Franklin D. ROOSEVELT

Franklin Delano ROOSEVELT

(né le 30 janvier 1882 à Hyde Park, New York –

mort le 12 avril 1945 à Warm Springs, Géorgie)

32° Président des Etats-Unis d’Amérique (1933-45)

Sans doute le plus important et l’un des plus célèbres des présidents américains du XX° siècle. Elu à 4 reprises, un record de longévité; il a incarné le parti démocrate durant l’entre-deux-guerres et la Seconde guerre mondiale.

Il est l’homme qui a lancé la politique du New Deal et revigoré l’économie américaine dans les années 30. Il a aussi dirigé les Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, dont il n’a pas vu la victoire, mourrant au début de l’année 1945.

 

Fils d’une riche famille américaine dont les origines remontent aux premiers colons (les De la Noye français et les Roosevelt hollandais) qui donna notamment le général Grant, héros de la Guerre de Sécession et président des Etats-Unis, il est le cousin du président Theodore Roosevelt, qui dirigea les Etats-Unis au début du XX° siècle.

Ayant reçu une éducation aristocratique et religieuse, il étudie à Harvard et intègre le parti démocrate, influencé par son cousin.

Bien que n’ayant pas terminé ses études de droit à Columbia, devenu avocat, il intègre un cabinet d’affaires de Wall street en 1908 avant de se lancer en politique.

Elu snateur de l’Etat de New York en 1910, il devient secrétaire-adjoint à la Marine dans le gouvernement du président Wilson en 1913 jusqu’en 1920 et développe la marine américaine durant la Seconde guerre mondiale, défendant en particulier le développement des sous-marins.

Candidat à la vice-présidence en 1920 sur le ticket présidentiel conduit par James Cox, il est vaincu par le ticket républicain de Warren Harding qui inaugure 12 ans de domination républicaine. Cet échec le conduit à sa retirer de la politique pour diriger une société puis un cabinet d’affaires. C’est sa « traversée du désert » au cours de laquelle il contracte une maladie, la polyomélite, qui le laisse paralysé dans un fautueil roulant.

Il fait son retour en politique en 1928 et se fait élire gouverneur de l’Etat de New York, où il est réélu en 1930. Il y développe une politique sociale interventionniste qui préfigure celle qu’il mènera comme président.

Suite à la Crise économique de 1929 et la Grande Dépression qui s’ensuit, il est élu en 1932 face aux échecs des Républicains. En tant que président, il met en place une politique sociale et interventionniste dans l’économie connue sous le nom de « New Deal », notamment avec la politique de relance de la croissance et de la consommation avec les Grands Travaux. Elle est théorisée quelques années plus tard par John Keynes. Il met aussi en place le « Welfare State », un état-providence avec notamment le salaire minimum et une sécurité sociale minimum.

Réélu en 1936, il adopte une politique étrangère neutraliste ainsi que celle du Bon Voisinage qui ne contredit pas l’isolationnisme républicain des années 20 et vise à protéger les Etats-Unis de la guerre et de la montée en puissance des régimes totalitaires. Le Congrès et une opinion publique très isolationniste le conduisent à devoir adopter les Lois de Neutralité (1935 et 1937) malgré la montée en puissance de l’Allemagne nazie, de l’échec de la SDN et de la marche à la guerre contre laquelle il met le mais en garde par son discours de la Quarantaine (1937) et celui sur l’état de l’Union.

Son souhait d’aider les Alliés, notamment le Royaume-Uni dans la Seconde Guerre mondiale, le conduisent à assouplir la neutralité américaine par la Loi Cash & Carry de 1939 et la prêt-bail de 1941 qui lui permettent de vendre des armes et du matériel aux Alliés.

L’attaque américaine de Pearl Harbour le 7 décembre 1941 lui fournit le prétexte d’une entrée en guerre qu’il a anticipé et qu’il demande au Congrès qui la vote à l’unanimité le lendemain après le célèbre discours du « Jour de l’Infamie ».

Il assume ses fonctions de commandant en chef durant la Seconde Guerre mondiale, rencontre Staline et Churchill et planifie la lutte tant en Europe qu’en Asie. Il conduit à la victoire les armées alliées et prépare le monde de l’après-guerre notamment avec le projet de Nations Unies qu’il a initié et la Conférence de Yalta en 1945.

Il meurt peu après sa réelection au début de l’année 1945, laissant Harry Truman, son vice-président lui succéder et assumer de gagner la Guerre.

Biography (in english)

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The Day of infamy : la déclaration de guerre au Japon et à l’Allemagne au lendemain de l’attaque de Pearl Harbouy

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La version de Pearl Harbour :

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Vincent Auriol : Biographie

Vincent AURIOL

(né à Revel, Haute-Garonne, le 27 août 1884 – mort à Paris, le 1er janvier 1966)

Député et ministre socialiste, Président de l’Assemblée nationale Constituante (1946) puis de l’Assemblée Nationale (1946-47)

1er Président de la IV° République (1947-54)

Portrait officiel du 1er Président de la IV° République

Fils de boulanger du sud-ouest, il suit des études de Droit à l’Université de Toulouse et devient avocat. Inspiré par Jean Jaurès qui fut son professeur et est un ami de son père, il devient socialiste et milite à la SFIO. Parallèlement, il fonde un journal socialiste « le Midi socialiste » pour concurrencer la Dépêche du midi, journal radical.

Il s’engage en politique et est élu député de Haute-Garonne de 1914 à 1947 sans interruption (à l’exception de la Seconde guerre mondiale) ainsi que maire de Muret. Durant le Front populaire de Léon Blum, en tant que spécialiste reconnu des questions financières, il devient Ministre des Finances (1936-37) puis Garde des Sceaux (1937-38). En 1940, il l’est un des rares 80 députés à voter contre les pleins pouvoirs du Maréchal Pétain, ce qui lui vaut d’être arrêté (comme Léon Blum) et emprisonné jusqu’en 1941 puis placé en résidence surveillée. Dès 1943, il parvient à rejoindre le Général de Gaulle à Londres et devient son intermédiaire avec la SFIO.

Réélu député et président du Conseil de Haute-Garonne à la Libération, il devient ministre d’Etat puis préside l’Assemble nationale constituante et l’Assemblée nationale, devenant ainsi le chef de facto de l’Etat après la démission du Général de Gaulle. En 1947, il est élu comme 1er Président de la IV° République et 1er chef d’état socialiste de la France. Malgré la Constitution qui limite ses pouvoirs, il ne veut pas se contenter d’un rôle de potiche et influence grandement le gouvernement, exerçant son pouvoir de nomination du président du Conseil. Avec son épouse et son fils, il réhabilite l’Elysée (inoccupé depuis 1940) mais ne se représente pas à l’expiration de son mandat en 1954, épuisé par les crises politiques.

Lors de la crise de Mai 1958, il soutient le Général de Gaulle mais en tant que membre du Conseil constitutionnel, il désapprouve la pratique autoritaire de celui-ci et se met en retrait de la vie politique tout en soutenant la candidature de François Mitterrand en 1965.

Sa belle-fille, Pauline Auriol, fut une pionnière de l’aviation en France comme première pilote d’essai.

L’élection de Vincent Auriol en 19457 (archives INA)

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Podcast d’une biographie de Franck Ferrand sur Vincent Auriol

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