablement de mégalomanie ou de paranoïa, il est interné et finit ses jours au cloître de Saint-Martin-des-Champs de Paris.
1529
avril Aux mois d’avril et mai 1529, le moine augustin Martin Luther publie son « Grand » et son « Petit catéchisme », un ouvrage qui visait à rendre accessible à tous l’enseignement de la Parole de Dieu. Fervent militant de la nouvelle religion baptisée « protestantisme », Martin Luther s’appuiera sur son œuvre pour promouvoir une vision différente de la religion chrétienne, une démarche qui le conduira à être en conflit avec le pape tout au long de son existence.
1905
17 octobre Le manifeste d’Octobre fut signé par le tsar Nicolas II de Russie le 17 octobre 1905, à la suite de la révolution russe de 1905. Dans ce texte, le tsar s’engage à accorder diverses libertés civiques au peuple : liberté de culte, de parole, de réunion et d’association, ainsi que l’introduction du suffrage universel masculin. Pour autant, ce manifeste n’a pas empêché le tsar de continuer à utiliser son droit de veto sur la Douma d’État et de la dissoudre à plusieurs reprises, empêchant ainsi la Russie de devenir une véritable monarchie constitutionnelle.
1924
21 janvier Le 21 janvier 1924, le fondateur de l’Union soviétique Lénine s’éteint à Gorki en Russie à l’âge de 53 ans. Suite à une tentative d’assassinat orchestrée contre le leader soviétique en 1918, Lénine conserve une balle proche de la colonne vertébrale impossible à retirer, qui lui causera trois attaques entre mai 1922 et mars 1923. Privé de parole, paralysé, Lénine s’éteint le 21 janvier 1924. À sa mort, de nombreux monuments, statues et mémoriaux seront érigés à sa gloire.
1829
Louis Braille publie un ouvrage destiné aux personnes aveugles. Il l’intitule « Procédé pour écrire les paroles, la musique et le plain-chant au moyen de points ». Lui-même atteint par ce handicap, il travaillait depuis quelques temps à l’amélioration du système de Charles Barbier. Ce dernier avait en effet inventé une forme d’écriture pour aveugle représentant les sons. Louis Braille mettra également au point une machine à écrire en 1847. Transcrivant plutôt l’alphabet sous forme de points saillants, le système Braille connaîtra un fort succès et sera peu à peu employé dans plusieurs pays.
650
Le Calife Othman confie aux disciples de Mahomet la transcription des révélations de Gabriel dans une version officielle du Coran. En effet, selon les croyances musulmanes, Mahomet reçut en arabe les paroles sacrées d’Allah par l’intermédiaire de l’ange. Après sa mort, en 632, ses fidèles tentèrent de mettre par écrit ce qui jusqu’alors se transmettait oralement. La recension sous Othman établit concrètement les textes coraniques qui feront l’objet de contestations. Par ailleurs, écrits dans un arabe encore peu courant, ces derniers seront sujets à différentes interprétations. Ils n’en constitueront pas moins la version définitive du livre sacré.

Paroles historiques :

Responsable mais pas coupable. 

: Sur TF1 en novembre 1991 s’expliquant sur le scandale du sang contaminé  – Georgina Dufoix

  • Boire ou conduire il faut choisir. 

     1980 – Conseil de la sécurité routière 

  • Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. 

     la crise de l’esprit – Paul Valéry 

  • Il y a beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir mais aucune cause pour laquelle je suis prêt à tuer. 

    – Gandhi 

Le plus important aux Jeux olympiques n’est pas de gagner mais de participer, car l’important dans la vie ce n’est point le triomphe mais le combat ; l’essentiel, ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu. 

 Devenu « L’important c’est de participer » pour la vox populi – Pierre de Coubertin 

 

Élémentaire, mon cher Watson !. 

 Les Exploits de Sherlock Holmes – Adrian Conan Doyle (le fils de Sir Arthur Conan Doyle) – Adrian Conan Doyle

Vous n’avez pas le monopole du cœur. 

 le 10 mai 1974, au cours du débat télévisé de l’entre deux-tours – Valery Giscard d’Estaing 

Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré !. 

– De Gaulle 

La vérité est en marche, rien ne peut plus l’arrêter. 

– Zola 

Et s’il n’en reste qu’un, je serais celui la !. 

 Victor Hugo 

Il ne faut pas être plus royaliste que le roi. 

 François René de Chateaubriand 

L’exactitude est la politesse des rois. 

 Louis XVIII 

De ce jour et de ce lieu date une nouvelle époque dans l’histoire du monde et vous pourrez dire : j’y étais. 

 Goethe 

S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche !. 

 Marie Antoinette

Je suis jeune, il est vrai mais aux âmes bien nées – La valeur n’attend pas le nombre des années. 

Le Cid – Corneille 

Mon royaume pour un cheval !. 

Mots historiques – Richard III 

Paris vaut bien une messe. 

Mots historiques – Henri IV 

Vox populi, vox Dei. 

 voix du peuple, voix de Dieu – Alcuin 

L’ Etat, c’est moi. 

 Louis XIV 

Ich bin ein Berliner !. 

John Fitzgérald Kennedy

La France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre. 

 De Gaulle 

Je vous ai compris. 

– De Gaulle 

A coeur vaillant, rien d’impossible !. 

Jacques Coeur 

Euréka ! Euréka ! J’ai trouvé ! J’ai trouvé !. 

 Archimède 

Messieurs, honni soit qui mal y pense. 

– Edouard III 

Qui m’aime me suive !. 

 – Philippe VI de Valois

Qui ne dit mot consent. 

qui tacet consentire videtur – Benedetto Caetani Boniface 

Souviens-toi du vase de Soissons !. 

 Clovis 

Salut César, ceux qui vont mourir, te saluent. 

 Ave Caesar morituri te salutant – Suétone 

Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent !. 

– Caligula 

Il faut rendre à César ce qui appartient à César. 

Jésus-Christ 

Alea jacta est. 

 Jules César 

Veni, vidi, vici     Jules César en 47 av. J-C. Elle peut être traduite en français par « je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu »

http://www.levif.be/actualite/international/les-10-meilleurs-discours-de-l-histoire/article-normal-89739.html