Cours 2 Rhétorique et Linguistique

Cours 2 : Rhétorique et Linguistique

Intro : la rhétorique a une histoire qui en Grèce antique correspond a l’origine de la philosophie.

Ce sont en effet les sophistes qui développent cet art de bien parler et malgré les critiques de Platon instaure des règles/codes qui sont toujours utilisé dans ce que l’on nomme aujourd’hui l’éloquence.

Ces codes de langage sont formulés par Aristote.

Le problème de la rhétorique est de dire, de nommer, designer le vrai. Pour Platon le vrai est une idée qui s’oppose a une image or le mot est une image.

Parler consiste a mettre ds étiquettes sur la réalités et en même temps prétendre donner du sens.

POIETES : Le fabriquant / Le demiurge

POIEN : Faire /

MALLARMÉ : « Donner du sens aux mots de la tribu. »

La linguistique est une science humaine qui date du début du XXe siècle. L’étude du langage devient une discipline des lors on prétend faire de ce dernier un objet de science.

La première condition c’est de soustraire le langage a la subjectivité de celui qui parle ou qui écrit et de prendre de la distance en particulier en se qui concerne la diversité des langues et la multiplicité des formes de langage (parole,geste,crie,danse..).

Jusqu’au XX le langage était étudié par les philosophes comme un véhicule de la pensée.

HEGEL : « C’est dans les mots que nous pensons »

Plus particulièrement des cartes en fait le support de la dignité de l’homme, l’expression de la raison.

Référence : – L’enfant Sauvage, Lucien Malson (roman)

– L’enfant Sauvage, Truffaut (film) à VOIR

1/ Histoire de la rhétorique

  • Cf les sophistes (vidéo)
  • La rhétorique latine par QuintilienGrâce aux ouvrages latins de Cicéron et surtout de Quintilien nous avons une vue précise des théories de l’art oratoire de la fin de la République romaine et sous l’Empire, qui ont perduré pendant le Moyen Âge et sont encore d’actualité aujourd’hui.Les trois devoirs de l’orateurPour persuader, l’orateur dispose de trois ressources, et il a le devoir d’y recourir :?instruire, informer (docere) par la rigueur de son argumentation ;
    ?plaire, charmer (delectare) par la qualité de son style ;
    ?émouvoir (movere) par l’humour et le pathétique.Les cinq parties de la rhétorique1. Invention (inventio) : trouver les arguments.2. Disposition (dispositio) : ordonner les arguments trouvés : plan du discours.3. Élocution (elocutio) : style, ornementation (les mots et les figures).4. Mémoire (memoria) : fixer dans l’esprit le discours pour s’en souvenir.5. Action (actio) : prononcer, jouer le discours (attitude, gestes, diction).Les quatre moments du discours (dispositio)

    1. Exorde (exordium) : introduction.

    a. La « capture » de l’attention des auditeurs (captatio benevolentiae).

    b. La division (partitio) : annonce du plan.

    2. Narration (narratio) : exposé des faits. Elle doit être :

    – sobre, claire, vraisemblable et brève ;

    – fonctionnelle : prépare l’argumentation (présente une version favorable des faits).

    3. Argumentation (confirmatio).

    a. Proposition : (re)définition du point à débattre.

    b. Argumentation : exposé des arguments.

    c. Réfutation : réfutation des arguments de la partie adverse.

    4. Péroraison (peroratio) : conclusion.

    a. Reprise/résumé des arguments.

    b. Couronnement : ultime appel à la sensibilité, fin vibrante.

  • La rhétorique médiévale

?La rhétorique antique est amplement réutilisée : on relit, on étudie Aristote, Cicéron et Quintilien, et surtout on l’enseigne.
?L’enseignement médiéval est détenu par le clergé. À l’université, la rhétorique est une discipline faisant partie des arts libéraux (artes liberales), constitués par le trivium (grammaire, rhétorique, dialectique) et le quadrivium (arithmétique, géométrie, musique, astronomie) : essentiellement oral, le cours de rhétorique s’adresse surtout aux clercs pour l’élaboration des sermons et des prêches et nécessite une bonne connaissance du latin et des auteurs antiques, qu’il s’agit d’imiter.
?Les étudiants pratiquent des exercices comme la dispute (disputatio) : le maître pose une question ; un étudiant répond à cette question en débroussaillant le terrain ; puis un autre étudiant s’oppose à ce premier en apportant des arguments contraires. Enfin, le maître intervient pour donner sa solution, et il termine par une réponse aux objections. La dispute implique donc l’usage de la dialectique.
?Cependant une rhétorique médiévale proprement dite commence à prendre forme à partir du XIe siècle : c’est l’apparition de l’ars dictaminis ou ars dictandi, c’est-à-dire « l’art de dicter » ; dès l’Antiquité, on avait coutume de dicter les lettres et les écrits en style soutenu. Ainsi, la rhétorique médiévale naît du besoin de l’administration, et elle est destinée en premier lieu à fournir des modèles de lettres en prose : ces lettres sont des lettres politiques, diplomatiques, administratives…
?Les premiers traités de rhétorique proprement médiévaux sont donc des manuels d’épistolographie, où l’on trouve des lettres modèles précédées d’introductions et de prescriptions.
?Les premiers traités médiévaux sont ébauchés en Italie : ils arrivent en France par Bernard de Meung, chanoine français du XIIIe siècle.

Texte de Cicéron

Rien n’est plus beau, ce me semble, que de pouvoir, par la parole, captiver l’attention des assemblées humaines, séduire les esprits, entraîner à son gré les volontés, ou à son gré, les détourner d’un choix. Ce pouvoir unique, chez tous les peuples libres et surtout dans les cités vivant en paix et en tranquillité, a toujours été le plus florissant, le plus dominateur. Oui, qu’y a-t-il d’aussi admirable que de voir, dans une foule immense, se détacher un seul homme, capable de faire, seul ou presque, ce que la nature a pourtant donné à tous les hommes?? Qu’y a-t-il d’aussi agréable à l’esprit et à l’oreille qu’un discours bien travaillé et orné par la sagesse de la pensée et la noblesse de l’expression?? Qu’y a-t-il d’aussi puissant, d’aussi magnifique que de voir le discours d’un seul homme faire basculer les passions du peuple, les scrupules des juges, la gravité du Sénat?? Qu’y a-t-il d’aussi royal, d’aussi libéral, d’aussi généreux que de secourir les suppliants, de relever les malheureux, de sauver des vies, de libérer des dangers, de conserver aux gens leurs droits de citoyens?? Mais encore, qu’y a-t-il d’aussi nécessaire que de détenir ces armes dont la protection permet de défier les mauvais citoyens, ou de punir leurs attaques?? […]

Notre plus grande supériorité sur les animaux, c’est de communiquer par la parole, et de pouvoir ainsi exprimer nos idées. Aussi, qui n’admirerait à bon droit cet avantage en pensant qu’il lui faut consacrer les plus grands efforts pour arriver, dans ce talent qui donne, à lui seul, aux hommes leur supériorité sur les bêtes, à l’emporter lui-même sur les autres hommes?? Et pour en venir à l’essentiel, quelle autre force a pu rassembler en un même lieu des hommes dispersés, les tirer d’une vie sauvage et rustique pour les mener à notre niveau de culture et de civilisation, et, pour des États constitués, formuler des lois, les procédures judiciaires, le droit??

Cicéron, Sur l’orateur, I, 8,
traduction d’après J. Gaillard, éd. Nathan.

Les trois « genres » de l’art oratoire

Au IVe siècle av. J.-C., Aristote étend au discours écrit la réflexion sur les propriétés persuasives de la parole. Dans son traité la Rhétorique, il propose une typologie des discours.

Il y a trois genres de discours relevant de la rhétorique : le délibératif, le judiciaire, l’épidictique

Dans une délibération, tantôt l’on exhorte, tantôt l’on dissuade. Dans tous les cas en effet, que l’on donne un conseil en privé ou que l’on adresse au peuple un discours sur les affaires communes, on fait l’une ou l’autre chose. Dans un procès, il y a d’un côté l’accusation et de l’autre la défense, car il est nécessaire que les parties adverses fassent soit l’une soit l’autre. L’épidictique se divise en louange et en blâme.

Le temps correspondant à chacun de ces genres est, dans la délibération, le futur (car – que l’on exhorte ou que l’on dissuade – on délibère sur ce qui sera) ; dans un procès, c’est le passé (car l’accusation ou la défense portent toujours sur des actes accomplis) ; pour l’épidictique, c’est principalement le présent, car tous ceux qui louent ou qui blâment le font en fonction de données actuelles, même si l’on ajoute souvent un rappel du passé ou une anticipation du futur.

La fin visée par chacun de ces genres est différente, et comme ils sont trois, il y a aussi trois fins : pour une délibération, c’est l’utile ou le nuisible (car lorsqu’on délibère, on donne ce à quoi l’on exhorte comme meilleur et ce dont on dissuade comme pire), et les autres considérations que l’on invoque – le juste ou l’injuste, le bien ou le mal – sont rapportées à cette fin ; quant aux procès, ils ont comme fin le juste ou l’injuste, et les autres considérations que l’on invoque sont là encore rapportées à ces fins ; la louange et le blâme ont pour fin le beau et le laid et les autres considérations, là encore, y sont ramenées.

Aristote, Rhétorique, I, 3, 1358b, traduction P. Chiron, © Flammarion, coll. GF, 2007.

Le judiciaire expliqué par Wilhem

Le discours épidictique, l’un des trois genres argumentatifs, utilise le blâme ou l’éloge et a pour but de toucher, de renforcer les idées communes voir de célébrer un mort ou un dieu. Contrairement aux deux autres genres, le judiciaire et , le discours épidictique se fait au présent met en valeur des qualités ou des défauts d’une personne, d’une divinité ou d’un idée ex:

l’oraison funèbre,

l’hymne,

l’éloge paradoxale : l’éloge d’Hélène par Gorgias ; l’éloge de la folie par Erasme

le dithyrambe, une éloge déclaré en public pour célébrer une personne illustre

l’éloge ironique :la satire, un exemple de blâme, le «Canard enchaîné» ;le pamphlet.

Le genre délibératif s’attache à décrire des faits à un auditoire qui doit trancher sur une question, il faut donc argumenter, justifier pour persuader ou convaincre l’auditoire ex :

le discours philosophique ou d’idée

le discours politique

le discours religion, le sermon ex: le sermon sur la montagne de Jésus Christ

le manifeste ex: le manifeste du parti communiste de Karl Marx.

2/ Linguistique

La linguiste est la connaissance du langage et sa distinction avec la langue.

La linguistique est une science humain qui est apparut au IXeme siècle. Pourquoi cette étude de la langue, cette science humaine est elle apparue au XIXème siècle ?

Science de l’homme ? la psychologie par Freud

Science humaine // science exacte (persuader de sa propre raison)

« c’est dans les mots que nous pensons » Hegel

Descartes :

? ne peut pas imaginer un langage chez les animaux

? «je ne suis pas dans mon corps comme un pilote dans son navire»

? le corps c’est de la matière, de l’étendue. Le corps c’est une machine, le médecin un mécaniste. Le corps // l’esprit

 

  • La rhétorique aujourd’hui

de l’art à l’autorité  :attaquer/défendre; exhorter/dissuader ;

les séductions de la paroles:l’humour/ le pathétique /la fiction / la consolation

 

Point de méthode

le rôle: des citations ou référence

la parole est un pouvoir c’est une affirmation

dans tout essai philosophique on aura une argumentation en essayant de résoudre un problème en sachant démontrer la chose ;

hypothèse

argument

une citation n’a de valeur qu’à trois conditions :

-elle est exacte

-il faut bien connaître l’auteur ; ne rien inventer

-elle est expliquée

 

Linguistique(suite):
Ferdinand de Saussure définit la linguistique de science humaine ou de l’homme, c’est une étude du langage, Platon, dans Phèdre (histoire amour),il y a un passage sur l’écriture et la parole (distinction entre ces termes), (cf: texte Le mythe de Theuth). Lecture d’un extrait du mythe de Theuth: étude de la mémoire, le remède de la conscience du dehors, présomption de la science, sans maitres, savants ingénieurs.
Le mythe veut dire le mot, c’est une image, un concept.
Mots importants: grammata veut dire tracer, laisser une trace. Techne= art mais que signifie pas les beaux arts, XVIIIs, le coté esthétique, artificiel mais techne veut dire le technique=> inventé, fabriqué, par l’homme.
Dialectique=> expression(le monde intelligible, des idées)(vrai, bien, beau) qui n’est pas une représentation (le mode sensible, les 5 sens)(ex: beau corps, belle action,ex: homme juste, n’est pas une copie, ex: de la figure dessinée)
L’écriture est une représentation de la réalité et non la réalité elle même. En ce sens c’est une illusion, un artifice, une copie des idées de vérité, de bien et de beau.
Une seconde critique que Platon adresse à l’écriture c’est qu’elle nous rend plus savant, en effet l’écriture permet une accumulation de connaissance. Platon affirme cependant que ces connaissances nous viennent du dehors, elles ne nous appartiennent pas, nous ne les maitrisons pas.
La troisième critique que Platon fait de l’écriture, est qu’elle apporte « l’oubli dans les coeurs », l’écriture est un pharmakon est en même temps le remède et le poison.
La dernière critique dans le texte de Platon sur l’écriture, est la présomption d’apprendre la science sans maitre.
Saussure fait du langage un véritable objet d’étude et en particulier de le distinguer de la pensée, en effet le langage, considéré comme le double, la copie des idées, le dévaloriser au profit de la métaphysique, pour Saussure se définit comme un système de signe socialisé. Il met fin à la distinction entre le langage naturel et conventionnel entre langage animal et langage humain, en définissant le signe, comme un rapport nécessaire et constant entre deux choses, rapport abstrait et conventionnel chez l’homme. L’homme et seul l’homme interprète les signes de la nature=> convention=> culture=> un groupe=> pour parler de quelque chose a quelqu’un.
Les signes arbitraires, ont une double articulation:
-Les phonémes sont les plus petites unités de son, qui permette de se comprendre grâce a des différences de sonorité.
-Les morphénes sont les plus petites unités de sens, Saussure: » Dans la langue il n’y a que des différences. »