Portrait : Cabu

Série Portraits, par des étudiant·e·s de niveau B1

Jean Cabut, connu sous le pseudonyme de Cabu, était un caricaturiste, un dessinateur de presse et un auteur des bandes dessinées français. Il est aussi apparu à la télévision, dans l’émission pour les enfants Récré A2, où il faisait des croquis rapides.
Né le 13 janvier 1938, il a passé son enfance et son adolescence à Châlons-en-Champagne.
Son père était professeur de forge à l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers.
Cabu a passé son premier concours de dessin en 1952. Il avait 14 ans quand il a remporté le premier prix. À l’âge de 16 ans, il a publié ses premières illustrations dans un quotidien régional.
Il est allé habiter à Paris en 1954, où il s’est formé au dessin : à l’École Estienne (École supérieure des arts et industries graphiques), et le samedi, à l’académie Julian, une école privée, fondée en 1866.
À l’âge de 19 ans, il a publié son premier dessin parisien dans Paris Match.
Sa carrière a été interrompue de 1958 à 1960 parce qu’il a été conscrit en Algérie. Il y a fait un journal de propagande militaire française. C’est à cette époque qu’il est devenu antimilitariste.
En 1960, il a participé à la revue Hara-Kiri et en 1961, au journal Pilote, avec René Goscinny. Quatorze ans plus tard, il a quitté Pilote et est devenu dessinateur à Charlie Hebdo.
Son fils était le musicien Mano Solo (1963-2010).
Cabu est mort assassiné le 7 janvier 2015 lors de l’attentat contre Charlie Hebdo à Paris.
Il a créé deux personnages très connus : le Grand Duduche, un lycéen naïf, et le Beauf, personnage vulgaire, inculte et borné, dont le nom signifie « beau-frère ».

 

  • Cabu et Dorothée dans Récré A2 (15.05.1985) :

 

  • Cabu et Pierre Tchernia (1981) :

 

  • Cabu présente le « Beauf » chez Bernard Pivot – émission Apostrophes (1980) :

 

  • Noël 2008 – Cabu et Mano Solo enregistrent La Java du Diable (Trénet) :

 

 

Portrait : Stéphane Hessel

Série Portraits, par des étudiant·e·s de niveau B1

Stéphane Hessel est né 20 octobre 1917 à Berlin et est mort le 27 février 2013 à Paris. Il a été diplomate, ambassadeur, résistant, et c’était un écrivain et un militant politique français d’origine allemande.
Ses thèmes centraux étaient les droits humains, le conflit israélo-palestinien, la démocratie et l’aide au développement.
À l’âge de 8 ans, il est arrivé en France et il a changé de nationalité en 1937. En 1941, il a rejoint les Forces françaises libres à Londres. En 1944, il a été déporté à Buchenwald (camp de concentration) qu’il a pu quitter vivant grâce à une substitution d’identité avec un autre prisonnier, mort du typhus.
Stéphane Hessel a travaillé pendant quelques années pour l’ONU à Genève et était présent quand la Déclaration universelle des droits de l’homme a été écrite. Il a aussi travaillé au ministère des Affaires étrangères et avec Pierre Mendès France (un politicien français).
En 2010, il a écrit Indignez-vous ! Dans cet essai, paru chez Indigène éditions dans la collection « Ceux qui marchent contre le vent » et traduit depuis dans de nombreuses langues, il critique la politique et les tendances actuelles et il appelle à agir. Il y a quelques mouvements de protestation qui se réfèrent à son essai, par exemple le mouvement « Occupy » et des mouvements en Espagne, en Grèce, en France et au Portugal contre la suprématie du secteur financier.

Portrait : l’abbé Pierre

Série Portraits, par des étudiant·e·s de niveau B1

« Pour que cette famille entre là où la Cour d’appel leur a donné le droit d’abriter leur famille, leurs petits-enfants, je ne sortirai pas de ce coin de trottoir jusqu’à ce que cela soit fait. » Abbé (Pater) Pierre

L’abbé Pierre est connu comme un petit homme très âgé. On peut le reconnaître à sa barbe hirsute, à son béret qui couvre l’une de ses oreilles et à sa veste usagée ou son long manteau.
Il est né en 1912 dans une famille riche à Lyon. Son véritable nom est Henri Grouès. À 18 ans, il devient frère Philippe et entre au couvent des Capucins (Kapuzinerorden). Pendant la deuxième guerre mondiale, il organise des maquis (Renaissancegruppen) et s’engage pour les juifs. À cette époque, son nom de résistant était Pierre. Après la guerre, l’abbé Pierre est élu député. Avec ses indemnités de député (Abgeordnetendiät), il fonde l’organisation « Chiffonniers d’Emmaüs » (Emmanus Lumpensammler), qui construit des abris (Unterkünfte) pour les SDF (sans domicile fixe).
En 1954, l’hiver était très froid et l’abbé Pierre a décidé de lancer à la radio « l’appel à l’insurrection de la bonté » (Aufstand der Herzen). Il s’ensuit que les Français donnent des outils et de l’argent avec lesquels les chiffonniers d’Emmaüs peuvent construire des abris. L’organisation a commencé à s’étendre dans toute la France.
L’abbé Pierre est mort d’une pneumonie à Paris en 2007. Il est populaire dans le monde entier.
Il y a une fondation Abbé Pierre qui a été créée en 1987. La Fondation poursuit le combat de l’abbé Pierre en luttant pour que chacun ait une maison, en intégrant les personnes en difficulté, en luttant contre toutes les formes d’injustice et de discrimination dans le logement et en participant au débat public.

 

L’appel de l’abbé Pierre du 1er févier 1954 (réenregistré en 1993) :

Portrait : Louise Michel

Série Portraits, par des étudiant·e·s de niveau B1

Louise Michel était une révolutionnaire et une anarchiste avec des idées féministes. C’était une des personnes centrales du soulèvement populaire de la Commune de Paris.
Elle est née le 29 mai 1830 en Haute-Marne. Sa mère était servante dans un château et son père est officiellement inconnu.
En 1851, elle a commencé des études d’institutrice. Avant de partir à Paris, Louise Michel a ouvert trois écoles libres en Haute-Marne.
En 1856, elle est partie travailler à Paris. Elle s’est trouvée rapidement dans un milieu révolutionnaire à Paris. Elle s’est radicalisée et est devenue un membre principal de la Commune de Paris. En 1871, elle a participé au soulèvement qui a défié le nouveau gouvernement bourgeois pendant dix semaines. À cause de ça, elle a été arrêtée et dépotée en août 1873 en Nouvelle-Calédonie. Au bout de sept ans, elle a pu retourner en France. Elle a tout de suite repris ses activités militantes en faisant des conférences, des réunions politiques et en écrivant. Au cours des dix années suivantes, elle a été arrêtée plusieurs fois et  une attaque contre elle a eu lieu le 22 janvier 1888.
Jusqu’à sa mort le 9 janvier 1905, elle n’a pas arrêté de se battre pour ses objectifs.

 

  • Chanson Le Temps des Cerises (Jean-Baptiste Clément / Antoine Renard, 1866-1868), interprétée par Leny Escudero
    vidéo avec des images sur la Commune et un texte explicatif

 

  • Chanson Le Temps des Cerises interprétée par Joan Baez à Toulouse en 2011

Expression d’une opinion sur la chanson « Ta seule destination »

Travail d’étudiante, niveau B1 :

À mon avis, cette chanson a des paroles très honnêtes. Aujourd’hui, la plupart des chansons qui sont aux charts sont beaucoup plus superficielles. Au contraire, Ta seule destination est une chanson profonde et qui transporte une image vivante. De plus, je pense que c’est très intéressant que l’auteur ne raconte pas toutes les facettes de sa vie. J’aime bien la mélodie et les instruments de la chanson. À mon avis, ils complètent bien le message des paroles.

Expression écrite à partir du court-métrage « Loin du 16e »

Exercices d’écriture à partir de Loin du 16e de Daniela Thomas et Walter Salles – résumé du film, description du personnage principal, opinion personnelle

Dans le film Loin du 16e, on peut voir Ana. Elle a les cheveux longs et bruns. Son visage est très beau avec des yeux marron et des lèvres fines. D’après son apparence, elle semble venir d’un pays du sud. Elle a l’air stressé et surmené. Ana porte une veste bleue et un jean, elle a un sac à dos noir. Elle ne porte pas de bijoux.
Le film montre une femme immigrée qui garde un enfant pour une femme très riche. Tous les jours, elle doit prendre le train et le métro pour aller travailler. Pendant ses heures de travail, son enfant reste à la crèche. Pour gagner sa vie, elle doit supporter ces conditions. On a l’impression qu’elle n’est pas satisfaite avec la situation.
Moi, j’aime le film parce qu’il montre sans paroles, avec des images très fortes, différents problèmes de la société française.

***

Une femme, qui a un bébé, vit modestement. Elle s’occupe de son enfant et garde un bébé dans un grand appartement à Paris.
Dans le film, elle chante une chanson en espagnol pour calmer les bébés.
Description morale et physique : Elle paraît malheureuse. Son enfant grandit dans une vie modeste et elle doit faire un travail stressant où elle s’occupe d’un bébé qui peut grandir dans une vie luxueuse, pendant que son enfant est dans une crèche. Elle a l’air belle. Elle a un joli visage et de beaux cheveux. Elle porte des vêtements simples mais confortables.
Avis personnel : Je pense qu’un travail comme ça, ce doit être très dur. On n’a pas le temps de faire quelque chose avec ses propres enfants mais on doit s’occuper des enfants des autres.

***

Dans le court-métrage, on voit comment Ana, une jeune femme qui pourrait être d’origine sud-américaine, passe sa journée. Elle se lève tôt et elle emmène son bébé dans une crèche. On peut remarquer qu’elle n’a pas beaucoup de temps parce qu’elle marche très vite. Mais quand son bébé, qui est déjà dans son lit à la crèche, commence à pleurer, elle prend le temps de lui chanter une chanson pour enfants en espagnol. Elle sourit même.
Après, elle doit prendre un train et deux métros différents pour arriver au travail. Elle travaille comme nounou pour une famille riche qui vit dans le 16e arrondissement de Paris, dans un appartement très grand et élégant. On ne voit pas la mère du bébé mais on entend qu’elle demande à Ana si elle peut rester plus longtemps ce jour-là. Ana répond qu’elle peut rester plus longtemps mais c’est clair qu’elle ne veut pas.
Dans la dernière scène, Ana chante la même chanson pour l’autre bébé. Mais pas de la même manière : elle semble fatiguée et absente et elle ne sourit pas.
Description physique et morale : Ana est une jeune femme avec une silhouette délicate, des yeux marron et des cheveux longs et bruns. Sa langue maternelle est l’espagnol. Ana travaille très dur. Elle doit se lever très tôt le matin et parcourir un long trajet jusqu’à son travail. Elle aime beaucoup son bébé et ferait tout pour lui.
Avis personnel : C’est admirable, ce que fait Ana. Je pense que c’est très dur de vivre une vie comme la sienne. Je me demande pourquoi elle vit en France et comment elle est arrivée là. Peut-être qu’elle espère que son bébé aura un jour une vie meilleure.

Expression écrite à partir de la chanson « Julia » d’Archimède

Exercices d’écriture autour de la chanson Julia d’Archimède

 

 

  • Description et interprétation : que nous dit le « je » de la chanson sur sa vie et son état d’esprit avant la naissance de sa fille et depuis?

Le narrateur a écrit une chanson où il compare sa vie avant et après la naissance de son enfant. Julia a profondément changé sa vie. Il se sent comme s’il était né de nouveau. Avant ce moment, il était fatigué de vivre. Il ne faisait pas attention à lui-même. Mais maintenant, il a une petite fille qui a besoin de lui. Elle donne un sens à sa vie. Bien qu’il ne savait pas qu’elle viendrait, il l’a attendue toute sa vie. Maintenant, le temps est venu. Il se sent comme un roi. Sa vie est devenue plus colorée. Le narrateur ne sait pas comment il pourrait vivre sans elle. Il espère que ce sentiment ne s’arrêtera pas.

Avant la naissance de sa fille, l’auteur de cette chanson était seulement un jeune homme qui jouissait de la vie et déclinait toute responsabilité. Peut-être qu’il n’aimait pas l’idée d’avoir des enfants et voyait seulement les aspects stressants.
Avec Julia, l’auteur fait la connaissance de toutes les formes de bonheur et de joie qui arrivent dans sa vie grâce à elle et il apprend à prendre des responsabilités.

L’arrivée de Julia dans la vie du narrateur a changé beaucoup de choses. Il raconte qu’il n’y a rien au monde qui puisse le rendre plus heureux que la vie avec Julia. Avec elle, la vie du narrateur est plus colorée. Il a laissé son indolence et son insouciance derrière lui. Depuis la naissance de Julia, il lui consacre sa vie. Mais avec Julia, le « je » a aussi des raisons de s’inquiéter…

  • Rédaction d’une lettre imaginaire : Julia, devenue grande, répond par lettre à son père

Cher père,
Aujourd’hui, c’est le jour dont tu avais peur quand j’étais seulement un bébé.
Aujourd’hui, je dois partir.
Dix-neuf ans ont passé très rapidement et maintenant, je dois aller à l’université.
Je veux te dire que je suis très heureuse d’avoir un père comme toi. Je crois que les prochaines semaines seront très difficiles pour moi parce que ça me manquera de te voir tous les jours. Ça me manquera d’aller tous les samedis au cinéma avec toi. Ce ne sera pas la même chose sans toi.
Il faut que tu prennes soin de maman et de ma chienne.
J’espère que j’aurai le temps de revenir vous voir le week-end.
Je t’aime,
Julia

Cher Papa,
Tu es ma lumière sur les jours obscurs. Tu m’as encouragée toute ma vie. Quand j’étais jeune, je savais que je pouvais te mener par le bout du nez, mais je savais, et je sais toujours, que je peux compter sur toi. J’ai répandu mes couleurs sur ton avenir et tu m’as offert une vie avec beaucoup de rires et de joies. Avec beaucoup d’amour.
Merci, Papa.
Julia

« À bon port » : interprétations et opinions

 

Après avoir travaillé sur À bon port en cours, les étudiant(e)s ont écrit leurs impressions sur la chanson…

 

Aujourd’hui, on a écouté la chanson À bon port. Je trouve que la chanson est écrite très intelligemment parce que l’auteur utilise beaucoup de métaphores. J’aime bien quand les artistes ont un message dans leurs paroles et c’est mieux quand ils communiquent ce message astucieusement. Parce que je peux aimer une chanson à la radio mais je l’écoute plusieurs fois seulement s’il y a des facettes multiples à découvrir. Et pour moi, c’est dans les paroles que ces facettes sont les plus apparentes. Alors, même si j’ai trouvé les paroles difficiles à comprendre, je les aime.

***

La chanson de Marco et Nico Bravin qui s’intitule À bon port est une chanson du genre pop. On reconnaît la musique pop aussi au texte de la chanson. À bon port parle d’amour. Le chanteur est dans un bateau sur la mer. Une autre personne lui manque. C’est pourquoi il est très triste et il ne veut plus dormir et il veut boire « l’élixir ». J’aime le rythme de la chanson. Elle est un peu triste et calme. Le genre de musique que j’aime dépend de mon humeur. Mais en général, j’aime le pop. C’est pourquoi j’aime À bon port aussi.
Aujourd’hui, il y a beaucoup de genres différents et il est très difficile d’être au courant. Mais les vieilles chansons sont les meilleures de toute façon.

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J’aime la chanson parce que le rythme est très harmonieux et qu’elle a beaucoup de métaphores liées aux bateaux. Il me semble que la chanson est très difficile à comprendre avec toutes ces métaphores. Mais je crois qu’elle est très romantique parce qu’elle est adressée à une femme.

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La chanson À bon port raconte une histoire d’amour. Le narrateur est perdu sur son chemin mais il revient vers son « bon port », sa femme. Je trouve que la chanson rentre tout de suite dans la tête. C’est un vrai « Ohrwurm ». * J’aime aussi comme le chanteur joue avec les mots. Comme ça, l’auditeur a tout de suite une image de la situation dans la tête. Le narrateur parle de « nuits blanches en mateur ». Je me demande quand même ce qu’il a fait avant de savoir qui est son « bon port ». Il a peut-être joué avec l’amour des femmes ? Est-ce que sa femme veut encore être son « bon port » ?

* littéralement, un « ver d’oreille » = un air que l’on retient/mémorise bien et qui reste longtemps en tête

***

La chanson À bon port du groupe français Br4vin Brothers a été écrite par Marco et Nico Bravin en 2015. La chanson est un joli mélange entre la vivacité de la musique et le caractère sérieux du texte. Le refrain va directement dans l’oreille et les éléments maritimes dans le texte constituent une ambiance très authentique. Aussi, que la dédicataire et la destinaire de la chanson soit la femme de l’auteur rend la chanson plus personnelle et bien sympathique.

***

La musique de la chanson me plaît beaucoup parce que j’aime les guitares, et la mélodie et le rythme sont très animés. Les paroles de la chanson me plaisent aussi. Je pense que c’est une idée très belle de comparer la vie à la navigation sur la mer. La vie n’est pas facile et de temps en temps, il se passe des choses qu’on ne peut pas prévoir et qui font que nous perdons l’orientation. C’est pourquoi c’est très important d’avoir une personne qui nous donne stabilité et sécurité. Pour le chanteur, cette personne est sa femme. J’espère qu’il est aussi « un bon port » pour elle.

***

Les paroles de la chanson À bon port sont difficiles parce qu’il y a beaucoup de termes maritimes. Cependant, ces termes illustrent le message de la chanson. La grande distance que le « je » doit couvrir et les obstacles qu’il doit surmonter sont illustrés par la mer féroce, les vents et les nuits blanches. Si c’est une distance à franchir physiquement ou psychiquement, cela dépend de l’interprétation de l’auditeur.

Petite précision lexicale :
Selon le genre du texte, il y a en principe plusieurs façons de désigner celui qui s’exprime à la première personne  :
pour un récit, une narration ou la poésie épique, on dit le narrateur
en poésie, on peut dire le poète, mais aussi le sujet lyrique ou le « je » lyrique
pour les chansons, il est d’usage de dire tout simplement le « je »

Les régions de France

Lexique et données sur les régions de France en vue de la préparation des exposés

Ceci est un dessin humoristique !

Dates des exposés au semestre d’hiver 2017-2018 :

 

à suivre… !

Poème collectif sur le bonheur

Si on riait sans raison,
Si on vivait dans une maison,
Si le soleil brillait tous les jours,
Si on trouvait son amour,
S’il n’y avait pas de guerres,
S’il n’y avait pas de violence,
S’il n’y avait pas de discriminations,
S’il n’y avait pas de haine,
S’il y avait l’égalité,
S’il n’y avait pas de mensonge,
S’il n’y avait pas de peur,
S’il n’y avait pas de faim,
Si on avait beaucoup d’argent,
Si on avait beaucoup d’amis,
Si on avait beaucoup de temps,
Si on ne savait pas,
Si le soleil brillait plus fort,
Si la mer n’était pas loin,
Si j’avais dormi cette nuit,
Si je ne devais pas travailler,
S’il y avait des gâteaux gratuits,
Si on pouvait écrire une recette pour le bonheur,
S’il n’y avait pas de maladies,
S’il n’y avait pas la mort,
Si tous les gens avaient les mêmes chances,
Si la lune brillait comme le soleil,
Si les renards et les lapins étaient amis,
Si on avait la liberté de choisir,
Si on pouvait serrer ses amis dans ses bras,
Si le soleil nous souriait,
Si les États-Unis avaient une présidente,
Si le vin coulait dans le Neckar,
Si le pape avait une femme et une famille,
Si les examens étaient faciles,
Si j’habitais à Londres ou à Paris,
Si le français était facile à apprendre,
Si personne n’avait faim,
Si la mort n’existait pas,
S’il n’y avait pas de guerre,
Si l’argent ne jouait aucun rôle,
S’il n’y avait pas de pollution,
Si l’égoïsme n’existait pas,
S’il n’y avait pas de guerre,
Si tout le monde s’aimait,
Si le week-end avait un troisième jour,
Si la saison du printemps était plus longue,
Si je pouvais voyager au bout du monde,
Si j’avais peint la Joconde,

Je resterais calme et placide
Je ferais tout ce que je veux
Le bonheur ne m’abandonnerait pas
Ça c’est la vie que je préfèrerais
Si le soleil me souriait

Je parlerais toutes les langues
Je mangerais des pêches et des pommes
Je boirais le bonheur comme de l’eau
Je serais heureux toute la journée
Tous les gens seraient amicaux
Tous les jours seraient agréables
Tu m’aimerais
Et je t’aimerais !

On n’aurait plus de problèmes à résoudre
On n’écrirait plus de plaintes
Mais seulement des poèmes
Chaque jour serait comme le vendredi
Mais les larmes, aussi, de la vie font partie

Je porterais des fleurs dans les cheveux
Je chanterais et danserais partout
Tout le monde serait toujours rieur
Le vin allemand serait  encore plus savoureux
Toutes les choses iraient mieux

L’éternité commencerait déjà
L’université paierait les étudiants
Tout le monde parlerait la même langue
J’arrêterais la fonte de la glace du pôle Nord

Je ne voudrais pas changer ma vie
Je passerais mes journées avec mes amis
Tout le monde se sentirait mieux
Tous les gens seraient frères et sœurs
On n’aurait plus de soucis
On dirait assez souvent merci

La recherche du bonheur aurait une fin
On ne devrait pas combattre pour l’égalité tout le temps
On pourrait fuir le ronron de la vie quotidienne
On pourrait réaliser ses rêves plus facilement
Il n’y aurait pas autant de gens qui seraient tués

 

à suivre…