Danse

Si on considère la danse comme ayant une valeur esthétique comme appartenant au cercle de l’art on peut la confronter à diverses problématiques philosophiques.

Il faut cependant noter que la danse occupe une place singulière dans le système des beaux-arts depuis le 18 ème siècle.

La danse est en effet longtemps mise sous tutelle musicale et/ou littéraire.

Au 19 ème siècle le philosophe Hegel la laisse à l’écart de son esthétique (comme l’art des jardins).

Dans les pensée systématiques seul Alain ( philosophe du 20 ème siècle) lui accorde une place autononome. Il faut donc rechercher  les questions philosophiques expliquant la mise à l’écart de la danse.

1°) Le statut du corps tant celui du danseur que celui du spectateur, il y a une interrogation qui porte sur la matière et l’esprit et sur l’autonomie possible de l’un ou de l’autre. On peut également réfléchir à la comparaison possible entre la danse et le sport

2°) L’œuvre chorégraphique est-elle reproductible , transmissible ? Qui fait l’œuvre ? Le chorégraphe ? Les danseurs ? Le cinéaste ? Quelles sont les conditions pour qu’un spectacle soit une œuvre authentique ?

3°) Les émotions et la danse. Dire que la danse est une œuvre d’art c’est prétendre à l’universalité des jugements malgré la diversité des représentations. Dans la danse contemporaine, les rôles, les mouvements, les interprétations ne sont jamais narratives, le sens échappe aux spectateurs ou du moins va au-delà de expression de sentiments, la danse n’est pas un langage

4°) Nature et culture. Il y a une multiplicité de danses à la fois dans l’histoire et dans l’espace géographique, et dans le temps. La diversité et la multiplicité des chorégraphies, des formes de danses, des danseurs eux-même en font un événement incomparable d’un civilisation à l’autre.

Ce pendant cette diversité s’inscrit dans un processus universel : tout les peuple dansent. L’ethnologie contemporaine permet d’affirmer que la danse est «  un fait social total ».

 

Le spectacle Androphyne (CDC les hivernales 2012)

 

  • Il nous a été présenté pas seulement comme de la danse contemporaine mais plutôt comme de l’expression scénique.
  • Pas de mise en scène, pas très structuré, spectacle interactif, nous spectateurs on crée le spectacle.
  • Musique insupportable, monte crescendo.
  • Bonne musique, musique pas désagréable, elle fait partie intégrale du spectacle.
  • Bouchon d’oreille fournis dans le kit du spectateur
  • Début un peu lent

Le spectacle Divine (CDC les hivernales 2013)

Notre-Dame-des-Fleurs, écrit en 1942 par Jean Genet, raconte la vie d’un assassin de 16 ans à la beauté fulgurante. Et sa relation avec un travesti nommé Divine, incarné à merveille par Daniel Larrieu, mis en scène par Gloria Paris. Par un aller/ retour permanent entre le texte et la danse, cette variation théâtrale chorégraphiée offre une plongée immédiate dans le monde homosexuel et ambigu du Paris d’avant-guerre. Le corps du danseur-acteur devient lieu de passage, un pont entre masculin/féminin, réalité/fantasmagorie, parole/ mouvement.

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