La semaine sans télé

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sans teleLa semaine sans télé

Offemont, une petite commune de Franche-Comté a tenté le pari : une semaine sans allumer la télévision.

Il trône à l’entrée de la ville, bien en évidence sur l’un des ronds-points de cette commune de Franche-Comté. Un gigantesque écran de télévision en carton où s’affiche en toutes lettres un commandement autoritaire : Une semaine sans télé.
Depuis dimanche dernier et jusqu’à hier soir, la mairie organisait des animations quotidiennes et gratuites. Au menu, cours de danse et de cuisine, lectures de contes, ateliers de cirque, théâtre. Une manière d’inciter les habitants à laisser de côté leur télécommande. Brigitte Chevillat, élue de la commune et organisatrice de l’événement, explique : « Tous les hivers, les gens se recroquevillent sur eux-mêmes. La solution de facilité, c’est de se mettre devant la télé. On voulait bouger les consciences, prouver qu’il existe un autre monde. Voilà comment l’opération a débuté, il y a trois ans. »

A l’heure du bilan, triste constat. Au Bar des Sports, on a clairement fait de la résistance. Hier encore, les cinq écrans du petit commerce étaient allumés pour retransmettre les courses de chevaux. « Comment voulez-vous qu’on fasse des paris si la télé est éteinte? » s’énerve Jean-Claude. Même si tout le monde concède que c’est une « bonne idée », nombreux sont ceux qui admettent « avoir craqué » en cachette, accros du petit écran…

« J’avais bien résisté depuis le début et puis, vendredi soir, soupire Bernard, j’ai allumé mon poste. J’ai replongé avec un documentaire sur les accidents d’avion. » Céline, 33 ans, et son fils Alan n’ont pas essayé de lutter. La maman confesse que son fils regarde deux à trois heures par jour la télé. « Sans compter le temps passé devant l’ordinateur et la console de jeux. » Même le mari de Brigitte Chevillat n’a pas tenu le défi : « Tout ça à cause de la demi-finale de handball Suède-France », avoue-t-il. Seule Martine, 50 ans, sans profession, déclare avoir relevé le défi. « Je mets la télévision lorsque je repasse. Cette fois-ci, je l’ai laissée éteinte. » Mais, conséquence directe, Martine admet « ne pas avoir repassé son linge ».

L’expérience aura néanmoins suscité quelques belles histoires. Comme par exemple ces deux familles qui ont noué contact grâce aux animations. Obnubilées par leurs écrans plasma, elles ne s’étaient même pas rendu compte qu’elles étaient voisines…

Pari = apuesta
Repasser = planchar
Source : Le Parisien 2011

 

La semaine sans télé

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