Lyndon B. JOHNSON

Lyndon Baines JOHNSON

Né le 27 août 1908 à Stonewall, Texas (USA)

Mort le 22 janvier 1973 à Monticello, Virginie (USA)

Vice-Président (1961-63) puis 36° Président des Etats-Unis (1963-69)

Fils de fermiers texans, il s’engage en politique dans les années 30, se faisant élire à la Chambre des représentants en 1937 sur un programme démocrate. Il sert dans la Marine dans le Pacifique sud durant la 2° guerre mondiale contre le Japon, recevant la Silver star. Après la guerre, il parvient à être élu sénateur du Texas en 1948, devient en 1953 chef de l’opposition démocrate au Sénat puis réélu en 1954, chef de la majorité. Battu par Kennedy lors de la primaire de 1960, il devient son vice-président, dirigeant notamment le Comité présidentiel pour l’égalité des chances dans le travail.

Après l’assassinat de JFK à Dallas le 22 novembre, il devient président des Etats-Unis et, réélu confortablement en 1964, met en place le programme de Kennedy en faveur des plus défavorisés. Le projet de Johnson, baptisé « Grande société » en 1965 permet notamment le développement d’une protection de sécurité sociale (avec le Medicare, le Medicaid), la construction de logements sociaux, la reconnaissance juridique des droits civiques pour les Noirs (Civil Rights Act en 1964, Voting Rights Act en 1965).

Cependant, les émeutes ethniques et les mouvements noirs se radicalisent, notamment avec les émeutes de Watts en 1965, l’assassinat de Malcolm X, le développement des Black Panthers de Bobby Seale…

Surtout, Johnson doit faire face à l’escalade au Viet-Nam où il a accéléré l’implication de l’armée américaine et l’emploi du napalm. La contestation générale des années 60 aux Etats-Unis grandit et ternit son 2° mandat, d’autant plus que des rumeurs persistantes l’associent au complot de l’assassinat de son prédécesseur.

Le 31 mars 1968, il annonce à la télévision qu’il ne se représentera pas, demande des négociations avec Ho Chi Minh et l’arrêt des bombardements au Viet-Nam. Les démocrates perdent l’élection qui voit le triomphe du républicain Richard Nixon.

Le discours sur la « Grande Société » de 1964 peut êtreconsulté en intégralité (en anglais) ici : http://coursesa.matrix.msu.edu/~hst306/documents/great.html

Des extraits de la version française sont présents dans le manuel.

Guerre de Corée

Comme promis, voici l’article du Monde diplomatique publié en 1999 (et repris dans « Manière de voir » en 2003) concernant la thèse de l’emploi par les américains d’armes chimiques en Corée lors de la guerre de Corée (1950-53). Cette thèse avait été avancée dès le conflit au début des années 50 par les autorités chinoises et nord-coréennes. L’article en question a été écrit par 2 historiens canadiens, Stephen Endicott et Edward Hagerman. Toutefois, cette thèse est très controversée et n’est pas acceptée par de nombreux autres historiens qui ont mis en doute les sources citées en appui par les auteurs au sujet des preuves. Ed Régis, conteste notamment les travaux d’Endicott et Hagerman, estimant qu’ils reprennent des documents nord-coréens et chinois de propagande.

Difficile de se faire une idée mais le doute subsiste. Une thèse à prendre donc avec précaution et à ne pas utiliser le jour du Bac. A lire toutefois.

Les armes biologiques de la Guerre de Corée

John Fitzgerald KENNEDY

John Fitzgerald KENNEDY


Né le 29 mai 1917 à Brookline, Massachussets (USA)

Mort assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas, Texas (USA)

35° président des Etats-Unis (1961-63)

Issu d’une riche et influente famille bourgeoise de Boston d’origine irlandaise et catholique, il est le fils de Joe Kennedy, homme d’affaires et homme politique des années 30 et 40. Il est formé aux plus prestigieuses universités dont Princeton et Harvard puis sert dans la Marine dans le Pacifique durant la 2° guerre mondiale contre le Japon. Membre du Parti Démocrate, il est élu à la Chambre des représentants puis devient sénateur du Massachusetts en 1952 et se marie avec Jacqueline Lee Bouvier, d’origine française en 1953.

Candidat du parti démocrate en 1960, il est élu 35° président des USA de peu face au vice-président républicain sortant, Richard Nixon (qui deviendra président de 1969 à 1974), notamment grâce au discours sur « La nouvelle frontière » où il dénonce les limites du modèle américain et développe ses projets d’une société plus juste et plus équitable.

Devenu président, il doit faire face à la menace soviétique notamment à Cuba où il assume le désastre de la « Baie des cochons » en 1961 avant de gérer la crise des missiles de Cuba en octobre 1962, la plus grave crise de la guerre froide. En politique intérieure, il défend les revendications des Noirs sur la question des droits civiques et met en place un programme en faveur des plus défavorisés, notamment en matière d’éducation et de logement et lance le programme Apollo de conquête spatiale, s’engageant à ce que les américains aillent sur la Lune d’ici la fin de la décennie et avant les soviétiques (chose faite en 1969).

Sur le plan international, il limite l’engagement américain au Viet-Nam et, tout en faisant preuve de fermeté face à l’URSS, s’engage en 1962 dans la politique de Détente avec Khrouchtchev, à la recherche de la paix et de l’équilibre avec l’URSS. Il défend la liberté, notamment lors de sa visite à Berlin où il prononce un de ses plus célèbres discours, « Ich bin ein Berliner » en 1963.

Il est assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas au Texas. Sa mort reste un mystère malgré les conclusions officielles de la Commission Warren qui attribuent le crime à Lee Harvey Oswald. Le vice-président Lyndon Johnson lui succède.

Les discours de JFK peuvent être consultés ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_JFK (n’oubliez pas le discours sur la « Nouvelle frontière » du manuel !)

Le discours télévisé du blocus de Cuba et divers textes sur la crise des missiles : http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/guerre.froide.crise.Cuba.html

Un site intéressant sur l’assassinat de JFK et divers documents : http://www.jfk-assassinat.com/

L’article détaillé de Wikipedia sur l’assassinat :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Assassinat_de_John_F._Kennedy

Le discours d’investiture du 20 janvier 1961

http://www.dailymotion.com/video/x3g54

Le discours : « Ich bin ein Berliner »

http://www.dailymotion.com/video/xvnpa

Le discours de « la course à la Lune » (Moon speech) :

http://www.dailymotion.com/video/xndke

Pour les curieux de l’assassinat, le film de Zapruder en gros plan (attention, âmes sensibles s’abstenir)

http://www.dailymotion.com/video/x19ys1

Nikita KHROUCHTCHEV

Nikita Sergeïevitch KHROUCHTCHEV

Né le 17 avril 1894 à Kalinovka (Russie)

Mort le 11 septembre 1971 à Moscou (Russie)

1er secrétaire du Parti Communiste d’URSS (1953-64) et

Président du Conseil des Ministres d’URSS (1958-64)

D’origine ukrainienne, il participe à la Révolution bolchévique russe de 1917 et adhère au parti communiste dont il devient un dirigeant et intègre le cercle des intimes de Staline. A la fin des années 30, il participe aux grandes purges staliniennes, organisant la Grande Terreur en Ukraine en 1938.

 

En 1940, après l’annexion d’une partie de la Pologne, il joue un rôle important dans la soviétisation forcée du territoire, les exécutions et les déportations. Durant la 2° guerre mondiale, il est commissaire politique, notamment à Stalingrad lors de la bataille de 1942-43.

 

Après la guerre, il devient spécialiste des questions agricoles, assiste aux lutes de pouvoir autour de Staline et devient intime du chef de l’appareil répressif, Béria. Lorsque Staline meurt en 1953, il lui succède comme 1er secrétaire du PCUS, dirigeant l’URSS en triumvirat avec Béria et Malenkov. Il fait exécuter Béria en 1953 puis écarte Malenkov en 1955 avant d’éliminer Molotov et la fraction la plus hostile à son égard au Politburo en 1956, devenant le dirigeant incontesté de l’URSS. C’est alors qu’il publie le rapport sur les crimes du stalinisme et engage la déstalinisation en 1956 lors du XX° Congrès du PCUS, engage l’URSS dans la conquête spatiale où il obtient de précieux succès (le 1er satellite Spoutnik en 1957, le 1er homme dans l’espace, Youri Gagarine en 1961…) et développe envers les USA la théorie de la « coexistence pacifique ».

 

Néanmoins, sa fermeté à l’égard des « satellites de l’URSS » s’affirme en réprimant les manifestations libérales en RDA (1953), en Pologne et en Hongrie (1956), n’hésitant pas à faire intervenir l’Armée rouge à Budapest en 1956. D’autre part, sa rupture avec la Chine et surtout la crise des missiles de Cuba avec les USA (en 1962) sont autant de limites à la « coexistence pacifique ». Son échec dans la crise de Cuba lui vaut la désapprobation au sein des régimes communistes et en URSS et précipite sa chute. Il est limogé sans perdre la vie en 1964 et prend sa retraite. Léonid Brejnev lui succède.

Harry S. TRUMAN

Né le 8 mai 1884 à Lamar (Missouri, USA)

Mort le 26 décembre 1972 à Kansas city (Missouri, USA)

33° Président des Etats-Unis (1945-1953)

Vice-Président de Roosevelt, ce démocrate lui succède à sa mort en 1945 à la présidence des Etats-Unis puis est élu en 1948 pour un 2° mandat. Il achève la 2° guerre mondiale et décide l’emploi de l’arme nucléaire pour vaincre le Japon. Les débuts de la Guerre froide le conduisent à formuler la doctrine Truman en 1947 et la stratégie de l’endiguement (containment); et à lancer le Plan Marshall. Il s’oppose ainsi à Staline dans les premières crises de la Guerre froide, notamment à Berlin (1948-49) et en Corée (1950-53). Son 2° mandat s’achève la même année que la mort de Staline (1953).

Fils de fermiers des Grandes Plaines, il devient agriculteur avant de combattre en France pendant la 1° Guerre mondiale. De retour aux USA, il adhère au Parti démocrate et obtient son premier mandat local en 1922. En 1934, il est élu sénateur du Missouri et soutient la politique sociale du New Deal du président Roosevelt qui le choisit comme vice-président en 1944.

Mis à l’écart des affaires, il succède pourtant à Roosevelt à la mort de celui-ci le 12 avril 1945, gagne la 2° Guerre mondiale et assume la responsabilité de l’emploi de l’arme atomique sur le Japon.

Il adopte un programme social aux Etats-Unis (le Fair Deal) et améliore les droits des noirs. Dans les relations internationales, il cherche à endiguer les ambitions soviétiques. En 1947, il propose une doctrine pour le monde libre afin de s’opposer au communistes, met en place le Plan Marshall pour l’Europe et parvient à faire échec à Staline lors de la crise de Berlin en 1948-49.

Réélu en 1949, son second mandat est marqué par certaines défaites vis-à-vis du communisme (Chine, Corée) et par le maccarthysme, la traque des communistes aux Etats-Unis. Il est resté très populaire notamment pour sa simplicité et son honnêteté

La guerre froide : Le rideau de fer et les origines de la Guerre froide (1945-47)

La chaîne Histoire a consacré une série de documentaires très intéressants consacrés à la Guerre froide (24 épisodes de 50 minutes chacun). De quoi pouvoir réviser les relations internationales pour le Bac. Faisons le point avec le 2° épisode consacré aux origines de la Guerre froide. Il fait le point sur les conséquences de la fin de la 2° guerre mondiale et la situation en 1945 (chapitre : « Le monde en 1945 »), sur l’occupation de l’Europe et la mise en place du « rideau de fer » dénoncé par Churchill en 1946 dans son célèbre discours à l’université de Fulton (Missouri). C’est en effet dans ces 2 années post-2° guerre mondiale que se met progressivement en place la bipolarisation de l’Europe avec l’installation de régimes communistes à l’est, étape essentielle vers la Guerre froide qui, à proprement parler, ne débute qu’en 1947.

50 minutes pour faire le point sur cette période 1945-47 (en 3 parties de 19 minutes)

1° partie :

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2° partie

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3° partie :

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Richard M. NIXON

Richard Milhous NIXON

Né le 9 janvier 1913 à Yorba Linda, Californie (USA)

Mort le 22 avril 1994 à New York (USA)
Vice-Président (1953-61) puis 37° Président des Etats-Unis (1969-73)

Fils d’épiciers quakers, il sert dans la Marine durant la 2° Guerre mondiale. En 1946, encouragé par des hommes d’affaires californiens, il se fait élire à la Chambre des représentants dans les rangs du parti républicain où il se fait remarquer pour son farouche anti-communisme,  ce qui lui permet d’être élu sénateur de Californie en 1950 puis de devenir le vice-président d’Eisenhower après la victoire électorale de 1952, à à peine 39 ans. En 1960, il se présente pour succéder à Eisenhower mais est battu de peu par le démocrate John Kennedy.

Commence alors sa « traversée du désert », notamment après sa défaite au poste de gouverneur de Californie en 1962. Il devient avocat à New York avant de se présenter aux élections de 1968 et d’être élu.

Succédant à Lyndon Johnson, il s’occupe surtout de politique étrangère avec son conseiller Henry Kissinger et poursuit la politique de Détente avec l’URSS de Brejnev et avec la Chine de Mao, reconnaissant officiellement la Chine en 1972 et s’engageant dans le désarmement avec SALT 1, ainsi qu’une politique cynique de soutien aux dictatures en Amérique du sud (opération Condor) qui aboutit notamment au renversement du président Salvador Allende au Chili (1973).

Sa présidence est aussi marqué par la fin de la Guerre du Viet-Nam où il se désengage progressivement avant de négocier les accords de Paris (1973).

Malgré sa réélection en 1972, les écoutes illégales pratiquées dans l’immeuble du Watergate (siège du parti démocrate) sont révélées par le Washington Post et les mensonges de Nixon accentuent le scandale, conduisant à la mise en route de la procédure d’impeachment (destitution) au Congrès le 9 mai 1974. Il préfère démissionner le 9 août 1974 et laisse son vice-président Gerald Ford lui succéder.

George Frost KENNAN

George Frost KENNAN

 

 Né le 16 février 1904 à Millwaukee (Wisconsin, USA)

Mort le 17 mars 2005 à Princeton (USA)

Diplomate, politologue et historien américain, chef de mission à Moscou (1944-46),

ambassadeur des USA en URSS (1951-52) puis en Yougoslavie (1962-63)

Spécialiste de l’URSS, il est un brillant diplomate, parlant l’anglais, l’allemand, le russe, le français, le tchèque, le portugais et le norvégien. Il fut notamment en poste en Suisse, en Allemagne, en Tchécoslovaquie, au Portugal, dans les pays baltes, au Royaume-Uni et en URSS dont il devient un spécialiste. C’est pourquoi il est nommé chef de mission à Moscou. Au cours de cette mission, il rédige un télégramme qui définit en partie la doctrine du containment (endiguement) face à l’URSS, base de la doctrine Truman formulée par le président américain en 1947 qui servira durant toute la guerre froide. Il est aussi le véritable architecte intellectuel du Plan Marshall.

Il fut nommé ambassadeur à 2 reprises, en URSS (1951-52) puis e Yougoslavie avant de se consacrer à ses écrits pour lesquels il obtiendra 2 fois le prestigieux Prix Pullitzer.

Intellectuel lucide, il a critique la politique de la guerre froide et la mauvaise interprétation faite des on télégramme par la politique américaine ainsi que, récemment, la guerre en Irak.

On peut retrouver l’intégralité du télégramme Kennan ici : http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/kennan.jdanov.1947.html

Conférence de Yalta

L’une des 2 principales conférences interalliées de la 2° Guerre mondiale.

Réunies par Staline en Crimée (URSS), la conférence a réuni les grands dirigeants des 3 grandes puissances alliées : Joseph Staline (1er secrétaire du PC d’URSS), Franklin Roosevelt (Président des USA) et Sir Winston Churchill (1er ministre du Royaume-Uni).

Contrairement au mythe longtemps entretenu, les 3 « Grands » ne se sont pas « partagé le monde » mais ont conclu une série d’accords généraux dont certains avaient été praparés avant (notamment les zones d’influence en Europe de l’est, déjà négociées secrètement entre Churchill et Staline en octobre 1944 à Moscou) et dont d’autres n’ont jamais été respectées (notamment la « Déclaration sur l’Europe libérée »).

En voici les principaux points : 

  • Occupation de l’Allemagne par les 3 et la France invitée

  • Démilitarisation et dénazification de l’Allemagne avec jugement des criminels de guerre

  • Préparation de la création de l’ONU et organisation de la Conférence de San Francisco

  • Déclaration commune sur l’Europe libérée avec droit libre des peuples à disposer d’eux-même et tenue d’élections libres et démocratiques dans les territoires vaincus et libérés

  • Pologne forte, libre, indépendante et démocratique avec la Ligne Curzon comme frontière avec l’URSS

  • Entrée en guerre de l’URSS contre le Japon 2 à 3 mois après la victoire sur l’Allemagne

Les textes complets des accords (9 pages) peuvent être consultées ici : http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/yalta.1945.html

Pour réviser en vidéo :

Pourquoi Yalta ? (excellent documentaire d’Alexandre Adler) en 12 minutes : Conférence de Yalta

SALADIN

Saladin (Salah al-Dîn Yusuf Al-Ayyoubi)

Sultan d’Egypte (1169-1250), Emir de Damas (1174-93) et d’Alep (1183-93) en Syrie.

De son nom arabe, Al-Malik an-Nâsir Salâh ad-Dîn Yûsuf. (Al-Malik signifie « Le Roi », An-Nasir signifie « le victorieux » et Salah ad-Din signifie « Rectitude de la Foi », Yusuf est son prénom).

Fils d’un officier kurde, Ayyub, il est né à Tikrit (en Irak). Sa famille travaille pour le compte de Zanki, puis de Nur-al-Din, les deux principaux dirigeants turcs du Moyen-Orient. En 1167 puis en 1169, il accompagne son oncle Shirkuh dans une expédition lancée par Nur-al-Din contre l’Egypte. Il s’y impose comme vizir, dirigeant pour le compte du calife fatimide chiite, et fait exécuter tous les principaux dignitaires égyptiens qui s’opposent à son ascension. Il se crée ainsi une véritable empire en Egypte, qu’il partage avec sa famille.

Sur ordre de son maître, Nur-al-Din, il abolit le califat fatimide mais ne compte pas être un simple gouverneur et désobéit ouvertement à Nur-al-Din qui prépare une expédition en 1174. Cette même année, Nur-al-Din meurt et il parvient à écarter son fils. Saladin s’impose alors, malgré de nombreux ennemis, comme le chef incontesté du monde musulman et rassemble sous son autorité tout le Proche-Orient et l’Egypte. Il lutte aussi contre la menace des états latins d’Orient, justifiant ainsi son pouvoir par le Djihad contre les chrétiens. Après les expéditions de Renaud de Chatillon, il déclenche une nouvelle guerre et écrase en 1187 à Hattin l’armée des latins. Il reconquiert ainsi Jérusalem, 88 ans après sa chute. Après avoir négocié la reddition de la ville avec Balian d’Ibelin, il accorde aux habitants la vie sauve contre versement d’argent.

Cependant, l’arrivée de la 3° croisade ne lui permet pas de conserver Acre et d’achever sa reconquête. Il meurt en 1193 et son empire est partagé entre ses héritiers qui régneront sur l’Egypte et la Syrie. L’unité et la puissance de l’empire créé par Saladin ne lui survit pas.

Docu : Les mystères de l’Histoire (RMC Découverte) : Image de prévisualisation YouTube

Maréchal Philippe PETAIN

Philippe PETAIN

(né en 1856 à Cauchy-la-Tour – mort en 1951 sur l’Ile d’Yeu)

Maréchal de France

Vice-Président du Conseil (1940)

Chef de l’Etat Français (1940-44)

Sans doute la personnalité la plus controversée de l’Histoire de France au XX° siècle. A la fois héros militaire de la Première Guerre mondiale, le « sauveur de Verdun », recours quasi-unanime lors de la Débâcle de 1940 et créateur d’un régime autoritaire qui a collaboré avec l’Allemagne nazie et déporté des milliers de juifs…

Fils de paysans du Pas-de-Calais, élevé de manière stricte dans la religion catholique, il choisit jeune d’être soldat. Elève officier à l’Ecole de Saint-Cyr, il effectue une carrière militaire plutôt modeste et ne reste que colonel en fin de carrière au moment où la Première Guerre mondiale. C’est celle-ci qui le révèle.

Promu Général en 1914, il est envoyé comme commandant des troupes à Verdun face à l’offensive allemande. Apprécié des hommes qu’il aide à ravitailler, évacuer par son organisation, il acquiert le surnom de « vainqueur de Verdun ». Ce rôle décisif en font un héros de guerre et il est promu Maréchal de France en 1918.

Général en chef de l’Armée française jusqu’en 1931, il commande les troupes françaises qui, aux côtés des Espagnols du Général Franco, mate l’insurection du Rif au Maroc en 1925.

Ephémère ministre de la Guerre en 1934 puis président du Conseil supérieur de la Guerre, il est nommé ambassadeur en Espagne en 1939 auprès du gouvernement de Franco qu’il a côtoyé au Maroc dont il partage les idées.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il est rappelé au Gouvernement en tant que Vice-Président du Conseil au moment de l’invasion de la France en Mai 1940 à 84 ans. Partisan de l’Armistice, il est nommé Président du Conseil après la démission de Paul Reynaud dans la nuit du 16 au 17 juin et proclame dès le lendemain, dans une allocution radiodiffusée à 12h « qu’il faut cesser le combat ». L’Armistice est signé le 22 juin et le 10 juillet, le Parlement lui confie les pleins pouvoirs à une large majorité (seulement 80 oppositions) tant il apparaît comme le seul recours.

La poignée de main de Montoire entre Pétain et Hitler (octobre 1940)

Il crée ainsi un nouveau régime autoritaire et antidémocratique, le régime de Vichy appelé « Etat Français » qu’il dirige jusqu’en 1940. Sa poignée de main avec Hitler à Montoire dès octobre 40 l’engage dans la voie d’une collaboration active avec les Nazis jusqu’à la fin de la Guerre. Son régime est notamment responsable de la Déportation des Juifs et de la traque des Résistants.

En fuite en Allemagne après la Libération, il est arrêté puis jugé et condamné à mort à Paris en 1945. Sa peine est commuée par le Général de Gaulle en peine à perpétuité par égard à son grand âge. Il meurt en résidence surveillée sur l’Ile d’Yeu en 1951.

Allocution radiodiffusée de demande d’armistice (17 juin 1940)

Général Charles DE GAULLE : fiche biographique et documents

Général Charles de Gaulle

 

(né à Lille le 22 novembre 1890

Mort à Colombey-les-deux-églises, le 9 novembre 1970)

Chef de la France Libre puis Combattante (1940-42), Président du CFLN (1943-44) puis du GPRF (1944-46),

dernier Président du Conseil de la IV° République (1958)

1er Président de la V° République (1958-69)

Nul autre personnage politique n’aura plus marqué que lui l’histoire contemporaine de la France. Il fut aussi un acteur incontournable de l’Histoire du XX° siècle. « L’Homme du 18 juin » et de la France Libre qui combattit toute la Seconde Guerre Mondiale pour incarner « une certaine idée de la France » fut aussi le « père » de la V° République et il dirigea la France de 1958 à 1969.

 

Issu d’une famille bourgeoise catholique monarchiste, il est influencé par les auteurs nationalistes et monarchistes comme Maurras ou Barrès. Elève à Saint-Cyr, il est capitaine durant la 1° Guerre mondiale où il est fait prisonnier à Verdun en 1916 et passe 2 ans et demi en captivité en Allemagne.

Durant l’entre-deux-guerres, il développe ses théories militaires dans ses 4 livres sur la guerre de mouvement et l’emploi des blindés dans des unités autonomes qui sont en contradiction avec la stratégie défensive adoptée par l’Etat-major et illustré par la ligne Maginot. Cela provoque sa brouille avec son mentor, le Maréchal Pétain.

Promu Colonel, il dirige une unité de chars à Metz avant de participer aux combats de mai 1940 et d’être promu général de brigade (à titre provisoire). Il s’y distingue notamment par la contre-offensive de Montcornet mais ne dispose pas assez de chars pour valider son avantage. Le 6 juin 1940, Paul Reynaud, Président du Conseil, le nomme secrétaire d’état à la Défense nationale dans son nouveau gouvernement. De Gaulle est alors chargé de coordonner les actions militaires avec les anglais. C’est notamment lui qui dicte le 16 juin la proposition d’union du Royaume-Uni et de la France proposée par Churchill mais refusé par le gouvernement français. A son retour à Bordeaux (où s’est réfugié le gouvernement), il apprend la démission de Paul Reynaud, la nomination du Maréchal Pétain comme Président du Conseil et la décision d’armistice annoncée à 12h le 17 juin par ce dernier. Il part alors pour Londres et y lance son célèbre appel à la poursuite du combat sur les ondes de la BBC.

L’appel du 18 juin en audio (version enregistrée le 22)

La version texte de l’Appel du 18 juin

Soutenu par Churchill et malgré de nombreuses tensions avec Churchill et Roosevelt, il parvient à se faire reconnaître comme le chef de la France libre. Ne voulant pas seulement recréer une armée française, il crée les bases d’un véritable contre-Etat contre le gouvernement de Pétain à Vichy, qu’il ne reconnaît pas. La création des FFL (Forces Françaises Libres) qui participent dès 1941 aux combats en Afrique et au Levant, grâce aussi au ralliement de nombreuses colonies d’Afrique, la France Libre de De Gaulle devient la France combattante.

En 1942, il rassemble la Résistance qui se rallie à lui, non sans hésitations. L’action intérieure de Jean Moulin et du CNR (Comté National de la Résistance) y contribuent beaucoup. Après le débarquement anglo-américain en Afrique du nord, il crée le CFLN (Comité Français de Libération Nationale) et doit accepter à ses côtés le Général Giraud, ancien vichyste, que lui imposent les américains, méfiants vis-à-vis du Général jusqu’à la fin de la guerre.

Dès 1943 toutefois, il s’impose et installe à Alger en 1944 le GPRF (Gouvernement Provisoire de la République Française). La libération de la France en 1944 lui permet un retour triomphal en France où il est acclamé, notamment à Paris, le lendemain de sa libération. La participation active des armées françaises à la libération de l’Europe, son obstination aussi, finissent par avoir raison des réticence des Alliés qui le reconnaissent comme le représentant légitime de la France tandis que s’écroule l’Etat du Maréchal Pétain. Il dirige le gouvernement provisoire jusqu’en 1946, organisant les premières élections et donnant le droit de vote aux femmes. En désaccord avec les partis sur la Constitution de la IV° République, pour laquelle il souhaite un pouvoir exécutif fort, il démissionne le 20 janvier 1946 et fait campagne pour le non, notamment dans le célèbre « Discours de Bayeux » de juin 1946.

Le discours de Bayeux 

La Constitution adoptée, opposant à cette IV° République, il fonde son parti politique, le RPF (Rassemblement du Peuple Français). Malgré un fort succès en 1947-48, le parti décline à partir de 1949 face à la « 3° Force ». Les députés du Général lui font défection (il invente alors l’expression « aller à la soupe »). Il dissout alors le RPF en 1953 et entre dans sa « traversée du désert », retiré à Colombey-les-deux-églises.

La crise de la IV° République qu’accentue la Guerre d’Algérie, provoque l’insurrection du 13 mai 1958 à Alger. Le Comité de Salut Public fait appel à lui et il se déclare prêt à prendre la tête du gouvernement. Le 1er juin, il est investi par la Chambre des députés, en tant que dernier Président du Conseil de la IV° République avec les pouvoirs constituants. Il fait ainsi rédiger par Michel Debré, son Garde des Sceaux, une Constitution qui reprend les thèmes du discours de Bayeux et qui est adoptée en septembre 1958. C’est la création de la V° République. Il en est élu Président en décembre et entre officiellement en fonction en janvier 1959.

Il reste 10 ans au pouvoir puisqu’il est réélu en 1965 (au suffrage universel direct cette fois, après la révision constitutionnelle de 1962). Son « règne » est marquée par une exercice personnel et autoritaire du pouvoir qui lui vaut les critiques de la Gauche (« Le coup d’état permanent » selon François Mitterrand). 

Fragilisé par la crise de Mai 68, un référendum organisé en 1969 sur la réforme du Sénat et des régions, est refusé par le peuple. Il démissionne le lendemain et meurt un an plus tard.

Sa personnalité politique, la plus célèbre de l’Histoire de France avec Napoléon, en a fait un personnage incontournable du XX° siècle et son oeuvre politique a inspiré de nombreuses personnalités de tous bords et de tous pays, par sa stature internationale. Elle marque encore durablement la vie politique en France. Après tout, comme il le disait lui-même : « Je n’ai qu’un rival international : Tintin ».

Video INA : Discours à l’Hôtel de Ville le 25 août 1944 : « Paris libéré »

Site de l’INA sur le Général de Gaulle en vidéo, radios, photos

Citations du Général de Gaulle sur Wikisource 

Le « coup de force de Prague » (février 1948)

C’est le premier « coup de force » communiste important de la Guerre froide.

Entre 1945 et 1949, les partis communistes prennent le pouvoir à l’est du « rideau de fer » en europe, dans les territoires contrôlés par l’Armée rouge, en éliminant les concurrents non-communistes suivant la « tactique du salami ».

En 1948, seule la Tchécoslovaquie apparaît encore en mesure d’être une démocratie hors du contrôle de l’URSS.

En effet, Edvard Benes, le président tchécoslovaque d’avant la guerre, est revenu d’exil à Londres et a retrouvé en 1945 son poste. Dès 1946, il doit composer un gouvernement mixte à la suite de la courte victoire des communistes aux élections législatives. Il a nommé Klement Gottwald, chef du PC tchécoslovaque, au poste de Premier Ministre, avant de se faire réélire Président.

Mais, à la suite des pressions de Staline, qui a contraint Benes à refuser le Plan Marshall d’aifde américaine à l’Europe, les communistes renforcent leur position au sein du gouvernement, en s’emparant de postes-clés en novembre 1947 (ministère de l’Intérieur, ministère de la guerre…).

Edvard Benes, Président de la Tchécoslovaquie (1935-38, en exil 1938-45, 1945-48)

En février 1948, la nomination par le ministre de l’intérieur (communiste) de commissaires de police communistes entraînent la démission des ministres non-communistes du gouvernement le 20 février. Dès le lendemain, des manifestations sont organisées; le 24, une grève générale est déclenchée par les communistes afin de faire pression sur Benes pour qu’il accepte les démissions et nomme des nouveaux ministres communistes.

Face à la menace d’une guerre civile et sous la pression de l’Armée rouge et des communistes, Benes est contraint de céder et d’accepter la formation d’un nouveau gouvernement quasi-exclusivement communiste dirigé par Gottwald, où Jan Masary (ministre des Affaires étrangères) est le seul non-communiste. Ce « coup de force » est fatal à la démocratie tchécoslovaque et permet aux communistes de prendre le contrôle du pays.

La mort suspecte de Masaryk, tombé d’une fenêtre le 9 mars, l’adoption d’une nouvelle constitution et la victoire des listes gouvernementales communistes uniques aux élections contraignent Benes à démissionner le 7 juin. Une semaine plus tard, Klement Gottwald est élu président. Il n’y a plus de démocratie en Europe de l’est.

Klement Gottwald, premier ministre communiste (1946-48) puis président (1948-53) de la Tchécoslovaquie

Général Dwight D. EISENHOWER

Général Dwight D. EISENHOWER surnommé « Ike »

Né le 14 octobre 1890 à Denison (Texas, USA)

Mort le 28 mars 1969 à Washington (USA)

Commandant en chef des troupes alliées en Europe, 34° Président des USA (1953-60)

Issu d’une famille d’origine lorraine (de Forbach) installée aux USA depuis le XVIII° siècle, il est formé à l’Académie militaire de West Pont avant d’accompagner MacArthur aux Philippines. Il se distingue durant la 2° guerre mondiale où il dirige l’opération Torch (le débarquement anglo-américain en Afrique du nord en 1942) puis participe aux campagnes d’Italie et de Sicile. En 1944, il devient commandant des troupes alliées en Europe et planifie l’opération Overlord (le débarquement en Normandie) puis libère l’Europe et obtient la capitulation allemande le 8 mai 1945.

 

Après la guerre, il devient chef d’état-major des armées (jusqu’en 1948) puis commandant suprême de l’OTAN en 1950. En 1952, il est élu président des Etats-Unis et succède à Truman en 1953. Il met fin à la guerre de Corée en 1953, au maccarthysme en 1954 et est largement réélu en 1956. Il incarne par ailleurs l’Amérique triomphante des 50’s et de l’American way of life ». Sa politique au Moyen-Orient (la « Eisenhower doctrine ») est de soutenir les régimes anti-communistes. Pourtant, l’heure est à la coexistence pacifique et Eisenhower se garde de toute provocation envers l’URSS, préférant les coups de main discrets de la CIA comme en 1953 en Iran contre le Premier Ministre Mossadegh. Constatant le retard amércain dans la course à l’espace, il a aussi créé la NASA en 1958.

 

Il prend sa retraite en 1961 lorsque John Kennedy lui succède.

Guerre civile en Grèce (1946-49)

Entre 1941 et 1944 (à la libération du pays), de nombreux mouvements de résistance ont combattu en Grèce contre les italiens et les allemands. Au départ des allemands en 1944, les britanniques intervinrent pour protéger le gouvernement royaliste des communistes qui occupaient la majorité du pays. L’accord secret entre Churchill et Staline conclu en 1944 accordait 90 % d’influence aux britanniques. C’était sans compter sans la résistance communiste grecque, organisée en armée (l’ELAS). De violents combats éclatèrent entre troupes monarchistes appuyées par les anglais et troupes communistes de l’ELAS qui après avoir pris Athènes en furent chassées par les anglais en 1945.

Au retour du Roi Georges II, la guerre civile repit en 1946 et dura 3 ans. C’était, paralèllement à la guerre civile polonaise, les 2 premières illustrations armées de la guerre froide entre 2 gouvernements soutenus par chacun des 2 camps.

Les communistes de l’ELAS (30 000 soldats dont 10 000 femmes) formèrent effectivement un Gouvernement Démocratique Provisoire (« gouvernement des montagnes ») dont leur général Markos Vafiadis devint le premier ministre. Ils bénéficièrent du soutien des communistes voisins (albanais et yougoslaves) mais pas de l’URSS qui n’intervint que trop tardivement (à partir de 1948-49) pour les sauver.

Le gouvernement monarchiste grec était soutenu par les britanniques militairement puis financièrement, les USA prenant le relais économique avec un soutien de 250 M de $.

Après la mort de Georges II en 1947, son fils Paul Ier reprit la guerre qui fut gagnée le 29 août 1949 par le Général monarchiste Thrasyvoulos Tsakalotos. La guerre avait fait environ 150 000 morts et 1,2 million de sans-abris. Elle laissait le pays déchiré et ruiné.

La Grèce, seul pays « libre » derrière le rideau de fer, conformément à ce qu’annoncait déjà Winston Churchill dans son discours de Fulton de 1946, devint effectivement un solide allié du bloc de l’ouest, adhèrant à l’OTAN en 1952, devenant la principale base occidentale d’Europe orientale.

Joseph STALINE

Joseph Vissarionovitch DJOUGASCHVILI dit « STALINE »

né le 18 décembre 1878 à Gori (Géorgie)

mort le 5 mars 1953 à Moscou (URSS)

Secrétaire Général du Parti Communiste d’URSS (1922-1953)

De son vrai nom : Iossif Vissarionovitch Djougachvili. D’origine géorgienne modeste, Staline adhère au Parti bolchevique (communiste) dès 1904. Lors de la Révolution russe de 1917, il devient membre fondateur du Politburo (Bureau politique du Parti communiste) et Commissaire aux Nationalités dans le gouvernement de Lénine.

Elu secrétaire général du Parti Communiste en 1922, il devient le principal dirigeant de l’URSS, surtout après la mort de Lénine en 1924. Il écarte ses opposants dans les années 20, notamment Trotsky et contrôle totalement l’URSS à partir de 1929. Il impose son pouvoir totalitaire dans les années 30, causant des dizaines de millions de victimes au cours de sa sanglante dictature.

Il pactise avec l’Allemagne en 1939 et profite du début de la Seconde Guerre Mondiale pour étendre l’URSS avant que l’invasion allemande ne le surprenne en 1941. En 1945, malgré un très lourd bilan pour l’URSS, il apparaît comme l’un des principaux vainqueurs de la guerre et un des principaux leaders du monde. Il créé alors un bloc communiste dirigé par l’URSS notamment en Europe de l’est, à l’origine de la Guerre froide. De plus en plus paranoïaque, il meurt en 1953.

Vidéos : Un documentaire en 5 parties,  » le tyran rouge »

Partie 1

http://www.dailymotion.com/video/x6vxgx

Partie 2

http://www.dailymotion.com/video/x6w0kf

Partie 3

http://www.dailymotion.com/video/x6w1pn

Partie 4

http://www.dailymotion.com/video/x6w1y5

Partie 5

http://www.dailymotion.com/video/x6w1yw

Sa mort en 1953 annoncée par les actualités françaises qui montrent, par le commentaire élogieux, à quel point sa propagande avait donné de lui l’image de « petit père des peules » et caché la réalité de l’un des plus grands criminels de l’Histoire

Vidéo de l’INA (1953)

Winston CHURCHILL

Sir Winston Leonard Spencer CHURCHILL

Né le 30 novembre 1874 à Blenheim Palace (R-U)

Mort le 24 janvier 1965 à Londres

Premier Ministre britannique de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955

Lord anglais, petit-fils du Duc de Marlborough. Il fit une carrière militaire avant de se lancer en politique. Elu en 1900 comme député conservateur puis libéral, il fut ministre du Commerce de 1908 à 1909, de l’Intérieur de 1910 à 1911, Premier Lord de l’Amirauté de 1911 à 1915 puis Secrétaire à la Guerre de 1917 à 1921. Après la guerre, partisan de la réconciliation avec l’Allemagne, il mit en garde contre le communisme. Secrétaire aux colonies en 1921-22, il négocia l’indépendance de l’Irlande.

Après avoir été Chancelier de l’Echiquier en 1924, il passa dans l’opposition consacrant les années 30 à écrire. Partisan de la fermeté face aux fascismes, il critiqua les accords de Munich (1938) et se prononça pour la guerre en 1939 comme en 1914, récupérant le poste de Premier Lord de l’Amirauté puis fut nommé Premier Ministre en 1940.

Pendant toute la guerre, il incarna la résistance britannique et accueillit les gouvernements européens en exil, tissant la grande alliance avec les Etats-Unis puis l’URSS. Il joua ensuite un grand rôle dans le « partage du monde » par ses accords secrets avec Staline (1944) et lors de la Conférence de Yalta (1945) avant d’être battu et de devoir céder sa place à la Conférence de Potsdam à son rival travailliste Clement Attlee. Il reprit alors ses mises en garde contre le danger communiste et fut un des premiers à anticiper la guerre froide dans un télégramme adressé au président américain Truman en 1945 puis par son célèbre discours de Fulton en 1946. Il redevint une dernière fois Premier Ministre de 1951 à 1955 et obtint le Prix Nobel de Littérature en 1953.

 

Accords de Bretton Woods (22 juillet 1944)

Lors de la conférence de Bretton Woods (aux USA), les pays occidentaux ont préparé la réorganisation et la reconstruction économique du monde après la 2° guerre mondiale.premiere

Les accords de Bretton Woods, préparés essentiellement par l’économiste britannique John Maynard Keynes et le secrétaire au Trésor américain Harry White, ont permis de créer
un nouveau système monétaire international basé sur la stabilité des monnaies rattachées au dollar américain, devise de référence indexée sur l’or (dont les USA détiennent alors 75 % du stock mondial).

2 organismes affiliés à l’ONU ont été crées à l’issue des accords : le FMI (Fonds Monétaire International) et la BIRD (Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement) basés à Washington. Plus tard, en 1947, le GATT (General Agreement on Tariffs & Trade), ancêtre de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) a été mis en place pour réguler les échanges commerciaux.

Ces accords consacrent la prééminence de l’économie américaine et du système capitaliste de libre-échange dans le monde d’après 1945.

Andreï JDANOV

Andreï Alexandrovitch JDANOV

Né le 16 février 1896 à Mariupol (URSS)

Mort le 31 août 1948 à Moscou (URSS)

Politicien soviétique, conseiller de Staline,

coordinateur du Kominform en 1947

Membre du Parti bolchévique (communiste) dès 1915, il en devient le chef à Léningrad en 1934. Spécialiste d’art, il encadre l’art soviétique, l’orientant vers le « réalisme soviétique » qu’il admire. Le « jdanovisme artistique » désigne ce contrôle des productions culturelles et artistiques.

Lors de la Conférence de Sklarska-Poreba réunie en Pologne en 1947, il créée le Kominform (Bureau d’information des partis communistes) afin de fédérer les partis communistes autour du PCUS. Au cours de cette réunion, il répond aussi à la doctrine Truman par la doctrine Jdanov qui propose la vision soviétique du monde et la tactique communiste à adopter dès les débuts de la guerre froide. Sa ville natale fut rebaptisée Jdanov sur ordre de Staline après sa mort avant de retrouver son nom originel.

On peur retrouver l’essentiel du rapport et de la doctrine Jdanov ici : http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/kennan.jdanov.1947.html

Général MARSHALL

Général George Catllett MARSHALL

Né le 31 décembre 1880 à Uniontown (Pennsylvanie, USA)

Mort le 16 octobre 1959 à Washington (USA)

Général d’armée et conseiller américain, Secrétaire d’Etat (1947-49),

secrétaire à la Défense (1949-53)

Il se distingue au cours de la 1° guerre mondiale en France puis devient aide de camp du Général Pershing qui l’a repéré. En 1938, il est repéré à l’état-major par le président Roosevelt qui en fait son principal conseiller et le promeut général d’armée à la fin de la guerre. Il participe à toutes les conférences interalliées de la guerre.

Envoyé comme ambassadeur en Chine de 1945 à 1947, il devient le Secrétaire d’Etat du président Truman au début de la guerre froide et met en place le plan d’aide économique à l’Europe qui porte son nom. Malade, il démission en 1949 avant de devenir secrétaire à la Défense en 1949, conseille l’ONU durant la guerre de Corée et reçoit le prix Nobel de la Paix en 1953

Conférence de Potsdam (17 juillet – 2 août 1945)

La dernière conférence interalliée de la 2° guerre mondiale.

Moins de 6 mois après la conférence de Yalta, elle a réunie à Potsdam (Allemagne, à proximité de Berlin), les dirigeants des 3 grandes puissances alliées : Joseph Staline (1er secrétaire du PC d’URSS), Harry Truman (nouveau président des USA depuis la mort de Roosevelt) et Clement Attlee (nouveau 1er ministre britannique qui succéda en cours de conférence à Winston Churchill, battu aux élections législatives).

Ses accords ont essentiellement porté sur le sort de l’Allemagne et sont parfois résumés sous l’appellation des 3 D : Dénazification (démocratisation), décentralisation, démilitarisation.

Les accords de Potsdam mettent en place les zones d’occupation confiées aux 3 grands vainqueurs et à la France invitée, à savoir :

  • une zone soviétique à l’est

  • une zone américaine au sud

  • une zone britannique au nord

  • une zone française à proximité de la frontière française

Berlin fut elle-même divisée en 4 zones d’occupation : soviétique à l’est, américaine, britannique et française à l’ouest.

Les textes des accords de Potsdam (4 pages) peuvent être consultés ici : http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/potsdam.1945.html

Constantin Ier, le premier empereur romain chrétien

Saint CONSTANTIN Ier

(Flavius Valerius Aurelius Constantinus)

(272-337 ap. J-C)

Originaire de Dacie, il est né à Naissus (Nis, en actuelle Serbie), fils de militaire. Il devient soldat et s’élève dans la hiérarchie militaire à une époque troublée par la réorganisation de l’Empire par Dioclétien (la Tétrarchie) où règnent 2 Augustes et 2 Césars (des co-empereurs) et les migrations barbares de plus en plus pressantes.

Son père, Constance Chlore devient César puis Auguste en 305 et réside en Bretagne où il meurt l’année suivante. Constantin, qui l’y avait suivi, est acclamé Empereur par les légions de son père en 306 mais d’autres empereurs sont proclamés. Ils sont en tout 7. Constantin défait son rival Maxence en 312 à la bataille du Pont Milvius, s’empare de l’Italie et règne sur l’Occident tandis que Licinius prend le contrôle de l’Orient.

Lors de la bataille, ses troupes auraient aperçu un signe divin dans le ciel et Constantin se convertit progressivement au christianisme qu’il protège, notamment par l’édit de Milan en 313 qui autorise la liberté de culte.

Il élimine son rival d’Orient, Licinius en 324 et règne dès lors seul sur l’Empire et fait construire une nouvelle capitale en Orient, Constantinople, sur l’antique site grec de Byzance (actuelle Istanbul).

Il favorise la christianisation de l’Empire en faisant construire des églises (dont la Basilique Sainte-Sophie de Constantinople), organise le gouvernement de l’église en s’appuyant sur les évêques et en réunissant le premier concile œcuménique à Nicée en 325 qui fixe le dogme chrétien. Son pouvoir devient théocratique.

Menant des campagnes militaires contre les Germains et les Sarmates, il meurt en 337 à Nicomèdie, à la veille d’une campagne contre les Parthes. Ayant fait assassiner son fils aîné et héritier Crispus, sa mort provoque une querelle de succession entre ses 3 fils qui se proclament tous empereurs (Constantin II, Constant Ier, Constance II qui finit par s’imposer à la mort de ses frères).

Il est baptisé sur son lit de mort et devient considéré comme un saint par l’église.

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La conversion de Constantin :

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Franklin D. ROOSEVELT

Franklin Delano ROOSEVELT

(né le 30 janvier 1882 à Hyde Park, New York –

mort le 12 avril 1945 à Warm Springs, Géorgie)

32° Président des Etats-Unis d’Amérique (1933-45)

Sans doute le plus important et l’un des plus célèbres des présidents américains du XX° siècle. Elu à 4 reprises, un record de longévité; il a incarné le parti démocrate durant l’entre-deux-guerres et la Seconde guerre mondiale.

Il est l’homme qui a lancé la politique du New Deal et revigoré l’économie américaine dans les années 30. Il a aussi dirigé les Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, dont il n’a pas vu la victoire, mourrant au début de l’année 1945.

 

Fils d’une riche famille américaine dont les origines remontent aux premiers colons (les De la Noye français et les Roosevelt hollandais) qui donna notamment le général Grant, héros de la Guerre de Sécession et président des Etats-Unis, il est le cousin du président Theodore Roosevelt, qui dirigea les Etats-Unis au début du XX° siècle.

Ayant reçu une éducation aristocratique et religieuse, il étudie à Harvard et intègre le parti démocrate, influencé par son cousin.

Bien que n’ayant pas terminé ses études de droit à Columbia, devenu avocat, il intègre un cabinet d’affaires de Wall street en 1908 avant de se lancer en politique.

Elu snateur de l’Etat de New York en 1910, il devient secrétaire-adjoint à la Marine dans le gouvernement du président Wilson en 1913 jusqu’en 1920 et développe la marine américaine durant la Seconde guerre mondiale, défendant en particulier le développement des sous-marins.

Candidat à la vice-présidence en 1920 sur le ticket présidentiel conduit par James Cox, il est vaincu par le ticket républicain de Warren Harding qui inaugure 12 ans de domination républicaine. Cet échec le conduit à sa retirer de la politique pour diriger une société puis un cabinet d’affaires. C’est sa « traversée du désert » au cours de laquelle il contracte une maladie, la polyomélite, qui le laisse paralysé dans un fautueil roulant.

Il fait son retour en politique en 1928 et se fait élire gouverneur de l’Etat de New York, où il est réélu en 1930. Il y développe une politique sociale interventionniste qui préfigure celle qu’il mènera comme président.

Suite à la Crise économique de 1929 et la Grande Dépression qui s’ensuit, il est élu en 1932 face aux échecs des Républicains. En tant que président, il met en place une politique sociale et interventionniste dans l’économie connue sous le nom de « New Deal », notamment avec la politique de relance de la croissance et de la consommation avec les Grands Travaux. Elle est théorisée quelques années plus tard par John Keynes. Il met aussi en place le « Welfare State », un état-providence avec notamment le salaire minimum et une sécurité sociale minimum.

Réélu en 1936, il adopte une politique étrangère neutraliste ainsi que celle du Bon Voisinage qui ne contredit pas l’isolationnisme républicain des années 20 et vise à protéger les Etats-Unis de la guerre et de la montée en puissance des régimes totalitaires. Le Congrès et une opinion publique très isolationniste le conduisent à devoir adopter les Lois de Neutralité (1935 et 1937) malgré la montée en puissance de l’Allemagne nazie, de l’échec de la SDN et de la marche à la guerre contre laquelle il met le mais en garde par son discours de la Quarantaine (1937) et celui sur l’état de l’Union.

Son souhait d’aider les Alliés, notamment le Royaume-Uni dans la Seconde Guerre mondiale, le conduisent à assouplir la neutralité américaine par la Loi Cash & Carry de 1939 et la prêt-bail de 1941 qui lui permettent de vendre des armes et du matériel aux Alliés.

L’attaque américaine de Pearl Harbour le 7 décembre 1941 lui fournit le prétexte d’une entrée en guerre qu’il a anticipé et qu’il demande au Congrès qui la vote à l’unanimité le lendemain après le célèbre discours du « Jour de l’Infamie ».

Il assume ses fonctions de commandant en chef durant la Seconde Guerre mondiale, rencontre Staline et Churchill et planifie la lutte tant en Europe qu’en Asie. Il conduit à la victoire les armées alliées et prépare le monde de l’après-guerre notamment avec le projet de Nations Unies qu’il a initié et la Conférence de Yalta en 1945.

Il meurt peu après sa réelection au début de l’année 1945, laissant Harry Truman, son vice-président lui succéder et assumer de gagner la Guerre.

Biography (in english)

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The Day of infamy : la déclaration de guerre au Japon et à l’Allemagne au lendemain de l’attaque de Pearl Harbouy

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La version de Pearl Harbour :

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Auguste (Octave), le premier empereur romain

AUGUSTE (Octave)

Caïus Octavius

(63 av. J-C – 14 ap.)

 

Issu d’une riche famille équestre, il est adopté par son grand-oncle maternel Jules César dont il devient héritier à sa mort en 44 av. J-C. Agé de 19 ans, il termine sa formation avant de se lancer en politique pour venger l’assassinat de son grand-oncle. Il organise avec Marc Antoine, lieutenant de César et le riche Lépide un partage du pouvoir à 3, le second triumvirat après leur victoire contre les républicains et obtient la plupart des provinces occidentales de la République.

Le triumvirat est dissous en 32 av. J-C après que Marc-Antoine ait répudié la sœur d’Octave qu’il avait épousé conformément à l’accord. Il s’oppose à la politique orientaliste de Marc-Antoine qui s’installe en Egypte auprès de Cléopâtre VII. Il défait la flotte de Marc-Antoine et Cléopâtre à la bataille navale d’Actium en 31 av. J-C et s’empare d’Alexandrie après le suicide des deux amants. Seul maître incontesté de la République romaine, il inaugure un nouveau régime politique, le principat, un pouvoir impérial qui cumule les magistratures et les fonctions tout en maintenant l’illusion de la République : C’est la fondation de l’Empire romain, datée de 27 av. J-C. Imperator, il prend le titre d’Auguste et de fils de César divinisé. Il étend l’empire, notamment par des campagnes contre les Illyriens et les Germains. Marié trois fois, il n’a qu’une fille (Julie) et le problème de la succession se pose. Il meurt à 75 ans, ayant adopté le fils de sa troisième épouse Livie, Tibère, qui lui succède comme second empereur.

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Les pères de l’Histoire

HERODOTE

Historien et géographe né à Halicarnasse (Grèce d’Asie) (486 – 420 av. J-C)

Oeuvre unique : Histoires (Enquêtes)

Hérodote est le premier historien connu. Les 9 livres de ses Enquêtes sont à la fois une vaste description géographique, historique, sociale voire légendaire et mythologique du monde connu des Grecs au V° siècle. L’essentiel de cet ouvrage unique est consacré à la relation des Guerres Médiques entre Grecs et Perses ainsi qu’à ses conséquences pour la vie politique, militaire, sociale d’Athènes au V° siècle.

 

THUCYDIDE

Historien né à Athènes (465 – 395 av. J-C)

Oeuvre unique : Histoire de la Guerre du Péloponnèse

 

Thucydide est le père de l’Histoire moderne, scientifique et raisonnée. Contrairement à Hérodote, il écarte les explications mythologiques, fait preuve de neutralité et de rigueur dans son traitement des sources. Son Histoire de la Guerre du Péloponnèse relate la guerre entre Athènes et Sparte entre 431 et 404 av. J-C

C’est aussi la principale source sur l’Histoire politique d’Athènes au V° siècle.

Alcibiade

ALCIBIADE

(vers 450 – 404 av. J-C)

Stratège d’Athènes

Fils des 2 familles les plus riches et puissantes d’Athènes (les Eupatrides par son père, les Alcémonides par sa mère), il est le neveu de Périclès qui l’adopte et le lance en politique. Riche, puissant, beau, athlétique (il remporte des Jeux olympiques), vaniteux, insolent et coureur de jupons et de toges, il est le disciple (mais aussi l’amant) du philosophe Socrate qui lui a sauvé la vie au combat.

Il débute sa carrière durant la Guerre du Péloponnèse. Elu stratège en 420 av. J-C, juste après la paix de Nicias, il est partisan de la reprise de la guerre et réussit à convaincre l’Assemblée d’une expédition en Sicile. Réélu stratège en 415 av.-C, il commande l’expédition avec Nicias mais est, avant de partir, accusé dans le scandale de la parodie des Mystères d’Eleusis, un blasphème. Condamné à mort pour sacrilège après son départ, il s’exile à Sparte et  conseille les Spartiates contre Athènes. Après avoir eu une aventure avec la femme du roi de Sparte, il se sait menacé et se réfugie en Perse.

Après cette nouvelle trahison et un coup d’état oligarchique à Athènes, il souhaite revenir et réussit à se faire réélire stratège en 407. Une défaite navale lui est fatale et il se réfugie en Phrygie dans l’Empire perse où il est assassiné.

Périclès

PERICLES (495-429 av. J-C)

Orateur et homme politique athénien

Stratège d’Athènes 15 fois

 

Fils de Xanthippe (rival de Miltiade), petit-neveu de Clisthène par sa mère, il est membre de la puissante famille des Alcméonides qui favorise sa carrière.

D’abord marié à une cousine, il divorce prend pour compagne une métèque, Aspasie, originaire de Milet.

Il fréquente de nombreux artistes (comme Phidias) et philosophes.

Entré en politique dans les années 460, il est une des chefs du parti démocratique et opposé aux oligarques menés par Cimon (fils de Miltiade) qu’il parvient à faire ostraciser en 461 (celui-ci avait fait ostraciser son père 25 ans plus tôt). Il a pour mentor Ephialtès qui parvient en 461 a réduire les pouvoirs de l’Aréopage dominé par les grandes familles aristocratiques mais qui meurt assassiné. Il lui succède donc et poursuit et consolide sa politique démocratique en faveur du peuple, notamment en abaissant le seuil de revenus pour devenir archonte et surtout en créant en 454 le misthos de 2 oboles, indemnité qui permet au peuple de participer à l’Assemblée et aux magistratures.

Il est aussi connu pour sa loi controversée de 451 qui oblige à avoir deux parents athéniens pour devenir citoyen. Elu 15 fois stratège, il domine la vie politique athénienne à son apogée, fait construire le Parthénon et développe la puissance athénienne grâce notamment à la Ligue de Délos. Sa politique est parfois taxée de démagogie et son pouvoir personnel critiqué. Sa politique étrangère, impérialiste, est également critiquée et conduit à la Guerre du Péloponnèse en 431.

Après une invasion spartiate qui a ravagé l’Attique et amené une épidémie de peste, il prononce le fameux discours d’oraison funèbre rapporté par Thucydde en 430 où il vante les valeurs de la démocratie. Ses 2 fils meurent de la peste et lui-même malade, il meurt en 429.

Miltiade

MILTIADE

 

 (540 – 489 av. J-C)

Archonte d’Athènes (524 av. J-C), Tyran de Chersonèse de Thrace

Stratège athénien (490 av. J-C), général en chef à la bataille de Marathon

 

Membre d’une puissante famille (les Philaïdes, rivaux des Alcméonides et Pisitratides) sans doute originaire d’Egine, il est le neveu de Miltiade l’ancien, fils du fondateur de la colonie de Chersonèse de Thrace au temps de Pisistrate.

Archonte d’Athènes en 524 av. J-C sous Pisistrate, il est nommé comme gouverneur de la colonie de Chersonèse de Thrace par son fils Hippias en 518 av. J-C et subit ainsi la domination perse, participant notamment à la campagne de Darius Ier contre les Scythes.

Il participe à la révolte des cités ioniennes en 499 et s’empare provisoirement de Lemnos et Imbros mais doit fuir l’armée perse et se réfugie à Athènes. Devenu un des dirigeants du parti oligarchique grâce au soutien d’Aristide, il est élu stratège en 490 et profite de son influence pour refuser de se soumettre aux Perses. Nommé commandant en chef, il est, avec Thémistocle, le grand artisan de la victoire de Marathon.

Profitant de son succès, il se fait confier une flotte pour attaquer Paros où il est blessé. A son retour, ses adversaires (dont le père de Périclès) lui intentent un procès en trahison et il meurt en prison des suites de ses blessures. Il est le père de Cimon, autre stratège athénien.

Maurice PAPON

Maurice Papon (1910-2007) Secrétaire général de la Préfecture de Gironde puis Préfet de police de Paris et Ministre. Condamné à 10 ans de prison pour complicité de Crimes contre l’Humanité en 1997

Un documentaire qui fait le récapitulatif au moment de son procès

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Un récapitulatif sur son rôle dans la répression de la manifestation algérienne à Paris en 1961

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Paul TOUVIER

Ce fonctionnaire français collaborateur avec l’Allemagne nazie a rejoint la Milice dont il est devenu le chef à Lyon. Il participe activement à la répression contre les Résistants et aux exécutions ou déportations de Juifs. Après la Seconde Guerre mondiale, il est notamment doublement condamné à mort par contumace en 1946 (à Lyon) et 1947 (à Chambéry) pour Crimes contre l’Humanité, notamment l’exécution de 7 juifs à Rillieaux-la-Pape (banlieue de Lyon) en représailles à l’assassinat du chef national de la Milice, Philippe Henriot en 1944.

En fuite grâce à la complicité de réseaux catholiques, il se cache, notamment dans les Alpes, sa région natale. Fugitif, il est grâcié par le Président de la République, Georges Pompidou en 1971, suite à un avis favorable de la Magistrature, ce qui est à l’origine d’un scandale. Retrouvé et arrêté en 1989, il est finalement jugé à Versailles. Reconnu coupable de Crimes contre l’Humanité, il est condamné à la réclusion à perpétuité. C’est le premier français dans ce cas et un excellent exemple de l’évolution des mémoires de la Seconde Guerre mondiale.

Il meurt à la prison de Fresnes en 1996.

INA, JT-rétrospective sur Touvier (1994)

Klaus BARBIE : « Le boucher de Lyon »

Klaus BARBIE

Klaus Barbie lors de son procès à Lyon en 1987

né en 1913 à Bad Godesberg, Allemagne – Mort en 1991 à la prison de Lyon

Officier SS, membre du Parti nazi, il a notamment été le chef de la Gestapo à Lyon durant la Seconde guerre mondiale et à ce titre il a arrêté et torturé de nombreuses personnes, dont Jean Moulin. En exil en Bolivie, il a été jugé en 1987 à Lyon pour Crimes contre l’Humanité et condamné à la prison à perpétuité. Son procès marque en France un tournant dans l’évolution de la Mémoire de la Seconde Guerre mondiale en France et le début des grands procès des années 80-90, illustrant la judiciarisation de la Mémoire.

Il adhère dès 1933 aux Jeunesses hitlériennes puis entre dans la SS en 1933. Il entre au SD (Service de Sécurité du Reich) puis effectue son service militaire et sa formation d’officier à partir de 1938.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il est envoyé aux Pays-Bas où il est muté dans la Gestapo et participe à la traque et la déportation de juifs, de francs-maçons et émigrés. Son action lui vaut d’être promu et décoré

En 1942, il est envoyé en France car il parle bien français, notamment dans l’Ain, puis à Dijon et enfin à Lyon. Après l’invasion de la zone libre, il devient le Chef de la Gestapo à Lyon. Il y traque les résistants, les communistes et les Juifs et est responsable de l’arrestation et de la torture de nombre d’entre eux, notamment Jean Moulin en juillet 1943 mais aussi le Président Albert Lebrun. il est aussi responsable de nombreux convois de déportation notamment la rafle des enfants d’Izieu, de l’exécution d’otages notamment les prisonniers de Montluc ou des Juifs de Bron. C’est ce qui lui vaut le surnom de « Boucher de Lyon ».

En 1944, il sévit dans l’Ain, le Jura et la Haute-Savoie dans la répression des maquis avant de gagner les Vosges puis l’Allemagne.

Recherché, il se cache sous une fausse identité après la guerre et parvient à échapper aux arrestations. En 1947, il entre dans un réseau financé par le CIC, un service de renseignement américain qui l’utilise en ce début de Guerre froide dans la lutte contre les communistes et le protège des recherches françaises compte tenu de son expérience et de ses connaissances sur les communistes français.

En 1951, accusé de vol par la police allemande, il est exflitré en Amérique du sud avec la complicité de la CIA notamment. Installé en Bolivie, il y mène une nouvelle vie sous une fausse identité (Klaus Altmann) et y dirige une compagnie d’exploitation de bois puis une compagnie maritime qui fait aussi du trafic d’armes et de drogues pour les dictatures d’extrême-droite en Amérique du Sud dans les années 60. Toujours protégé par le gouvernement bolivien et les services secrets américains, il continue d’aider la CIA notamment dans la traque puis l’exécution de Che Guevara en Bolivie en 1967. Il crée également une organisation paramilitaire d’extrême-droite (Les fiancés de la mort) qui aide le gouvernement bolivien.

EN 1969, la demande de visa pour l’Allemagne de sa fille le fait identifier par la police allemande mais il continue d’être protégé par les Etats-Unis dans le cadre de la Guerre froide en Amérique latine.

Le changement de gouvernement qui n’est plus soutenu par les Etats-Unis au début des années 80, son identification en Bolivie notamment par Beate Klarsfeld et des journalistes français (notamment Ladislas de Hoyos qui le piège pour TF1 en 1972), les pressions de la France sur le gouvernement bolivien (à qui il a donné une substantielle aide au développement) conduisent à son extradition en 1983. Il est jugé en 1987 à Lyon pour Crimes contre l’Humanité et défendu notamment par Me Jacques Vergès.

Condamné à perpétuité pour ses crimes, il meurt à la prison de Lyon d’un cancer en 1991.

Video INA : Biographie de Klaus Barbie, un chef nazi (1987)

Video INA : Une biographie de Barbie avec interview de Serge et Beate Klarsfeld (1984)

Video INA : La 2° vie de Barbie en Bolivie (1987)

Video INA : Barbie : l’amnésie (1983)

Video INA : La traque de Barbie par Beate Klarsfeld (1987)

Video INA : La condamnation de Klaus Barbie (1987)

 

 

Adolf EICHMANN

Adolf EICHMANN

Adolf_Eichmann_at_Trial1961

(né à Solingen, Allemagne en 1906 – condamné à mort exécuté en 1962 à Jérusalem, Israël)

Officier nazi de la SS et haut fonctionnaire du III° Reich, il a été l’organisateur de la logistique de la « Solution Finale » à la tête du 4° Bureau du RSHA et à ce titre, responsable de la Déportation en camps et de l’extermination de millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Son enlèvement par les services secrets israëliens en Argentine où il avait trouvé refuge après la guerre et son procès en Israël ont marqué un tournant dans l’Histoire et le Mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Il a été reconnu coupable de Crimes contre l’Humanité, condamné à mort et exécuté.

 

 

Fils de comptable, élevé en Allemagne puis en Autriche, il sort de l’école sans diplôme et entre dans les années 20 dans la compagnie minière de son père. Membre d’organisation scout de jeunesse proche de l’extrême-droite, il fréquent les organisations nazies autrichiennes dès les années 20 et s’engage dans la SS autrichienne en 1932.

Dès 1934, il entre dans le SD (Services de Sécurité du Reich) dirigé par Reinhard Heydrich. Il y grimpe les échelons de la hiérarchie et est affecté aux bureaux des affaires juives. Il se rend en Israël en 1937 pour y évaluer la possibilité d’une évacuation des Juifs puis est affecté en Autriche après l’Anschluss en 1938. Il y organise l’expulsion des Juifs d’Autriche.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il organise la déportation de milliers de Juifs à l’est puis prend la tête du Bureau 4 du RSHA (le service de renseignement unifié du Reich), le bureau chargé des affaires juives. Il met sur pied le Plan Madagascar pour déporter tous les Juifs d’Europe sur l’île (protectorat français) mais sans suite. Invité à la Conférence de Wansse, il est chargé de mettre en oeuvre la Solution Finale par Himmler et organise le transport des convois de déportation de millions juifs dans les camps d’extermination.

En fuite en 1945, il trouve refuge en Argentine où il mène une nouvelle vie sous une nouvelle identité. Identifié et traqué par le Mossad, les Services secrets israëliens, il est enlevé et exfiltré de Buenos Aires vers Israël afin d’y être jugé pour ses crimes. Lors de son procès, la multiplicité des témoignages, des preuves et des nouvelles sources marquent un tournant dans l’Histoire du Génocide des Juifs tout autant que son comportement glacial, méticuleux et son absence totale de remords. Il est condamné à mort et exécuté en 1962 à Jérusalem. Ses cendres sont dispersées dans les eaux internationales.

Son procès a inspiré la philosophe juive Hannah Arendt pour écrire « Eichmann à Jérusalem ou la banalité du Mal« .

Extraits de son procès :

http://www.dailymotion.com/video/ximebz

Les Mémoires de la Seconde Guerre mondiale en chansons

Pour illustrer de manière plus ludique et décalée les cours en chansons, voici une sélection de chansons qui évoquent la Seconde Guerre mondiale en France.

Leurs auteurs, leurs contextes historiques, leurs paroles et leurs sujets reflètent bien la diversité des mémoires de la guerre et leur évolution.

  • Le mythe résistancialiste peut notamment être illustré par :

« Le chant des partisans » coécrit en 1943 par Maurice Druon et Joseph Kessel, résistants puis auteurs membres de l’Académie française.

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Sa reprise par Zebda bien plus récemment s’inscrit bien sûr dans une lecture différente et très contemporaine de la résistance. Le message y est politique (le collectif « Motivés » est engagé à l’extrême-gauche). La résistance se fait donc contre d’autres adversaires, notamment les autorités de droite et Nicolas Sarkozy.

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Serge Reggiani décrit l’invasion allemande comme celle des « loups » dans « Les loups »

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  • La mémoire communiste de la guerre est illustrée dans « L’affiche rouge » de Léo Ferré sur des paroles du poète Louis Aragon (tous deux proches des communistes) :
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  • La mémoire refoulée du Génocide des Juifs et de la Déportation s’est réveillée plus tardivement. Elle est particulièrement bien illustrée par :

Jean Ferrat : « Nuit et brouillard » qui parle de l’ensemble des déportés, ennemis du Reich d’après le Décret du même nom

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Louis Chedid, le père de M (sur des paroles de sa mère Andrée) parle de la célèbre Anne Franck, jeune juive hollandaise déportée dont l’histoire est relatée dans son journal intime (Le journal d’Anne Franck) dans « Anne, ma sœur Anne »

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Le toujours poignant « Comme toi » de Jean-Jacques Goldman en 1985 évoquant ce génocide sous les traits d’une jeune fille tuée dans le ghetto de Varsovie  « qui s’appelait Sarah, elle n’avait pas 8 ans »,

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  • A contrecourant (comme toujours), Michel Sardou sort « Les ricains », une bombe musicale en 1967, juste après la sortie de la France de l’OTAN et les critiques du Général de Gaulle sur l’intervention américaine au Viet-Nam. Il y rappelle le sacrifice des américains durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier le débarquement en Normandie et la libération de la France par ceux qu’alors dans les années 60 on critique en France avec une certaine américanophobie. Du coup, la chanson est censurée et interdite d’antenne.
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  • Plus récemment, Mickey 3D a sorti une chanson sur Jean Moulin, incarnation du courage. Ecoutez bien les paroles qui illustrent une certaine vision contemporaine assez sombre et pessimiste de la France durant la Seconde Guerre mondiale :

Mickey 3 D : Jean Moulin (2007) sur Deezer

Jean MOULIN

JEAN MOULIN

(né en 1899 à Béziers – mort en 1943 à Metz)

Haut fonctionnaire, Préfet d’Eure-et-Loir (1939-40)

Résistant et fondateur du CNR (1943)

Arrêté, torturé par la Gestapo et mort de ses blessures dans le train de sa déportation

Héros de la Résistance, il l’incarne tout comme De Gaulle incarne la France Libre. Ce jeune fonctionnaire brillant de la III° République a réussi à unifier les mouvements de Résistance et créer le CNR. Arrêté par la Gestapo et torturé, sa mort en fait un martyr de la Résistance et une figure de la Mémoire de la Seconde Guerre mondiale résistancialiste. Transféré au Panthéon parmi les Grands Hommes de la République en 1964, il devient pour l’éternité ce que De Gaulle a dit de loin : « un très grand bonhomme. Grand de toutes les façons »…

Fils de professeur d’Histoire-Géographie de l’Hérault, républicain laïc, radical-socialiste et franc-maçon, il suit des études de Droit à Montpellier où il obtient sa licence en 1921. Entre-temps, il entre au cabinet du préfet de l’Hérault grâce à son père et gravit les échelons de l’administration.

Nommé sous-préfet dès 1925, à 26 ans (plus jeune à ce poste), il s’investit en politique auprès des radicaux-socialistes et devient directeur de cabinet au Ministère de l’Air sous le Front Populaire en 1936.

Promu préfet en 1937 (le plus jeune préfet de France à 38 ans), il est affecté en 1939 à la Préfecture d’Eure-et-Loire à Chartres. C’est la Seconde Guerre mondiale qui change son destin.

Lors de l’invasion de la France en 1940, il refuse de se soumettre aux calomnies des autorités allemandes qui accusent des tirailleurs sénégalais d’atrocités commis par l’armée allemande dans la région. Arrêté et passé à tabac, il est révoqué par le régime de Vichy et s’engage dans la clandestinité.

Il rejoint les rangs de la Résistance en zone libre dans le sud de la France et fréquente notamment Henry Frenay et son réseau Combat. Dès 1941, il rejoint la France Libre du Général de Gaulle à Londres pour lui faire un compte-rendu de la Résistance. Celui-ci en fait son délégué civil et militaire en zone libre et le charge d’y unifier les réseaux de Résistance. Parachuté en France, il unifie, non sans mal, les différents mouvements et crée en 1943 le CNR (Conseil National de la Résistance).

Un mois plus tard, il est arrêté le 21 juin 1943 à Caluire-et-Cuire dans la banlieue lyonnaise par la Gestapo aux ordres de Klaus Barbie au cours d’une réunion secrète des principaux chefs de la Résistance. Torturé quotidiennement, il refuse de parler et est déporté en Allemagne. C’est au cours de ce trajet qu’il meurt dans le train en gare de Metz le 8 juillet des suites de ses mauvais traitements.

Thémistocle

THEMISTOCLE (525-460)

 Archonte (en 493) puis Stratège d’Athènes en 490 av. J-C.

 

Un des grands hommes politiques de la démocratie athénienne, héros des Guerres médiques et notamment des victoires de Marathon (490 av. J-C) et de Salamine (480 av. J-C). L’homme qui a doté Athènes d’une flotte de guerre, base de sa puissance militaire (la thalassocratie athénienne).

 

Ayant participé à la bataille de Marathon contres Perses en 490 av. J-C lors des Guerres médiques, Thémistocle, devenu dirigeant de la Cité et chef du parti démocrate, conseilla aux Athéniens de construire une flotte de guerre pour repousser toute nouvelle invasion perse. Il fit attribuer l’argent découvert dans les mines d’or du Laurion en 483 av. J-C  à la construction de trirèmes et encouragea les cités grecques à s’unir contre le danger perse.

En 480 av. J-C, il commanda la flotte  grecque victorieuse à Salamine face aux Perses et permit à Athènes de jouer un rôle fondamental dans la victoire grecque des Guerres Médiques. Il poursuivit sa politique par la construction des Longs Murs, murailles entourant la ville d’Athènes et protégeant la route menant au port du Pirée. Son goût du luxe et du pouvoir, son autorité tyrannique lui attirèrent beaucoup d’ennemis qui réussirent à le faire ostraciser en 472 av. J-C. Réfugié à Argos puis en Perse, il devint gouverneur des cités grecques d’Asie avant de mourir à Magnésie.

Aristide le juste

ARISTIDE le juste (550 – 467 av. J-C)

 Stratège d’Athènes en 490 av. J-C, Archonte en 489-488 av. J-C.

 

Un des grands hommes politiques de la démocratie athénienne, stratège puis archonte. Héros de guerre (vainqueur des Perses à la bataille de Marathon et joue un rôle aussi dans les autres batailles des Guerres médiques (490-479 av. J-C), notamment à Salamine (480) et Platées (479). Il est aussi célèbre pour avoir été un des premiers à subir la procédure d’ostracisme inventé à Athènes 4 ans plus tôt.

 

Issu de la famille des Eupatrides (celle d’Isagoras), il est stratège lors de la bataille de Marathon (490 av. J-C) et participe activement à la victoire grecque contre les Perses lors du début des Guerres Médiques. Il s’oppose violemment à son rival et ennemi Thémistocle, chef du parti démocrate dont il dénonce la politique étrangère.

Thémistocle parvient à le faire ostraciser en 483-482 av. J-C mais il est rappelé lors de la seconde invasion perse de 480 av. J-C. Il seconde Thémistocle lors de la victoire navale de Salamine (480) puis joue un rôle capital dans la victoire de Platées (479) qui met fin aux Guerres Médiques.

Ami de Cimon, fils de Miltiade (général en chef lors de la bataille de Marathon), il organise avec lui la Ligue de Délos, qui regroupe les alliés d’Athènes en 477 av. J-C. puis reprend sa lutte politique contre Thémistocle. Il parvient à son tour, et avec l’aide de Cimon, à le faire ostraciser en 472 av. J-C. Sa politique devient plus démocratique et il ouvre également l’archontat à tous les citoyens alors que cette charge était réservée encore aux plus riches.

Citoyenneté et démocratie à Athènes : les grands auteurs, artistes et intellectuels de l’époque classique

Athènes nous a légué les premiers historiens (Hérodote, Thucydide, Xénophon), les premiers géographes (Strabon, Ptolémée), les premiers orateurs (Eschine, Démosthène), les premiers grands artistes (Phidias), les premiers grands philosophes (Platon, Aristote) et les premiers grands auteurs de théâtre (Eschyle, Euripide, Sophocle, Aristophane).

Retrouvez quelques courtes notices biographiques de la plupart d’entre eux dans cette fiche :

auteurs-artistes-intellectuels

Aristophane : l’inventeur de la comédie

ARISTOPHANE

Comédien né à Athènes (445 –386 av. J-C)

Oeuvres principales : La Paix, l’Assemblée des femmes, Les cavaliers, Lysistrata

 

Aristophane est le premier et le plus grand auteur comique grec. C’est par l’humour que cet athénien choisit de critiquer les défauts de la société athénienne, y compris la vie politique. De nombreuses pièces font référence à des événements ou des personnages historiques du V° siècle à Athènes. C’est la meilleure source critique que nous possédions sur la démocratie athénienne, ses limites et ses défauts.

L’Assemblé des Femmes est une des plus célèbres comédies.

Vous pouvez accéder gratuitement en ligne à la version intégrale (mais la traduction diffère légèrement, elle est plus ancienne). Celle-ci est accessible sur le site Weblettres, site pédagogique consacrée aux lettres :

http://www.weblettres.net/languesanc/?page=traductionsg&n=45

Sur ce site, le 1° résultat (le visualiseur des œuvres complètes) et plus intéressant car il permet d’avoir accès aux pages numérisées en pdf et donc de pouvoir les imprimer.

Vous trouverez aussi ici une intéressante présentation d’Aristophane et de son œuvre par une critique littéraire :

http://rdereel.free.fr/volAQ2.html

Introduction à l’histoire du théâtre antique

Dans le cadre de la séquence de Littérature et Société consacrée au théâtre antique grec, je vous recommande cet excellent exposé réalisé par des élèves de collège de 5° et 3° et publié par leurs enseignants sur le site de l’académie de Nice :

http://www.ac-nice.fr/clg-matisse-06/intranet/latin/file/theatre.pdf

Je conseille aussi cette video ludique sur l’histoire du théâtre réalisé par la compagnie Eclats de Scènes :

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Enfin, une video (de la série consacrée aux merveilles du monde antique) sur le théâtre d’Epidaure permet de se rendre compte du plus beau théâtre du monde antique mais pour l’apprécier pleinement, il faut y aller.

http://www.dailymotion.com/video/x2v39d

Clisthène

CLISTHENE

Législateur athénien (VI°-V° siècle av. J-C), « père de la démocratie athénienne »

 Membre de la famille des Alcméonides, une des plus puissantes d’Athènes, il est peu connu à cause de la rareté des sources (il nous est essentiellement connu par Hérodote et le pseudo-Aristote) ; ce sont ses réformes qui le rendirent célèbre et en firent le père de la démocratie athénienne.

Sa famille avait été éxilée pour sacrilège au VII° siècle av. J-C. et, après un retour au VI° siècle, de nouveau exilée sous la tyrannie des Pisistratides. Archonte en 525-524, il est exilé avec sa famille sous le tyran Hippias. Il prend en charge la reconstruction du temple de Delphes, détruit par un incendie, et revient à Athènes après la chute d’Hippias, chassé par les spartiates en 510.

S’ensuit une période trouble où lui et Isagoras se disputent le pouvoir. Grâce à l’appui du peuple, il parvient à s’imposer et à mettre en place les principales réformes qui donnent naissance à la démocratie athénienne vers 508-507. Il divise ainsi les citoyens athéniens en 10 tribus composées de dèmes de 3 secteurs différents (la ville, la côte et les collines), organisant ainsi un véritable brassage social.

Sa famille reste tout au long du V° siècle une des plus puissantes de la cité d’Athènes à son apogée.

Le stratège Périclès, qui domina Athènes pendant plus de 15 ans, est ainsi son petit-neveu.

Alcibiade, qui fut aussi stratège d’Athènes durant la Guerre du Péloponnèse, est lui aussi un membre de sa famille.

2° : Athènes, berceau de la démocratie

Pour réviser le chapitre de 2° ou simplement par curiosité, voici un très bon documentaire diffusé sur Arte sur Athènes, berceau de la démocratie, comme d’habitude en 3 parties de 15 minutes chacune environ. intéressant notamment sur les aspects culturels qui permettent de comprendre à quels points les athéniens furent des bâtisseurs, à tous les sens du terme.

 

1° partie

2° partie

3° partie

Général Douglas MacARTHUR

Général Douglas MacARTHUR

 

Né le 26 janvier 1880 à Little Rock (Arkansas, USA)

Mort le 5 avril 1964

Commandant suprême des Forces Alliées dans le Pacifique (1941-45), Comandant des troupes d’occupation américaines au Japon (1945-51), Commandant en chef du corps expéditionnaire de l’ONU en Corée (1950-51)

 

Fils du gouverneur général des Philippines (colonie américaine jusqu’en 1946), il devient officier et se distingue durant la 1° guerre mondiale en France, devient dans les années 20 le superintendant de l’Académie de West Point qui forme les meilleurs officiers américains. Il y est le supérieur de célèbres autres généraux de l’armée (Marshall, Eisenhower…). Le président Hoover le nom chef d’état-major de l’armée en 1930 puis forme à partir de 1935 la future armée philippine. Après l’entrée en guerre des USA en 1941 contre le Japon, il commande les forces américaines et alliées dans le Pacifique, reconquérant les îles, la Nouvelle-Guinée sur le Japon et remportant des victoires décisives (Guam, Midway, Guadalcanal).

C’est lui qui reçoit la capitulation japonaise à bord du Missouri le 2 septembre 1945, mettant fin à la 2° guerre mondiale.

Son prestige militaire fait de lui le commandant en chef des troupes américaines au Japon qu’il administre comme un véritable gouverneur jusqu’en 1951. Lors des procès de Tokyo contre les criminels de guerre japonais, il joue un rôle déterminant pour épargner la famille impériale, en particulier l’Empereur Hiro-Hito, ce qui lui a longtemps été reproché.

Lors de la guerre de Corée, il prend le commandement des troupes de l’ONU qui débarquent à Inchon, remportant une victoire stratégique décisive en septembre 1950. Après l’entrée en guerre de Chine et le recul de 1951, il propose de bombarder nucléairement la Chine, ce qui conduit le président Eisenhower à le limoger et le remplacer par le général Ridgway. A son retour, il prend sa retraite.

Jozip Broz dit « TITO »

Maréchal Jozip Broz dit « TITO »

Né le 7 mai 1892 à Kumrovec (Croatie, Yougoslavie)

Mort le 4 mai 1980 à Belgrade (Serbie, Yougoslavie)

Président de la République fédérale de Yougoslavie (1945-80)

De père croate et de mère slovène, il se fait rapidement remarquer par ses idées pacifistes avant la 1° Guerre mondiale où il est incorporé dans l’armée austro-hongroise (la Croatie faisant partie de l’Empire austro-hongrois). Il combat à l’est, en Roumanie où il est blessé puis fait prisonnier par les Russes. Au cours de la Révolution russe de 1917, il rejoint les bolchéviques et s’engage dans l’Armée rouge lors de la guerre civile russe et adhère au parti communiste russe puis soviétique et au parti communiste yougoslave à sa fondation en 1920, travaillant comme agent secret communiste pour l’URSS en Yougoslavie, membre du NKVD (ancêtre du KGB) ce qui lui vaut 5 ans d’emprisonnement (entre 1928 et 1934). Il est nommé en 1937 secrétaire général du PC yougoslave et envoyé par Staline en Yougoslavie bien que Staline ait fait exécuter sa femme. Agent du Komintern, il recrute à Paris des volontaires communistes pour les Brigades Internationales durant la guerre civile d’Espagne (1936-39).

En 1941, lors de l’invasion de la Yougoslavie par les italiens puis les allemands, il prend la tête de la résistance communiste et remporte la victoire en 1945. Il devient ainsi dès la fin de la guerre, le président de la Yougoslavie, premier régime communiste après l’URSS et adhère en 1947 au Kominform mis en place par Jdanov.

Sa désobéissance aux ordres de Staline et sa volonté d’une Yougoslavie et d’un communisme autonome engendre en 1948 une rupture avec l’URSS. Il définit ainsi le titisme, un régime communiste indépendant des 2 blocs durant la Guerre froide.

Au moment de la décolonisation, à la conférence de Bandoung (1955) et suivant sa doctrine, il se rapproche des 2 principaux leaders de nations décolonisées qui ne veulent adhérer à aucun des 2 blocs : Nehru (premier ministre indien) et Nasser (président égyptien). Ils deviennent tous 3 les leaders du Tiers-Monde et les initiateurs du mouvement des non-alignés, organisé par Tito lors de la réunion de Brioni (en Yougoslavie) en 1956 et de la Conférence de Belgrade en 1961.

En 1967, il est le premier dirigeant communiste à ouvrir ses frontières avec l’occident, permettant un développement touristique du pays. Sa violente critique de l’intervention des troupes du Pacte de Varsovie en 1968 à Prague, renforce son image positive en Occident. Après avoir dirigé la Yougoslavie pendant 35 ans, il meurt en 1980.