Constantin Ier, le premier empereur romain chrétien

Saint CONSTANTIN Ier

(Flavius Valerius Aurelius Constantinus)

(272-337 ap. J-C)

Originaire de Dacie, il est né à Naissus (Nis, en actuelle Serbie), fils de militaire. Il devient soldat et s’élève dans la hiérarchie militaire à une époque troublée par la réorganisation de l’Empire par Dioclétien (la Tétrarchie) où règnent 2 Augustes et 2 Césars (des co-empereurs) et les migrations barbares de plus en plus pressantes.

Son père, Constance Chlore devient César puis Auguste en 305 et réside en Bretagne où il meurt l’année suivante. Constantin, qui l’y avait suivi, est acclamé Empereur par les légions de son père en 306 mais d’autres empereurs sont proclamés. Ils sont en tout 7. Constantin défait son rival Maxence en 312 à la bataille du Pont Milvius, s’empare de l’Italie et règne sur l’Occident tandis que Licinius prend le contrôle de l’Orient.

Lors de la bataille, ses troupes auraient aperçu un signe divin dans le ciel et Constantin se convertit progressivement au christianisme qu’il protège, notamment par l’édit de Milan en 313 qui autorise la liberté de culte.

Il élimine son rival d’Orient, Licinius en 324 et règne dès lors seul sur l’Empire et fait construire une nouvelle capitale en Orient, Constantinople, sur l’antique site grec de Byzance (actuelle Istanbul).

Il favorise la christianisation de l’Empire en faisant construire des églises (dont la Basilique Sainte-Sophie de Constantinople), organise le gouvernement de l’église en s’appuyant sur les évêques et en réunissant le premier concile œcuménique à Nicée en 325 qui fixe le dogme chrétien. Son pouvoir devient théocratique.

Menant des campagnes militaires contre les Germains et les Sarmates, il meurt en 337 à Nicomèdie, à la veille d’une campagne contre les Parthes. Ayant fait assassiner son fils aîné et héritier Crispus, sa mort provoque une querelle de succession entre ses 3 fils qui se proclament tous empereurs (Constantin II, Constant Ier, Constance II qui finit par s’imposer à la mort de ses frères).

Il est baptisé sur son lit de mort et devient considéré comme un saint par l’église.

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La conversion de Constantin :

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Franklin D. ROOSEVELT

Franklin Delano ROOSEVELT

(né le 30 janvier 1882 à Hyde Park, New York –

mort le 12 avril 1945 à Warm Springs, Géorgie)

32° Président des Etats-Unis d’Amérique (1933-45)

Sans doute le plus important et l’un des plus célèbres des présidents américains du XX° siècle. Elu à 4 reprises, un record de longévité; il a incarné le parti démocrate durant l’entre-deux-guerres et la Seconde guerre mondiale.

Il est l’homme qui a lancé la politique du New Deal et revigoré l’économie américaine dans les années 30. Il a aussi dirigé les Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, dont il n’a pas vu la victoire, mourrant au début de l’année 1945.

 

Fils d’une riche famille américaine dont les origines remontent aux premiers colons (les De la Noye français et les Roosevelt hollandais) qui donna notamment le général Grant, héros de la Guerre de Sécession et président des Etats-Unis, il est le cousin du président Theodore Roosevelt, qui dirigea les Etats-Unis au début du XX° siècle.

Ayant reçu une éducation aristocratique et religieuse, il étudie à Harvard et intègre le parti démocrate, influencé par son cousin.

Bien que n’ayant pas terminé ses études de droit à Columbia, devenu avocat, il intègre un cabinet d’affaires de Wall street en 1908 avant de se lancer en politique.

Elu snateur de l’Etat de New York en 1910, il devient secrétaire-adjoint à la Marine dans le gouvernement du président Wilson en 1913 jusqu’en 1920 et développe la marine américaine durant la Seconde guerre mondiale, défendant en particulier le développement des sous-marins.

Candidat à la vice-présidence en 1920 sur le ticket présidentiel conduit par James Cox, il est vaincu par le ticket républicain de Warren Harding qui inaugure 12 ans de domination républicaine. Cet échec le conduit à sa retirer de la politique pour diriger une société puis un cabinet d’affaires. C’est sa « traversée du désert » au cours de laquelle il contracte une maladie, la polyomélite, qui le laisse paralysé dans un fautueil roulant.

Il fait son retour en politique en 1928 et se fait élire gouverneur de l’Etat de New York, où il est réélu en 1930. Il y développe une politique sociale interventionniste qui préfigure celle qu’il mènera comme président.

Suite à la Crise économique de 1929 et la Grande Dépression qui s’ensuit, il est élu en 1932 face aux échecs des Républicains. En tant que président, il met en place une politique sociale et interventionniste dans l’économie connue sous le nom de « New Deal », notamment avec la politique de relance de la croissance et de la consommation avec les Grands Travaux. Elle est théorisée quelques années plus tard par John Keynes. Il met aussi en place le « Welfare State », un état-providence avec notamment le salaire minimum et une sécurité sociale minimum.

Réélu en 1936, il adopte une politique étrangère neutraliste ainsi que celle du Bon Voisinage qui ne contredit pas l’isolationnisme républicain des années 20 et vise à protéger les Etats-Unis de la guerre et de la montée en puissance des régimes totalitaires. Le Congrès et une opinion publique très isolationniste le conduisent à devoir adopter les Lois de Neutralité (1935 et 1937) malgré la montée en puissance de l’Allemagne nazie, de l’échec de la SDN et de la marche à la guerre contre laquelle il met le mais en garde par son discours de la Quarantaine (1937) et celui sur l’état de l’Union.

Son souhait d’aider les Alliés, notamment le Royaume-Uni dans la Seconde Guerre mondiale, le conduisent à assouplir la neutralité américaine par la Loi Cash & Carry de 1939 et la prêt-bail de 1941 qui lui permettent de vendre des armes et du matériel aux Alliés.

L’attaque américaine de Pearl Harbour le 7 décembre 1941 lui fournit le prétexte d’une entrée en guerre qu’il a anticipé et qu’il demande au Congrès qui la vote à l’unanimité le lendemain après le célèbre discours du « Jour de l’Infamie ».

Il assume ses fonctions de commandant en chef durant la Seconde Guerre mondiale, rencontre Staline et Churchill et planifie la lutte tant en Europe qu’en Asie. Il conduit à la victoire les armées alliées et prépare le monde de l’après-guerre notamment avec le projet de Nations Unies qu’il a initié et la Conférence de Yalta en 1945.

Il meurt peu après sa réelection au début de l’année 1945, laissant Harry Truman, son vice-président lui succéder et assumer de gagner la Guerre.

Biography (in english)

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The Day of infamy : la déclaration de guerre au Japon et à l’Allemagne au lendemain de l’attaque de Pearl Harbouy

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La version de Pearl Harbour :

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Auguste (Octave), le premier empereur romain

AUGUSTE (Octave)

Caïus Octavius

(63 av. J-C – 14 ap.)

 

Issu d’une riche famille équestre, il est adopté par son grand-oncle maternel Jules César dont il devient héritier à sa mort en 44 av. J-C. Agé de 19 ans, il termine sa formation avant de se lancer en politique pour venger l’assassinat de son grand-oncle. Il organise avec Marc Antoine, lieutenant de César et le riche Lépide un partage du pouvoir à 3, le second triumvirat après leur victoire contre les républicains et obtient la plupart des provinces occidentales de la République.

Le triumvirat est dissous en 32 av. J-C après que Marc-Antoine ait répudié la sœur d’Octave qu’il avait épousé conformément à l’accord. Il s’oppose à la politique orientaliste de Marc-Antoine qui s’installe en Egypte auprès de Cléopâtre VII. Il défait la flotte de Marc-Antoine et Cléopâtre à la bataille navale d’Actium en 31 av. J-C et s’empare d’Alexandrie après le suicide des deux amants. Seul maître incontesté de la République romaine, il inaugure un nouveau régime politique, le principat, un pouvoir impérial qui cumule les magistratures et les fonctions tout en maintenant l’illusion de la République : C’est la fondation de l’Empire romain, datée de 27 av. J-C. Imperator, il prend le titre d’Auguste et de fils de César divinisé. Il étend l’empire, notamment par des campagnes contre les Illyriens et les Germains. Marié trois fois, il n’a qu’une fille (Julie) et le problème de la succession se pose. Il meurt à 75 ans, ayant adopté le fils de sa troisième épouse Livie, Tibère, qui lui succède comme second empereur.

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Les pères de l’Histoire

HERODOTE

Historien et géographe né à Halicarnasse (Grèce d’Asie) (486 – 420 av. J-C)

Oeuvre unique : Histoires (Enquêtes)

Hérodote est le premier historien connu. Les 9 livres de ses Enquêtes sont à la fois une vaste description géographique, historique, sociale voire légendaire et mythologique du monde connu des Grecs au V° siècle. L’essentiel de cet ouvrage unique est consacré à la relation des Guerres Médiques entre Grecs et Perses ainsi qu’à ses conséquences pour la vie politique, militaire, sociale d’Athènes au V° siècle.

 

THUCYDIDE

Historien né à Athènes (465 – 395 av. J-C)

Oeuvre unique : Histoire de la Guerre du Péloponnèse

 

Thucydide est le père de l’Histoire moderne, scientifique et raisonnée. Contrairement à Hérodote, il écarte les explications mythologiques, fait preuve de neutralité et de rigueur dans son traitement des sources. Son Histoire de la Guerre du Péloponnèse relate la guerre entre Athènes et Sparte entre 431 et 404 av. J-C

C’est aussi la principale source sur l’Histoire politique d’Athènes au V° siècle.

Alcibiade

ALCIBIADE

(vers 450 – 404 av. J-C)

Stratège d’Athènes

Fils des 2 familles les plus riches et puissantes d’Athènes (les Eupatrides par son père, les Alcémonides par sa mère), il est le neveu de Périclès qui l’adopte et le lance en politique. Riche, puissant, beau, athlétique (il remporte des Jeux olympiques), vaniteux, insolent et coureur de jupons et de toges, il est le disciple (mais aussi l’amant) du philosophe Socrate qui lui a sauvé la vie au combat.

Il débute sa carrière durant la Guerre du Péloponnèse. Elu stratège en 420 av. J-C, juste après la paix de Nicias, il est partisan de la reprise de la guerre et réussit à convaincre l’Assemblée d’une expédition en Sicile. Réélu stratège en 415 av.-C, il commande l’expédition avec Nicias mais est, avant de partir, accusé dans le scandale de la parodie des Mystères d’Eleusis, un blasphème. Condamné à mort pour sacrilège après son départ, il s’exile à Sparte et  conseille les Spartiates contre Athènes. Après avoir eu une aventure avec la femme du roi de Sparte, il se sait menacé et se réfugie en Perse.

Après cette nouvelle trahison et un coup d’état oligarchique à Athènes, il souhaite revenir et réussit à se faire réélire stratège en 407. Une défaite navale lui est fatale et il se réfugie en Phrygie dans l’Empire perse où il est assassiné.

Périclès

PERICLES (495-429 av. J-C)

Orateur et homme politique athénien

Stratège d’Athènes 15 fois

 

Fils de Xanthippe (rival de Miltiade), petit-neveu de Clisthène par sa mère, il est membre de la puissante famille des Alcméonides qui favorise sa carrière.

D’abord marié à une cousine, il divorce prend pour compagne une métèque, Aspasie, originaire de Milet.

Il fréquente de nombreux artistes (comme Phidias) et philosophes.

Entré en politique dans les années 460, il est une des chefs du parti démocratique et opposé aux oligarques menés par Cimon (fils de Miltiade) qu’il parvient à faire ostraciser en 461 (celui-ci avait fait ostraciser son père 25 ans plus tôt). Il a pour mentor Ephialtès qui parvient en 461 a réduire les pouvoirs de l’Aréopage dominé par les grandes familles aristocratiques mais qui meurt assassiné. Il lui succède donc et poursuit et consolide sa politique démocratique en faveur du peuple, notamment en abaissant le seuil de revenus pour devenir archonte et surtout en créant en 454 le misthos de 2 oboles, indemnité qui permet au peuple de participer à l’Assemblée et aux magistratures.

Il est aussi connu pour sa loi controversée de 451 qui oblige à avoir deux parents athéniens pour devenir citoyen. Elu 15 fois stratège, il domine la vie politique athénienne à son apogée, fait construire le Parthénon et développe la puissance athénienne grâce notamment à la Ligue de Délos. Sa politique est parfois taxée de démagogie et son pouvoir personnel critiqué. Sa politique étrangère, impérialiste, est également critiquée et conduit à la Guerre du Péloponnèse en 431.

Après une invasion spartiate qui a ravagé l’Attique et amené une épidémie de peste, il prononce le fameux discours d’oraison funèbre rapporté par Thucydde en 430 où il vante les valeurs de la démocratie. Ses 2 fils meurent de la peste et lui-même malade, il meurt en 429.

Miltiade

MILTIADE

 

 (540 – 489 av. J-C)

Archonte d’Athènes (524 av. J-C), Tyran de Chersonèse de Thrace

Stratège athénien (490 av. J-C), général en chef à la bataille de Marathon

 

Membre d’une puissante famille (les Philaïdes, rivaux des Alcméonides et Pisitratides) sans doute originaire d’Egine, il est le neveu de Miltiade l’ancien, fils du fondateur de la colonie de Chersonèse de Thrace au temps de Pisistrate.

Archonte d’Athènes en 524 av. J-C sous Pisistrate, il est nommé comme gouverneur de la colonie de Chersonèse de Thrace par son fils Hippias en 518 av. J-C et subit ainsi la domination perse, participant notamment à la campagne de Darius Ier contre les Scythes.

Il participe à la révolte des cités ioniennes en 499 et s’empare provisoirement de Lemnos et Imbros mais doit fuir l’armée perse et se réfugie à Athènes. Devenu un des dirigeants du parti oligarchique grâce au soutien d’Aristide, il est élu stratège en 490 et profite de son influence pour refuser de se soumettre aux Perses. Nommé commandant en chef, il est, avec Thémistocle, le grand artisan de la victoire de Marathon.

Profitant de son succès, il se fait confier une flotte pour attaquer Paros où il est blessé. A son retour, ses adversaires (dont le père de Périclès) lui intentent un procès en trahison et il meurt en prison des suites de ses blessures. Il est le père de Cimon, autre stratège athénien.

Thémistocle

THEMISTOCLE (525-460)

 Archonte (en 493) puis Stratège d’Athènes en 490 av. J-C.

 

Un des grands hommes politiques de la démocratie athénienne, héros des Guerres médiques et notamment des victoires de Marathon (490 av. J-C) et de Salamine (480 av. J-C). L’homme qui a doté Athènes d’une flotte de guerre, base de sa puissance militaire (la thalassocratie athénienne).

 

Ayant participé à la bataille de Marathon contres Perses en 490 av. J-C lors des Guerres médiques, Thémistocle, devenu dirigeant de la Cité et chef du parti démocrate, conseilla aux Athéniens de construire une flotte de guerre pour repousser toute nouvelle invasion perse. Il fit attribuer l’argent découvert dans les mines d’or du Laurion en 483 av. J-C  à la construction de trirèmes et encouragea les cités grecques à s’unir contre le danger perse.

En 480 av. J-C, il commanda la flotte  grecque victorieuse à Salamine face aux Perses et permit à Athènes de jouer un rôle fondamental dans la victoire grecque des Guerres Médiques. Il poursuivit sa politique par la construction des Longs Murs, murailles entourant la ville d’Athènes et protégeant la route menant au port du Pirée. Son goût du luxe et du pouvoir, son autorité tyrannique lui attirèrent beaucoup d’ennemis qui réussirent à le faire ostraciser en 472 av. J-C. Réfugié à Argos puis en Perse, il devint gouverneur des cités grecques d’Asie avant de mourir à Magnésie.

Aristide le juste

ARISTIDE le juste (550 – 467 av. J-C)

 Stratège d’Athènes en 490 av. J-C, Archonte en 489-488 av. J-C.

 

Un des grands hommes politiques de la démocratie athénienne, stratège puis archonte. Héros de guerre (vainqueur des Perses à la bataille de Marathon et joue un rôle aussi dans les autres batailles des Guerres médiques (490-479 av. J-C), notamment à Salamine (480) et Platées (479). Il est aussi célèbre pour avoir été un des premiers à subir la procédure d’ostracisme inventé à Athènes 4 ans plus tôt.

 

Issu de la famille des Eupatrides (celle d’Isagoras), il est stratège lors de la bataille de Marathon (490 av. J-C) et participe activement à la victoire grecque contre les Perses lors du début des Guerres Médiques. Il s’oppose violemment à son rival et ennemi Thémistocle, chef du parti démocrate dont il dénonce la politique étrangère.

Thémistocle parvient à le faire ostraciser en 483-482 av. J-C mais il est rappelé lors de la seconde invasion perse de 480 av. J-C. Il seconde Thémistocle lors de la victoire navale de Salamine (480) puis joue un rôle capital dans la victoire de Platées (479) qui met fin aux Guerres Médiques.

Ami de Cimon, fils de Miltiade (général en chef lors de la bataille de Marathon), il organise avec lui la Ligue de Délos, qui regroupe les alliés d’Athènes en 477 av. J-C. puis reprend sa lutte politique contre Thémistocle. Il parvient à son tour, et avec l’aide de Cimon, à le faire ostraciser en 472 av. J-C. Sa politique devient plus démocratique et il ouvre également l’archontat à tous les citoyens alors que cette charge était réservée encore aux plus riches.

Citoyenneté et démocratie à Athènes : les grands auteurs, artistes et intellectuels de l’époque classique

Athènes nous a légué les premiers historiens (Hérodote, Thucydide, Xénophon), les premiers géographes (Strabon, Ptolémée), les premiers orateurs (Eschine, Démosthène), les premiers grands artistes (Phidias), les premiers grands philosophes (Platon, Aristote) et les premiers grands auteurs de théâtre (Eschyle, Euripide, Sophocle, Aristophane).

Retrouvez quelques courtes notices biographiques de la plupart d’entre eux dans cette fiche :

auteurs-artistes-intellectuels

Aristophane : l’inventeur de la comédie

ARISTOPHANE

Comédien né à Athènes (445 –386 av. J-C)

Oeuvres principales : La Paix, l’Assemblée des femmes, Les cavaliers, Lysistrata

 

Aristophane est le premier et le plus grand auteur comique grec. C’est par l’humour que cet athénien choisit de critiquer les défauts de la société athénienne, y compris la vie politique. De nombreuses pièces font référence à des événements ou des personnages historiques du V° siècle à Athènes. C’est la meilleure source critique que nous possédions sur la démocratie athénienne, ses limites et ses défauts.

L’Assemblé des Femmes est une des plus célèbres comédies.

Vous pouvez accéder gratuitement en ligne à la version intégrale (mais la traduction diffère légèrement, elle est plus ancienne). Celle-ci est accessible sur le site Weblettres, site pédagogique consacrée aux lettres :

http://www.weblettres.net/languesanc/?page=traductionsg&n=45

Sur ce site, le 1° résultat (le visualiseur des œuvres complètes) et plus intéressant car il permet d’avoir accès aux pages numérisées en pdf et donc de pouvoir les imprimer.

Vous trouverez aussi ici une intéressante présentation d’Aristophane et de son œuvre par une critique littéraire :

http://rdereel.free.fr/volAQ2.html

Introduction à l’histoire du théâtre antique

Dans le cadre de la séquence de Littérature et Société consacrée au théâtre antique grec, je vous recommande cet excellent exposé réalisé par des élèves de collège de 5° et 3° et publié par leurs enseignants sur le site de l’académie de Nice :

http://www.ac-nice.fr/clg-matisse-06/intranet/latin/file/theatre.pdf

Je conseille aussi cette video ludique sur l’histoire du théâtre réalisé par la compagnie Eclats de Scènes :

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Enfin, une video (de la série consacrée aux merveilles du monde antique) sur le théâtre d’Epidaure permet de se rendre compte du plus beau théâtre du monde antique mais pour l’apprécier pleinement, il faut y aller.

http://www.dailymotion.com/video/x2v39d

Clisthène

CLISTHENE

Législateur athénien (VI°-V° siècle av. J-C), « père de la démocratie athénienne »

 Membre de la famille des Alcméonides, une des plus puissantes d’Athènes, il est peu connu à cause de la rareté des sources (il nous est essentiellement connu par Hérodote et le pseudo-Aristote) ; ce sont ses réformes qui le rendirent célèbre et en firent le père de la démocratie athénienne.

Sa famille avait été éxilée pour sacrilège au VII° siècle av. J-C. et, après un retour au VI° siècle, de nouveau exilée sous la tyrannie des Pisistratides. Archonte en 525-524, il est exilé avec sa famille sous le tyran Hippias. Il prend en charge la reconstruction du temple de Delphes, détruit par un incendie, et revient à Athènes après la chute d’Hippias, chassé par les spartiates en 510.

S’ensuit une période trouble où lui et Isagoras se disputent le pouvoir. Grâce à l’appui du peuple, il parvient à s’imposer et à mettre en place les principales réformes qui donnent naissance à la démocratie athénienne vers 508-507. Il divise ainsi les citoyens athéniens en 10 tribus composées de dèmes de 3 secteurs différents (la ville, la côte et les collines), organisant ainsi un véritable brassage social.

Sa famille reste tout au long du V° siècle une des plus puissantes de la cité d’Athènes à son apogée.

Le stratège Périclès, qui domina Athènes pendant plus de 15 ans, est ainsi son petit-neveu.

Alcibiade, qui fut aussi stratège d’Athènes durant la Guerre du Péloponnèse, est lui aussi un membre de sa famille.

2° : Athènes, berceau de la démocratie

Pour réviser le chapitre de 2° ou simplement par curiosité, voici un très bon documentaire diffusé sur Arte sur Athènes, berceau de la démocratie, comme d’habitude en 3 parties de 15 minutes chacune environ. intéressant notamment sur les aspects culturels qui permettent de comprendre à quels points les athéniens furent des bâtisseurs, à tous les sens du terme.

 

1° partie

2° partie

3° partie